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Hillary reprend le flambeau des néo-con républicains.
GUERIN


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En s’attaquant à l’imprudence de Donald Trump, Clinton s’est trouvée associée à la critique néoconservatrice du président Obama.

Par Jeet Heer | 7 juin 2016

Mardi dernier, dans son discours donné à San Diego sur la politique étrangère « dangereusement incohérente » de Donald Trump, Hillary Clinton a porté un coup décisif à son adversaire Républicain présumé, le mettant sur la défensive et rassurant les Démocrates qui craignaient que Clinton ne puisse pas avoir le courage de se mesurer à Trump. Pourtant, alors que Clinton a qualifié le comportement imprudent et les préférences de politique générale de Trump avec beaucoup d’agressivité et de mordant, les libéraux ont de bonnes raisons de s’inquiéter de l’alternative offerte par Clinton.

Tandis qu’elle se présente elle-même comme l’héritière de Barack Obama et met en avant la fermeté du Président pour donner le feu vert au raid pour tuer Oussama ben Laden, Clinton a également adressé un message clair pour dire qu’elle était, pour de très nombreux points, proche des critiques d’Obama envers les faucons néoconservateurs. Le contraste entre Obama et Clinton était souligné par le discours de politique étrangère du Président qu’il avait prononcé un peu plus tôt ce jour-là, discours qui abordait les mêmes thèmes mais avec une différence frappante dans le ton et la teneur. Les deux discours se devaient d’être complémentaires, mais il y avait suffisamment de différences significatives pour rendre évident le fait que Clinton se dirige vers une présidence beaucoup plus « faucon ».

Obama et Clinton ont affiché, tous les deux, la même position envers Trump (son nom n’a pas été mentionné par Obama mais c’était clair dans les sous-entendus). Tous les deux se prononcèrent contre la vision pessimiste de Trump sur le déclin des États-Unis et affirmèrent que l’Amérique restait une grande puissance et un pilier essentiel pour le maintien de l’ordre international. Mais, en parcourant le discours d’Obama, on percevait une mise en garde contre les dangers d’une politique expansionniste et également une tentative pour tirer une simple leçon des guerres perdues au Vietnam et en Irak : le pays se doit d’être prudent dans l’utilisation de la force militaire.

Les thèmes de la prudence et de la coopération internationale, qui étaient nettement absents du discours de Clinton, semblaient être partout dans celui d’Obama :

Bien évidemment, gouverner avec sagesse signifie aussi résister à la tentation d’intervenir militairement chaque fois qu’il y a un problème ou une crise dans le monde. L’Histoire est jonchée de ruines d’empires ou de nations qui se sont agrandis démesurément, épuisant leur pouvoir et leur influence. C’est la raison pour laquelle nous devons suivre une voie plus sensée. Comme nous l’avons vu au Vietnam ou en Irak, la plupart du temps, le plus grand préjudice porté à la crédibilité américaine arrive quand nous voulons en faire trop, quand nous ne réfléchissons pas aux conséquences de toutes nos actions. Et, ainsi, nous devons retenir l’enseignement de notre Histoire. Et cela signifie aussi que nous devons veiller à nos hommes et à nos femmes en uniforme…

Et on est leader, non pas en imposant sa volonté aux autres nations, mais en travaillant avec eux en tant que partenaires ; en traitant les autres pays et leurs populations avec respect et non pas en leur faisant la morale. Et ce n’est pas uniquement parce que cela doit être ainsi : c’est dans notre propre intérêt. Ainsi, les pays seront plus enclins à travailler avec nous et, au bout du compte, cela accroît notre sécurité.

L’insistance d’Obama pour que l’armée soit la solution de dernier recours montre bien la défense explicite d’une politique sur laquelle lui et Hillary Clinton ne sont pas d’accord, politique concernant la Syrie. « Ma décision de ne pas frapper la Syrie après l’utilisation d’armes chimiques a été contestée par certains à Washington, » explique Obama. « Mais, parce que nous avons saisi l’option diplomatique, appuyée par la menace de notre armée, des nations se sont unies et nous avons réalisé beaucoup plus que ce que nous aurions pu faire avec des frappes militaires : la totalité des armes chimiques stockées par la Syrie a été éliminée avec succès. » Bien sûr, Clinton était partisane d’une plus large intervention militaire en Syrie.

Enfin, Obama s’est enorgueilli d’avoir pris l’initiative du rapprochement vers Cuba et vers le Vietnam, activités diplomatiques que Clinton n’a pas mentionnées, même si elle pouvait prétendre à un certain mérite en tant que Secrétaire d’État d’Obama.

L’axe principal du discours d’Obama était, selon ses propres termes, les avantages de l’utilisation de « la diplomatie, pas la guerre ». Le discours de Clinton a pris une approche très différente. Elle a efficacement critiqué l’inconstance de Trump, mais elle l’a opposé à sa détermination inébranlable et non pas à ses compétences diplomatiques. Lorsqu’il s’est agi de parler d’autres nations, son refrain invariable était qu’elle était suffisamment forte pour les faire plier à la volonté de l’Amérique ; rien sur les inquiétudes d’Obama sur les dangers de « donneur de leçons » aux autres pays.

