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La France va payer le prix du clientélisme électoral
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Dépenses publiques : mais à quoi sert la Cour des comptes ? = à noircir du papier

Publié le 18 août 2016 dans Économie générale, Par Thibaut Doidy de Kerguelen.
(Le site de l'auteur
Thibault Doidy de Kerguelen est président de la Compagnie Financière et Patrimoniale de Normandie. Il est également l'auteur du site Ma Vie, Mon Argent.)



Les magistrats de la Cour des comptes s’inquiètent pour l’année en cours et chiffrent les risques pesant sur les dépenses entre 3,2 et 6,4 milliards. Seront-ils écoutés ? Rien n’est moins sûr.

La Cour des Comptes « dénonce » encore une fois………………..

La Cour des comptes n’y va pas de main morte dans son traditionnel rapport sur les perspectives des finances publiques. Comme d’habitude, elle tire la sonnette d’alarme sur un dérapage évident des dépenses publiques qui empêchera le gouvernement de tenir ses engagements de 19 milliards d’euros d’économies, qui devait, mais qui y croyait vraiment ?, permettre à la France de repasser sous la barre fatidique des 3% de PIB de déficit.

Les magistrats s’inquiètent pour l’année en cours et chiffrent les risques pesant sur les dépenses entre 3,2 et 6,4 milliards. En cause notamment du côté de l’État : le plan d’urgence pour l’emploi et celui de soutien à l’élevage annoncés en début d’année, la sous-estimation habituelle du coût des opérations extérieures de l’armée et enfin les incertitudes autour de la prime d’activité dont la facture pourrait être plus élevée que prévu. Le gouvernement tablait aussi sur 800 millions d’économies issues de l’assurance chômage grâce à une nouvelle convention signée par les partenaires sociaux. Or, les négociations ont échoué et le gain ne sera pas au rendez-vous.



La situation s’annonce encore plus tendue en 2017. « Les indications disponibles aujourd’hui ne vont pas dans le sens d’une modération des dépenses. » Principal sujet d’inquiétude : la masse salariale. Le gouvernement, conscient qu’il aura besoin de tout l’arrière-ban de la fonction publique s’il ne veut pas être laminé aux prochaines législatives, a décidé de lâcher du lest et d’en finir avec le gel du point d’indice servant au calcul des salaires des agents. Une bagatelle qui coûtera 2,3 milliards au contribuable.

Se sachant perdu, le gouvernement socialiste n’en peut plus de faire des cadeaux à ses électeurs naturels. Il en va ainsi de la pseudo « modernisation des grilles salariales », dictée par les syndicats de la fonction publique, qui plombera encore plus la facture. « Aucun des trois leviers – stabilité des effectifs, gel du point d’indice et limitation des mesures catégorielles – qui avaient permis de maîtriser l’évolution de la masse salariale publique au cours des dix dernières années ne sera plus à l’œuvre » .

La France va payer l’incurie et la gabegie des socialistes

La Cour égratigne aussi, au fil des pages, la facture des atermoiements en matière militaire. Réduire les effectifs, sous-traiter au privé, louer des matériels, utiliser des moyens étrangers… autant de décisions prises dans un premier temps sur lesquelles il faut maintenant revenir en catastrophe au prix d’un réel surcoût.

Sont aussi dénoncés les récents cadeaux budgétaires aux jeunes et aux agriculteurs ou encore les coupes dans les dotations versées aux élus locaux que l’on n’a pas eu le courage de réaliser alors qu’on les avait annoncées. Il en va ainsi d’un milliard d’euros.

Dans la série incurie, les magistrats pointent « la situation financière de certaines entreprises publiques comme Areva, EDF et SNCF, qui pourrait faire l’objet d’une recapitalisation à cet horizon ou d’autres transferts financiers ». Un problème bien plus grave que ne semble l’évoquer la Cour et que nous dénonçons régulièrement dans les colonnes de MVMA.

C’est râpé pour les réformes et la réorganisation de l’appareil d’État

Nous vivons les derniers mois d’un régime qui a précipité la chute de la France. La chute dans tous les domaines, qu’il s’agisse de l’activité économique, de l’endettement, de l’éducation, de la santé, du logement, du niveau des prélèvements obligatoires, de l’expatriation des forces vives, de la justice, de la sécurité tant intérieure qu’extérieure, de la diplomatie, du poids dans l’Europe, du commerce international, de la corruption, des libertés individuelles, il n’y a pas un seul secteur, pas un seul, dans lequel la France se trouve aujourd’hui en meilleure situation qu’il y a cinq ans.

Ce ne sont certainement pas ceux qui n’ont eu aucun courage, si ce n’est celui de faire tirer des grenades lacrymogènes sur des enfants et des familles, qui vont dans les 6 prochains mois casser la baraque et tout reconstruire. Au contraire, nous les voyons caresser tous les électorats qu’ils savent encore potentiellement fidèles, quelques fois au mépris de la sécurité du pays, toujours au mépris de l’argent public. C’est le sauve qui peut de fin de règne et l’on voit se multiplier les promesses que les autres paieront et la valse des mutations afin de planquer les amis à des postes plus ou moins indéboulonnables.

Ce sera au prochain président, élu en mai prochain, de gérer la douloureuse. Après Moi Président, le déluge !


Refuser de voter pour cette gauche molle
GUERIN


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Les sociétés occidentales, à partir du siècle des lumières, ont libéré l'individu puis la femme au terme d'une longue évolution.
Sans méconnaitre le point de départ des sociétés magrhébines et plus généralement musulmanes, confrontées récemment à la modernité, il est clair que de côté-là, nous sommes en présence d'une brutale régression sociétale.
Des signes religieux ? Non, cette mode vient du Golfe, des sociétés les plus archaïques qui soient. C'est donc bien plus qu'une mode ; il s'agit d'une morale rustique et machiste.
Car il ne faut pas s'y tromper, cacher le corps de la femme c'est la nier, l'exclure du regard public et la considérer comme une chose privée. D'autant que ces musulmans radicaux ne se privent en réalité pas de reluquer les femmes "blanches", de consommer de l'alcool et des fumer.
Pas de rapport direct avec la religion en réalité.
Les femmes musulmanes rencontrées par les premiers colons en Afrique du Nord et sahéliennes n'étaient pas voilées.
C'est dire que ces manifestations vestimentaires, en Europe, sont le résultat direct d'un refus d'intégration.
Les femmes et également les hommes issus de l'immigration magrhébine en Europe sont sommés, même s'ils ne sont pas des pratiquants réguliers de l'islam, de porter des signes distinctifs.
Pour ne pas passer pour des mécréants, les hommes portent volontiers la barbe.
Il faut donc être intransigeant avec ces signes et les refuser.



Marie Delarue

Ecrivain, musicienne, plasticienne


Le PS ....il signe des chèques en blanc
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Selon l’article 5 de la Constitution, le Président de la République est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire.

Or, laisser une immigration massive envahir notre territoire va (me semble-t-il) à l’inverse de cette indépendance nationale. Où est notre indépendance si nous sommes à la merci d’émeutiers immigrés clandestins ? Si le vote démocratique du Peuple de France est biaisé par des lobbies de binationaux ?

De même, si l’intégrité de notre territoire n’est plus garantie (Calais, zones de non droit, camps de migrants en plein Paris, etc).

Peut-on considérer que Hollande a failli à sa mission ? Ou qu’il a délibérément refusé de remplir ce rôle ?

Je ne suis pas juriste, mais il y a des questions qu’il faudrait envisager de lui poser… après 2017.



RAPPEL :
6-De la même manière qu'il n'y avait pas de suspense, seulement un faux suspense.

Pas de vrai suspense quand un jeu est pipé, il faut refuser de jouer avec des tricheurs.

Chaque nouvelle campagne électorale est encore plus indigne que la précédente.

Nos "démocrates" par leurs méthodes antidémocratiques, ont clairement montré la nature bananière (et taubiresque) de la république qu'ils prônent..

Etant donné que le "peuple souverain", vu son immense culture politique vote toujours pour ceux qui le mènent à l'abattoir, l'oligarchie réunissant la politique et la finance a de beaux jours devant elle...

