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Que La croissance et l’immigration ne sont pas les solutions à la France
GUERIN


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La croissance et l’immigration ne sont pas les solutions à la France en 2017
RIEN NE PEUT CHANGER…………..rien ne changera avec les propositions des toujours en place ,depuis 1969-1973
Religin
1-L'Arabie saoudite et le Qatar pour finir nos fins de mois et l'année pour la DETTE.
Les USA veulent imposer les pipe-lines en gaz sur les territoires du Moyen-Orient (SYRIE) pour faie plaisir à ses 2 pays face à l’émergence des BRIC’s

2-L'UE et L'OTAN.

3-LES USA (TAFTA) ET L'UE ET L'OTAN.

4-L'Immigration -Le non-contrôle de cette immigration- nos besoins et de nos moyens en inadéquation-Les frontières ouvertes-……………..la guerre des religions à nos portes(en effet l’ISLAM n’est pas que la RELIGION ,mais un système politique et un cadre de VIE ….un mode de vie.

5-un régime totalitaire PS ou LR qui fait fit du peuple de France.(2005)

6-De la même manière qu'il n'y avait pas de suspense, seulement un faux suspense.

Pas de vrai suspense quand un jeu est pipé, il faut refuser de jouer avec des tricheurs.

Chaque nouvelle campagne électorale est encore plus indigne que la précédente.

Nos "démocrates" par leurs méthodes antidémocratiques, ont clairement montré la nature bananière (et taubiresque) de la république qu'ils prônent..

Etant donné que le "peuple souverain", vu son immense culture politique vote toujours pour ceux qui le mènent à l'abattoir, l'oligarchie réunissant la politique et la finance a de beaux jours devant elle...

Le résultat de ces Régionales démontre amplement une fois de plus que la ligne de partage traditionnelle entre les partis français n'est plus dans la traditionnelle alternative" entre "la droite et la gauche", gouvernant en alternance
mais la faille profonde et fondamentale entre le "régîme des partis" des formations volontairement asservies à l'euromondialisation d'une part ,et d'autre part le Front des français qui veulent le retour de la France libre et souveraine dans son territoire hexagonal hérité et acquis au cours de deux millénaires d'efforts des hommes qui ont bâti ce pays

Que j'avais traduit il y a quelques mois:

1/3 de F N

1/3 d'ISLAM ( mondialisation souvent sous couvert de la religion ou du communautarisme)

1/3 d'EXUMPS------------------------------------------------------


C'est aussi de façon synthétique et "booléenne" ce que je ne cessais d'affirmer sur Orange et Wanadoo....quand les forums existaient encore !
Mais dans cette république , autant pisser dans un violon.... Comme vous le remarquez ,c'est toute la gent islamique qui a voté PS v UMPS v UMP.;
L'ennui pour la France ,c'est que le vote islamique communautariste est très plastique et s'accouple et même s'accole avec souplesse et préméditation avec les deux parties sous critiques concurrentes de l'UMPS.
Mais elles ne pourront pas les décoller de leurs basques

C'est là le résultat de la politique de naturalisation effrénée des islamistes de Valls ,qui puise dans le réservoir de millions d'immigrés renforcés de migrants….qui se sont installés en France comme chez eux
Il s'en fout, puisque ses aiëux ont vécu sous la babouche pendant tant de siècles et décennies

Tous ces éléments, nos besoins pas en phase avec nos moyens-un PIB par tête de pipe en baisse constante ne permettent plus de croissance, d'emploi , de logement , d'éducation -école, de culture ,de vivre ensemble('assimilation) et de souveraineté.
La croissance ,seule, n’est plus la solution ………………..seule une sécurité financière et de formation ,en cas de casse d’entreprise et de ses ouvriers ,permet de passer les séquences de ….. destruction créatrice…..qui n’est plus en phase avec les pertes d’emploi… avec les nouvelles technologies et la formation des travailleurs face à ces bouleversements.

Alfred Sauvy ou Jean Fourastié dans wikipédia et le Schumpeterisme.

Le mouvement de destruction créatrice est souvent questionné pour ses effets sur l'emploi : les ouvriers ayant des compétences rendues obsolètes par les nouvelles technologies perdent leur emploi. Elle constitue une contrainte forte à la reconversion de nombreux travailleurs : ceux-ci doivent quitter une activité réputée être moins productive pour se reclasser dans une organisation ou une activité plus productive. Ainsi s'explique la tendance séculaire au déversement illustrée par Alfred Sauvy ou Jean Fourastié : les emplois agricoles se réduisent d'abord au profit de l'accroissement des effectifs industriels . Puis les effectifs industriels diminuent à leur tour pour se transférer vers des emplois tertiaires.
Il n'empêche qu'à court terme les conséquences peuvent être désastreuses sur le niveau de l’emploi, le ré-emploi par les secteurs réputés porteurs pouvant s'avérer :
*pas assez rapide, lorsqu'une conjoncture économique générale médiocre ou défavorable est en place ;
**hypothétique, lorsque les secteurs ou filières réputés porteurs et innovateurs poursuivent une croissance moins « riche en emplois » ;
***impossible, lorsque les compétences nécessaires sont impossibles à enseigner rapidement à des chômeurs (trop de choses à apprendre...).

Que Dieu protège notre souveraineté,
Longue vie à celle-ci,
Que Dieu la protège !
Rends-la victorieuse,
Heureuse et glorieuse ;
Que soit long son règne sur nous,
Que Dieu nous protège des filous et des menteurs ! .


Que La croissance et l’immigration ne sont pas les solutions à la France
registe 1
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bjrs si la croissance ne sert a rien
alors que fait ton?


Si les évolutions techniques se font plus vite
GUERIN


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…………ce qui ne me semble pas le cas actuellement.

POURQUOI ?( de Jean-Marc Sylvestre, l’ancien « Monsieur Éco » de TF1 dans un article publié sur Atlantico.)

Alerte rouge dans les banques : ça craque en Italie, ça se fissure en Allemagne et ça tremble en Grande-Bretagne

« Les banques européennes sont à nouveau en état de vigilance rouge. Les risques de la faible croissance, les taux faibles, les contraintes de sécurité, et les incertitudes du Brexit… Explications d’un séisme annoncé.

Le secteur bancaire européen ne dit mot mais constate que les régulations imposées au lendemain de la crise ne sont pas très efficaces. Plus grave, elles seraient même en partie la cause de la raréfaction des crédits à l’économie en dépit de l’abondance des liquidités. Les banques sont en plein paradoxe. Alors que la BCE leur offre « open-bar », elles utilisent ces liquidités à consolider leurs fonds propres, ou à financer des dettes d’État, plutôt qu’à nourrir des crédits à l’économie.

En Italie et en Allemagne, des très grandes banques européennes ont failli sauter depuis deux mois. Certaines ne valent plus que 10 ou 20 % de ce qu’elles valaient il y a deux ans : un vent de panique a soufflé sur les marchés financiers, et chacun s’attend à ce que ça recommence. »

Ou encore :

« Ce qui est dangereux, c’est la dépendance réciproque du duo banques-États. C’est le cas en Italie, c’est aussi le cas en France. »

Sans oublier :

« Les banques sont donc encore loin d’inspirer la confiance des investisseurs et la défiance s’est cristallisée autour de trois foyers de crise.


Les banques sont donc encore loin d’inspirer la confiance des investisseurs et la défiance s’est cristallisée autour de trois foyers de crise.

Premièrement, un foyer de crise en Italie, où les banques italiennes sont mal en point. L'Etat est surendetté et les risques sur l’économie ont grossi.

360 milliards d’euros de créances dites douteuses, ou presque 1 crédit sur 5 accordé sans garantie sérieuse, dont au moins 200 milliards que les marchés jugent irrécupérables. Unicrédit, Intelsat San Paolo, Mediobanca, toutes sont dans la tourmente, même Monte des Paschi di Siena, la plus vieille banque du monde. Cette banque toscane a ainsi perdu plus de 90% de sa valeur en un an. Aucun investisseur ne s’aventurerait à la racheter tant on ne sait pas ce que contient son bilan. En cause et ce n’est pas nouveau, des prêts accordés sans garantie et des maquillages de compte. On prend les anciennes recettes qui ont engendré les crises précédentes et on recommence.

Les banques italiennes ne sont certes pas les seules en mauvaise posture, mais les établissements bancaires transalpins ont la particularité d’avoir des coûts de gestion importants, et une maîtrise du risque insuffisamment rigoureuse.

Le paysage financier est très morcelé, il y a énormément de petites banques – le Financial Times écrit même qu’il y a en Italie plus de banques que de pizzerias.En fait, les banques italiennes ont été peu confrontées à la crise de 2008, et ne se sont pas réorganisées de l’intérieur. Dans un contexte où les taux d’intérêt sont très bas, comme c’est le cas en Europe, les profits le sont aussi, donc les mauvais gestionnaires sont les premiers touchés.


