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Pourquoi il faut quitter l'EURO
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Le recrutement de José Manuel Barroso, l’ancien président de la Commission européenne, par la banque d'affaires américaine Goldman Sachs suscite un tollé. Les eurocrates sont pourtant coutumiers de ce genre de connivence avec les milieux d’affaires.


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« Europe de la corruption : commissaire européen ET société aux Bahamas !! » L’édito de Charles SANNAT
Charles Sannat/
23 septembre 2016





Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Comme vous le savez, je suis un grand pourfendeur de l’Europe. Pas de l’idée européenne qui consiste à croire évidemment que les pays d’Europe continentale ont un avenir et un destin commun – et jusqu’à l’Oural d’ailleurs car il serait fort dommage d’oublier la Russie.

Je suis pourfendeur de la mécanique que tous collectivement nous avons laissé se créer. Une mécanique absurde, froide, une technocratie européenne hallucinante, sans aucun contrôle des peuples, peu ou pas représentative, passant des lois s’appliquant à plus de 400 millions de personnes et soumises aux lobbies et à une corruption massive.

Cette Europe-là est la négation même de l’idée de liberté, de représentativité et de démocratie.

Une corruption massive

Bruxelles est devenue le repaire de dizaine de milliers de lobbyistes chargés d’influencer en fonction des intérêts qu’ils défendent les décisions de la Commission européenne, puisque je vous rappelle que le Parlement européen n’a strictement aucun pouvoir. Nous avons donc quelques gus désignés plus ou moins d’office qui prennent les décisions pour tous les Européens.

Cela portait le nom de Politburo dans l’ex-URSS, et pour rentrer au Politburo, il fallait tout de même une forme de vote…

Alors que Barroso, l’ancien patron de l’Europe, est allé travailler pour Goldman Sachs – ce que de nombreux hauts gradés européens ont fait avant lui et feront vraisemblablement après lui –, c’est l’ex-commissaire à la Concurrence Neelie Kroes qui, selon des médias, a été pendant son mandat bruxellois directrice d’une société offshore aux Bahamas…

Et comme chacun sait, aux Bahamas, il n’y a que des choses claires, aucune évasion fiscale, et uniquement des activités dûment déclarées.

Voilà où en est votre Europe ! Notre Europe, et c’est la raison pour laquelle il ne faut pas se résigner à supporter cela, car sinon, nous irons vers encore plus de corruption jusqu’à ce que les décisions prises nous rendent notre quotidien invivable.

Que serait la France sans l’Europe ?

J’entends cette question qui revient en boucle dans la bouche de tous les pétochards ! La France est un pays millénaire, qui a vécu bien plus longtemps sans l’Europe (voire contre l’Europe) et a globalement bien vécu en sachant rayonner. D’ailleurs, plus nous avons d’Europe, plus nous nous enfonçons… Mais c’est le syndrome de Stockholm, les gens ont juste peur de l’inconnu.

Pas les Britanniques, remarquez, qui viennent de montrer que l’on pouvait en sortir sans que la planète ne dévie de son axe.

Pas les Suisses, qui n’y sont jamais rentrés et qui disposent tout de même de l’électricité et de quelques commodités modernes…

Bref, si l’Europe c’est 28 pays qui ne sont plus d’accord sur quoi que ce soit, le monde, lui, c’est 200 nations pour la très grande majorité totalement indépendantes !! On vit bien en Australie, en Malaisie, et dans bien d’autres contrées.

Cet argument de la place de la France n’a donc aucune portée et c’est de l’indigence intellectuelle que d’y croire. La « place » de la France c’est tout juste un concept et rien de plus qu’un mot.

On en a d’ailleurs un peu rien à faire de notre « place » si tout le monde mange, si tout le monde a un travail, si les gens vivent bien, je peux vous assurer que notre « place » suivra !!

L’Europe n’est plus la solution mais le problème !