Quand bien même elle aurait pu s’enorgueillir du succès diplomatique de l’accord nucléaire avec l’Iran, Clinton l’a encadré de termes militaires, assurant à ses auditeurs qu’elle utiliserait la force militaire si l’accord était violé : « Maintenant, nous devons faire respecter rigoureusement cet accord. Et comme je l’ai déjà dit à maintes reprises, notre approche doit être “méfiance et vérification”. Le monde doit comprendre que les États-Unis agissent avec fermeté si nécessaire, y compris par des actions militaires, pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. »

Parfois, Clinton s’est trouvée plus à droite que Donald Trump. Ainsi, elle a critiqué Trump pour avoir soi-disant dit « qu’il va rester neutre sur la sécurité d’Israël. » En fait, ce que Trump avait promis, c’était d’être un intermédiaire honnête entre les Israéliens et les Palestiniens dans les négociations de paix, une position également adoptée par Bernie Sanders et conforme à l’opinion traditionnelle en matière de politique étrangère américaine. Clinton a dit que Trump avait trop tendance à aller dans le sens de la Russie et de la Chine, en opposition à sa politique d'”affrontement” avec ces pays.

Pour couronner le tout, Clinton a répété les références aux États-Unis comme un pays « exceptionnel ». « Je crois de tout mon cœur que l’Amérique est un pays exceptionnel, » a déclaré Clinton. Elle a ajouté plus tard, « le réseau américain d’alliés fait partie de ce qui nous rend exceptionnel. »

L’utilisation du mot « exceptionnel » était clairement un coup de sifflet destiné aux néoconservateurs qui ont souvent critiqué Obama pour sa prétendue aversion à l’idée de « l’exceptionnalisme américain » et de l’indifférence supposée au déclin à long terme de l’Amérique. Attirer les néo-conservateurs est un jeu politique intelligent pour Clinton. Beaucoup d’entre eux ont franchement peur des aberrations sur la politique étrangère de Trump et sont réceptifs à voter pour Clinton. Bien que peu nombreux, les néoconservateurs pourraient tirer vers eux un plus grand ensemble de Républicains qui se sentent en décalage avec le Trumpisme.

Si le but des discours d’Hillary Clinton est de gagner sur la droite, cela a clairement marché. Elle a attiré des critiques dithyrambiques de nombreux experts conservateurs. Noah Rothman, qui écrit dans National Review, l’a saluée comme « un défenseur de l’héritage de Ronald Reagan ». Dans le Washington Post, Jennifer Rubin a soutenu : « En somme, son but était de peindre Trump comme une menace pour le pays et elle-même comme un dirigeant posé et expérimenté. Elle a atteint son premier but, et à la surprise de beaucoup de ses détracteurs, a marqué un point de poids contre eux. Cela devrait réconforter des millions de Républicains et d’indépendants qui ne peuvent pas se résoudre à voter pour Trump. » Ces sentiments ont été largement repris à droite.

Mais cela devrait inquiéter les libéraux qui ont soutenu la politique étrangère d’Obama ou qui sont à gauche du président. Dans son discours de San Diego, Clinton n’a assimilé aucune des leçons de la guerre en Irak. A l’écouter, on pouvait conclure qu’élue présidente elle utiliserait plus facilement la force militaire à grande échelle qu’Obama. Alors que la primaire touche à sa fin, les libéraux font face à la sombre réalisation que la seule alternative à l’isolationnisme de Trump est le libéralisme va-t-en guerre de Clinton qui a plus en commun avec le néoconservatisme qu’avec la doctrine de prudente retenue d’Obama.

Source : New Republic, le 07/06/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.



Nb :forum
Hillary, “démocrate”, “de gauche”, “travaille dur pour les pôv américains”??? Hahaha, laissez-moi rire (jaune).

Elle n’appartient qu’à aucun parti, sinon le parti C’est-Moi-Hillary. Elle est assoiffée de pouvoir et ne crache sur aucun moyen pour y parvenir. Oui, elle a fait le choix d’être la candidate des 1% et du “gouvernement profond”, des banques et des néo-cons :

– elle est endorsée les banques — qui ont contribué à sa campagne en la payant pour faire des discours au prix de $225,000.00 chaque. Elle a refusé jusqu’ici d’en révéler le contenu …

http://money.cnn.com/2016/04/20/news/economy/hillary-clinton-goldman-sachs/

– Elle est endorsée par les néo-cons (faucons), avec un palmarès édifiant

http://hillaryisaneocon.com/

– Son secrétariat d’Etat a approuvé des douzaines de ventes d’armes totalisant $165 milliards (!) aux gouvernements ayant contribué à la Fondation Clinton (enquête de l’International Business Times), dont l’Arabie Saoudite.

Enfin détail piquant : Goldman Sachs a interdit à ses employés de contribuer à la campagne de Trump

http://fortune.com/2016/09/06/goldman-elite-trump-pence/

Il est fort possible que, face à une économie qui risque à tout moment d’imploser et une population qui devient quelque peu rétive, le choix de la guerre soit délibéré — n’importe quelle guerre, n’importe où. ça fait peur.

on peut rajouter un autre soutien de poids :
l’Aipac et tous les think tanks et lobbies pro Israéliens ;
et ceci n’est pas le moins inquiétant ;
voyez ce récent témoignage de Charles Enderlin:

http://geopolis.francetvinfo.fr/charles-enderlin/2016/09/24/le-desespoir.html

” être neutre dans ce conflit ” Essayez pour voir , dans le calme de votre salon ( boudoir , bureau ,
s de bain etc .. ) ce dimanche, ne serait- ce qu’en récapitulant ces 50 dernières années…


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GUERIN a écrit:

En s’attaquant à l’imprudence de Donald Trump, Clinton s’est trouvée associée à la critique néoconservatrice du président Obama.