Le résultat de ces Régionales démontre amplement une fois de plus que la ligne de partage traditionnelle entre les partis français n'est plus dans la traditionnelle alternative" entre "la droite et la gauche", gouvernant en alternance
mais la faille profonde et fondamentale entre le "régîme des partis" des formations volontairement asservies à l'euromondialisation d'une part ,et d'autre part le Front des français qui veulent le retour de la France libre et souveraine dans son territoire hexagonal hérité et acquis au cours de deux millénaires d'efforts des hommes qui ont bâti ce pays

Que j'avais traduit il y a quelques mois:

1/3 de F N

1/3 d'ISLAM ( mondialisation souvent sous couvert de la religion ou du communautarisme)

1/3 d'EXUMPS------------------------------------------------------


C'est aussi de façon synthétique et "booléenne" ce que je ne cessais d'affirmer sur Orange et Wanadoo....quand les forums existaient encore !
Mais dans cette république , autant pisser dans un violon.... Comme vous le remarquez ,c'est toute la gent islamique qui a voté PS v UMPS v UMP.;
L'ennui pour la France ,c'est que le vote islamique communautariste est très plastique et s'accouple et même s'accole avec souplesse et préméditation avec les deux parties sous critiques concurrentes de l'UMPS.
Mais elles ne pourront pas les décoller de leurs basques

C'est là le résultat de la politique de naturalisation effrénée des islamistes de Valls ,qui puise dans le réservoir de millions d'immigrés renforcés de migrants….qui se sont installés en France comme chez eux
Il s'en fout, puisque ses aiëux ont vécu sous la babouche pendant tant de siècles et décennies

Tous ces éléments, nos besoins pas en phase avec nos moyens-un PIB par tête de pipe en baisse constante ne permettent plus de croissance, d'emploi , de logement , d'éducation -école, de culture ,de vivre ensemble('assimilation) et de souveraineté.
La croissance ,seule, n’est plus la solution ………………..seule une sécurité financière et de formation ,en cas de casse d’entreprise et de ses ouvriers ,permet de passer les séquences de ….. destruction créatrice…..qui n’est plus en phase avec les pertes d’emploi… avec les nouvelles technologies et la formation des travailleurs face à ces bouleversements.




En catimini……………. Cette fois, le 1er août 2016, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, ont publié un communiqué passé quasiment inaperçu.


, l’Etat français annonce qu’il ne distinguera plus l’immigration illégale de l’immigration régulière, facilitant un peu plus le grand remplacement
C’est fréquent. Les gouvernements profitent souvent des vacances – et de la distraction qui les accompagne – pour faire passer en douce une décision scélérate.

Cette fois, le 1er août 2016, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur et Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, ont publié un communiqué passé quasiment inaperçu.


«Créé le 25 février dernier à l’initiative de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, le comité de suivi du plan de mise à l’abri des migrants sans-abri s’est à nouveau réuni mardi 26 juillet 2016.

Présidée par Emmanuelle Cosse, en présence de représentants du Ministère de l’Intérieur, du Ministère de la Famille, de l’Enfance et des Droits des Femmes et de la Préfecture du Pas- de-Calais, cette séance a rassemblé une trentaine d’associations engagées dans l’accompagnement des migrants.

Les pouvoirs publics ont tenu à saluer leur travail et leur mobilisation pour faire face à cette crise migratoire sans précédent.

A cette occasion, le ministère de l’Intérieur et le ministère du Logement et de l’Habitat durable ont présenté aux associations la Charte de fonctionnement des Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO).

Répondant à un souhait partagé de l’Etat et des acteurs associatifs, et rédigée au terme de plusieurs semaines de dialogue avec les opérateurs des CAO, cette charte édicte des règles claires de fonctionnement et décrit les principales prestations délivrées aux migrants sans-abri qui y sont accueillis: conditions d’accueil et de localisation, taux d’encadrement, restauration, évaluation – juridique, sociale et médicale – de la situation des personnes accueillies et accompagnement adapté, sécurité, etc.

La prise en charge en CAO doit ainsi permettre aux personnes migrantes sans-abri de bénéficier d’un temps de répit et d’engager, si elles le souhaitent, une démarche de demande d’asile. Elle leur permet également d’avoir accès à une offre de soins adaptée et d’être orientées rapidement vers des structures qui correspondent à leur situation (CADA pour les demandeurs d’asile, etc.).

Depuis le 27 octobre dernier, 148 Centres d’accueil et d’orientation ont été ouverts sur l’ensemble du territoire national pour un total de près de 2000 places qui ont permis de mettre l’abri plus de 4700 personnes dans des délais très resserrés.»

Sans le mentionner explicitement, ce communiqué gouvernemental induit un grave changement de la conception française de l’immigration : la fin de la distinction entre l’immigration régulière et l’immigration illégale.

Officiellement, jusqu’ici, les immigrés en situation illégale, devaient aux yeux de la loi repartir dans leur pays, volontairement ou par la contrainte.

Or, à la lecture de ce communiqué gouvernemental, comme l’a fait très justement remarquer un article publié par Le Figaro, l’immigré en situation irrégulière « n’a plus vocation à être reconduit dans son pays, mais à être accueilli en France et pris en charge par la puissance publique, au même titre qu’un étranger en situation régulière ou qu’un citoyen français en difficulté« .

Les journalistes des médias mainstream ne manquent pas une occasion d’écrire que Médias Presse Info exagère. Laissons donc place à l’analyse parue dans Le Figaro :


Le principe abroge l’idée de frontière. Les associations humanitaires, les idéologues, les partisans de la liberté totale d’immigrer en rêvaient depuis au moins quarante ans. Ce communiqué enterre donc de fait toute notion d’immigration irrégulière. Il abolit le clivage entre légalité et illégalité en matière d’immigration. Il va dans le sens de la loi du 6 mars 2016, dont les dispositions reviennent à rendre très difficiles l’application des mesures d’éloignement. Il proclame que la France a le devoir d’accueillir et de prendre en charge tout étranger sur son territoire, qu’il soit autorisé à entrer et à séjourner ou qu’il ne le soit pas. De facto, le principe ainsi proclamé abroge l’idée de frontière ou de respect du droit de l’entrée et de séjour.

Ce faisant, c’est le grand remplacement de population qui s’en trouve accéléré.


(…) La question est de savoir quel sera l’ampleur de l’appel d’air que cette transformation profonde de tous les fondements de la politique d’immigration française est susceptible provoquer à terme. (…) Le potentiel d’émigration est infini: des centaines de millions de personnes déshéritées et désœuvrées, dans ce monde en ébullition, ne songent qu’à trouver un point d’accueil. Le gouvernement, par ce communiqué officiel, leur ouvre les portes de la maison. Reste à savoir si la France, qui compte cinq millions de chômeurs, de gigantesques problèmes de logement, des centaines de milliers de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un millier de cités sensibles dévastées par la violence, l’exclusion, le communautarisme, l’islamisme radical, si cette France a les moyens de ce grand appel généreux. Mais pour M. Cazeneuve et Mme Cosse, c’est une autre affaire. Et ce n’est visiblement pas la leur.


medias-presse.info


Plutôt en venir au vote à la majorité des deux tiers ou même davantage
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. Un exemple ? Au seul royaume restant de monarchie absolue, et de droit divin qui plus est : le Vatican, il en est ainsi. La vraie démocratie ne saurait être le diviseur. Au-delà même du conclave et de l’élection du Saint-Père, les grandes réformes ou les grands textes doivent obtenir cette majorité des deux tiers.(comme au Congrès de Versailles)

Sans cette volonté d’union, sur un projet, la famille nationale s’éclate. Les Français peuvent-ils encore longtemps rester dans cette inconséquence ? Sans loi fondamentale stable, sans système politique qui organise la recherche d’une cohésion, nous ne progresserons pas !!!


un seul des candidats, en 2017 est en phase avec ces principes???
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L’origine de la prospérité est d’abord politique !

Publié le 24 août 2016 dans Histoire de l'économie



Il n’est de richesses que la population d’un pays, et la clé du succès réside dans la bonne gouvernance, c’est-à-dire dans un ordre de droit garanti par des pouvoirs contrôlés. Telle pourrait être la leçon des économistes Acemoglu et Robinson !
L'origine de la prospérité est d'abord politique !
By: Sam valadi
Il est certains livres dont la lecture devrait être rendue obligatoire pour tout étudiant de première année en histoire, économie, sciences politiques, géographie, sociologie, philosophie (et j’en passe). Tel est assurément le cas de l’ouvrage de Daron Acemoglu et James A. Robinson, Why nations fail, dont l’approche est aussi aisée que roborative, et qui a comme principale vertu d’immuniser à jamais celui qui s’y plonge contre les innombrables poncifs véhiculés depuis des décennies à propos des causes du sous-développement – et, ce faisant, sur les moyens d’y remédier.

De fait, si le livre est pour ainsi dire passé inaperçu en France[1] (les raisons de ce silence mériteraient à elles seules un article), il est d’ores et déjà considéré comme un classique dans le monde, tant l’ampleur de ses analyses et leur force explicative semblent devoir marquer un jalon majeur dans la surabondante littérature consacrée aux inégalités de développement de par le monde.

Les institutions comptent pour la prospérité

La thèse des deux auteurs (un professeur d’économie au MIT et un « professor of Government » de Harvard, spécialiste de l’Afrique et de l’Amérique latine) est assez facile à résumer : les inégalités dans le monde ne seraient liées ni à la géographie ni à la culture, comme on n’a pourtant cessé de le répéter depuis des décennies, mais auraient leurs origines profondes dans les institutions, ou pour dire les choses autrement, dans la gouvernance des territoires concernés. « It’s the politics, stupid ! » Telle pourrait être l’idée centrale du livre résumée en un simple slogan (paraphrasant le célèbre « it’s the economy, stupid ! », de la campagne Clinton de 1992).