Pourquoi ne pas utiliser la procédure de bail-in ? Ici, les créanciers ne sont pas des hedge funds ou des compagnies d’assurance, ce sont des petits épargnants qui ont été encouragés à investir dans des obligations. Du coup, c’est Mr tout le monde qui serait touché, et ça, Matteo Renzi n’en veut pas, et milite donc pour avoir le droit de renflouer lui-même ses établissements en peine. C’est la première crise pour l’Union bancaire, la première tentative de contournement de la règle.

Deuxième foyer de crise, le risque systémique en Europe, tout le monde s'en inquiète aujourd’hui. La faillite d’une banque peut-elle encore aujourd’hui provoquer une crise systémique mondiale ?

Les stress tests sont des tests de contrôle de solidité des banques.





Exactement comme pour les voitures. Les tests européens rendront leur verdict fin juillet. Les américains ont eux déjà rendu leurs copies. En ce moment, on entend beaucoup parler beaucoup des banques italiennes, et pourtant, celle qui est recalée, selon la Réserve fédérale américaine, est une banque allemande. Deutsche Bank, une des plus importantes d’Europe, à son nom, on pourrait l’imaginer robuste.


Et pourtant, le FMI a diagnostiqué que cet établissement financier était porteur de risque systémique. Si la banque s’écroule, elle ne tombera pas seule.

Deutsche Bank est à l’Allemagne ce qu’est BNP Paribas en France, mais elle est surtout la banque à avoir le plus souffert de la crise de 2008, sans jamais vraiment s’en remettre. Son action vaut aujourd’hui 12,60 euros – 8% du prix de 2007.

Alors, schéma d’une faillite annoncée ? Elle a d’abord reçu deux amendes : pour sa participation à la manipulation des taux LIBOR et une autre de la part des américains pour non-respect des sanctions. Malgré recapitalisation, restructuration et coupes d’emplois, elle affiche une perte record en 2016 et inquiète tous les investisseurs de la place, car elle est liée à beaucoup d’autres établissements bancaires.

D’autant plus que le Brexit est arrivé. La banque germanique perçoit 19% de ses revenus outre-Manche. Autant dire que ce sont des revenus incertains pour les années qui arrivent et encore de longues années d’atermoiement.

Ce n’est pas fini, la banque allemande est surtout exposée sur un montant sans précédent sur les marchés des dérivés, plus de 20 fois le PIB allemand. Ce marché est devenu moins rentable, surtout le marché des taux. Une simple baisse de cet engagement lui serait fatale, ses fonds propres seraient bien loin de suffire.

Certains voient la Deutsche Bank comme le prochain Lehman, capable de mettre l’euro à terre.

La situation de Deutsche Bank reflète parfaitement les deux vitesses de l’Europe et surtout de l’Allemagne dans la construction de l’Union bancaire. D’un côté, on a les responsables politiques allemands, Wolfgang Schauble en tête, très réticents à l’idée de devoir soutenir des banques des pays du Sud en cas de nécessité, et qui prônent l’orthodoxie.Et de l’autre, des colosses allemands qui ne sont pas les plus solides.

Le message de l'union bancaire est simple : Que chaque gouvernement se charge de juguler son risque intérieur avant de le mutualiser.

Les temps ont changé. A comparer avec Bear Stearns ou Lehman Brothers, dont la disparition a été très soudaine pendant l’année 2008, la faillite de nos banques aujourd’hui semble plus lente et plus sournoise.

Par ailleurs, c’est tout le business model bancaire qui est remis en question : elles prêtent de l’argent à des taux très bas, sous l’impulsion du taux directeur de la Banque Centrale Européenne qui est à 0%. Non seulement leur profit donc leur survie sont en danger, mais vient aussi le risque de pénurie de crédit et donc de mise à mal du financement de l’économie.

Troisième foyer de crise, le Brexit. Non seulement, les banques européennes risquent de perdre une partie du business qu'elles faisaient avec la Grande-Bretagne sans pouvoir espérer le récupérer. Mais le temps va venir où le gouvernement de Londres va, sous la pression de la City accepter de s’affranchir des règles de sécurité européennes et exonérer les banques installées en Angleterre des contraintes de régulation et de contrôle mises en place par l‘Union bancaire.

Les banques britanniques vont se retrouver en liberté, sans contraintes, ni obligations excessives. Elles vont pouvoir protéger leur part de marché et même la renforcer.

C’est tout bénéfice pour les banques anglaises au détriment des banques en Europe. Mais c’est aussi l’émergence de foyers de risques systémiques.

http://www.atlantico.fr/decryptage/alerte-rouge-dans-banques-craque-en-italie-se-fissure-en-allemagne-et-tremble-en-grande-bretagne-jean-marc-sylvestre-atlantico-2768863.html#P8iqveEZFehkHIpq.99


ce soir vendredi 29 après 20 heures
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Les banques européennes se préparent à une onde de choc possible à partir des résultats des tests de résistance
Cet article en anglais du quotidien The Guardian explique que les stress tests européens qui seront publiés ce soir vendredi 29 après 20 heures par l’autorité bancaire européenne pourrait montrer quelques insuffisances importantes sur certaines banques, à commencer par la plus ancienne banque du monde, la Monte dei Paschi di Siena, ce qui ne sera une surprise pour personne.

Le Guardian n’exclut pas que ces tests pourraient « envoyer des ondes de choc à travers les marchés »…

Vendredi à 20 heures, cela laissera le week-end entre juillet et août pour digérer la chose… Cela devrait bien se passer et le choix de cette date pour rendre les résultats n’est évidemment pas un hasard car tout le monde est en vacances ou presque !


Les tests vous apprendront simplement que les déjà morts sont morts !!



http://img.xooimage.com/files1/b/a/ban_fou-1e6f8.gif


http://img.xooimage.com/files1/m/d/mdr-1e6fc.gif


L’Europe de la misère et des lumières éteintes
GUERIN


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Ce soir-là, Pujadas parlait d’Europe. Juste pour m’attribuer « le bonnet d’âne » de celui qui corrige le plus ses votes au Parlement européen… Le Pujadas national n’y connaît rien mais ça ne l’empêche pas de causer. C’est clair que ce ne sont pas ses démentis qui lui permettraient de concourir : Pujadas ne se trompe jamais ! Il n’en reste pas moins que cet homme-là s’intéresse à l’essentiel de ce qui peut détourner l’attention des choses sérieuses. Car pendant qu’il fait le mariole à bon compte, l’histoire de l’Union européenne se prépare à une bifurcation majeure : un nouveau traité européen est en gestation. Ce sera un enjeu majeur de l’élection présidentielle de 2017.

J’en ai déjà parlé sur ce blog et dans ma déclaration pour proposer ma candidature. J’y reviens pour vous mettre en alerte. Je m’étonnerais d’être bien seul à tirer le signal d’alarme sur ce projet si je n’avais connu cette situation une fois déjà. Cela me rappelle étrangement les débuts de la négociation pour le marché unique avec les États-Unis en 2008-2009. Comme j’étais seul à dénoncer ce projet, j’en finissais par me demander si j’avais bien compris. Ce que j’ai compris du coup c’est la façon de faire des auteurs de ce type de projet. D’abord ne rien laisser voir, lancer des ballons d’essai, attendre, jouer à petite touches lentement déposées, jusqu’à ce que la situation paraisse « évidente » et ainsi de suite. Ils peuvent compter sur l’aide bienveillante des médias fatigués d’avance par le sujet européen, qui consacrent leur intérêt pour la vie de l’Europe réelle aux genres de fixettes à deux balles dont ils m’accablent : taux de présence des parlementaires, leurs erreurs de vote et ainsi de suite c’est-à-dire pour tout ce qui n’a pas d’importance. Cela, non par complot mais parce que sinon il faudrait travailler, donner du temps et ainsi de suite, ce qui demanderait donc de l’argent alors que « ca n’intéresse personne ».

Cette méthode ce fut celle pour TAFTA bien avant que celui-ci devienne un sujet médiatique désormais propice à toutes les manipulations. L’actuel numéro de réticences hypocrites et soudaines de François Hollande ou Nicolas Sarkozy contre ce traité avec les USA ne doit pas faire illusion. Je me permets donc de vous donner la clef d’explication : les deux savent que Merkel joue en ce moment la tension avec les USA et que, en même temps, l’affaire est mal emmanchée côté nord-américain. En effet, ces derniers ne cèderont rien sur l’accès des européens aux marchés publics des divers États qui composent les USA. Mais l’Allemagne veut ce traité. Il favorise en effet son industrie et en particulier, en ce moment, ses exportations de machines-outils. L’Allemagne l’imposera aux Français, qui se coucheront comme d’habitude, lorsqu’elle aura obtenu les garanties qu’elle demande. Je n’en dis pas plus pour cette fois mais il est désolant de voir qu’un sujet qui agite tant de décideurs ne suscite aucun débat ni intérêt du côté européen et français. Et du côté français encore une fois, aucune vision stratégique, aucun projet à part : les bredouillements habituels sur « l’Europe qui nous protège » et autres refrains ineptes de ce type. Et ce n’est pas Pujadas qui va relever le niveau !