Par Jeet Heer | 7 juin 2016

Mardi dernier, dans son discours donné à San Diego sur la politique étrangère « dangereusement incohérente » de Donald Trump, Hillary Clinton a porté un coup décisif à son adversaire Républicain présumé, le mettant sur la défensive et rassurant les Démocrates qui craignaient que Clinton ne puisse pas avoir le courage de se mesurer à Trump. Pourtant, alors que Clinton a qualifié le comportement imprudent et les préférences de politique générale de Trump avec beaucoup d’agressivité et de mordant, les libéraux ont de bonnes raisons de s’inquiéter de l’alternative offerte par Clinton.

Tandis qu’elle se présente elle-même comme l’héritière de Barack Obama et met en avant la fermeté du Président pour donner le feu vert au raid pour tuer Oussama ben Laden, Clinton a également adressé un message clair pour dire qu’elle était, pour de très nombreux points, proche des critiques d’Obama envers les faucons néoconservateurs. Le contraste entre Obama et Clinton était souligné par le discours de politique étrangère du Président qu’il avait prononcé un peu plus tôt ce jour-là, discours qui abordait les mêmes thèmes mais avec une différence frappante dans le ton et la teneur. Les deux discours se devaient d’être complémentaires, mais il y avait suffisamment de différences significatives pour rendre évident le fait que Clinton se dirige vers une présidence beaucoup plus « faucon ».

Obama et Clinton ont affiché, tous les deux, la même position envers Trump (son nom n’a pas été mentionné par Obama mais c’était clair dans les sous-entendus). Tous les deux se prononcèrent contre la vision pessimiste de Trump sur le déclin des États-Unis et affirmèrent que l’Amérique restait une grande puissance et un pilier essentiel pour le maintien de l’ordre international. Mais, en parcourant le discours d’Obama, on percevait une mise en garde contre les dangers d’une politique expansionniste et également une tentative pour tirer une simple leçon des guerres perdues au Vietnam et en Irak : le pays se doit d’être prudent dans l’utilisation de la force militaire.

Les thèmes de la prudence et de la coopération internationale, qui étaient nettement absents du discours de Clinton, semblaient être partout dans celui d’Obama :

Bien évidemment, gouverner avec sagesse signifie aussi résister à la tentation d’intervenir militairement chaque fois qu’il y a un problème ou une crise dans le monde. L’Histoire est jonchée de ruines d’empires ou de nations qui se sont agrandis démesurément, épuisant leur pouvoir et leur influence. C’est la raison pour laquelle nous devons suivre une voie plus sensée. Comme nous l’avons vu au Vietnam ou en Irak, la plupart du temps, le plus grand préjudice porté à la crédibilité américaine arrive quand nous voulons en faire trop, quand nous ne réfléchissons pas aux conséquences de toutes nos actions. Et, ainsi, nous devons retenir l’enseignement de notre Histoire. Et cela signifie aussi que nous devons veiller à nos hommes et à nos femmes en uniforme…

Et on est leader, non pas en imposant sa volonté aux autres nations, mais en travaillant avec eux en tant que partenaires ; en traitant les autres pays et leurs populations avec respect et non pas en leur faisant la morale. Et ce n’est pas uniquement parce que cela doit être ainsi : c’est dans notre propre intérêt. Ainsi, les pays seront plus enclins à travailler avec nous et, au bout du compte, cela accroît notre sécurité.

L’insistance d’Obama pour que l’armée soit la solution de dernier recours montre bien la défense explicite d’une politique sur laquelle lui et Hillary Clinton ne sont pas d’accord, politique concernant la Syrie. « Ma décision de ne pas frapper la Syrie après l’utilisation d’armes chimiques a été contestée par certains à Washington, » explique Obama. « Mais, parce que nous avons saisi l’option diplomatique, appuyée par la menace de notre armée, des nations se sont unies et nous avons réalisé beaucoup plus que ce que nous aurions pu faire avec des frappes militaires : la totalité des armes chimiques stockées par la Syrie a été éliminée avec succès. » Bien sûr, Clinton était partisane d’une plus large intervention militaire en Syrie.

Enfin, Obama s’est enorgueilli d’avoir pris l’initiative du rapprochement vers Cuba et vers le Vietnam, activités diplomatiques que Clinton n’a pas mentionnées, même si elle pouvait prétendre à un certain mérite en tant que Secrétaire d’État d’Obama.

L’axe principal du discours d’Obama était, selon ses propres termes, les avantages de l’utilisation de « la diplomatie, pas la guerre ». Le discours de Clinton a pris une approche très différente. Elle a efficacement critiqué l’inconstance de Trump, mais elle l’a opposé à sa détermination inébranlable et non pas à ses compétences diplomatiques. Lorsqu’il s’est agi de parler d’autres nations, son refrain invariable était qu’elle était suffisamment forte pour les faire plier à la volonté de l’Amérique ; rien sur les inquiétudes d’Obama sur les dangers de « donneur de leçons » aux autres pays.