Si la Corée du Sud est immensément plus riche que son homologue du Nord, ou si les Etats-Unis sont bien plus prospères que leur voisin du sud du Rio Grande, cela ne tient ni au milieu naturel (les richesses minières se trouvaient dans le Nord de la péninsule coréenne, où sont d’ailleurs nées les premières industries du pays) ni à une différence générale de culture (les habitants de Nogales, cité frontalière de l’Arizona, et de son homonyme mexicaine, partagent le même fond culturel).

Ce que Why nations fail s’attache à démontrer au fil de ses riches 462 pages, c’est que ces écarts de développement sont fondamentalement liés au fait que les pays concernés n’ont pas les mêmes institutions et, partant, le même rapport à l’état de droit – clé ultime de la prospérité.

Récapitulons la thèse du livre, même si celui-ci perd beaucoup à être résumé, dans la mesure où l’intérêt et le plaisir intense que l’on éprouve à sa lecture résident d’abord sur l’impressionnante palette d’exemples historiques et géographiques mobilisés pour étayer le propos. Les auteurs opposent ce qu’ils appellent les institutions politiques et économiques « extractives » et les institutions « inclusives ».

Institutions extractives, institutions inclusives

Les premières désignent une situation où le pouvoir politico-économique est concentré entre quelques mains, qui utilisent la contrainte pour confisquer (« extraire ») les richesses produites par les dominés. C’est ce qu’ont fait par exemple les conquistadors espagnols arrivés en Amérique lorsque, en quête de métaux précieux, ils se sont contentés de réduire les populations autochtones en esclavage, ce que n’ont pu faire les Britanniques plus au Nord, initiant dès lors une divergence de destin à l’origine des actuels écarts de développement entre les deux parties du continent.

La conséquence de telles institutions « extractives », facile à prévoir, c’est que les populations réduites au travail forcé ont d’autant moins de raisons de produire davantage que, les droits de propriété n’étant pas reconnus, elles n’ont strictement aucun intérêt, aucune incitation, à créer davantage de richesses, dès lors que ce sont d’autres qui en profiteront.

A l’inverse, les institutions « inclusives » sont celles où le pouvoir est à la fois largement distribué, et surtout contrôlé. C’est bien l’existence du pluralisme (en quoi réside la vertu cardinale de toutes bonnes institutions) qui garantit que le pouvoir ne sera pas accaparé par une clique à son seul profit, mais qu’au contraire qu’il sera tenu en laisse, surveillé, contrebalancé, équilibré, corrigé, pondéré, et dès lors n’aura d’autre choix que de respecter les droits des individus. Dès lors, ceux-ci seront naturellement incités à innover pour créer davantage de richesses – des richesses dont eux-mêmes pourront profiter.

Il existe donc un cercle vertueux (ou vicieux) entre institutions économiques et politiques, selon qu’elles s’avèrent plus ou moins « inclusives » (ou « extractives »). En effet, des institutions politiques largement « inclusives » (c’est-à-dire pluralistes) favorisent l’émergence de nouveaux secteurs économiques innovants et de nouvelles couches sociales prospères, qui n’auront dès lors de cesse que de contrôler et partager encore davantage le pouvoir (les auteurs reviennent ainsi longuement sur la libéralisation et la démocratisation progressive des institutions anglaises à la suite de la « Glorieuse Révolution » de 1688).

A l’inverse, les institutions politiques et économiques « extractives » s’entretiennent mutuellement, comme le démontrent une quantité impressionnante d’exemples historiques, empruntés à toutes les époques et tous les continents. En effet, les deux auteurs établissent un lien très puissant – et pourtant en partie contre-intuitif – entre absence de pluralisme politique et absence de développement économique.

Expliquons-nous : si le pouvoir politique est concentré entre quelques mains, les dominants n’ont strictement aucune raison de favoriser l’innovation, bien qu’elle soit un puissant facteur de développement économique. En effet, toute innovation est nécessairement accompagnée d’un processus de « destruction créatrice » (pour parler comme Schumpeter), dont les effets sociaux et donc politiques sont forcément déstabilisateurs.

Pourquoi dès lors risquer de mettre en péril son pouvoir en favorisant de nouveaux secteurs qui peuvent tout à la fois détruire des emplois, et donc favoriser les troubles (pensons aux émeutes luddites de 1811-1812), et encourager l’émergence d’une nouvelle classe d’entrepreneurs prospères, dont les ambitions politiques ont toutes les chances de suivre de près le succès économique ?

A tout prendre, du point de vue des politiquement puissants, il est bien préférable de conserver un niveau de vie global moins élevé, tant que la part qu’ils extraient de la richesse collective reste, elle, stable. Comment ne pas penser ici à Poutine et à son choix de la « puissance pauvre » – un choix il est vrai dans la lignée de nombre de ses prédécesseurs à la tête de l’Etat russe[2] ?

Pourquoi innover ?

En effet, quel intérêt pour le Kremlin de favoriser l’émergence d’une classe d’entrepreneurs russes innovants qui pourraient remettre en cause l’ordre politique en place, dès lors que l’économie de rente actuelle, fondée sur l’extraction de richesses minières, suffit amplement à financer la puissance militaire de l’Etat russe et la fortune personnelle de la clique au pouvoir derrière les remparts de la Place rouge ? Why Nations Fail contient de nombreux autres exemples illustrant un tel raisonnement, finalement vieux comme le monde, et que nul n’a mieux résumé que Friedrich von Gentz, un collaborateur de Metternich, qui répondit un jour au philanthrope anglais Richard Owen, qui tentait de convaincre le gouvernement autrichien d’adopter des réformes sociales à même d’améliorer les conditions de vie des habitants les plus pauvres de l’empire Habsbourg : « Nous ne souhaitons absolument pas que les masses puissent devenir plus riches et plus indépendantes… car sinon comment les dirigerions-nous ?[3] »

Encore une fois, un tel résumé ne donne qu’une idée très appauvrie de ce qui fait l’intérêt de ce livre extraordinairement stimulant, car il ne saurait convenablement suggérer l’incroyable panoplie d’exemples historiques mobilisés par les auteurs – des exemples qui touchent à toutes les époques et tous les continents.

Ce faisant, l’ouvrage constitue une inépuisable mine, dans laquelle chacun peut piocher à loisir pour nourrir sa propre réflexion, et ce d’autant plus que leur exposition se fait dans une langue limpide et un style privilégiant toujours le concret (si le récit contient des chiffres et est agrémenté d’un certain nombre de cartes et d’illustrations, il nous épargne gracieusement toute équation[4] et tout jargon…).

Bien sûr, un esprit hexagonal formaté à concevoir un livre comme un harmonieux jardin à la française sera sans doute quelque peu dérouté par l’absence de plan réellement cohérent et par le côté un peu fouillis de l’ensemble. Mais outre que cette impression est familière à tout esprit cartésien dès lors qu’il lit un ouvrage anglo-saxon, ce sentiment est en l’occurrence d’autant moins problématique que le livre comporte un index thématique très bienvenu et extrêmement complet. Et puis, tout enseignant sait que répétition ne saurait nuire, quitte à sacrifier quelque peu l’élégance d’ensemble…

L’absence d’État

Plutôt que de m’attarder sur des points mineurs qui ne sauraient en aucune façon dissuader le lecteur de se précipiter sur cette inestimable contribution à l’un des débats les plus rebattus des sciences sociales, je voudrais plutôt insister sur quelques points supplémentaires, qui me paraissent importants, et qui rendent la lecture de l’ouvrage encore plus passionnante. Le premier, c’est que Robinson et Acemoglu montrent de manière récurrente qu’il est peut-être une chose encore pire pour le développement économique d’une région et le bien-être de ses habitants que des institutions « extractives » ; c’est l’absence de tout Etat.

Aux libéraux pressés et autres anarcho-capitalistes tentés de jeter le bébé avec l’eau du bain, Why nations fail montre que l’absence de toute autorité étatique capable de faire respecter l’ordre public – y compris par la force – conduit inéluctablement à une forme d’anarchie qui ne saurait profiter qu’aux plus puissants, comme l’ont bien vu nombre de philosophes politiques depuis Hobbes, et comme le montre encore aujourd’hui l’exemple bien connu de la Somalie (mais les auteurs en donnent beaucoup d’autres tout aussi convaincants, comme l’Afghanistan, Haïti, le Népal, ou encore le Sierra Leone).

