Vie Politique et Philosophique Index du Forum
Vie Politique et Philosophique
Forum en vue de débattre de l'actualité politique…Échanger les idées et les opinions en toute sérénité, loin du tumulte ambiant.
Répondre au sujet
Les aventures de Poutine et les standards doubles du business allemand
Martinez


Hors ligne

Inscrit le: 24 Juin 2016
Messages: 8
Masculin
Point(s): 15
Moyenne de points: 1,88
Répondre en citant
PublicitéSupprimer les publicités ?

Il y a deux ans la chancelière Angela Merkel a fait des efforts pour faire le business allemand se résigner à la décision politique de la participation de l'Allemagne dans les sanctions à l’encontre de la Russie.
La Russie était en effet pour l'Allemagne le partenaire sérieux commercial. Le volume total d'échange commercial entre l'Allemagne et la Fédération de Russie vers le début de 2014 a atteint pratiquement 80 milliards de dollars.Le business allemand a cessé de persister, quand le prix du pétrole baissé a fait tomber le rouble russe et le pouvoir d'achat des clients en Russie.
Les industriels allemands ont compris que la crise est arrivé sur le marché russe et il ne faut pas se cramponner à la Russie,d'autant plus que l'euro en chute a chauffé brusquement l'intérêt pour les marchandises allemandes sur le marché global. Au volume total de l'exportation allemande plus de 1 trillion de dollars la réduction des livraisons à la Russie sur les dizaines des milliards n’abimait pas la situation générale.
À son tour, le côté russe a senti l'effet des sanctions, puisqu'il continue à dépendre critiquement des technologies et des composants occidentales, y compris allemands, dans le contexte du plan fameux en ce qui concerne substitution des importations, qui est notoirement irréalisable et qui a été initié par le Kremlin en réponse à l'interdiction totale de livraison en Russie de la production militaire et d’usage double.
Le secteur russe de la défense a souffert sérieusement à cause de l'embargo commercial et militaire, qui est une partie des sanctions vastes économiques, introduites par l'Ouest en réponse à l'agression de Moscou contre l'Ukraine, et cherche activement les voies du détour des sanctions.
Il y a cependant des compagnies allemandes, qui malgré les restrictions introduites continuent à coopérer avec les entreprises stratégiques russe du complexe de l’industrie de défense. Par exemple la compagnie Daimler, avec laquelle SA KAMAZ (qui entre dans la Corporation d’État Rostec) a développé la coopération jusqu'à mars 2016. Alors on commençait la construction de l'usine de la production commune des cabines à Naberejnye Tchelny (Tatarstan). Lors de la cérémonie de l'ouverture de la construction de cette usine le directeur général de la SA KAMAZ Sergey Kogoguin a déclaré le suivant: «La création de la société conjointe avec Daimler pour la production des cabines deviendra le pas suivant dans l'élargissement de coopération avec le consortium allemand. SA KAMAZ réalise la stratégie de la Corporation d’État Rostec en ce qui concerne l'appel au capital «sage», permettant d'acquérir la compétence nécessaire et recevoir l'accès aux nouveaux marchés et assurer le financement supplémentaire».
De plus ça vaut la peine de noter que Vladimir Poutine réserve une attention particulière à la societé russe stratégique KAMAZ et aux autres entreprises militaires dans sa politique. Dans les années les plus réussies grâce aux hauts prix pétroliers et l'abondance des ressources financières dans la Fédération de Russie Poutine a fixé une tâche - moderniser l'armée russe et l'industrie de défense le plus vite possible. Anatoly Serdyukov, étant à cette époque-là le ministre de la défense, avait entrepris les réformes militaires ambitieuses, la partie desquelles a été réalisée. Mais son activité était accompagnée par les scandales de corruption et au bout du compte s'est achevée par sa démission.
Évidemment, il y avait une compréhension absolument rationnelle et raisonnable par les autorités de la Russie qu'il existe le retard désespéré des technologies nationales militaires et la nécessité des injections directes des savoir-faire occidentaux, des technologies ou des lots industriels des produits finis pour l'armée russe et l'industrie de la défense. Cela avait lieu exactement à la période soviétique dans les années 20-30, quand les bolcheviques achetaient n'importe quels produits, les modèles et la documentation accessibles. Il y avait une coopération particulièrement étroite avec l'Allemagne sous la République de Weimar et même sous le régime d’Hitler.