Quand bien même elle aurait pu s’enorgueillir du succès diplomatique de l’accord nucléaire avec l’Iran, Clinton l’a encadré de termes militaires, assurant à ses auditeurs qu’elle utiliserait la force militaire si l’accord était violé : « Maintenant, nous devons faire respecter rigoureusement cet accord. Et comme je l’ai déjà dit à maintes reprises, notre approche doit être “méfiance et vérification”. Le monde doit comprendre que les États-Unis agissent avec fermeté si nécessaire, y compris par des actions militaires, pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. »

Parfois, Clinton s’est trouvée plus à droite que Donald Trump. Ainsi, elle a critiqué Trump pour avoir soi-disant dit « qu’il va rester neutre sur la sécurité d’Israël. » En fait, ce que Trump avait promis, c’était d’être un intermédiaire honnête entre les Israéliens et les Palestiniens dans les négociations de paix, une position également adoptée par Bernie Sanders et conforme à l’opinion traditionnelle en matière de politique étrangère américaine. Clinton a dit que Trump avait trop tendance à aller dans le sens de la Russie et de la Chine, en opposition à sa politique d'”affrontement” avec ces pays.

Pour couronner le tout, Clinton a répété les références aux États-Unis comme un pays « exceptionnel ». « Je crois de tout mon cœur que l’Amérique est un pays exceptionnel, » a déclaré Clinton. Elle a ajouté plus tard, « le réseau américain d’alliés fait partie de ce qui nous rend exceptionnel. »

L’utilisation du mot « exceptionnel » était clairement un coup de sifflet destiné aux néoconservateurs qui ont souvent critiqué Obama pour sa prétendue aversion à l’idée de « l’exceptionnalisme américain » et de l’indifférence supposée au déclin à long terme de l’Amérique. Attirer les néo-conservateurs est un jeu politique intelligent pour Clinton. Beaucoup d’entre eux ont franchement peur des aberrations sur la politique étrangère de Trump et sont réceptifs à voter pour Clinton. Bien que peu nombreux, les néoconservateurs pourraient tirer vers eux un plus grand ensemble de Républicains qui se sentent en décalage avec le Trumpisme.

Si le but des discours d’Hillary Clinton est de gagner sur la droite, cela a clairement marché. Elle a attiré des critiques dithyrambiques de nombreux experts conservateurs. Noah Rothman, qui écrit dans National Review, l’a saluée comme « un défenseur de l’héritage de Ronald Reagan ». Dans le Washington Post, Jennifer Rubin a soutenu : « En somme, son but était de peindre Trump comme une menace pour le pays et elle-même comme un dirigeant posé et expérimenté. Elle a atteint son premier but, et à la surprise de beaucoup de ses détracteurs, a marqué un point de poids contre eux. Cela devrait réconforter des millions de Républicains et d’indépendants qui ne peuvent pas se résoudre à voter pour Trump. » Ces sentiments ont été largement repris à droite.

Mais cela devrait inquiéter les libéraux qui ont soutenu la politique étrangère d’Obama ou qui sont à gauche du président. Dans son discours de San Diego, Clinton n’a assimilé aucune des leçons de la guerre en Irak. A l’écouter, on pouvait conclure qu’élue présidente elle utiliserait plus facilement la force militaire à grande échelle qu’Obama. Alors que la primaire touche à sa fin, les libéraux font face à la sombre réalisation que la seule alternative à l’isolationnisme de Trump est le libéralisme va-t-en guerre de Clinton qui a plus en commun avec le néoconservatisme qu’avec la doctrine de prudente retenue d’Obama.

Source : New Republic, le 07/06/2016

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Hillary, “démocrate”, “de gauche”, “travaille dur pour les pôv américains”??? Hahaha, laissez-moi rire (jaune).

Elle n’appartient qu’à aucun parti, sinon le parti C’est-Moi-Hillary. Elle est assoiffée de pouvoir et ne crache sur aucun moyen pour y parvenir. Oui, elle a fait le choix d’être la candidate des 1% et du “gouvernement profond”, des banques et des néo-cons :

– elle est endorsée les banques — qui ont contribué à sa campagne en la payant pour faire des discours au prix de $225,000.00 chaque. Elle a refusé jusqu’ici d’en révéler le contenu …

http://money.cnn.com/2016/04/20/news/economy/hillary-clinton-goldman-sachs/

– Elle est endorsée par les néo-cons (faucons), avec un palmarès édifiant

http://hillaryisaneocon.com/

– Son secrétariat d’Etat a approuvé des douzaines de ventes d’armes totalisant $165 milliards (!) aux gouvernements ayant contribué à la Fondation Clinton (enquête de l’International Business Times), dont l’Arabie Saoudite.

Enfin détail piquant : Goldman Sachs a interdit à ses employés de contribuer à la campagne de Trump

http://fortune.com/2016/09/06/goldman-elite-trump-pence/

Il est fort possible que, face à une économie qui risque à tout moment d’imploser et une population qui devient quelque peu rétive, le choix de la guerre soit délibéré — n’importe quelle guerre, n’importe où. ça fait peur.

on peut rajouter un autre soutien de poids :
l’Aipac et tous les think tanks et lobbies pro Israéliens ;
et ceci n’est pas le moins inquiétant ;
voyez ce récent témoignage de Charles Enderlin:

http://geopolis.francetvinfo.fr/charles-enderlin/2016/09/24/le-desespoir.html

” être neutre dans ce conflit ” Essayez pour voir , dans le calme de votre salon ( boudoir , bureau ,
s de bain etc .. ) ce dimanche, ne serait- ce qu’en récapitulant ces 50 dernières années…