L’Europe est devenue le problème car l’Europe est une institution corrompue et vendue au totalitarisme marchand.

Les décisions prises ne le sont pas dans l’intérêt de la « place » de l’Europe, ou de ses peuples, mais uniquement pour le bien de quelques grandes multinationales.

Le pouvoir législatif européen, à coup de virements personnels, de chantages, de stages ou postes donnés aux enfants d’un tel ou un tel et autres petits à-côtés, a été confisqué des mains du peuple pour servir les intérêts d’une infime minorité. Les lois deviennent une « violence » légitime à l’égard des peuples et des plus petits.

Il n’arrivera rien au Barroso ou à la Neelie. On en parlera au mieux quelques jours avant de noyer tout cela dans le vacarme incessant des « fausses » infos, et on focalisera votre esprit sur le dernier divorce d’Angelina et de Brad… (ma femme m’en a parlé, elle revient de chez le coiffeur).

Si nous souhaitons reprendre les rênes de notre avenir, nous devons reprendre notre souveraineté. Pour reprendre notre souveraineté, nous devons quitter l’Europe. Sans peur et sans regret.

Si nous attendons, c’est l’Europe qui nous quittera et qui explosera. Alors nous devrons reprendre notre souveraineté dans un moment de grande crise. Les choses seront plus que complexes. Mieux vaudrait le faire avant. Pourtant, nous ne ferons rien. Nous aurons donc le chaos.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)


Pourquoi L'UE ne pourra pas supporter une nouvelle crise financière
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Publié le 23 septembre 2016 dans Europe

L'auteur


Mises Institute
Le site de l'auteur
Le Mises Institute, installé en Alabama, est une organisation universitaire libertarienne dédiée à l'enseignement et la recherche en philosophie et économie politique. Il exprime les conceptions méthodologiques de l'École autrichienne, notamment de Ludwig von Mises et son disciple direct Murray Rothbard. L'institut est entièrement financé par des donations privées.

.
Nous sommes habitués à regarder les malheurs de l’Europe d’un strict point de vue financier. C’est une erreur, parce que cela nous fait passer à côté de la vraie raison pour laquelle l’UE va échouer et ne survivra pas à la prochaine crise financière.

Normalement, on survit à une crise financière grâce aux actions des banques centrales en tant que prêteur en dernier ressort. Cependant, l’origine et la construction de l’Euro, et de l’UE elle-même, risquent d’avancer la prochaine crise financière aux mois à venir, et de faire que celle-ci dépasse la capacité de la BCE à sauver le système.

L’Union européenne, création des États-Unis

europe-condamnee-rene-le-honzecOn doit se rappeler que l’Union Européenne est à l’origine une création de la politique étrangère des États-Unis après-guerre. Leur priorité était de bloquer l’avancée du bloc communiste. Pour arriver à ce but, trois éléments de leur politique envers l’Europe ont été définis. Il y a d’abord eu le plan Marshall en 1948, qui a fourni des fonds pour aider à la reconstruction des infrastructures de l’Europe.

Cela a été suivi par la création de l’OTAN en 1949, qui a permis d’assurer la présence de bases militaires américaines et britanniques permanentes en Allemagne. Enfin, le Comité Américain pour une Europe Unie (the American Committee on United Europe), une organisation financée par la CIA, a été créé pour promouvoir discrètement l’union politique de l’Europe.

Celle-ci n’est donc en rien un développement européen naturel. Malgré cela, le concept d’union politique, initialement sous la forme de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), est devenue réalité avec le traité de Paris en 1951, avec six membres fondateurs : la France, l’Allemagne de l’Ouest, la Belgique, le Luxembourg et l’Italie. La CECA a évolué vers l’UE d’aujourd’hui, avec 21 pays membres supplémentaires sans compter le Royaume-Uni, qui a décidé de quitter l’union.

