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La Liberté, son sens, ses mises en applications
ZeM


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S'il est un terme dont on croise des conceptions à géométrie (très) variable, c'est bien celle de la liberté. On sort évidemment souvent les lieux communs pour justifier tout et n'importe quoi, et surtout se simplifier la réflexion au max.


- Le lieu commun le plus connu et complètement bidon pour plusieurs raisons (et selon les cas): "Je suis dans un pays libre".

- Lieu commun connu, vrai et ressorti à toutes les sauces sans être mis en application pour autant : "La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres".


Ce dernier est en plus souvent utilisé comme ces dernières heures sur l'actualité burkini pour s'exonérer d'avoir à utiliser la Liberté aussi comme un cadre, une limite, ce qui devient un contre-sens. Mais l'esprit pusillanime n'est pourtant pas cohérent et compatible avec le concept de Liberté, avec la défense des principes de Liberté.


La liberté est une responsabilité bien avant d'être un droit, et encore plus un Droit Fondamental (ou naturel diront d'autres personnes).
Autrement dit, pour être libre réellement, il faut en porter la responsabilité, accepter et défendre que les autres le soient au moins autant, et ces conditions remplies sans réserve, en demander l'application par le droit légal.


La liberté n'est pas l'autorisation de tout faire, comme dit le lieu commun mentionné ci-dessus, le principe de liberté n'existe plus dès qu'elle empiète même partiellement sur la liberté, ou des Droits (juridique ou Fondamentaux) d'un autre individu.
Les demi-libertés n'existent simplement pas si l'on parle au niveau droit naturel. Les libertés partielles ne peuvent exister que dans le domaine juridique.
Mais peut-on défendre les libertés individuelles en n'utilisant seulement que l'aspect juridique et légal ? Non. De la même façon qu'il y a une différence entre justice (juste) et justice légale, la liberté légale ne fait que s'appuyer au mieux sur la liberté fondamentale-droit naturel.


Ainsi, avant de se prononcer sur une question de liberté, les élus et ceux qui utilisent les lois pour gérer les Droits, droits, lois et décrets devraient logiquement faire une démarche intellectuelle de vérification d'existence de la Liberté dans la décision -du départ jusqu'à son application.
Regarder juste un texte de loi n'est pas suffisant dans certains cas, la population et la société humaine ne sont pas des machines dont la loi serait le mode d'emploi pour réparer ou corriger -surtout pour les sujets de (mutation/évolution) de société qui doivent malgré tout reposer sur le socle des droits fondamentaux -dont la Liberté.


Ainsi, la démarche devrait conserver ce point, que la Liberté ne souffre d'aucune concession, elle ne peut être qu'entière ou ne pas être, tout simplement.
S'il existe un seul doute sur le fait qu'une décision qui touche aux Libertés fondamentales risque de brider même partiellement la Liberté tout aussi naturelle ne serait-ce que d'une seule autre personne, alors cette liberté ne peut être vue comme valide, ou à tout le moins dite comme règle par le légal.
Sinon ça revient à la loi de prendre le risque dans certains cas de piétiner les Libertés d'une ou d'un groupe/catégorie de personnes.


Autrement dit, la loi ne peut pas tout si on veut préserver le plus possible les droits fondamentaux/naturels, certaines choses de la gestion de la "vie de la cité" sont à laisser à l'appréciation de l'élu de terrain (maire pour la France, bourgmestre je crois pour la Belgique, etc.) le plus à même de d'apprécier la situation. C'est même pour cette raison que cette fonction existe et qu'elle peut agir par décret. Ce qui permet le cas par cas.


C'est alors l'élu qui peut voir, jauger et faire la démarche intellectuelle sur le respect des Droits fondamentaux que son décret risquera de piétiner ou pas. Alors que si c'est appliqué au niveau national par la loi (le législateur voit tout, sait tout, décide tout de son palais), c'est appliqué à tout le monde sans distinction et augmente justement les risques de piétiner les droits d'autres personnes.


Certes, je n'ai pas de bagages philosophiques ou de droits, mais je sais que la vie n'est pas manichéenne, et que la liberté ne souffre d'aucune concession et que par conséquent, elle ne peut pas être défendue de façon timorée, laissant la place dans ce cas à ceux qui rêvent de les réduire.



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