Quoi qu’il en soit, préparez-vous en 2017 à voter aux présidentielles en vous demandant ce que chaque candidat se prépare à faire sur ces sujets. Et vérifiez bien ce qu’ils ont déclaré vouloir faire dans le passé récent et ce qu’ils firent vraiment. Attention aux héros d’opérette qui disent « non » au traité tout en ajoutant un ton plus bas, à la mode hypocrite du refrain des « frondeurs » : « en l’état ». Voilà pour TAFTA.

Mais les mêmes vont aussi faire tout ce qui est en leur pouvoir pour ne pas parler du prochain traité européen. Il est pourtant déjà en discussion entre gens importants. Comme les poissons-pilotes de François Hollande lancent des ballons d’essai, mieux vaut se dire que le coup pourrait arriver plus tôt que prévu. Méfiance donc ! Deux grosses pointures de la Hollandie réelle ont pointé le nez : le ministre des Finances Michel Sapin et son collègue de l’Économie, le magnifique, formidable, moderne « Mozart de la finance » et ami de Jeanne d’Arc qu’il « aime beaucoup » aussi, j’ai nommé, mesdames et messieurs, trrrrrrrr (roulement de tambour), Emmanuel Macron.

Lui et Sapin, ces deux finauds, ont récemment évoqué l’idée qu’ils aimeraient « un nouveau traité européen ». Comme si tout d’un coup ces deux-là avaient une vision géopolitique personnelle ! Michel Sapin l’a joué dans son mode sournois habituel. Il a déclaré dans Libération du 30 mars que son homologue allemand « Wolfgang Schäuble, et moi, nous partageons la conviction que l’Union monétaire, qui est une réussite, doit impérativement s’accompagner d’une union économique plus forte. Donc nous devons aller de l’avant. Mais l’un et l’autre, nous faisons le constat, peut-être à regret, que la situation politique dans nos pays respectifs ne permet pas d’envisager dans les mois qui viennent une avancée qui rendrait obligatoire une modification des traités. Nous devons donc aller le plus loin possible dans l’intégration, sans qu’il y ait besoin de changer les traités. Pour autant, je pense que la France et l’Allemagne doivent prendre rapidement une initiative qui trace un horizon au-delà de 2017, et qui ne s’interdit pas à terme une modification des textes européens ». Compris ? Deux semaines plus tard, le 18 avril, à Bruges, c’est Emmanuel Macron qui a entonné le même refrain : « On doit prendre un vrai traité refondateur […] que nous devons préparer dans les 18 mois qui viennent », c’est-à-dire d’ici fin 2017. La presse qui gonfle à l’hélium enrichi cette baudruche s’est pâmée d’admiration sans qu’un seul des plumitifs qui pompent se pose la moindre question. Mais à mon quartier général, la veille politique a noté : alerte !

Macron et Sapin ne sont pas capables d’avoir eu cette idée tout seuls. Leur « proposition » n’est en fait qu’un empaquetage d’un projet déjà dans les cartons des eurocrates. Je l’ai déjà évoqué sur ce blog. Je le prouve. La mise en chantier d’un nouveau traité européen est au programme depuis un rapport rendu en juin 2015 par les « cinq présidents » de l’Union européenne. Oui, les « cinq présidents » ! C’est-à-dire le président du Conseil des chefs d’État Donald Tusk, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président du Parlement européen Martin Schulz, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi et le président de la réunion des ministres des Finances de la zone euro Jeroen Dijsselbloem ! Evidemment, vous chercherez qui d’autre que moi vous en aura parlé alors comme je l’ai fait sur ce blog !

Quand Sapin et Macron font semblant d’avoir une idée qui resterait à approfondir, sachez que les cinq présidents ont déjà commencé à tracer davantage qu’un croquis. Leur but est déclaré sans ambiguïté: « approfondir l’Union économique et monétaire (UEM) à partir du 1er juillet 2015 et la parachever en 2025 au plus tard ». C’est-à-dire achever la construction d’une zone euro où les peuples et les États ne seront plus souverains. Une zone où des décisions peuvent être imposées aux États en matière budgétaire ou de réformes du marché du travail encore plus durement qu’aujourd’hui. Parmi leurs ambitions à court terme, on trouve évidemment le renforcement du « semestre européen ». C’est-à-dire des procédures annuelles de contrôle des budgets et des réformes nationales par la Commission européenne. Les eurocrates veulent que les exigences de la Commission soient appliquées plus férocement encore par les gouvernements.

Ainsi, le rapport des « Cinq présidents » propose que la Commission fournisse un « soutien technique coordonné par le service d’appui à la réforme structurelle de la Commission ». Ce serait l’application du régime de la Troïka à tous les États européens soumis à des « recommandations » qui verraient débarquer les hommes de main de la Commission dans les ministères pour imposer les « réformes structurelles » dont le peuple ne veut pas. Ces eurocrates voudraient aussi créer un « comité budgétaire européen » composés « d’experts » et chargé d’émettre des avis sur les budgets de chaque État en plus de l’avis déjà rendu par la Commission. Alléchant, non ? Sapin et Macron ne sont pas au courant ? Ou bien l’ami de la pucelle qui a bouté les Anglais hors de France ne voit pas d’inconvénient à élargir le champ d’action de l’occupant.

Après 2017, les eurocrates aimeraient pouvoir renforcer de manière drastique ces instruments de verrouillage des peuples, y compris si besoin par un nouveau traité budgétaire. L’habillage ? Ce serait la création d’un « budget et d’un Trésor de la zone euro ». La Commission ou un autre organe verrait ses pouvoirs d’injonctions et de sanctions renforcés voire automatisés. La Banque centrale resterait quant à elle bien évidemment indépendante, c’est-à-dire capable d’étrangler monétairement un État comme elle l’a fait avec la Grèce et Chypre. C’est en fait une mise au pas de toutes les démocraties nationales qui se profilent. Les cinq visent aussi l’instauration d’une représentation unique de la zone euro au sein du FMI au lieu des représentations de chacun des 19 États à court terme, avant d’étendre ce principe à d’autres organisations internationales comme l’organisation mondiale du commerce et ainsi de suite comme on le devine.

« L’approfondissement » de la zone euro serait en réalité une nouveau tour de vis contre la souveraineté populaire. Ce n’est pas un procès d’intention. Tous les libéraux qui dirigent l’Union européenne ont déjà fait savoir qu’ils rêvaient d’une prison des peuples à ciel ouvert. Ainsi Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a déjà dit que, à ses yeux, « il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens », dans Le Figaro du 29 janvier 2015, quatre jours après la victoire de Syriza en Grèce. Avant lui, Angela Merkel avait plaidé en 2012 pour un « droit d’ingérence » et un « droit de véto » de la Commission européenne sur les budgets nationaux. Après lui, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble s’était permis de dire que « La France serait contente que quelqu’un force le Parlement » à adopter des réformes « mais c’est difficile, c’est la démocratie ».

Ces quelques citations en disent long sur le projet de ces gens. Voilà ce à quoi Macron et Sapin veulent préparer les esprits en faisant mine d’avoir eu une belle idée pour relancer « l’Europe qui nous protège ». On devine qui serait surtout protégé par leurs trouvailles… Surtout quand on sait que le projet comporte aussi par exemple la finalisation de « l’union des marchés de capitaux » ce nœud coulant mortel pour l’indépendance des économies. Encore un coup parti de loin avec un rapport enthousiaste voté récemment par la droite et le PS du Parlement européen. Ils se prononçaient avec enthousiasme notamment pour relancer la « titrisation » des emprunts des entreprises en Europe pour que les banques et fonds puissent les revendre à la découpe dans des empaquetages différents. C’est pourtant ce modèle qui a créé l’effet boule de neige de la crise des subprimes en 2008.

Donc, 2017 sera l’année charnière de ce projet. La Commission européenne a précisé le calendrier de réalisation de cet objectif. Personne ne devrait l’ignorer. Les débats auraient dû commencer. Une première phase est en cours jusqu’au 30 juin 2016. Elle prévoit le renforcement de l’intégration de la zone euro sans changer les traités. Et après ? 2017 marquera le début de la deuxième phase, avec une modification des traités envisagée et même souhaitée. Dès la mi-2016, un groupe d’experts nommés par la Commission européenne planchera sur un éventuel nouveau traité. Au printemps 2017, la Commission prévoit la publication d’un paquet d’orientations sous la forme d’un Livre Blanc sur l’achèvement de l’Union économique et monétaire. Puis suivra la négociation à proprement parler de ce nouveau traité entre les États, sitôt passée l’élection présidentielle française de 2017. L’idée étant que tout soit bouclé dans le prochain mandat des dirigeants français et allemand qui débutera en 2017.