Pas d’identité nationale européenne

Les pays fondateurs ayant conservé leurs caractéristiques nationales, l’UE ressemble à un patchwork politique dont chaque élément a conservé ses caractéristiques d’origine. Après 65 années, un Français est toujours un fervent nationaliste français. Les Allemands sont caricaturalement Allemands, et les Italiens restent délicieusement Italiens. La Belgique est souvent désignée comme un non-pays, et est toujours divisée entre les Wallons et les Flamands. En tant qu’organisation, l’UE manque d’une identité nationale, et donc de cohésion politique.

C’est la raison pour laquelle la commission européenne de Bruxelles a dû faire beaucoup d’efforts pour s’affirmer. Elle souffre néanmoins d’un problème insurmontable : elle n’a pas d’autorité démocratique. Le parlement européen a été conçu pour ne pas détenir de pouvoir, et ne trompe donc que les ignorants. Le pouvoir résidant toujours dans une cabale réduite d’États-nation, les dirigeants nationaux ne font que semblant de respecter la bureaucratie bruxelloise.

Soumission à l’axe franco-allemand

La relation entre les dirigeants nationaux et la Commission européenne est délibérément une relation de long terme, dans le sens que la perte de souveraineté est utilisée pour soumettre progressivement les autres pays membres de l’UE à l’axe franco-allemand. La logique sous-jacente était de faire de l’Europe une zone de commerce protégé dans l’intérêt conjoint de la France et de l’Allemagne, en les protégeant du marché libre.

Trouver les compromis nécessaires n’a pas été facile. Depuis la seconde guerre mondiale, la France a été très protectionniste envers sa propre culture, en insistant pour que les Français n’achètent que des produits français. Le succès de l’Allemagne vient de l’épargne qui, en encourageant les investissements industriels, a conduit à une forte capacité d’exportation. Ces deux pays, partageant une frontière commune, avaient et ont toujours des valeurs très différentes, mais ont réussi à concevoir et à mettre en place la Banque Centrale Européenne (BCE) et l’euro.

Le rôle de la classe politique allemande

En Allemagne, les défenseurs d’une monnaie forte de la Bundesbank ont perdu face aux intérêts industriels, qui ont cherché à profiter d’une monnaie plus faible. Cela concordait avec ses préférences politiques, et c’est bien la classe politique qui contrôlait la relation avec la France. En France les intégrationnistes, à nouveau des politiciens, ont gagné face aux industriels, qui cherchaient à protéger leur marché domestique face à la compétition allemande.

Lorsque la monnaie commune a été initialement proposée, deux problèmes futurs ont été ignorés. Le premier était l’adaptation des autres pays rejoignant l’euro à la perte de leur monnaie nationale, et le second était la manière dont le Royaume-Uni, avec sa culture anglo-saxonne basée sur le marché, pouvait s’adapter à un modèle plus européen. Le second problème n’a pas tardé à se manifester brutalement, avec le retrait de la livre sterling du mécanisme de taux de change européen (MCE), précurseur de l’euro, en septembre 1992.

La naissance de l’euro

L’euro a finalement vu le jour à la fin du siècle. Le compromis franco-allemand a conduit à la nomination d’un Français, Jean-Claude Trichet, comme deuxième président de la BCE. Tout se passait bien puisque l’abandon des monnaies nationales et l’acceptation progressive de l’euro signifiaient que les États de l’Eurozone pouvaient emprunter moins cher en euro que dans leurs propres monnaies nationales.

Le risque des obligations était mesuré contre les bunds allemands, les obligations traditionnellement au taux le plus faible d’Europe. Après peu de temps, le spread entre les obligations allemandes et celles émises par d’autres pays de l’Eurozone a été vu comme une opportunité de profit et non plus comme le reflet d’un risque relatif. Les banques européennes, les compagnies d’assurances et les fonds de pensions ont tous bénéficié de l’augmentation significative des prix des obligations émises par les membres périphériques de l’UE, et ont investi en conséquence.