Un degré suffisant de « centralisation politique » (pour reprendre le terme employé par les auteurs) apparaît donc comme une condition indispensable au développement économique, à condition bien entendu que cet état de fait ne soit pas synonyme de concentration du pouvoir en quelques mains – le pire étant bien entendu le cas de pays cumulant un pouvoir autocratique et kleptocratique pour autant incapable de maintenir l’ordre sur l’ensemble de son territoire, comme le Zaïre de Mobutu en a offert la quintessence.

En lisant les nombreuses pages que Robinson et Acemoglu consacrent aux ravages de régions entières livrées à l’anarchie et à la loi du plus fort, le spécialiste d’Alain ne peut s’empêcher de penser aussitôt à l’auteur des Propos, qui lui non plus n’a jamais cessé de tenir les deux mêmes bouts de la chaine : l’ordre – juste – et la liberté. En effet, pour l’auteur du Citoyen contre les pouvoirs, le policier au carrefour est absolument indispensable si l’on ne veut pas aboutir à un chaos, dont seuls les plus puissants peuvent espérer bénéficier.

Mais dans le même temps, l’obéissance à cet ordre de droit ne saurait en aucune façon dispenser les citoyens – à commencer par les plus modestes – de veiller à chaque instant à contrôler les pouvoirs, à les tenir soigneusement en laisse, afin d’éviter qu’ils n’en fassent qu’à leur tête et ne violent les droits individuels en cherchant à instrumentaliser les lois à leur profit.

Contre l’apologie naïve du libéralisme

Une autre idée du livre illustre les limites de certaines apologies naïves du marché, qui contribuent autant à décrédibiliser l’authentique libéralisme que les inepties démondialisatrices si populaires en France. Il s’agit de l’idée selon laquelle la présence du marché ne suffit pas à elle seule à garantir des institutions « inclusives » (pluralistes), qui requièrent également des règles du jeu équitables (« level playing field ») pour assurer un véritable état de droit de nature à engendrer un développement économique durable.

L’exemple des Etats-Unis du XIXe siècle et des « Robber Barons » montre qu’une solide législation antitrust est indispensable pour empêcher la cristallisation d’un pouvoir monopolistique empêchant l’émergence de nouveaux acteurs économiques, garantie indispensable de pluralisme et de prospérité à long terme. Ce faisant, les auteurs retrouvent une idée centrale du libéralisme classique, que l’on retrouve aussi bien chez les néo-libéraux des années 1930 (dont la « Bible » fut The Good Society de Walter Lippmann) que chez les ordolibéraux allemands de l’après-guerre[5].

Le dernier point sur lequel je voudrais insister et qui est riche d’enseignements pour l’historien, concerne la part de contingence qui existe nécessairement dans l’histoire du développement économique de tout pays. Acemoglu et Robinson accordent notamment une grande importance dans leur livre à ce qu’ils appellent les « petites différences » et les « moments critiques » dans l’histoire de tel ou tel pays. Il suffit en effet parfois de peu de choses pour que l’histoire de deux espaces diverge considérablement à partir d’un point de bifurcation pourtant assez ténu.

C’est ainsi que le destin politique de l’Angleterre vers plus de pluralisme et vers une monarchie de plus en plus tempérée est largement le résultat d’une série de petites différences (liées à l’histoire politique particulière de l’Angleterre moderne mais aussi à des données sociologiques comme le développement du commerce atlantique à l’origine de l’émergence d’une classe de marchands prospères) qui ont finalement abouti à un destin singulier, la révolution de 1688 débouchant in fine sur la révolution industrielle.

Là encore, les deux auteurs montrent que les données géographiques (la présence de charbon), culturelles (le lien, cher à Max Weber, entre protestantisme et esprit capitaliste) ou techniques (les fameuses « inventions ») qui ont longtemps été mobilisées pour expliquer pourquoi la révolution industrielle a trouvé son berceau au Royaume-Uni, négligent la dimension institutionnelle, pourtant capitale dans cette affaire. En effet, ils montrent combien le caractère davantage pluraliste des institutions anglaises explique largement le succès du processus d’industrialisation outre-Manche, tandis que sur le continent, « sans les changements dans les institutions et le pouvoir politique similaire à ceux qui ont émergé en Angleterre après 1688, il était peu probable que les pays absolutistes puissent bénéficier des innovations et des nouvelles technologies de la Révolution industrielle[6] ».

En d’autres termes, s’il y a une part de contingence dans l’histoire politique de chaque nation, il n’y a aucun hasard à ce que des pays comme l’Espagne, la Russie ou l’empire austro-hongrois n’aient pas vu fleurir en leur sein les entrepreneurs et les innovations qui ont en revanche trouvé dans la (relativement) pluraliste Grande-Bretagne un écosystème particulièrement favorable.

Une démonstration solide

Ces quelques aperçus ne donnent qu’une toute petite idée de la richesse peu ordinaire d’un livre qui présente toutes les caractéristiques de ce que l’on est en droit d’attendre d’un grand livre de sciences sociales : une thèse claire appuyée sur une démonstration solide, elle-même fondée sur une information fiable, et déployée dans une langue limpide, fuyant tout jargon inutile. C’est peu dire que l’ouvrage d’Acemoglu et Robinson remplit amplement tous ces critères.

Le résultat, c’est qu’une fois qu’on l’a lu et que l’on s’en est bien imprégné, il ne se passe pas une seule journée sans qu’un fait tiré de l’actualité ou bien encore une nouvelle lecture ne vous y ramène et ne semble apporter une illustration supplémentaire à la pourtant déjà très riche galerie d’exemples qu’il recèle.

Mieux, pour ceux qui avaient encore quelques doutes, cette lecture roborative vous vaccinera à jamais contre les torrents d’insanités déversés à flot continu dans notre pays sur les supposés ravages du capitalisme (ou du libéralisme) et sa prétendue responsabilité dans les inégalités réputées croissantes du monde globalisé actuel.

Lorsque je fais un cours de géographie à des collégiens ou des lycéens, j’ai coutume de commencer par cette question : pourquoi le Japon, une chaîne de montagnes au milieu de l’océan, sans aucune ressource naturelle et régulièrement secoué par de tragiques tremblements de terre, est-il devenu l’un des pays les plus riches au monde, tandis que le Congo, l’Angola, ou le Venezuela, qui regorgent littéralement de richesses naturelles, sont parmi les plus pauvres de la planète ?

Parce que l’un est bien gouverné et permet à ses habitants de déployer leurs trésors d’ingéniosité pour créer des richesses à leur profit et au profit de tous, tandis que les autres sont sous la coupe de gouvernants corrompus qui en leur volant leurs rares biens, les dissuadent d’en créer de nouveaux.

Bref, pour résumer, il n’est d’autres richesses que la population d’un pays, et la clé du succès réside dans la bonne gouvernance, c’est-à-dire dans un ordre de droit garanti par des pouvoirs contrôlés. Désormais, grâce à Acemoglu et Robinson, je vais pouvoir renouveler à l’infini mon stock d’exemples !

Nb :l De l'esprit des lois est un traité de la théorie politique publié par Montesquieu à Genève en 1748. Cette œuvre majeure, qui lui a pris quatorze ans de travail, a fait l'objet d'une mise à l'Index en 1751.

Dans cet ouvrage, Montesquieu suit une méthode révolutionnaire pour l'époque : il refuse de juger ce qui est par ce qui doit être, et choisit de traiter des faits politiques en dehors du cadre abstrait des théories volontaristes et jusnaturalistes1. Il défend ainsi une théorie originale de la loi : au lieu d'en faire un commandement à suivre, il en fait un rapport à observer et à ajuster entre des variables. Parmi ces variables, il distingue des causes culturelles (traditions, religion, etc.) et des causes naturelles (climat, géographie, etc.). Il livre à partir de là une étude sociologique des mœurs politiques.
Définition de séparation des pouvoirs

La séparation des pouvoirs est un principe, une théorie, qui préconise que les trois grandes fonctions de l'Etat (le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire) soient chacune exercée par un organe ou une instance différente : •le pouvoir législatif, dévolu aux assemblées représentatives, édicte les règles,

•le pouvoir exécutif, détenu par le gouvernement, exécute les règles,

•le pouvoir judiciaire, assuré par les juridictions, règle les litiges.

Le contrôle que chacun des trois pouvoirs exerce sur les autres est censé préserver les citoyens des atteintes à ses droits fondamentaux.

La séparation des pouvoirs est appliquée dans la plupart des Etats démocratiques modernes. Elle est plus ou moins souple car une trop stricte séparation des différents pouvoirs peut conduire à la paralysie des institutions, comme ce fut le cas en France sous le Directoire (1795-1799) et sous la IIe République (1848-1852), débouchant sur un coup d'Etat. De ce fait, de nombreuses constitutions privilégient le principe de la collaboration des différents pouvoirs en leur attribuant des moyens d'action les uns sur les autres. Cependant, dans la pratique, le pouvoir exécutif va souvent au-delà de son rôle en s'assurant la mainmise sur les autres pouvoirs (nomination des juges, possibilité de légiférer).