Si la France est alors dirigée par un personnage du même acabit que l’actuel président de la République ou son prédécesseur, le peuple français sera tenu à l’écart de ces tractations. Comme avec Sarkozy en 2008 sur le Traité de Lisbonne ou avec Hollande en 2012 sur le traité budgétaire, aucun référendum n’est prévu pour solliciter l’accord du peuple français. Aucune de leurs promesses sur le sujet ne sera jamais tenue comme l’ont montré les deux précédentes expériences sur le sujet. Je vous mets aussi en garde contre les numéros d’enfumage à l’occasion de la campagne présidentielle. Souvenez-vous des promesses non-tenues en matière européenne. Souvenez-vous de la promesse envolée de François Hollande à propos de la « renégociation » du traité budgétaire. Souvenez-vous de la promesse envolée de Nicolas Sarkozy d’un « mini-traité » suite au référendum de 2005. Ne vous faîtes pas avoir une nouvelle fois. Pour ma part, je dis les choses clairement. Je n’accepterai pas ce nouveau traité qui étouffe la souveraineté des Français. Je plaide pour que 2017 soit l’occasion de sortir des traités européens. Ma ligne est claire : l’Union européenne, on la change ou on la quitte !

Source : Jean-Luc Mélenchon, 12-05-2016


Finances : tout est fait pour détruire votre épargne
GUERIN


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Publié le 12 août 2016 dans Monnaie et finance, Pushmobile

Sous prétexte de sécurité, tout est fait pour que votre épargne reste dans un circuit bancaire et financier au bord de l’explosion.

Simone Wapler.


Finances : tout est fait pour détruire votre épargne
By: Zechariah Judy

Les marchés financiers sont manipulés par les banques centrales. Le système financier est au bord de l’explosion. Mais tout est fait pour que votre épargne soit prisonnière.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’État ne nous veut pas que du bien. Ce genre d’idée est considérée comme maléfique et nuisible par ceux qui aiment bien se défausser de leurs responsabilités sur la « puissance publique » et ceux qui œuvrent pour cette même « puissance publique ». Ils sont nombreux… Je pars du principe que l’État ne nous veut pas que du bien car il a tendance à vouloir étendre ses prérogatives, son influence et son importance. C’est sa pente naturelle.

L’épargne est dans notre pays mal vue. C’est un geste de défiance envers l’État Providence qui s’occupe de notre bien-être de la crèche à la tombe. La redistribution n’est-elle pas censée pourvoir à tout ? Le chemin vers l’indépendance financière va dans le sens opposé de celui de la servitude qui est la dépendance à la manne publique. L’indépendance financière réduit l’influence de l’État sur notre vie. L’épargne est donc tolérée mais punie, taxée, contrôlée, orientée, encadrée. Très encadrée…

Entrée libre mais sortie bien gardée

La loi dite Sapin 2 contient une disposition qui vient d’être votée par le Sénat et permet aux gérants français de mettre des barrières (gates en jargon anglais financier) aux fonds ouverts pour « limiter les risques de course au premier sortant et protéger in fine les investisseurs des conséquences de ventes forcées d’actifs ». Cette disposition concerne aussi les fonds immobiliers dits OPCI.

Protection, sécurité : évidemment, on nous présente cette disposition comme étant pour notre bien. En réalité, ces fonds ne sont donc plus qu’ouverts dans le sens entrée. Vous y entrez quand vous voulez mais vous n’en sortez plus comme vous voulez. Enferme-t-on les gens pour leur bien ? Non, on les enferme toujours pour le bien de ceux qui restent à l’extérieur.

Je n’ai qu’un conseil : évitez les fonds français, préférez les fonds étrangers qui n’adoptent pas encore ce genre de dispositifs. Dans tous les cas, lisez attentivement les conditions d’activation des barrières (gates).

Alors que la volatilité (terme financier lénifiant pour désigner un risque de perte) augmente sur les marchés financiers, les autorités semblent craindre que les épargnants ne cherchent autre chose, ne se dirigent en dehors des marchés financiers.

Les banques craignent que notre épargne n’emprunte d’autres chemins (financement participatif ou crowdfunding, actifs tangibles, placements dits atypiques) au détriment de leurs produits (actions, obligations et OPCVM gérés par elles).

Il est vrai qu’une fuite éperdue hors des obligations de l’État français, hors de l’assurance-vie, hors des marchés financiers encadrés, contrôlés et surtout manipulés aurait un mauvais effet.

La loi est faite pour orienter vers l’épargne financiarisée

Sous prétexte de sécurité, tout est donc fait pour que l’épargne reste dans le circuit bancaire et financier.

Ainsi les fonds d’investissements alternatifs, FIA, sont depuis 2014 strictement encadrés par l’Autorité des Marchés Financiers. Pourtant, ils ne sont pas collectifs, contrairement aux OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) mais ne pas être collectif est devenu une tare.

Désormais, les FIA sont donc soumis à une multitude de contraintes réglementaires. Les promoteurs de placements privés ne peuvent plus communiquer que vers un très petit nombre de personnes. Sinon, le coût administratif et juridique de mise au niveau d’exigence de l’AMF devient exorbitant et plombe la rentabilité de petites structures. Regrettable car certaines proposent des investissements judicieux, productifs, innovants, adossés à des actifs tangibles et finalement moins dangereux que tous ceux qui sont exposés aux marchés financiers manipulés par les banques centrales.

Encore une fois, je doute que, dans le contexte actuel, cet arsenal réglementaire vise l’intérêt des épargnants. Il vise surtout à protéger la rente de l’industrie financière !

L’immobilier n’échappe pas à la règle

Même l’immobilier est sous le coup de ce contrôle réglementaire dissuasif. La loi numérique qui vient d’être définitivement adoptée par l’Assemblée nationale s’est intéressée aux plateformes de logement locatives de type Airbnb.

« Le texte prévoit que certaines communes pourront rendre obligatoire l’enregistrement de locations ponctuelles via des sites internet, un numéro de déclaration devant être publié dans l’annonce. La plateforme devra notamment veiller à ce que le logement ne soit pas loué plus de 120 jours par an », indique Sciences et Avenir.

Ceux qui tentaient de retrouver du rendement, d’échapper au gonflement des prix immobiliers voulu par la politique monétaire et au contrôle des loyers en seront pour leurs frais.

Non, l’État ne nous veut pas que du bien, il préfère que nous empruntions la route de la servitude plutôt que celle de l’indépendance financière. Comment sinon financer ses dépenses de redistribution ? La collectivisation de l’épargne et sa financiarisation sont donc bien une volonté délibérée.

Les intérêts de la puissance publique – maintenir votre argent dans un système monétaire et financier au bord de l’explosion et outrageusement manipulé par les banquiers centraux– passent avant les vôtres.

Simone Wapler
Le site de l'auteur
Simone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l'éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd'hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers. Elle a publié "Pourquoi la France va faire faillite" (2012), "Comment l'État va faire main basse sur votre argent" (2013), "Pouvez-vous faire confiance à votre banque ?" (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles
http://www.contrepoints.org/wp-content/authors/Simone%20Wapler-799.png


Re: Finances : tout est fait pour détruire votre épargne
registe 1
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GUERIN a écrit:
Publié le 12 août 2016 dans Monnaie et finance, Pushmobile
Sous prétexte de sécurité, tout est fait pour que votre épargne reste dans un circuit bancaire et financier au bord de l’explosion.

Simone Wapler.


Finances : tout est fait pour détruire votre épargne
By: Zechariah Judy

Les marchés financiers sont manipulés par les banques centrales. Le système financier est au bord de l’explosion. Mais tout est fait pour que votre épargne soit prisonnière.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’État ne nous veut pas que du bien. Ce genre d’idée est considérée comme maléfique et nuisible par ceux qui aiment bien se défausser de leurs responsabilités sur la « puissance publique » et ceux qui œuvrent pour cette même « puissance publique ». Ils sont nombreux… Je pars du principe que l’État ne nous veut pas que du bien car il a tendance à vouloir étendre ses prérogatives, son influence et son importance. C’est sa pente naturelle.