La violation du traité de Maastricht

En retour, ces emprunteurs ne se sont pas fait prier pour répondre à cette demande en émettant d’énormes quantités de dettes, en violation du traité de Maastricht. Le crédit bancaire s’est également étendu, en laissant le système bancaire dangereusement exposé.

Le mécanisme de contrôle de cette explosion de l’endettement aurait dû être le pacte de stabilité et de croissance sur lequel les États se sont entendus à Maastricht en 1993. Cinq règles ont été définies, dont deux qui nous intéressent particulièrement. Les États membres devaient garder leur déficit budgétaire en dessous de 3 % du PIB, et la dette gouvernementale devait rester en dessous de 60 % du PIB.

Ni l’Allemagne ni la France ne remplissaient le critère de la dette sans truquer leurs comptes, et la seule raison pour laquelle le déficit était conforme au Pacte était un mélange de comptabilité douteuse et de timing favorable du cycle économique. Aucune mesure n’a jamais été prise pour faire respecter le mécanisme de contrôle.

Aucune responsabilité envers la nouvelle monnaie

Depuis le début, aucun pays n’a eu le moindre sens de responsabilité envers la nouvelle monnaie. Les règles ont été ignorées et l’euro est devenue la vache à lait des gouvernements membres, ce qui a été propulsé sur le devant de la scène par l’échec de la Grèce.

Le système bancaire de l’Eurozone, comprenant les banques centrales nationales et la BCE, mutuellement engagées dans un système de règlement bancal nommé TARGET, est devenu le moyen pour les États membres d’acheter des biens allemands à crédit. On aurait été tenté de dire « tant mieux pour l’Allemagne » si le crédit n’avait été pas fourni par l’Allemagne elle-même. Cela revient à prêter de l’argent à son client lors d’une transaction truquée. La faille présente à la construction du système est maintenant un volcan grondant prêt à exploser à tout moment.

Les Allemands veulent récupérer leur argent ou, a minima, ne pas y renoncer définitivement. Les débiteurs ne peuvent pas payer et ont besoin d’emprunter plus d’argent juste pour survivre.
Aucun des deux partis ne veut regarder la réalité en face. Cela a commencé avec l’Irlande, puis Chypre, suivie par la Grèce et le Portugal. Ce sont de petits débiteurs que l’Allemagne, sous l’impulsion de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, a réussi à soumettre, et qui sont maintenant des zombies économiques.

Le vrai problème vient de l’Italie

Le vrai problème vient de l’Italie, qui est aussi en train de sombrer avec un ratio dette/PIB estimé à plus de 133%, et qui continue de monter. Si l’Italie tombe, elle sera suivie par l’Espagne et la France. Herr Schäuble ne peut pas faire rentrer si facilement ces débiteurs majeur dans le rang, parce que si cela devait arriver, le système bancaire de toute l’Eurozone se retrouverait en grande difficulté, ainsi que le gouvernement allemand lui-même. Les épargnants allemands sont également en train de prendre pleinement conscience qu’ils vont devoir payer la facture.

La première ligne de défense, comme toujours, sera la BCE, qui agira en prêteur de dernier ressort pour garder les banques à flot. La seule manière d’y parvenir est d’accélérer l’impression d’euros et de monopoliser le marché de la dette de l’Eurozone. La question est de savoir si la BCE pourra ou non maintenir la monnaie debout avec ce passif sur son propre bilan, et pour combien de temps.

Pour le moment, l’Euro apparaît comme un Goliath, invincible. Il représente l’establishment européen anti-libre-marché, que personne n’a osé contester. Cela explique probablement que la BCE puisse imposer des taux d’intérêt négatifs et ne pas en subir les conséquences. Mais des failles sérieuses sont en train d’apparaître. D’abord, nous avons eu le Brexit, qui sera probablement suivi par la sortie d’autres petits États. La crise bancaire italienne se manifestera presque certainement bientôt, et le référendum italien sur la constitution le mois prochain sera également un obstacle important à surmonter.