Le principe de séparation des pouvoirs a été énoncé par le philosophe anglais John Locke (1632-1704) dans son "Second traité du Gouvernement Civil"de 1690 et plus tard par Montesquieu (1689-1755) dans "L'esprit des lois" (1748).
Montesquieu qui est favorable à une monarchie non despotique distingue :
- le pouvoir exécutif détenu par le monarque,
- le pouvoir législatif exercé par les représentants du peuple et les représentants de l'aristocratie,
- le pouvoir judiciaire exercé par des gens issus du peuple.
Pour lui, l'attribution de ces pouvoirs à trois parties distinctes de l'Etat est un moyen de garantir la liberté des citoyens, contrairement à la monarchie absolue où le roi détient l'ensemble de ces pouvoirs. L'équilibre entre les pouvoirs est assuré par la capacité que doit avoir chacun d'eux d'agir et d'empêcher, ce qui les contraint à la collaboration et au contrôle mutuel, réduisant ainsi le risque d'abus de part et d'autre.

"Pour qu'on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir." L'Esprit des lois - 1748
Faites- moi signe si un seul des candidats, en 2017 est en phase avec ces principes


La France va payer le prix du clientélisme électoral
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http://actu.orange.fr/politique/projet-de-raid-sur-la-syrie-en-2013-l-elysee-a-t-il-evente-un-confidentiel-defense-leparisien-CNT000000sXUxu.html


https://youtu.be/VomI3u9dzlk


L’admirable conclusion de notre philosophe misanthrope :
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Et voici « Cette attitude est souvent rencontrée, […] même si on prend grand soin de ne pas être désobligeant. [Car le problème est] qu’en démontrant tranquillement à quelqu’un qu’il a tort et que par voie de conséquence il juge et pense de travers, ce qui est le cas dans toute victoire dialectique, on l’ulcère encore plus que par des paroles grossières et blessantes. Pourquoi ? Parce que comme dit Hobbes : « Toute volupté de l’esprit, toute bonne humeur vient de ce qu’on a des gens en comparaison desquels on puisse avoir une haute estime de soi-même. » Rien n’égale pour l’homme le fait de satisfaire sa vanité, et aucune blessure n’est plus douloureuse que de la voir blessée. Cette satisfaction de la vanité naît principalement du fait que l’on se compare aux autres, à tout point de vue, mais surtout au point de vue des facultés intellectuelles. C’est justement ce qui se passe effectivement et très violemment dans toute controverse. D’où la colère du vaincu, sans qu’on lui ait fait de tort, d’où son recours à ce dernier expédient, à ce dernier stratagème. […] Toutefois, en tant que joute de deux esprits, la controverse est souvent bénéfique aux deux parties car elle leur permet de rectifier leurs propres idées et de se faire aussi de nouvelles opinions. Seulement, il faut que les deux adversaires soient à peu près du même niveau en savoir et en intelligence. Si le savoir manque à l’un, il ne comprend pas tout et n’est pas au niveau. Si c’est l’intelligence qui lui manque, l’irritation qu’il en concevra l’incitera à recourir à la mauvaise foi, à la ruse et à la grossièreté.[…]

La seule parade sûre est donc celle qu’Aristote a indiquée : ne pas débattre avec le premier venu mais uniquement avec les gens que l’on connaît et dont on sait qu’ils sont suffisamment raisonnables pour ne pas débiter des absurdités et se couvrir de ridicule. Et dans le but de s’appuyer sur des arguments fondés et non sur des sentences sans appel ; et pour écouter les raisons de l’autre et s’y rendre ; des gens dont on sait enfin qu’ils font grand cas de la vérité, qu’ils aiment entendre de bonnes raisons, même de la bouche de leur adversaire, et qu’ils ont suffisamment le sens de l’équité pour supporter d’avoir tort quand la vérité est dans l’autre camp. Il en résulte que sur cent personnes il s’en trouve à peine une qui soit digne qu’on discute avec elle. Quant aux autres, qu’on les laisse dire ce qu’elles veulent car desipere est juris gentium (c’est un droit des gens que de délirer…) »

— Arthur Schopenhauer, L’art d’avoir toujours raison, 1830


Chômage en baisse ? Ce que disent vraiment les chiffres
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Par Matthieu Mistret
Les chiffres du chômage sont annoncés en baisse à la satisfaction générale. Le détail des chiffres semble pourtant cacher un subterfuge électoraliste.
Les chiffres mensuels du chômage viennent de tomber. On nous avait dit que ça allait mieux. On nous avait aussi dit que quand la croissance était inférieure aux prévisions, c’était pas de bol. Le bol semble être revenu et ça va effectivement mieux puisque le chômage baisse en juillet. Près de 20 000 chômeurs de moins. Comment ne pas se réjouir d’une si bonne nouvelle ? Suivez le guide…

Chômage : pour aller plus loin dans les chiffres

Un petit rappel semble à ce stade indispensable. Qu’entend-on par catégorie de chômeurs ? Le très officiel site du service public nous informe :
◾Catégorie A : Personne sans emploi, tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi, à la recherche d’un emploi quel que soit le type de contrat ( CDI, CDD, à temps plein, à temps partiel, temporaire ou saisonnier).
◾Catégorie B : Personne ayant exercé une activité réduite de 78 heures maximum par mois, tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi.
◾Catégorie C : Personne ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures par mois, tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi.
◾Catégorie D : Personne sans emploi, qui n’est pas immédiatement disponible, non tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (demandeur d’emploi en formation, en maladie, etc.).
◾Catégorie E : Personne pourvue d’un emploi, non tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi.

Autrement dit, pour tout gouvernement qui se respecte, le chômage, c’est avant tout la catégorie A, soit des personnes qui ne travaillent pas du tout. Tant que ce chiffre baisse, c’est que ça va mieux sur le front du chômage. Tenez-le vous pour dit.

Les catégories B et C représentent les personnes qui ont tellement peu travaillé qu’on ne peut même pas considérer qu’elles ont trouvé du travail. La catégorie D est réservée aux personnes en formation et en maladie pour l’essentiel. La catégorie E est enfin destinée à comptabiliser les personnes qui ont un travail, meilleur que celui des catégories B et C, mais pas suffisamment meilleur pour les sortir des statistiques.

La satisfaction du gouvernement…

Le Figaro rapporte que la désormais célèbre ministre du Travail se satisfait de la situation :

Ces résultats globaux sont bien le fruit d’une politique volontariste et ciblée. Les mesures déjà mises en œuvre (Pacte de responsabilité et de solidarité, CICE, aide Embauche PME notamment) vont continuer à stimuler la création d’emplois de qualité (nous avons enregistré le 5e trimestre consécutif de créations nettes d’emplois). L’accélération de la baisse du chômage demeure une priorité du gouvernement, tout comme la sortie de l’activité réduite vers un emploi durable à durée indéterminée, notamment pour les plus jeunes. (…) Le Plan 500.000 formations supplémentaires poursuit son déploiement et permettra aux personnes en recherche d’emploi de saisir des opportunités professionnelles dans les mois qui viennent.

… et la réalité des chiffres du chômage

Pour commencer, nous pouvons noter que le détail des variations du mois de juillet par catégorie est beaucoup moins flatteur. Le chômage total augmente. Ceux qui sont sortis de la catégorie A ont, peut-être et pour partie, trouvé un emploi stable mais ils ont aussi clairement alimenté les catégories B, C et D. Pire, le total de toutes les catégories augmente de 10 900 personnes ce qui montre qu’il y a au total de nouveaux demandeurs d’emplois.

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/08/chomage-juillet-variation-catégories-1.png

On peut noter que, sur les derniers mois, la ministre du Travail a raison de mettre en avant son plan de formation. On peut observer une très belle anti-corrélation entre la catégorie A et la catégorie D. Les mauvais esprits (dont je fais partie) penseront qu’il s’agit là de faire baisser artificiellement les statistiques. En effet, comme on ne sait rien sur l’efficacité des formations suivies par les demandeurs d’emploi, on ne peut pas réellement parler de baisse du chômage sur la base de la baisse de la catégorie A.

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/08/chomage-juillet-variation-catégories-depuis2015.png


Dans le même temps, les catégories B et C qui correspondent à des emplois précaires ont augmenté de près de 50 000 personnes depuis un an et de plus de 45 000 personnes depuis avril, quand ça allait mieux.