L’épargne est dans notre pays mal vue. C’est un geste de défiance envers l’État Providence qui s’occupe de notre bien-être de la crèche à la tombe. La redistribution n’est-elle pas censée pourvoir à tout ? Le chemin vers l’indépendance financière va dans le sens opposé de celui de la servitude qui est la dépendance à la manne publique. L’indépendance financière réduit l’influence de l’État sur notre vie. L’épargne est donc tolérée mais punie, taxée, contrôlée, orientée, encadrée. Très encadrée…

Entrée libre mais sortie bien gardée

La loi dite Sapin 2 contient une disposition qui vient d’être votée par le Sénat et permet aux gérants français de mettre des barrières (gates en jargon anglais financier) aux fonds ouverts pour « limiter les risques de course au premier sortant et protéger in fine les investisseurs des conséquences de ventes forcées d’actifs ». Cette disposition concerne aussi les fonds immobiliers dits OPCI.

Protection, sécurité : évidemment, on nous présente cette disposition comme étant pour notre bien. En réalité, ces fonds ne sont donc plus qu’ouverts dans le sens entrée. Vous y entrez quand vous voulez mais vous n’en sortez plus comme vous voulez. Enferme-t-on les gens pour leur bien ? Non, on les enferme toujours pour le bien de ceux qui restent à l’extérieur.

Je n’ai qu’un conseil : évitez les fonds français, préférez les fonds étrangers qui n’adoptent pas encore ce genre de dispositifs. Dans tous les cas, lisez attentivement les conditions d’activation des barrières (gates).

Alors que la volatilité (terme financier lénifiant pour désigner un risque de perte) augmente sur les marchés financiers, les autorités semblent craindre que les épargnants ne cherchent autre chose, ne se dirigent en dehors des marchés financiers.

Les banques craignent que notre épargne n’emprunte d’autres chemins (financement participatif ou crowdfunding, actifs tangibles, placements dits atypiques) au détriment de leurs produits (actions, obligations et OPCVM gérés par elles).

Il est vrai qu’une fuite éperdue hors des obligations de l’État français, hors de l’assurance-vie, hors des marchés financiers encadrés, contrôlés et surtout manipulés aurait un mauvais effet.

La loi est faite pour orienter vers l’épargne financiarisée

Sous prétexte de sécurité, tout est donc fait pour que l’épargne reste dans le circuit bancaire et financier.

Ainsi les fonds d’investissements alternatifs, FIA, sont depuis 2014 strictement encadrés par l’Autorité des Marchés Financiers. Pourtant, ils ne sont pas collectifs, contrairement aux OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) mais ne pas être collectif est devenu une tare.

Désormais, les FIA sont donc soumis à une multitude de contraintes réglementaires. Les promoteurs de placements privés ne peuvent plus communiquer que vers un très petit nombre de personnes. Sinon, le coût administratif et juridique de mise au niveau d’exigence de l’AMF devient exorbitant et plombe la rentabilité de petites structures. Regrettable car certaines proposent des investissements judicieux, productifs, innovants, adossés à des actifs tangibles et finalement moins dangereux que tous ceux qui sont exposés aux marchés financiers manipulés par les banques centrales.

Encore une fois, je doute que, dans le contexte actuel, cet arsenal réglementaire vise l’intérêt des épargnants. Il vise surtout à protéger la rente de l’industrie financière !

L’immobilier n’échappe pas à la règle

Même l’immobilier est sous le coup de ce contrôle réglementaire dissuasif. La loi numérique qui vient d’être définitivement adoptée par l’Assemblée nationale s’est intéressée aux plateformes de logement locatives de type Airbnb.

« Le texte prévoit que certaines communes pourront rendre obligatoire l’enregistrement de locations ponctuelles via des sites internet, un numéro de déclaration devant être publié dans l’annonce. La plateforme devra notamment veiller à ce que le logement ne soit pas loué plus de 120 jours par an », indique Sciences et Avenir.

Ceux qui tentaient de retrouver du rendement, d’échapper au gonflement des prix immobiliers voulu par la politique monétaire et au contrôle des loyers en seront pour leurs frais.

Non, l’État ne nous veut pas que du bien, il préfère que nous empruntions la route de la servitude plutôt que celle de l’indépendance financière. Comment sinon financer ses dépenses de redistribution ? La collectivisation de l’épargne et sa financiarisation sont donc bien une volonté délibérée.
Les intérêts de la puissance publique – maintenir votre argent dans un système monétaire et financier au bord de l’explosion et outrageusement manipulé par les banquiers centraux– passent avant les vôtres.

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http://www.contrepoints.org/wp-content/authors/Simone Wapler-799.png


Confused  j ai pris connaissance de l ensemble du texte je trouve cela impresionnant est terrible


Que La croissance et l’immigration ne sont pas les solutions à la France
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juste ces info vous les obtenner comment


La directrice du FMI ne tient pas compte de l’avis du FMI ?
GUERIN


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8 Août 2016



Source : The Real News Network, le 05/06/2016

D’après l’avocat Dimitri Lascaris, spécialisé en valeurs mobilières, des fuites récentes dans la presse montrent que la directrice du FMI, Christine Lagarde, a forcé son négociateur à revenir sur sa position, alors qu’il insistait pour que les créanciers proposent un allègement de la dette à la Grèce

SHARMINI PERIES TRTN : Sharmini Peries, du Real News Network, qui vous parle de Baltimore.

La semaine dernière, nous avons annoncé que les ministres des Finances de l’Euro-zone et le FMI avaient élaboré, tôt mercredi matin, un accord qui permettrait à la Grèce de contracter de nouveaux emprunts et qui traitait de la façon dont ce pays pourrait voir à l’avenir sa dette allégée. Bien sûr, il y a eu comme un petit contretemps et j’ai avec moi, pour discuter de tout cela, Dimitri Lascaris. Il nous parle de London, dans l’Ontario. C’est un avocat, spécialisé en recours de groupe dans le domaine des actions mobilières, qui travaille dans l’État de New York et dans l’Ontario. Ravi de vous avoir ici avec nous, Dimitri.

DIMITRI LASCARIS : Merci, Sharmini.

PERIES : Alors Dimitri, qu’est-ce qui s’est passé ?

LASCARIS : Il y a environ une semaine, l’Euro-groupe a conclu une rencontre avec les représentants de la Grèce et du FMI au cours de laquelle il avait annoncé être sur le point d’attribuer la seconde tranche d’aide de 86 milliards d’euros, sur laquelle on s’était mis d’accord, l’été dernier, après le référendum grec. Et dans ce communiqué qui marquait la fin de la rencontre, il s’est expressément félicité de la décision des cadres du FMI qui devraient conseiller, plus tard dans l’année, au conseil d’administration du FMI de participer à cette aide. Et c’est important parce que les principales nations créancières de l’Euro-groupe, surtout l’Allemagne, exigent comme condition à d’autres prêts à la Grèce que le FMI participe à tout plan de sauvetage à venir.

Alors cela a été considéré par beaucoup, y compris par moi-même, comme une capitulation du FMI, parce que l’accord lui-même ne s’engage pas vraiment à accepter un allègement de la dette grecque et le FMI a affirmé dans les jours qui précédaient la rencontre qu’un allègement spectaculaire de la dette était une précondition à sa participation future à ce plan de sauvetage. Cependant, après que nous en avons parlé, il y a eu des fuites dans la presse qui nous ont brossé un tableau un peu différent. L’une des choses qui sont apparues clairement dans cette série de révélations, c’est que le FMI était représenté lors de cette réunion par le directeur de son département Europe, Poul Thomsen, un Danois qui avait pris l’initiative d’insister au nom du FMI pour qu’il y ait un allègement spectaculaire de la dette grecque qui la rende supportable. Et Christine Lagarde, la directrice du FMI, la personne la plus influente dans la hiérarchie du FMI, n’était pas présente. Elle était, à ce moment-là, pour une raison quelconque, en voyage au Kazakhstan.

Et le communiqué de presse, les fuites dans la presse nous ont appris que Poul Thomsen, quant à lui, n’était pas disposé à suivre la recommandation du conseil d’administration du FMI, c’est-à-dire de participer au plan de sauvetage même si on ne s’était pas engagé à alléger spectaculairement la dette. Cependant il a été désavoué par Mme Lagarde lors d’une conversation téléphonique dans le hall et il aurait été particulièrement irrité que son avis ne soit pas pris en compte.

Ainsi un haut responsable du FMI, à peu près au moment où ces fuites ont eu lieu, a-t-il déclaré à la presse qu’en fait la direction du FMI n’était pas encore décidée à recommander au conseil d’administration de participer au plan de sauvetage. Plus tard dans l’année, il allait y avoir d’autres pourparlers à propos de l’allègement de la dette grecque et qu’on fasse ou non cette recommandation dépendrait des conclusions de ces pourparlers, et surtout le FMI doit être convaincu qu’il y a un plan concret qui se met en place et qu’on s’engage, de façon significative, à ce que la dette grecque soit allégée.