Panique politicienne

Les politiciens sont en mode panique, et assurent à qui veut les entendre qu’il n’y a aucun problème que davantage d’intégration et une nouvelle armée ne pourront résoudre.

Pendant ce temps, l’attitude autoritaire de la Commission européenne et la crise des réfugiés sapent le soutien de l’opinion publique pour le statu quo. Angela Merkel, jusqu’à présent vue comme invincible, a perdu le soutien des électeurs allemands. Marine Le Pen, leader du Front national, souhaitant que la France sorte de l’UE, est en tête des sondages d’opinions récents pour l’élection présidentielle française de l’année prochaine. Les hommes forts de l’Europe sont en difficulté.

Tous les éléments pour un désastre politique et financier majeurs sont maintenant présents. La question de savoir s’il sera le déclencheur, ou s’il sera lui-même déclenché par d’autres évènements externes reste ouverte. Dans tous les cas, le délai avant une crise de l’Eurozone semble maintenant se compter en mois.

L’effet sur les marchés, au-delà d’un choc sévère sur leur totalité, sera vraisemblablement double. D’abord, les flux internationaux vont délaisser l’euro en faveur du dollar. Vu le poids de l’euro dans l’index du dollar, toutes les monnaies subiront des perturbations majeures. Ensuite, les résidents de l’Eurozone ayant des dépôts bancaires vont vraisemblablement chercher refuge vers l’or physique, à mesure que les signes de l’effondrement prochain de leur monnaie se font plus visibles, parce qu’ils n’ont pas d’autres endroits où aller.

Quelle que soit la manière dont on regarde la situation, il est de plus en plus difficile d’imaginer un autre dénouement qu’un effondrement complet de cette construction politique mal formée, promue à l’origine dans l’intérêt des États-Unis par une organisation financée par la CIA. L’Euro, dépendant d’une cohésion politique au lieu de venir d’une demande du marché, cessera simplement d’être une monnaie, dans un futur proche.


Les autorités et les paradis fiscaux
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http://www.francetvinfo.fr/economie/fraude/panama-papers/video-ces-politiques-du-monde-entier-adeptes-des-paradis-fiscaux_1836945.html


Pourquoi il faut quitter l'EURO
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« Europe de la corruption : commissaire européen ET société aux Bahamas !! » L’édito de Charles SANNAT
Charles Sannat/
23 septembre 2016





Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Comme vous le savez, je suis un grand pourfendeur de l’Europe. Pas de l’idée européenne qui consiste à croire évidemment que les pays d’Europe continentale ont un avenir et un destin commun – et jusqu’à l’Oural d’ailleurs car il serait fort dommage d’oublier la Russie.

Je suis pourfendeur de la mécanique que tous collectivement nous avons laissé se créer. Une mécanique absurde, froide, une technocratie européenne hallucinante, sans aucun contrôle des peuples, peu ou pas représentative, passant des lois s’appliquant à plus de 400 millions de personnes et soumises aux lobbies et à une corruption massive.

Cette Europe-là est la négation même de l’idée de liberté, de représentativité et de démocratie.

Une corruption massive

Bruxelles est devenue le repaire de dizaine de milliers de lobbyistes chargés d’influencer en fonction des intérêts qu’ils défendent les décisions de la Commission européenne, puisque je vous rappelle que le Parlement européen n’a strictement aucun pouvoir. Nous avons donc quelques gus désignés plus ou moins d’office qui prennent les décisions pour tous les Européens.