Les élections approchent

Si quelqu’un devait être surpris que les élections présidentielles arrivent si vite, ce ne serait certainement pas François Hollande. Il a passé un mandat à agiter des mesurettes pour réduire le chômage et à repousser l’horizon de son inversion de la courbe, posée en condition de sa future candidature. Patiemment, il a attendu qu’il soit enfin possible d’importer la croissance comme aux glorieux temps de Lionel Jospin. Pas de bol, ce n’est pas arrivé. Il a donc fallu, juste à temps, user du subterfuge de la formation pour faire baisser les chiffres de la catégorie A que la majorité des médias porte aux nues comme l’indicateur le plus pertinent. Les Français seront-ils dupes ? Rien n’est moins sûr…


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François Hollande, faussaire du chômage

Par IREF Europe
Le gouvernement Hollande se prévaut d’une politique volontariste pour faire baisser le chômage. Oui, elle existe… sur le papier.
Selon l’INSEE, le chômage a reculé au deuxième trimestre pour s’établir à 9,6% de la population active selon les critères du BIT. En trois mois, ce sont 74 000 personnes de moins. Cette baisse n’est malheureusement qu’un trompe l’œil. Elle est sans doute essentiellement due au plan des 500 000 formations qui aurait déjà permis de prendre en charge plusieurs dizaines de milliers de chômeurs transférés à cette occasion de catégorie A en catégorie D. Or ce sont les chômeurs de catégorie A qui font la Une, ce sont ceux dont la courbe doit être inversée pour que le Président de la République pense avoir réussi son pari.

Mais le plan formation n’est pas le seul stratagème utilisé pour faire baisser le chômage artificiellement. La prime à l’embauche pour les PME, lancée en début d’année, a largement contribué, elle aussi, à dégonfler les statistiques. 583 000 de ces aides avaient été demandées mi-août et il est estimé que ce mécanisme devrait permettre une création nette de 60 000 emplois sur l’année 2016. Mais ce dispositif qu’il a été décidé de prolonger en 2017, aurait un coût de 2Md€ au titre des seuls contrats signés en 2016.

Prime à l’embauche coûteuse et inutile

Cette prime de 2 000€ par an et par embauche, versée pendant deux ans pour tout CDD ou CDI, est bienvenue pour les PME. Sauf que selon une étude du Trésor publiée ce 22 août, « À terme, la prime à l’embauche étant temporaire, l’impact sur le niveau d’emploi s’annulerait à l’horizon cinq ans ». Un coup pour rien en quelque sorte sauf que ça aura coûté aux contribuables 4Md€ pour les années 2016/2018.

Parallèlement, les personnes qui recherchent un emploi mais ne sont pas disponibles dans les deux semaines sont rayées de la catégorie A et il y en a eu 29 000 au deuxième trimestre. Dans le même temps, le nombre de personnes travaillant à temps partiel et souhaitant travailler davantage ou celles ayant travaillé moins que d’habitude pour des raisons de chômage technique ou partiel ne sont pas enregistrées non plus en catégorie A et leur nombre a augmenté de 90 000.

Les radiations administratives de la catégorie A ont progressé de 27,8% en un an contre une baisse de 19,3% sur une même période en juillet 2015. Le gouvernement se prévaut d’une politique volontariste pour faire baisser le chômage. Oui, elle existe… sur le papier. En d’autres domaines on dirait que ceux qui font ça sont des faussaires.

Et néanmoins, malgré les subterfuges multiples qu’elle invente tour à tour, la France n’y arrive pas ou si peu, même sur le papier. En Allemagne le taux de chômage est de 4,2%, en Angleterre de l’ordre de 5% ; en Espagne il a décru de 20% depuis le pic de la crise, au Portugal il est passé de 17,5% en 2013 à 10,8% au deuxième trimestre 2016. Cherchez l’erreur ! Si la France rendait aux entreprises tout l’argent qu’elle verse dans le tonneau des Danaïdes de l’administration du chômage, il y aurait sans doute davantage de vrais emplois.


Par Jean-Philippe Delsol.
Un article de l’Iref-Europe


Le chômage français, une exception en Europe !
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Publié le 10 février 2016 dans Travail & emploi



Mais pourquoi les entreprises n’embauchent-elles pas alors que toute l’Europe embauche ?

.


Par Jacques Garello.






J’ai déjà rappelé à tout propos les raisons profondes et durables du chômage français, et la façon d’éliminer ce fléau humain et social : liberté du contrat du travail (salaire, durée, temps), réforme de l’impôt (qui pénalise aujourd’hui l’innovation, le succès et l’épargne), réforme de la protection sociale (source de charges exorbitantes), réforme de l’indemnisation du chômage (dissuasif de la reprise du travail) : le programme libéral tient en trois lignes. Mais on a « tout essayé » sauf le programme libéral !

Ce n’est évidemment pas le plan Hollande qui inversera quelque courbe que ce soit, y compris la courbe de la popularité du Président. Personne n’y croit sérieusement. Il y aura 500.000 chômeurs en moins dans la catégorie A puisqu’ils seront en formation.

Le chômage français, une exception en Europe

Il y a une particularité du chômage français qui mérite d’être mise en évidence, comme l’ont fait nos confrères des Échos : « Entre mi-2013 et mi-2015 la France a créé nettement moins d’emplois privés que l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. » Malheureusement l’article s’intitule « l’incapacité du secteur privé à créer des emplois est problématique », suggérant que les entreprises privées renâclent à embaucher. Certes, elles renâclent, mais en portent-elles la responsabilité ?

La responsabilité incombe à la réglementation, aux impôts, aux charges sociales, bref : à l’État. Mais il y a une autre raison, plus profonde : c’est l’hypertrophie du secteur « non marchand », créant des emplois de fonctionnaires et salariés du secteur associatif (en général financé par les pouvoirs publics).

L’Europe crée des emplois… sauf en France

L’étude visée par Les Échos apprend qu’en Espagne les emplois créés en un an par le secteur marchand (près de 800.000) ont représenté 85 % du total des emplois créés, en Allemagne (470.000) 60 % du total, et en Italie les emplois privés ont augmenté de 280.000 alors que les emplois publics diminuaient de 45.000. Voici l’exception française : sur 290.000 emplois créés au total, le privé n’a créé que 57.000 emplois. On remarquera d’ailleurs que le niveau d’embauche (moins de 300.000) dépare de celui de nos voisins, surtout en proportion de la population. C’est dire la léthargie profonde du marché du travail.

Bastiat avait déjà l’explication

Mais ce déséquilibre a de profondes conséquences sur les futures perspectives de créations d’emplois dans notre pays. Frédéric Bastiat avait déjà fait cette remarque de bon sens, elle l’a rendu célèbre : Une entreprise publique est une médaille à deux revers. Sur l’une figure un ouvrier occupé avec cette devise « Ce qu’on voit », sur l’autre un ouvrier inoccupé avec cette devise : « ce qu’on ne voit pas ».

Bastiat expliquait que l’emploi public est payé par l’État, c’est-à-dire par les contribuables. L’argent qui a été absorbé par l’impôt n’est plus disponible ni pour la consommation ni pour l’investissement privé. C’est ce que les économistes appelleront plus tard « l’effet d’éviction ». Faut-il en conclure que l’emploi public s’est simplement substitué à l’emploi privé en « l’évinçant » ? Non, car il y a un autre élément à prendre en considération.

L’emploi privé est créé par l’entreprise certes, mais en réponse à une demande formulée sur le marché. Le client choisit, alors que le contribuable ne choisit pas. Le produit payé avec l’argent du client correspond à un besoin véritable, il a une valeur tirée de sa correspondance avec les préférences librement exprimées par les individus. Alors que le produit payé par l’État a le riche nom de « service public », qui masque en réalité les seules préférences des autorités publiques.

Par définition, ces « biens publics » n’ont aucune rentabilité directe, puisqu’ils sont sensés fournir, et à un prix imposé, le bien-être à une masse de personnes non repérables. Ils n’ont qu’une rentabilité « externe », et ces externalités ne sont pas mesurables. Donc, on peut gonfler à l’envi la production de biens publics, réalisée au détriment de celle des biens et services marchands.

La France est ainsi gorgée de services publics et privée de produits marchands. La pénurie de produits marchands diminue déjà le niveau de satisfaction des Français, mais elle les prive aussi d’une partie croissante de leur pouvoir d’achat avec les ponctions fiscales. Mais évidemment, tout cela « ne se voit pas » : la classe politique multiplie fonctionnaires, bureaucratie et impôts, et les Français de réclamer sans cesse plus d’aides et d’interventions de l’État et d’attribuer le chômage à la loi du marché !


Ce que coûte la hausse du point d’indice des fonctionnaires
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Publié le 23 mars 2016 dans Fonction publique



À un an des élections, le gouvernement vient d’annoncer une augmentation du point d’indice des fonctionnaires de 1.2 % en plusieurs fois. Cette hausse est d’ailleurs la plus forte augmentation sur un an depuis 2005 ! Or, la hausse du point d’indice c’est le coût de 44 000 emplois dans le privé.