L’époque du gouvernement de Poutine n'est pas devenu une exception. À la différence des autorités soviétiques, l'élite politique de la Russie nouvelle a choisi les voitures allemandes de luxe sans cérémonies superflues. Poutine voulait aussi que l'armée et l'industrie russe reçoivent à leur disposition les technologies occidentales, y compris les derniers modèles du matériel militaire allemand et les centres d’instruction des troupes, qui devaient être construits clés en main par les entrepreneurs allemands.
Cependant l'aventure en Crimée, puis l'agression militaire dans le Donbass ukrainien ont fait son deuil du programme de l'importation des technologies militaires, y compris de l'Allemagne, en conséquence de l'introduction des sanctions occidentales. Mais la compagnie Daimler avec la SAKAMAZ, qui est le principal fournisseur des camions militaires en Russie et sur le marché international, caressent obstinément l'idée de trouver une lacune dans les procédures de sanctions.
Il est évident qu'on estime à Daimler que le camion est un objet le plus inoffensif à l'arsenal de Poutine. Les camions en effet ne tirent pas, ne font pas sauter et ne tuent pas. C'est pourquoi il n'y aura rien de terrible dans les livraisons de la production semblable pour l’armée de Poutine.
Probablement, on ne prend pas en considération à Daimler le fait que les bombes et les obus tuant aujourd'hui la population civile en Syrie et dans le Donbass, et auparavant en Géorgie, sont transportés notamment par les camions KAMAZ. Et ces voitures sont la base du logistique tactique militaire de l'armée russe, sans lesquelles la conduite des hostilités est impossible en général, y compris en cas de l'agression possible de la Russie, en particulier contre l’OTAN et les pays baltes.
Aujourd'hui l'Ukraine et la Syrie réagissent le plus aigu à la production de la societé russe KAMAZ, parce que ces camions apportent la mort à leurs citoyens. Malgré les accords de paix signés à Minsk, la direction russe militaire continue à utiliser les KAMAZ, en les déguisant en escortes humanitaires, pour la transportation en Ukraine des armes et des munitions aux groupements des séparatistes et troupes régulières de l'armée russe, qui y est aussi déployée en déguisement.
Aujourd'hui il est déjà clair que les livraisons de la technique militaire russe à la Syrie constituent la menace directe pour la sécurité de l'Allemagne. Par ses livraisons de la production de l'usine KAMAZ la Russie soutient le régime moribond d'Assad qui poursuit la guerre de longue durée contre son peuple, dont la partie (plus de million) a déménagé déjà en Europe et en Allemagne elle-même.
C'est pourquoi dans la situation actuelle les tentatives du Daimler de régler les livraisons des technologies à l'armée russe sont non seulement amorales, mais aussi constituent la menace indirecte pour la sécurité de l'Europe et l'Allemagne en particulier, où les régimes de Poutine et d’Assad dirigent les terroristes avec les flux des réfugiés.
L'Europe, récemment insouciante et pacifique, dépense aujourd'hui les milliards d'euro chaque mois pour régler la crise migratoire initiée du dehors et la menace terroriste toujours s’étendant (les attentats en France, Belgique et Allemagne). Moscou, à son tour, utilise cette situation pour son compte.
Le Kremlin ne cache plus que tente de sortir du groupe des pays-parias et revenir au club des États-civilisés. De plus Moscou aspire à «remettre à zéro» les erreurs admises et assurer le retour à la civilisation par «la contrainte vers la paix» - «la guerre hybride», le front de laquelle, après la Géorgie à 2008 et l'Ukraine à 2014, a été déjà ouvert en Europe.
En outre le Kremlin utilise activement le facteur des réfugiés et les attentats en Europe pour compromettre les positions des leaders des pays principaux de l’UE (l'Allemagne et la France) en mettant en mire ultérieure leur remplacement par les personnes plus loyales vers Moscou.


Les aventures de Poutine et les standards doubles du business allemand
Contenu Sponsorisé


Les aventures de Poutine et les standards doubles du business allemand
Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure  
Page 1 sur 1  

  
  
 Répondre au sujet