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Personne ne bat ce Record
•Elle affirme que le président Obama était mauvais ne pas à lancer des frappes de missiles à la Syrie en 2013.
•Elle a poussé dure pour le renversement de Kadhafi en 2011.
•Elle avait soutenu le gouvernement de coup d’État au Honduras en 2009.
•Elle a appuyé l’escalade et le prolongement de la guerre en Afghanistan.
•Elle a voté pour l’invasion de l’Irak en 2003.
•Habilement, elle a promu la justification de la maison blanche pour la guerre en Irak.
•Elle n’hésite pas à soutenir l’utilisation de drones ciblée tuant.
•Elle a constamment soutenu les initiatives militaires d’Israël.
•Elle n’était pas honte de se moquer de la mort de Kadhafi.
•Elle n’a pas hésité à avertir qu’elle pourrait effacer l’Iran.
•Elle n’a pas peur de s’opposer à la Russie.
•Elle a contribué à faciliter un coup d’État militaire en Ukraine.
•Elle a le soutien financier des fabricants d’armes et beaucoup de leurs clients étrangers.
•Elle a renoncé à des restrictions au département d’Etat sur la vente d’armes à l’Arabie saoudite, l’Algérie, Koweït, des Émirats Arabes Unis, Oman et Qatar, tous les États assez sage pour faire un don à la Fondation Clinton.
•Elle a soutenu les guerres du Président Bill Clinton et le pouvoir du Président à faire la guerre sans Congrès.
•Elle a préconisé pour armer des combattants en Syrie.
•Elle a soutenu une surtension en Irak avant même que le Président Bush a fait


Hillary reprend le flambeau des néo-con républicains.
registe 1
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tant mieux si elle reprend la mains parce que l autre c un fada


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registe 1 a écrit:
tant mieux si elle reprend la mains parce que l autre c un fada


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Débat présidentiel américain du 26 septembre : enjeux

Il y a encore peu, les choses semblaient claires pour les politologues occidentaux : le monde avait trouvé son équilibre, se situant idéologiquement à gauche, économiquement à droite et politiquement au centre.

Les choses étaient également claires pour les géopoliticiens : d’un côté les moralistes, stéphanophores de la raison universelle, de l’autre les archaïques des anciens empires, fauteurs de troubles, inconscients de la marche inéluctable des événements, perdus dans une vision cyclique de la vie, elle-même héritée d’un ruralisme défunt.

Religieusement, les choses étaient également claires : l’acheminement de l’Histoire vers son asymptote devait se faire sous la conduite de la nouvelle prêtrise positiviste, encadrant de sa police culturelle des masses en perpétuelle enfance, devenues les agents producteurs et consommateurs d’un système économique mesure de toute chose. Ralliement des corps contre reliement des âmes, en somme…

Bref, le Nouvel ordre du monde était irréversible.

Il y avait bien les rebelles, les réfractaires, les déviants, les dissidents, enfin tous ceux qui ne prenaient pas des vessies pour des lanternes. Leur verdict était simple : les États-Unis, inventeurs du Nouvel ordre mondial, étaient devenus en deux siècles les maîtres d’un empire mondial en expansion, libérés du contrepoids d’un empire cousin, l’Union soviétique, naïve exécutante d’un messianisme mal compris. Aux États-Unis capitalistes incomberait désormais le fardeau d’imposer la société sans classes et sans histoires, donc sans Histoire, à l’ensemble de l’humanité.

Ces réfractaires sont aujourd’hui surpris par la campagne présidentielle américaine, cependant que l’élite reste sans le souffle. Les réfractaires découvrent que le peuple américain n’est pas le maître de l’Ordre mondial, mais seulement sa milice. Et l’élite « orthodoxe » se retrouve victime d’une révolution spartakiste, menée par un esclave affranchi et enrichi, monsieur Donald J. Trump, qui suit les traces du mercenaire Farage résistant aux Saxons.

Nul ne sait encore si Spartakus survivra, au moment où sont écrites ces lignes.


Il avait suffi que son adversaire, Barack Obama, s’absente pendant l’été pour qu’il passe devant son ombre, madame Clinton. Mais Obama est revenu, jouant de la carte raciale pour anéantir les progrès de Trump au sein de minorités séduites par sa promesse sécuritaire, économique, et pacifiste. Et puis il y a le débat du 26 septembre, en vue duquel Hillary Clinton bachote, bachote et bachote. Mais pas Trump…

Alors, pour faire bonne mesure, Obama instrumente sa filiale CNN qui organisera, le 28, un forum avec lui sur son héritage en matière de politique étrangère et de sécurité… au cas où Hillary ne serait pas à la hauteur contre Trump l’avant-veille. Et si Trump insiste dans les sondages, il restera toujours, avant l’élection du 8 novembre, la solution d’une escalade contre la Russie en Syrie ou dans les eaux baltes.

L’Amérique est toujours à la recherche d’un leader. Aujourd’hui, elle a le choix entre madame Ceaușescu et monsieur Silvio Berlusconi. Avec un cadavre dans le placard : les métastases d’Al-Qaïda et du califat réunis qui se répandent sur le sol américain. Demandez aux agents du FBI…

André Archimbaud -Consultant stratégique


PREMIER débat CLINTON et TRUMP aux USA
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Trump, à quasi-égalité dans les sondages, a résisté mieux que prévu à un subtil pilonnage de 90 minutes, minutieusement préparé par la campagne démocrate.