Cela portait le nom de Politburo dans l’ex-URSS, et pour rentrer au Politburo, il fallait tout de même une forme de vote…

Alors que Barroso, l’ancien patron de l’Europe, est allé travailler pour Goldman Sachs – ce que de nombreux hauts gradés européens ont fait avant lui et feront vraisemblablement après lui –, c’est l’ex-commissaire à la Concurrence Neelie Kroes qui, selon des médias, a été pendant son mandat bruxellois directrice d’une société offshore aux Bahamas…

Et comme chacun sait, aux Bahamas, il n’y a que des choses claires, aucune évasion fiscale, et uniquement des activités dûment déclarées.

Voilà où en est votre Europe ! Notre Europe, et c’est la raison pour laquelle il ne faut pas se résigner à supporter cela, car sinon, nous irons vers encore plus de corruption jusqu’à ce que les décisions prises nous rendent notre quotidien invivable.

Que serait la France sans l’Europe ?

J’entends cette question qui revient en boucle dans la bouche de tous les pétochards ! La France est un pays millénaire, qui a vécu bien plus longtemps sans l’Europe (voire contre l’Europe) et a globalement bien vécu en sachant rayonner. D’ailleurs, plus nous avons d’Europe, plus nous nous enfonçons… Mais c’est le syndrome de Stockholm, les gens ont juste peur de l’inconnu.

Pas les Britanniques, remarquez, qui viennent de montrer que l’on pouvait en sortir sans que la planète ne dévie de son axe.

Pas les Suisses, qui n’y sont jamais rentrés et qui disposent tout de même de l’électricité et de quelques commodités modernes…

Bref, si l’Europe c’est 28 pays qui ne sont plus d’accord sur quoi que ce soit, le monde, lui, c’est 200 nations pour la très grande majorité totalement indépendantes !! On vit bien en Australie, en Malaisie, et dans bien d’autres contrées.

Cet argument de la place de la France n’a donc aucune portée et c’est de l’indigence intellectuelle que d’y croire. La « place » de la France c’est tout juste un concept et rien de plus qu’un mot.

On en a d’ailleurs un peu rien à faire de notre « place » si tout le monde mange, si tout le monde a un travail, si les gens vivent bien, je peux vous assurer que notre « place » suivra !!

L’Europe n’est plus la solution mais le problème !

L’Europe est devenue le problème car l’Europe est une institution corrompue et vendue au totalitarisme marchand.

Les décisions prises ne le sont pas dans l’intérêt de la « place » de l’Europe, ou de ses peuples, mais uniquement pour le bien de quelques grandes multinationales.

Le pouvoir législatif européen, à coup de virements personnels, de chantages, de stages ou postes donnés aux enfants d’un tel ou un tel et autres petits à-côtés, a été confisqué des mains du peuple pour servir les intérêts d’une infime minorité. Les lois deviennent une « violence » légitime à l’égard des peuples et des plus petits.

Il n’arrivera rien au Barroso ou à la Neelie. On en parlera au mieux quelques jours avant de noyer tout cela dans le vacarme incessant des « fausses » infos, et on focalisera votre esprit sur le dernier divorce d’Angelina et de Brad… (ma femme m’en a parlé, elle revient de chez le coiffeur).

Si nous souhaitons reprendre les rênes de notre avenir, nous devons reprendre notre souveraineté. Pour reprendre notre souveraineté, nous devons quitter l’Europe. Sans peur et sans regret.

Si nous attendons, c’est l’Europe qui nous quittera et qui explosera. Alors nous devrons reprendre notre souveraineté dans un moment de grande crise. Les choses seront plus que complexes. Mieux vaudrait le faire avant. Pourtant, nous ne ferons rien. Nous aurons donc le chaos.