Par Nicolas Lecaussin
Un article de l’IREF-Europe




La décision d’augmenter le point d’indice de la fonction publique est d’abord d’une mesure électoraliste car les socialistes espèrent mobiliser la fonction publique en leur faveur, ce qui est d’ailleurs régulièrement le cas, lors des élections de 2017. De plus, 2 députés PS sur 3 sont fonctionnaires ou dépendent de l’argent public. Ensuite, c’est une décision particulièrement égoïste et très inégalitaire dans un pays frappé par une grave crise économique et par un chômage de masse. Quel est le message donné aux millions de chômeurs et à tous ceux qui galèrent dans un secteur privé qui croule sous les réglementations et la fiscalité ? Incapable de mener à bien une petite réforme du marché du travail, on choisit d’augmenter les dépenses de l’État.

On l’a déjà écrit : la France est le seul pays à ne pas avoir fait une vraie réforme de l’État. Notre pays reste une usine à fabriquer des fonctionnaires : depuis 2013, la France a créé 40 % des nouveaux emplois publics dans la zone euro. On n’a pas touché au nombre de ses fonctionnaires, ni à leurs privilèges alors que dans d’autres pays, la crise de 2008 a été la grande occasion d’aller encore plus loin dans la baisse des dépenses publiques. Par exemple, le Royaume-Uni sous David Cameron ne s’est pas seulement contenté de supprimer 631.000 postes dans le secteur public entre 2010 et 2014 (sur la même période, la France a… créé 300 000 postes de fonctionnaires). Et, d’après les projections du ministère du Budget (HM Treasury), le nombre total de postes supprimés dans le public s’élèvera, d’ici 2019, à 1 million. Parallèlement, Cameron a aussi décidé de geler complètement les rémunérations des fonctionnaires entre 2010 et 2013, puis de bloquer à 1 % par an la hausse des salaires. Notre voisin a donc préféré la création d’emplois dans le secteur privé : depuis 2010, le Royaume-Uni a créé 2,5 millions emplois privés/nets.

En France, cette hausse des salaires des fonctionnaires coûtera environ 2 Mds d’euros par an à l’État, donc aux contribuables. Sachant qu’un emploi dans le privé coûte en moyenne 45 000 euros/an, le coût de la hausse du point d’indice des fonctionnaires c’est l’équivalent du coût de plus de 44 000 emplois privés. Le pays en aurait vraiment besoin.




Immigration-intégration. 1981 à 2017 leur langue de bois prennent feu!
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. Le sujet, envahissant, est au centre de l échiquier politique depuis bientôt trente ans et instrumentalisé par tous les partis.
Tous les jours, c est au nom des populations de l immigration extra-européenne que s exercent la terreur médiatique et la censure par la novlangue.

Quant aux hommes politiques, accaparés par les discours et l élaboration de politiques ad hoc d intégration, ils sont désormais l objet d une défiance inédite : leurs « solutions », inefficaces, voire contre-productives et chères, ne trompent plus personne. Échecs scolaires, agressions, refus de respecter les normes collectives, c est une faillite.

Longtemps les élites ont dissimulé la vérité aux Français, ou leur ont tenu un double discours, et elles continuent encore à le faire. Que s est-il passé pour que l' intégration se dégrade autant au cours des deux dernières décennies ? Les Français attendent qu on leur tienne un langage de vérité. Ils savent l enjeu immense. Il y va de la cohésion nationale.


Qui a ce langage de vérité pour 2017?


Ce que vous ne devez pas savoir…entre collusion malpropre et grande lâcheté
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Avez-vous remarqué, dans les titres de presse, cette nouvelle scie journalistique aux allures d’objectivité rigoureuse : « Ce que l’on sait » ou « Que sait-on de… » ? « Ce que l’on sait de l’affaire. » « Que sait-on de l’accident ? » « Venons-en aux faits », annoncent les « Décodeurs » du Monde, tandis que Libé propose un « Service désintox ». Les faits, rien que les faits, du sérieux, du maigre, et pas de baratin.

Il est bien évident que, dans l’esprit de ces professionnels de la manipulation mentale, ce nouveau procédé n’a rien d’anodin : c’est un défi lancé à la « réacosphère », toujours prompte, on le sait, à exagérer, à mentir et déformer la réalité à des fins ignoblement politiques. En décrivant cette réalité sèchement et précisément, ils espèrent combattre la « machine à fantasmes » qui produit tant de « peurs » et de « préjugés » – les deux cornes lucifériennes du vote d’extrême droite.

Ce souci de véracité, pour autant qu’elle soit possible, serait presque louable s’il s’appliquait indifféremment à toute la réalité, à tous les faits. Or, il s’avère quotidiennement que « ce que l’on sait » n’est pas nécessairement « ce que l’on a envie de vous dire ».


La plupart des articles devraient alors s’intituler : « Ce que l’on juge que vous devez savoir », qui stigmatise en creux, bien sûr, « ce que vous ne devez pas savoir » (parce que si vous le saviez, vous pourriez commettre un « crimepensée » ou même un « crimevote »).

Ainsi, les trois individus qui ont tué le couturier chinois à Aubervilliers nous sont-ils présentés comme « trois hommes » sans nom, ni prénom, ni rien qui nous aiderait à savoir de quoi parle le maire de la ville quand il évoque un crime raciste. Dans quel univers ces hommes baignent-ils ? Les journalistes ne le savent pas. De même, ils ignorent pourquoi un Algérien a attaqué un policier au couteau, à Toulouse, mardi dernier. Ils connaissent ses « antécédents psychiatriques », mais pas sa religion. Ils rapportent que l’homme a lancé naguère un cocktail Molotov sur une synagogue – mais vous ne trouverez nulle part les mots « islam » ou « musulman » dans les articles qui « font le point ». Autant dire que les rédactions rechignent à faire toute la lumière sur ces violences caractéristiques.

Et nous pouvons aller d’une page à l’autre, toutes les relations des fait divers se ressemblent : Le Point, L’Express, Le Figaro, Le Parisien, La Voix du Nord, Sud-Ouest, RTL, BFM, tous ces médias mutiques forment une barrière indépassable d’occultation et de déni. Pire : ils sèment le doute, la prévention et l’arbitraire. On croit désormais comprendre par la façon dont les choses ne sont pas dites, et souvent même parce qu’elles ne sont pas dites. On essaie de lire entre les lignes, au risque d’accuser sans preuves ; mais à notre soif de vérité, ces étouffeurs du réel opposent incessamment leur « neutralité » hypocrite et pernicieuse. Tu n’as rien vu, citoyen.

Thibaut d'Arcy


Un immense problème de dette...colmatée par la BCE au fil de l'eau!
GUERIN


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Arthur Schopenhauer disait que « toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence ».

Cette réflexion est particulièrement juste dans notre contexte actuel de manipulation et de fabrication « du consentement » et de la manière dont on forge la pensée des masses.


Il y a encore quelques mois, oser dire comme je dis depuis des années que les assurances vie et les fonds euros seront l’un des plus mauvais placements des 30 prochaines années alors qu’il fût le meilleur des trentes dernières était largement suffisant à vous faire passer pour un fou furieux, un pessimiste ou pire encore… un complotiste.

Pourtant, tout ce qu’il se passe depuis des années ne peut que conduire à certaines conséquences et, contrairement à ce que l’on veut bien croire pour se rassurer, tout cela est parfaitement prévisible.

Je refuse donc les raisonnements défaitistes du type « on ne pouvait pas prévoir » et autres « on ne pouvait pas savoir », arguments pour pleutres et victimes consentantes.

Si on analyse les faits sans idéologie et sans biais politiquement correct, il est évident que nous avons à faire face à un immense problème de dette. À partir du moment où la dette devient « négative » – comprenez par là que le prêteur est prêt à payer pour prêter son argent plutôt qu’à être payé pour le faire –, il ne faut pas être grand clerc pour penser ou imaginer que des choses aussi aberrantes risquent de provoquer des conséquences tout aussi aberrantes.

L’assurance fonds euros, c’est de la dette !

L’assurance vie, le placement préféré des Français, c’est à 82 % uniquement des titres de dettes qui ne seront vraisemblablement jamais remboursés…

Je le dis donc à nouveau, et je vous le répète, les contrats d’assurance vie vont connaître des années très difficiles et c’est exactement ce que pointe ce petit article dans le journal Investir du 27 août, dans le numéro 2 225, intitulé :




« Inquiétude autour des fonds en euros »

Et là, accrochez-vous car cet article du journal Investir est tout simplement énorme et symptomatique là encore de l’incapacité à sortir des faux-fuyants et à exprimer un avis justement de convictions !

Tout d’abord, les constats effectués sont implacables :

« Avec la baisse des taux obligataires, les rendements des fonds en euros ne cessent de diminuer. Ils ont atteint 2,25 % en moyenne l’an dernier et sont attendus en dessous de 2 % cette année. »

Parfaitement exact et je partage ce constat.