Clinton a pu échapper à une discussion sur sa corruption, le modérateur Lester Holt n’ayant posé aucune question sur la fondation Clinton ou le scandale des 30.000 courriels effacés malgré une injonction du Congrès. Trump lui-même n’a fait qu’une brève allusion au sujet, mais une allusion forte : « Non, ce n’était pas une erreur de votre part, c’était intentionnel… si ce n’était qu’une erreur, pourquoi cinq de vos collaborateurs ont-ils négocié une immunité judiciaire avec le ministère de la Justice et le FBI ? »

Trump a principalement réussi à ne pas passer pour un monstre, ce qui en soi est une victoire, car Clinton a dû se forcer à être polie et à n’utiliser qu’une fraction des missiles qu’elle avait mis en batterie avant le débat. Elle n’a donc pas vraiment pu prouver qu’il était inapte à l’exercice du pouvoir. Le commentaire à chaud de Brian Fallon, attaché de presse de madame Clinton, relevait le soir même sur Fox News combien Trump avait surpris la campagne de Clinton par sa modération, envoyant au passage un compliment à l’entourage de Trump, dont sa directrice de campagne, Kellyanne Conway, pour avoir pu domestiquer le taureau.

La bataille de la perception prime, selon le Dr Charles Krauthammer, crocodile néocon hostile à Trump. Corrigeant ses collègues de Fox News qui donnaient la victoire à Clinton, il a conclu que le débat était en fait un match nul, dans la mesure où Clinton, attendue comme parfaite, avait été en fait très moyenne tandis que Trump fut « moins mauvais ». Krauthammer est psychiatre…

Il semble que Trump ait gagné le premier segment du débat, centré sur l’économie. Bien plus « articulé » que de coutume, ayant en tête le vote des États pivots (où il est maintenant bien mieux placé), tous sinistrés par le libre-échange, il a mis Clinton sur la défensive, notamment sur sa volte-face opportuniste sur le PTP (Partenariat Transpacifique).


Bref, il était aux manettes, sur le sujet le plus préoccupant pour les électeurs.

La 2e section portait sur l’avenir du pays. Trump a pu y amorcer son message sécuritaire : « Madame Clinton a parlé de beaucoup de choses, mais elle n’a pas prononcé deux mots : les mots loi et ordre ! » Puis il a tenté d’instruire la trahison des minorités urbaines par le Parti démocrate. Le modérateur, après l’avoir contredit sur la constitutionnalité de ses propositions sécuritaires, l’a immédiatement pris au piège de son racisme présumé, citant la vielle polémique sur le lieu de naissance d’Obama dans laquelle Trump s’était « enfargé » en début de campagne. Il a pu cependant rappeler que l’histoire avait été lancée à l’origine par Hillary Clinton en 2004. Léger avantage Clinton…

Restait la 3e section, internationale. Trump s’est fait encore prendre à partie par le modérateur sur ses « volte-face » concernant l’Irak. S’il n’a pas su totalement inculper Clinton sur sa légèreté en matière de sécurité nationale ou de lutte contre le terrorisme, il a pu éviter l’infamie de sa propre « poutinisation ». Hillary a placé le message, avec prudence, sans cependant l’exterminer. Léger avantage Trump…

André Archimbaud -Consultant stratégique

Prochain débat le 9 octobre…


Clinton….Hillary : détruire la Syrie pour Israël
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Clinton….Hillary : détruire la Syrie pour Israël
par Agence Info Libre
samedi 28 mai 2016

Traduction : agenceinfolibre.fr

Un nouvel email d’Hillary Clinton rendu public récemment confirme que l’administration Obama a délibérément provoqué la guerre civile en Syrie, car c’était la « meilleure manière d’aider Israël ».

Preuve de sa nature psychopathe et meurtrière, elle a aussi écrit que c’était une « bonne chose » de menacer personnellement de mort la famille de Bashar Al-Assad.

Dans cet email, publié par Wikileaks, la secrétaire d’État Clinton dit que la « meilleure manière d’aider Israël » serait « d’utiliser la force » en Syrie afin de renverser le gouvernement.

Le document en question fait partie des nombreux fichiers qui ont été déclassifiés par le Département d’État américain sous le numéro de dossier F-2014-20439, Doc NO. C05794498, suite au tollé suscité par la découverte du serveur email privé qu’elle utilisait chez elle, lorsqu’elle servait en tant que secrétaire d’État entre 2009 et 2013.

Bien que la transcription de Wikileaks date l’email du 31 décembre 2000, c’est une erreur de leur part, puisque le contenu de l’email (en particulier la référence aux tractations entre l’Iran et l’Occident à Istanbul au sujet du programme nucléaire au mois de mai 2012) démontre bien que cet email a en fait été envoyé le 31 décembre 2012.

Cet email montre clairement que depuis le tout début de la crise syrienne, la politique américaine a été de renverser violemment le gouvernement syrien – et ceci spécifiquement parce que c’était dans les intérêts d’Israël.



« La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bashar Assad », annonce franchement Hillary Clinton.


Bien que les rapports des services secrets américains aient depuis longtemps abandonné l’idée que le programme nucléaire iranien se met en place aux fins d’obtenir la bombe atomique (cette conclusion est aussi soutenue par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), Clinton continue de manier ces mensonges pour « justifier » la destruction de la Syrie au nom d’Israël.

Elle relie spécifiquement le programme légendaire de la bombe atomique iranienne à la Syrie parce que, dit-elle, le programme de « bombe atomique » menace le « monopole » d’Israël sur les armes nucléaires au Moyen-Orient.