Ainsi, en conséquence, des rumeurs émanant en ce moment de l’Euro-groupe indiquent que peut-être, peut-être nous n’allons pas avoir besoin du FMI, après tout. Et quel que soit l’angle sous lequel on considère cette situation, Sharmini, tout cela n’est pas de bon augure pour la Grèce. En effet, si, effectivement, la direction du FMI, en la personne de Mme Lagarde, est disposée à désavouer quelqu’un comme Poul Thomsen pour que le FMI soit toujours partie prenante même si la dette n’est pas allégée, bien sûr, à ce moment-là, il y aura moins de chances pour la Grèce de voir sa dette allégée de façon significative. Du même coup, si le FMI finit par ne plus participer au plan de sauvetage, alors le seul créancier – rappelons qu’il y a trois créanciers dans la troïka, le FMI, la Commission européenne et la BCE – le seul créancier donc qui insiste vraiment pour que la dette soit allégée quittera la scène.

Alors, si cela se produit, qui va inciter à un allègement de la dette grecque ? D’une façon ou d’une autre, les perspectives ne sont pas bien gaies. Vous savez, comme je vois les choses, on va finir par continuer la même politique, cette austérité d’une sévérité abominable qui ne débouche sur rien, aucun avenir digne de ce nom, et tout ça pour des mesures censées rendre la dette grecque viable, à long terme.

PERIES : Dimitri, mais même ce que le FMI mettait sur la table pour la discussion en termes d’allègement de la dette se situait dans le long terme et Michael Hudson a dit que c’était un écran de fumée. Qu’en pensez-vous ?

LASCARIS : Ce dont la Grèce a vraiment besoin, et c’est ce qu’a dit le FMI dès le départ, il y a des mois, ce dont elle a besoin, c’est d’une très forte réduction de la valeur nominale de la dette, d’une dépréciation de la dette. Alors, sur ce point, le FMI a clairement capitulé et il a clairement affirmé sa volonté de participer au plan de sauvetage même en l’absence d’allègement de la dette. Ce que le FMI a proposé comme solution de rechange dans une analyse de la viabilité de la dette, qui a été publiée juste quelques jours avant la réunion de l’Euro-groupe, c’est une série de mesures qui incluaient un gel du remboursement de la dette pendant une période de 20 ans, un plafonnement du taux d’intérêt à 1,5%, et un rééchelonnement des échéances.

Et je pense que Michael Hudson a tout à fait raison de dire qu’il faut vraiment se demander si, à très long terme, ces mesures vont rendre la dette de la Grèce viable. Mais même en mettant tout cela de côté, à court terme ce que le FMI lui-même continue à exiger, même s’il a explicitement reconnu que c’était une chimère, c’est que la Grèce réussisse à avoir un excédent budgétaire primaire de plus de 3,5%. Et aucun pays – ou très peu alors – n’a réussi à faire ça de façon durable. Un pays qui se trouve dans la situation de la Grèce ne va sûrement pas avoir un excédent budgétaire de cette importance et les seuls efforts pour y arriver, comme le gouvernement le fait à l’insistance de ses créanciers, vont mettre encore bien plus à mal l’économie grecque.

Et même si dans 20 ou 30 ans la dette de la Grèce est devenue viable, grâce aux mesures d’austérité et à cette exigence de toujours plus d’austérité pour atteindre cet excédent budgétaire primaire, l’économie grecque, à mon avis, ne s’en remettra probablement pas. Et, comme je dis, même si la dette finit par devenir viable plus tard, la Grèce ne va jamais redevenir la même, étant donné les mesures qu’on lui impose.

PERIES : Et aussi dans le futur immédiat, même si l’économie connaît une certaine croissance, cela va aller assurer le service de la dette. Vous voyez, c’est une situation inextricable pour la Grèce.

LASCARIS : C’est juste. Et dans ce contexte, après notre dernière discussion sur ce qui s’est passé avec l’Euro-groupe, les agents du FMI ont publié un rapport qui ne traite pas spécifiquement de la Grèce mais de la question du néolibéralisme en général. Et ce rapport avait pour titre : Est-ce qu’on ne nous a pas vanté exagérément les vertus du néolibéralisme ? Et ce rapport, qui a été rédigé par trois chercheurs du FMI, a, c’est remarquable, reconnu, c’est exactement ça, qu’on nous avait vanté exagérément les vertus du néolibéralisme.

Le néolibéralisme, comme on le définit, comme le définissent les chercheurs du FMI, présente essentiellement deux aspects. L’un, c’est la déréglementation, et l’autre, c’est l’austérité. Et les agents du FMI ont reconnu, avec une grande franchise, que l’austérité a, dans de nombreux cas, l’effet inverse de celui recherché. Ce qu’on cherche, c’est augmenter la croissance, mais, en fait, cette austérité provoque une contraction économique. Et la déréglementation, note-t-on, est aussi à l’origine de crises financières et d’une augmentation des inégalités qui, elles-mêmes, réduisent la croissance.

Et alors même que les chercheurs du FMI – vous voyez, c’est une situation tout à fait remarquable – reconnaissent pour la première fois les échecs du néolibéralisme, qu’il n’atteint pas ses buts, on continue à insister, les cadres du FMI, la direction du FMI continuent à insister pour que des pays comme la Grèce s’embarquent dans une déréglementation rapide et extrême et une austérité d’une sévérité abominable. Tout ceci brosse un tableau d’une extrême incohérence à l’intérieur du FMI lui-même.

PERIES : Dimitri, je me demande si Christine Lagarde va tarder à leur passer un savon au téléphone, parce que je ne sais pas si elle sait que ce rapport a été publié.

LASCARIS : Bon, historiquement les agents du FMI sont un peu plus progressifs que leur direction. Et l’on doit bien avouer que, de temps en temps, ils montrent un degré d’intégrité intellectuelle et une indépendance d’esprit qu’on ne voit pas chez les dirigeants du FMI. Je soupçonne, cependant, que Mme Lagarde ne va pas être particulièrement ravie de la publication de cette étude.

PERIES : Dimitri, je vous remercie infiniment.

LASCARIS : Merci beaucoup, Sharmini.

PERIES : Et merci à vous de nous avoir suivis sur le Real News Network.

Nb :
Il faut se mettre dans la tête que Christine Lagarde n’a pas été nommée à la tête du FMI pour sa probité, son intelligence ou sa compétence. Tout le monde sait que lors de l’affaire de l’arbitrage Tapie, elle a probablement pris ses ordres de Nicolas Sakozy qui voulait favoriser un “ami”. Le fait de couvrir le commanditaire, et de jouer le rôle de fusible a fait de Mme Lagarde une candidate idéale à ce genre de poste car on sait qu’on peut compter sur elle dans des circonstances exceptionnelles, le jour où elle devra enfreindre les règles de l’institution qu’elle dirige. Le FMI est venu en aide à la Grèce, à l’Ukraine alors qu’elle savait que ce deux pays étaient insolvables, et donc ne pouvaient bénéficier d’une quelconque aide du FMI, n’est pas une grande surprise en soi. Les règles c’est pour le peuple, pas pour le pouvoir.



https://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2016/08/christine-lagarde-fmi.jpg


À l’origine de la nullité française, par Annie Lacroix-Riz
GUERIN


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Une autre intéressante interview d’Annie Lacroix-Riz (ancienne élève de l’école normale supérieure (Sèvres), agrégée d’histoire, docteur-ès-Lettres, professeur d’Histoire contemporaine à l’université Paris VII DenisDiderot). Je rappelle l’adresse de son site, plein d’études historiques, ouvertes à la critique : historiographie.info

Amusant comme certaines personnes hurlent “ATTENTION c’est une historienne marxiste !” dès qu’ils la voient, comme s’il y avait seulement 2 types d’historiens : les marxistes et ceux qui disent la vérité (dont bien entendu les historiens d’extrême-droite, qu’on ne qualifiera bien entendu jamais ainsi…). Comme si l’Histoire n’était pas une matière complexe dès qu’on s’intéresse à des macro-faits, à des interprétations, etc. On voit bien qu’on n’arrive pas à comprendre en France l’Ukraine, la Russie, la Syrie, la Turquie, l’Arabie, alors que c’est sous nos yeux, et on voudrait qu’il n’y ait aucun problème pour comprendre des faits d’il y a 70 ans !