« Les pouvoirs publics appellent les assureurs à réduire encore de manière drastique ces revalorisations car ils estiment que la survie des compagnies d’assurance est menacée par cette situation. »

Parfaitement exact encore une fois. Je partage ce constat et les mises en garde des autorités se sont multipliées ces derniers mois.

« En effet avec des taux obligataires à moins de 1 %, ces compagnies voient leur rentabilité s’effondrer, et certaines pourraient avoir du mal à honorer leurs garanties… »

Pour faire un peu de traduction, « avoir du mal à honorer leurs garanties » cela signifie, pour le dire plus crûment, faire faillite, et si votre compagnie fait faillite, il y a peu de chance que cela se passe bien pour votre épargne…

« En outre en cas de remontée brutale des taux d’intérêt, les assureurs se trouveraient dans une situation risquée, car leurs portefeuilles seraient globalement en moins-values : pour honorer les sorties, ils devraient donc vendre des titres à perte. Certains assureurs ont déjà commencé à restreindre l’accès à leurs fonds euros pour tenir compte de cette situation ou à réduire leur garantie en excluant les frais de gestion de la protection. D’autres ont mis au point des bonus pour encourager à la diversification, et beaucoup refusent désormais les très gros versements qui sont uniquement orientés vers les fonds en euros… »

Il est donc devenu presque « interdit » car impossible de verser de gros montants en fonds en euros, et que ceux qui en sont bardés ne s’en réjouissent pas pour autant car ils risquent de perdre beaucoup et d’y laisser quelques plumes.



Le meilleur pour la fin… la conclusion de cet article qui laisse rêveur !

Mais rassurez-vous mes amis, mes chers lecteurs, lorsque le journal donne son avis sur cette question épineuse cela donne le conseil suivant :

« La baisse de rendement des fonds en euros est certaine, et elle pourrait être plus violente que ne le prévoient de nombreux observateurs. Nous ne croyons pas cependant à un scénario de faillite : les pouvoirs publics disposent d’outils pour l’éviter, par exemple en interdisant les retraits sur des contrats d’assurance pendant une durée de quelques mois »…

Hahahahahaha, mais quelle rigolade mes amis. Reprenons ensemble les principaux éléments.

Là encore je suis d’accord avec la rédaction du journal qui explique que la baisse de rendement est certaine, voire même qu’elle « pourrait être plus violente que ne le prévoient de nombreux observateurs ». Mais là où la conclusion est cocasse, pour ne pas dire qu’elle confine à la plus grande des stupidités voire à de l’indigence intellectuelle, c’est lorsqu’il est affirmé que :

« Nous ne croyons pas cependant à un scénario de faillite : les pouvoirs publics disposent d’outils pour l’éviter, par exemple en interdisant les retraits sur des contrats d’assurance pendant une durée de quelques mois… »

C’est sûr que si personne n’a plus accès à son argent, par définition, il ne peut pas y avoir de faillite de votre compagnie, surtout si cette dernière est autorisée à ne plus vous verser et vous rendre votre argent.

Cela dit, je me pose tout de même une question. Quelqu’un est-il capable de m’expliquer quelle est la différence entre ne plus avoir mon argent parce que la compagnie a fait faillite, et ne plus avoir mon argent parce que la compagnie l’a bloqué pour ne pas faire faillite ?

Dans tous les cas, je n’ai plus accès à mon argent. Dans le deuxième cas, vous me direz qu’il y a encore un peu de chance que je récupère un petit quelque chose…

Et c’est vrai, mais pensez-vous qu’il est judicieux de rassurer les gens en utilisant ce genre d’argument fallacieux ? Un placement dont on ne récupère pas grand-chose est un placement tout simplement désastreux.

Je vous confirme donc, mois après mois, et années après années, mon point de vue. Fuyez l’assurance vie. Vous allez être ruinés.

N’oubliez pas cette citation d’Arthur Schopenhauer qui disait que « toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence »… D’ici quelques mois, il apparaîtra, soit parce que les taux seront encore plus négatifs soit parce qu’ils remonteront brutalement, comme une évidence, que tous les détenteurs de placements libellés en dette seront ruinés.

À vous de faire en sorte de ne pas en faire partie.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT


Quand la France lave tout blanc ....................
GUERIN


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Quand la France lave tout blanc !le mode des élections des députés dépassés ;.Quand les gauches et droites coulent avec des idées de 1900 …le FN ne peut-être qu’en lame de fond


La mondialisation de l'économie au profit des oligarchies financières qui accumulent des capitaux hors mesure avec les budgets de certains états ne se traduit pas seulement par des incitations au consumérisme dans les hypermarchés et autres temples dédiés au veau d'or qui n'a jamais si bien porté son nom : le cliquetis du tiroir-caisse lui caresse si joliment les oreilles.

Elle nivelle aussi les comportements et gomme l'instinct d'appartenance de classe chez les plus pauvres au profit des leurres identitaires qui détournent leurs frustrations légitimes.
Empêchés d'accéder aux délices et aux opulences qui leur sont montrées en exemple, comme la carotte agitée devant l'âne, contraints de se satisfaire des miettes et de désirs inassouvis, ils sont le jouet de la ploutocratie cosmopolite qui sème les ferments de la division en finançant l'émergence de partis identitaires dans les petites lucarnes et autres médias traditionnels dont elle contrôle la diffusion.
Ainsi enfle une baudruche inconsistante par un matraquage systématique, à coup d'annonces lancinantes sur la « consistance« des selles de Madame Le Pen, sur le pied dont elle s'est levée, par une avalanche de questions dites existentielles sur tout et de préférence n'importe quoi ( qui ne sont pas des questionnements mais de simples mises en valeur ).

Ainsi on a fait gonfler un parti censé porter la voix des plus démunis non contre ceux qui les oppriment et sont responsables de leur déclassement mais contre ceux avec qui cyniquement les maîtres les mettent en concurrence.

D'instrument manipulé par les puissances d'argent, de variable d'ajustement des coûts du travail l'immigré ( ou le Français d'apparence immigrée, ce qui fait du monde ) est devenu la cause de tous les maux de la nation.

Bien que tout ce processus d'écartèlement des classes inférieures ait parfaitement été analysé par Marx, la pensée de Gauche se retrouve aujourd'hui dans le même état qu'en 1914 quand l'énorme majorité de ses représentants dans tous les pays qui allaient s'affronter votèrent les crédits de guerre bien qu'ils partageassent des deux côtés les mêmes valeurs pacifiques de solidarité prolétarienne.

On ne peut que constater que la Gauche a aujourd'hui un problème de communication pour éveiller la conscience de ceux qu'elle est censée représenter et qu'incapable de parler à la tête, elle a abandonné le terrain à ceux qui parlent aux tripes.

On doit bien constater que là où elle avait semblé renaître comme en Grèce l'expérience a tourné court et la seule perspective qu'offre encore Syriza, c'est aujourd'hui le découragement, l'impression que Sisyphe est condamné a rouler de toute éternité son rocher au sommet de la colline d'où il dégringole.

Pourtant un pays comme la France - mais il en est d'autres en Europe - est richement doté de groupements associatifs qui se dévouent pour le bien commun, ce n'est pas à un manque de générosité ou de civisme qu'on est confrontés mais à un grave désenchantement de la vie politique.

Les pourcentages astronomiques d'abstention ou de votes blancs ou nuls, les refus d'inscription sur les listes électorales forment pourtant un terreau où seraient susceptibles de s'épanouir de nouvelles fleurs de la liberté mais Dieu ! qu'il est difficile de parler avec le langage du passé à tous ces braves gens revenus de tout.

Je me souviens de ces maisons du peuple du passé, de la ferveur des fêtes du Premier mai : un monde disparu !

A trop vouloir singer ceux à qui elle sert la soupe, à adopter leurs codes de langage d'abord, leur idéologie ensuite, la Gauche traditionnelle a certes compris ce que l'oligarchie attendait d'elle mais elle a cessé de parler à son peuple et ce dernier se détourne pour s'engager dans des impasses.

La Gauche de la Gauche a elle aussi perdu pied, elle est coupée des milieux populaires sans l'avoir voulu(nb:???) mais sans avoir pu contrarier le mouvement, probablement parce que les gens n'avaient plus envie de l'entendre réciter son chapelet.

Tout doit être refondé dans un grand mouvement populaire ( qui ne sera pas l'appendice d'un parti à l'agonie ).

En Espagne avec Podemos les conditions étaient remplies d'un grand renouveau, nécessaires dont l'avenir nous apprendra si elles étaient suffisantes ou si elles ne seront que les étincelles d'un feu de paille comme en Grèce.

En France, avec un FN repoussoir qui stérilise les espoirs de changement, un FN dont la présence au second tour des Présidentielles est devenu l'enjeu tacticien de tout qui veut emporter la timbale, ce n'est sans doute pas demain la veille que se présentera l'opportunité d'une lame de fond visant à rendre à la nation et à sa politique ses lettres de noblesse.

AGORAX.


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