Si l’Iran devait acquérir l’arme nucléaire, assure Clinton, cela permettrait à la Syrie (et à d’autres « adversaires d’Israël » comme l’Arabie Saoudite et l’Égypte) de « se mettre aussi au nucléaire », ce qui menacerait les intérêts d’Israël. Aussi, d’après elle, la Syrie doit être détruite.

« Le programme nucléaire iranien et la guerre civile syrienne peuvent sembler déconnectés, mais ils ne le sont pas. Ce dont les chefs militaires israéliens s’inquiètent – mais dont ils ne peuvent pas parler – est de perdre leur monopole nucléaire.

La capacité de l’Iran d’acquérir des armes nucléaires ne signifierait pas seulement la fin de ce monopole, mais pourrait aussi pousser d’autres adversaires, comme l’Arabie Saoudite ou l’Égypte à se mettre aussi au nucléaire. Le résultat serait un équilibre nucléaire fragile dans lequel Israël ne pourrait pas répondre aux provocations par des frappes militaires conventionnelles en Syrie ou au Liban, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui.

Si l’Iran devient un état à armes nucléaires, Téhéran trouvera bien plus simple d’appeler ses alliés en Syrie et le Hezbollah à frapper Israël, sachant que ses armes nucléaires dissuaderont Israël de lui répondre. »

C’est, continue Clinton, la « relation stratégique entre l’Iran et le régime de Bashar Assad en Syrie » qui permet à l’Iran de saper la sécurité d’Israël.

Elle n’implique pas une « attaque directe » de l’Iran, admet Clinton, car « durant les trente années d’hostilité entre l’Iran et Israël », cela n’est jamais arrivé par son biais, mais par leurs « mandataires » supposés.

La fin du régime Assad entraînerait la fin de cette alliance dangereuse. Le commandement d’Israël comprend bien pourquoi vaincra Assad est maintenant dans ses intérêts.

Le déposer ne serait pas simplement une aubaine pour la sécurité d’Israël, cela calmerait aussi sa peur compréhensible de perdre son monopole nucléaire.

Ensuite, Israël et les États-Unis pourraient développer un point de vue commun quand le programme iranien serait si dangereux qu’une action militaire devra être garantie.

Clinton continue en affirmant que menacer directement Bashar Al-Assad « et sa famille » par des actes de violence est la « bonne chose » à faire :

En bref, la Maison-Blanche peut calmer la tension qui s’est développée avec Israël au sujet de l’Iran en faisant la bonne chose en Syrie.

Avec sa vie et celle de famille en risque, seule la menace ou l’usage de la force pourront changer l’état d’esprit du dictateur syrien Bashar Assad » .

L’email prouve – comme s’il en fallait une nouvelle preuve – que le gouvernement américain a été le sponsor principal de la croissance du terrorisme au Moyen-Orient, tout cela dans le but de « protéger Israël ».

Cela fait par ailleurs réfléchir de considérer que la crise des « réfugiés » qui menace aujourd’hui de détruire l’Europe, a été directement déclenchée par l’action du gouvernement américain, dans la mesure où il y a d’authentiques réfugiés qui fuient la guerre civile en Syrie.

De plus, plus de 250 000 personnes ont été tuées durant le conflit syrien, qui s’est étendu en Irak, grâce à l’administration Clinton-Obama soutenue par les « rebelles » qui ont attisé la guerre en Syrie.

La possibilité réelle et dérangeante qu’une psychopathe comme Clinton – dont la politique a infligé mort et misère à des millions de gens – pourrait devenir la prochaine présidente des Etats-Unis est la pensée la plus profondément choquante parmi toutes.

Son affirmation publique que si elle était élue présidente, « la relation avec Israël passerait au niveau supérieur », place Hillary Clinton et Israël pas seulement comme les ennemis de quelques États arabes du Moyen-Orient, mais de tous les amoureux de la paix sur terre.

THE NEW OBSERVER (TRADUCTION ENRIQUE MALEBRANCHE)


28 septembre 2016-Elections USA 2016 Débat 1/3
GUERIN


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Aux États-Unis, près de 80 millions d'Américains ont suivi le débat entre Donald Trump et Hillary Clinton, un record. Selon les commentateurs américains et un sondage de la chaîne CNN, ce premier débat présidentiel a tourné à l'avantage de la candidate démocrate. Donald Trump promet une revanche.
Une émission préparée par Cécile Bernet, Elise Duffau, Zohra Ben Miloud et Morgane Minair.

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le discours de Trump n'est pas du tout traduit ..............remettre des sous-titres


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Fait peu connu à l'étranger, de nombreux États permettent de voter par correspondance parfois plusieurs semaines à l'avance. «Un système essentiel dans un pays où l'élection n'est pas organisée un jour férié», souligne Clyde Wilcox, professeur de sciences politiques à l'université de Georgetown.



Georgetown (Caroline du Nord)

Huit semaines avant l'élection présidentielle, certains Américains ont déjà la possibilité de déposer leur bulletin dans l'urne. Le vote par correspondance s'est ouvert vendredi dernier en Caroline du Nord. L'Alabama lui a emboîté le pas ce mercredi, tandis que le Minnesota le fera le 23 septembre. Fait peu connu à l'étranger, 37 États autorisent ce vote qui peut intervenir plusieurs semaines avant l'échéance, sans avoir à se justifier d'un quelconque empêchement. Les électeurs en font un usage massif: près de 30% d'entre eux auront déjà déposé leur bulletin dans l'urne le 8 novembre prochain. «Un système essentiel dans un pays où les scrutins ne sont pas organisés un jour férié», souligne Clyde Wilcox, professeur de sciences politiques à l'université de Georgetown.