Donc oui, vous aurez ici un regard orienté – car tous les regards sont orientés. Mais Annie Lacroix-Riz fait un énorme travail sur les sources – vous n’avez qu’à lire ses livres pour le voir, qui ouvrent des perspectives souvent très intéressantes. Après, c’est le travail des historiens de se critiquer entre pairs, comme dans toute matière scientifique… Mais les saloperies du capitalisme, c’est un marxiste qui vous en parlera le mieux – et vice-versa… 🙂

Après, il faut bien comprendre que, quand nous proposons ici une analyse différente pour sortir d’une propagande (et je rappelle le “L’histoire est un mensonge que personne ne conteste” de Napoléon), cela ne signifie pas que le regard en question soit une vérité absolue, où il faut tout croire sans se poser de questions – ce qui serait risquer de retomber dans une autre propagande…

Il faut donc lire les informations avec recul et prudence, distinguer les faits des interprétations, faire preuve d’esprit critique, comme dans tout ce que vous lisez, ici et ailleurs… 🙂
Source : Librairie Tropiques, 31-05-2016

la population et singulièrement les classes populaire ont de sérieuses raisons de s’inquiéter du délabrement des élites françaises en cette période troublée, et bien que ça ne soit pas de nature à les rassurer, Annie Lacroix-Riz, au fil de son dernier ouvrage, nous permet d’apprendre à quel point la propension à l’opportunisme servile est coutumière de la part de nos classes dirigeantes…
Ainsi la conférence d’Annie Lacroix-Riz, consacrée aux élites françaises entre 1940 et 1944 permet-elle de découvrir à quel point le comportement et les personnalités des politiques de l’occupation (par les nazis) peuvent rappeler ceux de la classe politico-médiatique europhile et atlantiste qui se distingue assez pitoyablement aujourd’hui, “aux affaires” du pays.


Les élites françaises entre 1940 et 1944 : 1ère partie


https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=kBK8rm4DWb0

2e partie


https://www.youtube.com/watch?v=rHGu2ptjYSU&feature=player_embedded

Source : Librairie Tropiques, 31-05-2016

Nb : Et il n’y a pas de vérité en Histoire, il n’y a que la construction d’une interprétation qui fait consensus à partir d’éléments dont on a une connaissance indirecte. Et celle-ci peut évoluer voire changer à tout moment en fonction de nouvelles découvertes ou de nouveaux points de vues, c’est une construction : non une vérité. Un des plus grands physiciens de l’histoire des sciences, Albert Einstein, a eu une scolarité et une formation totalement chaotiques. Ce qu’il a appris, il l’a principalement acquis de façon autodidacte, très loin de la filière académique de l’époque.


Que La croissance et l’immigration ne sont pas les solutions à la France
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je suis entierement en accord avec ce que vous ecrivez la grece ne sent remettra jamais


Coluche et l'intelligence
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L'intelligence c'est la chose la mieux répartie chez les hommes parce que quoi qu'il en soit pourvu, il a toujours l'impression d'en avoir assez vu que c'est avec ça qu'il juge . Coluche


Re: À l’origine de la nullité française, par Annie Lacroix-Riz
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GUERIN a écrit:
Une autre intéressante interview d’Annie Lacroix-Riz (ancienne élève de l’école normale supérieure (Sèvres), agrégée d’histoire, docteur-ès-Lettres, professeur d’Histoire contemporaine à l’université Paris VII DenisDiderot). Je rappelle l’adresse de son site, plein d’études historiques, ouvertes à la critique : historiographie.info
Amusant comme certaines personnes hurlent “ATTENTION c’est une historienne marxiste !” dès qu’ils la voient, comme s’il y avait seulement 2 types d’historiens : les marxistes et ceux qui disent la vérité (dont bien entendu les historiens d’extrême-droite, qu’on ne qualifiera bien entendu jamais ainsi…). Comme si l’Histoire n’était pas une matière complexe dès qu’on s’intéresse à des macro-faits, à des interprétations, etc. On voit bien qu’on n’arrive pas à comprendre en France l’Ukraine, la Russie, la Syrie, la Turquie, l’Arabie, alors que c’est sous nos yeux, et on voudrait qu’il n’y ait aucun problème pour comprendre des faits d’il y a 70 ans !

Donc oui, vous aurez ici un regard orienté – car tous les regards sont orientés. Mais Annie Lacroix-Riz fait un énorme travail sur les sources – vous n’avez qu’à lire ses livres pour le voir, qui ouvrent des perspectives souvent très intéressantes. Après, c’est le travail des historiens de se critiquer entre pairs, comme dans toute matière scientifique… Mais les saloperies du capitalisme, c’est un marxiste qui vous en parlera le mieux – et vice-versa… 🙂

Après, il faut bien comprendre que, quand nous proposons ici une analyse différente pour sortir d’une propagande (et je rappelle le “L’histoire est un mensonge que personne ne conteste” de Napoléon), cela ne signifie pas que le regard en question soit une vérité absolue, où il faut tout croire sans se poser de questions – ce qui serait risquer de retomber dans une autre propagande…

Il faut donc lire les informations avec recul et prudence, distinguer les faits des interprétations, faire preuve d’esprit critique, comme dans tout ce que vous lisez, ici et ailleurs… 🙂
Source : Librairie Tropiques, 31-05-2016

la population et singulièrement les classes populaire ont de sérieuses raisons de s’inquiéter du délabrement des élites françaises en cette période troublée, et bien que ça ne soit pas de nature à les rassurer, Annie Lacroix-Riz, au fil de son dernier ouvrage, nous permet d’apprendre à quel point la propension à l’opportunisme servile est coutumière de la part de nos classes dirigeantes…
Ainsi la conférence d’Annie Lacroix-Riz, consacrée aux élites françaises entre 1940 et 1944 permet-elle de découvrir à quel point le comportement et les personnalités des politiques de l’occupation (par les nazis) peuvent rappeler ceux de la classe politico-médiatique europhile et atlantiste qui se distingue assez pitoyablement aujourd’hui, “aux affaires” du pays.

Les élites françaises entre 1940 et 1944 : 1ère partie


https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=kBK8rm4DWb0

2e partie


https://www.youtube.com/watch?v=rHGu2ptjYSU&feature=player_embedded

Source : Librairie Tropiques, 31-05-2016

Nb : Et il n’y a pas de vérité en Histoire, il n’y a que la construction d’une interprétation qui fait consensus à partir d’éléments dont on a une connaissance indirecte. Et celle-ci peut évoluer voire changer à tout moment en fonction de nouvelles découvertes ou de nouveaux points de vues, c’est une construction : non une vérité. Un des plus grands physiciens de l’histoire des sciences, Albert Einstein, a eu une scolarité et une formation totalement chaotiques. Ce qu’il a appris, il l’a principalement acquis de façon autodidacte, très loin de la filière académique de l’époque.


:fulgurance:  je lit avec attention


Ces malades qui gouvernent le monde
GUERIN


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Rappel : 1-L'Arabie saoudite et le Qatar pour finir nos fins de mois et l'année pour la DETTE.
Les USA veulent imposer les pipe-lines en gaz sur les territoires du Moyen-Orient (SYRIE) pour faie plaisir à ses 2 pays face à l’émergence des BRIC’s
2-L'UE et L'OTAN.
3-LES USA (TAFTA) ET L'UE ET L'OTAN.

Clinton….Hillary : détruire la Syrie pour Israël
par Agence Info Libre
samedi 28 mai 2016

Traduction : agenceinfolibre.fr

Un nouvel email d’Hillary Clinton rendu public récemment confirme que l’administration Obama a délibérément provoqué la guerre civile en Syrie, car c’était la « meilleure manière d’aider Israël ».

Preuve de sa nature psychopathe et meurtrière, elle a aussi écrit que c’était une « bonne chose » de menacer personnellement de mort la famille de Bashar Al-Assad.

Dans cet email, publié par Wikileaks, la secrétaire d’État Clinton dit que la « meilleure manière d’aider Israël » serait « d’utiliser la force » en Syrie afin de renverser le gouvernement.

Le document en question fait partie des nombreux fichiers qui ont été déclassifiés par le Département d’État américain sous le numéro de dossier F-2014-20439, Doc NO. C05794498, suite au tollé suscité par la découverte du serveur email privé qu’elle utilisait chez elle, lorsqu’elle servait en tant que secrétaire d’État entre 2009 et 2013.

Bien que la transcription de Wikileaks date l’email du 31 décembre 2000, c’est une erreur de leur part, puisque le contenu de l’email (en particulier la référence aux tractations entre l’Iran et l’Occident à Istanbul au sujet du programme nucléaire au mois de mai 2012) démontre bien que cet email a en fait été envoyé le 31 décembre 2012.

Cet email montre clairement que depuis le tout début de la crise syrienne, la politique américaine a été de renverser violemment le gouvernement syrien – et ceci spécifiquement parce que c’était dans les intérêts d’Israël.



« La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bashar Assad », annonce franchement Hillary Clinton.


Bien que les rapports des services secrets américains aient depuis longtemps abandonné l’idée que le programme nucléaire iranien se met en place aux fins d’obtenir la bombe atomique (cette conclusion est aussi soutenue par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), Clinton continue de manier ces mensonges pour « justifier » la destruction de la Syrie au nom d’Israël.

Elle relie spécifiquement le programme légendaire de la bombe atomique iranienne à la Syrie parce que, dit-elle, le programme de « bombe atomique » menace le « monopole » d’Israël sur les armes nucléaires au Moyen-Orient.