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« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)


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Le scandale de l’ex-commissaire européen : Neelie Kroes, la femme aux 43 mandats d’administratrice… ! » L’édito de Charles SANNAT
Charles Sannat/
27 septembre 2016





Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Neelie Kroes, vous vous souvenez ? Non, sans doute pas. C’était le scandale de la semaine dernière mais comme entre-temps, on a eu un noir abattu et des émeutes aux USA, le divorce d’Angelina et de Brad (qui en plus se permet de gueuler sur ses gosses comme le dernier des criminels) et Hollande qui n’est pas candidat et pas en campagne mais qui vient de promettre de démanteler la jungle de Calais – Calais devenue d’ailleurs ville où tout le gratin par encore gratiné de la campagne à venir doit aller se faire voir comme ce fut le cas pour la ville de Florange lors de la dernière élection. Et pourtant, Florange ferma (l’usine) et pour Calais, on nettoiera, puis ça repoussera…

Bref, comme il y a eu tout cela et bien d’autres choses encore, il est évident que tout le monde a oublié le scandale Neelie Kroes. Tout le monde ? Non, un petit groupe d’impertinents et d’insolents invétérés résiste encore et toujours à l’envahisseur du court-termisme et de la perte de mémoire. Si vous lisez ces lignes, alors vous êtes la résistance à la bêtise ambiante, et côté bêtise, dans l’édition du jour, vous allez être servis et pas qu’un peu !

Bref, détaillons qui est cette charmante femme.

Elle est née le 19 juillet 1941 à Rotterdam, et elle est une femme d’affaires et politique néerlandaise, membre du parti populaire libéral et démocrate. (On se fiche comme d’une guigne de sa date de naissance, mais ça fait bien dans une « bio »!)

Ministre des Transports des Pays-Bas entre 1982 et 1989, elle est plus tard commissaire européenne à la concurrence dans la Commission Barroso I entre 2004 et 2009, puis vice-présidente de la Commission européenne et commissaire européenne à la société numérique au sein de la Commission Barroso II entre 2009 et 2014…

Bon, en gros, elle va être l’une des plus importantes dirigeantes de l’UE pendant presque 10 ans !

Elle a épousé en secondes noces Bram Peper, ancien maire travailliste de Rotterdam et ministre de l’Intérieur des Pays-Bas… On s’en fiche aussi mais ça renforce son profil « House of Cards » – pour ceux qui ne connaissent pas la série, c’est l’histoire d’un couple d’Américains prêts à tout pour accéder au pouvoir le plus élevé… y compris à tuer toutes celles et ceux qui pourraient entraver leur ascension.

Dès le départ, sa nomination dans l’équipe de José Manuel Durão Barroso fut critiquée par le Parlement européen en raison de nombreux conflits d’intérêts potentiels : elle a détenu un mandat d’administrateur dans 43 grandes entreprises (Thales, Volvo, Lucent Technologies, etc.) et siégé dans 12 entreprises européennes. Pour cette raison, il est prévu que Neelie Kroes soit dessaisie d’un dossier dès qu’il fait intervenir une entreprise pour laquelle elle a travaillé. (Bon, ça, c’est ce qu’on dit aux couillons qui s’empressent de le croire et pour sauver l’honneur, mais en vrai, on continue à s’en mettre plein les poches sur le dos des mêmes couillons appelés « peuples européens »).

Elle a également été mise en cause aux Pays-Bas pour la gestion de son patrimoine immobilier et des relations d’affaires peu claires avec le promoteur Jan-Dirk Paarlberg, proche d’un groupe mafieux dirigé par Willem Holleeder…

Il n’y a pas à dire, c’est une femme exquise. D’ailleurs, la Commission européenne est un ramassis de gens absolument exquis qui prennent soin de vos intérêts… Hahahahahahahahahaha…

Après la Commission ? Un emploi du temps chargé…

Après avoir quitté la Commission européenne, Neelie Kroes a confirmé le 22 mars 2016 avoir rejoint le conseil d’administration de Salesforce, une entreprise américaine spécialisée dans le cloud computing.

Depuis 2016, elle siège au Comité de conseil en politique publique d’Uber.