Si l’Iran devait acquérir l’arme nucléaire, assure Clinton, cela permettrait à la Syrie (et à d’autres « adversaires d’Israël » comme l’Arabie Saoudite et l’Égypte) de « se mettre aussi au nucléaire », ce qui menacerait les intérêts d’Israël. Aussi, d’après elle, la Syrie doit être détruite.

« Le programme nucléaire iranien et la guerre civile syrienne peuvent sembler déconnectés, mais ils ne le sont pas. Ce dont les chefs militaires israéliens s’inquiètent – mais dont ils ne peuvent pas parler – est de perdre leur monopole nucléaire.

La capacité de l’Iran d’acquérir des armes nucléaires ne signifierait pas seulement la fin de ce monopole, mais pourrait aussi pousser d’autres adversaires, comme l’Arabie Saoudite ou l’Égypte à se mettre aussi au nucléaire. Le résultat serait un équilibre nucléaire fragile dans lequel Israël ne pourrait pas répondre aux provocations par des frappes militaires conventionnelles en Syrie ou au Liban, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui.

Si l’Iran devient un état à armes nucléaires, Téhéran trouvera bien plus simple d’appeler ses alliés en Syrie et le Hezbollah à frapper Israël, sachant que ses armes nucléaires dissuaderont Israël de lui répondre. »

C’est, continue Clinton, la « relation stratégique entre l’Iran et le régime de Bashar Assad en Syrie » qui permet à l’Iran de saper la sécurité d’Israël.

Elle n’implique pas une « attaque directe » de l’Iran, admet Clinton, car « durant les trente années d’hostilité entre l’Iran et Israël », cela n’est jamais arrivé par son biais, mais par leurs « mandataires » supposés.

La fin du régime Assad entraînerait la fin de cette alliance dangereuse. Le commandement d’Israël comprend bien pourquoi vaincra Assad est maintenant dans ses intérêts.

Le déposer ne serait pas simplement une aubaine pour la sécurité d’Israël, cela calmerait aussi sa peur compréhensible de perdre son monopole nucléaire.

Ensuite, Israël et les États-Unis pourraient développer un point de vue commun quand le programme iranien serait si dangereux qu’une action militaire devra être garantie.

Clinton continue en affirmant que menacer directement Bashar Al-Assad « et sa famille » par des actes de violence est la « bonne chose » à faire :

En bref, la Maison-Blanche peut calmer la tension qui s’est développée avec Israël au sujet de l’Iran en faisant la bonne chose en Syrie.

Avec sa vie et celle de famille en risque, seule la menace ou l’usage de la force pourront changer l’état d’esprit du dictateur syrien Bashar Assad » .

L’email prouve – comme s’il en fallait une nouvelle preuve – que le gouvernement américain a été le sponsor principal de la croissance du terrorisme au Moyen-Orient, tout cela dans le but de « protéger Israël ».

Cela fait par ailleurs réfléchir de considérer que la crise des « réfugiés » qui menace aujourd’hui de détruire l’Europe, a été directement déclenchée par l’action du gouvernement américain, dans la mesure où il y a d’authentiques réfugiés qui fuient la guerre civile en Syrie.

De plus, plus de 250 000 personnes ont été tuées durant le conflit syrien, qui s’est étendu en Irak, grâce à l’administration Clinton-Obama soutenue par les « rebelles » qui ont attisé la guerre en Syrie.

La possibilité réelle et dérangeante qu’une psychopathe comme Clinton – dont la politique a infligé mort et misère à des millions de gens – pourrait devenir la prochaine présidente des Etats-Unis est la pensée la plus profondément choquante parmi toutes.

Son affirmation publique que si elle était élue présidente, « la relation avec Israël passerait au niveau supérieur », place Hillary Clinton et Israël pas seulement comme les ennemis de quelques États arabes du Moyen-Orient, mais de tous les amoureux de la paix sur terre.

THE NEW OBSERVER (TRADUCTION ENRIQUE MALEBRANCHE)

Source : newobserveronline.com


Dernière édition par GUERIN le Mer 28 Sep - 17:23 (2016); édité 1 fois
Cette définition nocive de la démocratie
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Publié le 15 août 2016 dans Philosophie

Les 3 problèmes soulevés par une définition courante de la démocratie..


Par Jacques Garello




Les définitions de la démocratie sont nombreuses, et plus ou moins heureuses. L’étymologie nous dit pouvoir du peuple. Churchill la définit comme « le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres ». Pour beaucoup de personnes, c’est l’organisation d’élections libres et la loi de la majorité qui caractérisent une démocratie. Les démocraties populaires et les dictatures sont souvent légalisées, sinon légitimées par ces façades de démocratie. La loi de la majorité est en soi arbitraire, elle correspond à la démocratie ancienne à laquelle Benjamin Constant opposait la « démocratie des modernes » qui consiste à protéger les droits de la minorité, et en particulier de la plus minoritaire des minorités, l’individu : la démocratie serait respect des droits personnels. Hayek liait la démocratie au processus électoral, mais lui substituait la « démarchie », système où les droits sont reconnus et protégés par une assemblée composée de sages non rééligibles.

Mais la formule consacrée est celle d’Abraham Lincoln, « Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». C’est cette formule que je trouve imprécise, voire nocive.

Le gouvernement du peuple est déjà un concept ambigu. Cela veut-il signifier que tout pouvoir doit venir de la souveraineté populaire, comme l’entendait Jean-Jacques Rousseau ? Mais qu’est-ce que le pouvoir de gouverner ? Au prétexte de son origine populaire, le pouvoir peut-il être absolu ? Sinon, quel est le contenu de la délégation que le peuple aurait donnée aux gouvernants ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette première formule évacue le problème de la subsidiarité ; les libéraux professent clairement que le pouvoir, défini comme la possibilité d’exercer une coercition sur les gens, ne peut intervenir que lorsque l’usage de la coercition, le recours à la force publique, est impératif. Encore faut-il savoir si les pouvoirs locaux sont tout naturellement désignés pour régler ces affaires, et si le pouvoir central n’intervient qu’en tout derniers recours.

Le gouvernement par le peuple est une formule qui participe d’un bel optimisme. Certes la démocratie directe, qui permet aux citoyens de se prononcer par un vote sur une affaire d’intérêt commun donne l’illusion du « peuple législateur » (Rousseau encore, décrivant les mœurs politiques de Genève). Mais la tenue et l’organisation du vote doivent bien être confiées à quelque instance, qui va détenir ainsi un grand pouvoir, d’ailleurs la règle majoritaire suffit-elle à légitimer tout résultat ? Quant à la démocratie représentative, la plus courante, elle est pure illusion. La théorie des public choice (logique des décisions politiques) repère toutes les démarches qui permettent aux candidats et aux élus de recueillir les suffrages des électeurs. Peter Aranson avait avancé le théorème de l’ignorance rationnelle pour expliquer le fort taux d’abstention dans toutes les démocraties occidentales : les mœurs politiques, les pratiques parlementaires sont telles qu’elles deviennent illisibles, et les promesses ne sont que rarement tenues. Dans ces conditions, le citoyen devrait investir un temps considérable en information pour faire de vrais choix. Il est plus rationnel pour lui de rester à l’écart du choix, voter c’est du temps perdu.

Enfin, le gouvernement « pour le peuple » est de loin la notion la plus incongrue qui soit. Qui connaît ce qui est bon ou mauvais pour le peuple ? Les gouvernants, au prétexte qu’ils ont été élus ? Les électeurs, parce qu’ils ont pris pleine connaissance des conséquences que les choix publics peuvent avoir pour eux, pour leurs familles ? L’État-providence a instauré le régime du « Daddy knows the best » Big Brother sait mieux que le peuple ce qui est le meilleur pour lui. Cela conduit directement à la planification bureaucratique. Georges Marchais avait magnifiquement abordé le problème dans la présentation du Programme Commun de la Gauche en 1973 : « La démocratie politique garantit la démocratie économique ». Il avait bien compris que la vraie démocratie économique, celle qui donne le pouvoir à chacun des consommateurs et des producteurs de participer au plébiscite quotidien du marché (Hayek) ne peut s’accommoder d’une planification centralisée. Mais si le planificateur est lui-même issu d’un vote qui lui donne le pouvoir, sa légitimité politique lui permet de faire les choix économiques au lieu et place du peuple. Comme on disait en URSS « C’est l’économie du peuple entier ».

Certes Lincoln ne pouvait imaginer que la belle démocratie américaine puisse un jour subir de telles déviations. C’est la « voix du peuple » qui occupait toute son attention, par contraste avec l’absolutisme monarchique ou la dictature parlementaire connue depuis les Anglais. Mais il nous a légué un cadeau empoisonné avec sa formule.

Revenons à cette idée simple : ce qui est important c’est la liberté personnelle, assortie de la responsabilité et de la dignité, tout le reste en découle.


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