Et enfin, elle est aussi salariée de la Bank of America Merrill Lynch, ce qui l’a fait citer dans des enquêtes anti-lobbying…

Le plus sympa en fait, en terme de résultat de lobbying, c’est évidemment l’affaire UBER car si chaque pays a tenté de défendre sa législation, au niveau européen, ce sont des portes grandes ouvertes qui attendaient la société Uber. Merci qui ? Merci Neelie !

Son action est évidemment de la vente au privé d’une influence acquise dans le public dans ses fonctions à la Commission. Mais il n’y a pas que cela. La réalité c’est que la Commission européenne n’est plus qu’un immense machin opaque, au service du totalitarisme marchand.

Encore des preuves de plus pour ceux qui continuent dans leur naïveté d’un rêve européen de paix devenu cauchemar démocratique des peuples d’Europe.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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D’après l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le Qatar, qui possède déjà 10 % du capital de la banque allemande en difficulté, pourrait monter jusqu’à 25 %.

Selon le journal allemand, « le cheikh Hamad ben Jassem ben Jaber al-Thani, ancien premier ministre du pays, et son cousin, l’ancien émir cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, envisagent d’apporter un soutien à la banque avec de nouveaux capitaux et d’acquérir, avec d’autres investisseurs, une part minoritaire de 25 % ».

Les réactions officielles en Allemagne sont parfaitement favorables à un tel sauvetage par les Qataris, et le ministère allemand des Finances a déclaré « ne pas avoir de problème avec un tel investissement du Qatar », toujours selon le Der Speigel.

Plusieurs moyens de sauver la Deutsche Bank qui n’a pas besoin d’être sauvée à l’étude !

Dans notre monde hypocrite, comme vous le savez, la Deutsche Bank va très bien. Bon elle va tellement bien qu’il faut étudier tous les moyens possibles pour qu’elle aille encore mieux, idéalement dans la philosophie « merkelienne » sans que le contribuable allemand n’ait à payer pour les errements de ses banquiers.

La solution qatari est-elle la seule et unique envisagée ? Non !

Ces derniers jours, il a été évoqué une scission de la Deutsche Bank avec une coupure entre la banque et sa gestion d’actif, ou encore la possibilité d’une augmentation de capital, sans oublier l’idée géniale de la « quête » collective où les grandes entreprises allemandes seraient appelées à venir soutenir leur plus grande banque en mettant évidemment la main au portefeuille.

Et l’Europe dans tout ça ?

Le problème n’est pas que des Qataris passent de 10 % à 25 % d’une des plus grandes banques européennes parce qu’ils seraient qataris !

Le problème est un problème d’indépendance et les problèmes de dépendance de nos partenaires européens sont, dans l’ensemble européen, NOS problèmes.

Ne soyons pas naïfs. La main qui reçoit est toujours située sous celle qui donne.

Si l’une des plus grandes banques allemandes passe sous pavillon qatari, alors il y a une forme de lien de subordination du leader de l’Europe avec un pays dont les intérêts ne sont pas ceux (et c’est parfaitement normal) de l’Europe.

On ne peut donc pas parler d’Europe, de construction européenne si à chaque difficulté nous ignorons systématiquement la mise en place de solutions de règlements européennes et que nous privilégions des accords extra-européens.

Tout cela est absurde et montre bien à quel point l’Europe n’est qu’une chimère et un rêve d’europathes. Un rêve qui chaque jour s’éloigne un peu plus.

La réalité cruelle c’est que si le Qatar sauve la Deutsche Bank qui ne vaut pas un clou, cela se paiera d’une autre façon, pas forcément favorable, mais surtout cela montrera qu’il n’y a plus aucune solidarité européenne à attendre.

L’Europe, de facto, aura cessé d’exister, de même que l’Union bancaire, ou encore le rôle de la BCE.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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Source Le Figaro ici

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/10/08/20005-20161008ARTFIG00040-la-qatar-pourrait-venir-a-la-rescousse-de-deutsche-bank.php?pagination=4#nbcomments

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