En 1992, seul 7% des Américains votaient par anticipation. Cette année, ils devraient être près de 30%. Comment expliquer cette progression?

CLYDE WILCOX - Aux États-Unis, on vote sur des jours travaillés, et sur des plages horaires restreintes dans certains États. Il y donc eu ces dernières années un mouvement pour étendre le recours au vote anticipé. En théorie, tout le monde peut en bénéficier. Mais en pratique, il a surtout progressé chez les démocrates, particulièrement lors des campagnes de Barack Obama. Les républicains préfèrent le vote par procuration. Cela revient au même, mais ce n'est pas comptabilisé comme un vote par anticipation dans la plupart des décomptes.

Qui sont les votants par anticipation? Sont-ils plus présents dans l'électorat de l'un ou l'autre candidat?

Jusqu'à présent, le vote par anticipation a plus été utilisé par les démocrates. Les républicains se sont mobilisés pour raccourcir les délais de vote par anticipation dans certains États. Dans l'Ohio, la majorité républicaine a récemment supprimé la «Golden Week», semaine durant laquelle les électeurs pouvaient à la fois s'enregistrer et voter. Les démocrates ont attaqué la décision, arguant que cette procédure bénéficiait surtout aux minorités, mais la Cour suprême n'a pas tranché en leur sens.

Entre Hillary Clinton, dont la campagne est souvent présentée comme méthodique, et Donald Trump réputé plus «instinctif», lequel des deux candidats peut tirer l'avantage du vote anticipé?

Difficile à dire. Les campagnes bien organisées déploient des moyens considérables pour s'assurer que leurs électeurs iront bien voter. Cela passe par la promotion du vote par anticipation, car il réduit d'autant le nombre d'électeurs à suivre à la trace le jour de l'élection. En ce sens, la campagne méthodique d'Hillary Clinton est avantagée. Le vote par anticipation est aussi conçu pour favoriser les ouvriers qui ne peuvent pas quitter leur poste pour aller voter un mardi. Et la campagne de Trump attire justement la classe ouvrière, blanche et masculine.

LE FIGARO


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Georgetown (Caroline du Nord)

Huit semaines avant l'élection présidentielle, certains Américains ont déjà la possibilité de déposer leur bulletin dans l'urne. Le vote par correspondance s'est ouvert vendredi dernier en Caroline du Nord. L'Alabama lui a emboîté le pas ce mercredi, tandis que le Minnesota le fera le 23 septembre. Fait peu connu à l'étranger, 37 États autorisent ce vote qui peut intervenir plusieurs semaines avant l'échéance, sans avoir à se justifier d'un quelconque empêchement. Les électeurs en font un usage massif: près de 30% d'entre eux auront déjà déposé leur bulletin dans l'urne le 8 novembre prochain. «Un système essentiel dans un pays où les scrutins ne sont pas organisés un jour férié», souligne Clyde Wilcox, professeur de sciences politiques à l'université de Georgetown.

En 1992, seul 7% des Américains votaient par anticipation. Cette année, ils devraient être près de 30%. Comment expliquer cette progression?

CLYDE WILCOX - Aux États-Unis, on vote sur des jours travaillés, et sur des plages horaires restreintes dans certains États. Il y donc eu ces dernières années un mouvement pour étendre le recours au vote anticipé. En théorie, tout le monde peut en bénéficier. Mais en pratique, il a surtout progressé chez les démocrates, particulièrement lors des campagnes de Barack Obama. Les républicains préfèrent le vote par procuration. Cela revient au même, mais ce n'est pas comptabilisé comme un vote par anticipation dans la plupart des décomptes.

Qui sont les votants par anticipation? Sont-ils plus présents dans l'électorat de l'un ou l'autre candidat?

Jusqu'à présent, le vote par anticipation a plus été utilisé par les démocrates. Les républicains se sont mobilisés pour raccourcir les délais de vote par anticipation dans certains États. Dans l'Ohio, la majorité républicaine a récemment supprimé la «Golden Week», semaine durant laquelle les électeurs pouvaient à la fois s'enregistrer et voter. Les démocrates ont attaqué la décision, arguant que cette procédure bénéficiait surtout aux minorités, mais la Cour suprême n'a pas tranché en leur sens.

Entre Hillary Clinton, dont la campagne est souvent présentée comme méthodique, et Donald Trump réputé plus «instinctif», lequel des deux candidats peut tirer l'avantage du vote anticipé?

Difficile à dire. Les campagnes bien organisées déploient des moyens considérables pour s'assurer que leurs électeurs iront bien voter. Cela passe par la promotion du vote par anticipation, car il réduit d'autant le nombre d'électeurs à suivre à la trace le jour de l'élection. En ce sens, la campagne méthodique d'Hillary Clinton est avantagée. Le vote par anticipation est aussi conçu pour favoriser les ouvriers qui ne peuvent pas quitter leur poste pour aller voter un mardi. Et la campagne de Trump attire justement la classe ouvrière, blanche et masculine.

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L'élection présidentielle de 2016 a lieu, comme celles de 2012 et de 2020, sur la base d'une répartition formelle fondée sur le recensement des États-Unis de 2010.

L'élection se déroulera le mardi 8 novembre 2016 (l'Election Day). L'élection présidentielle américaine de 2016 permettra d'élire le 45e président des États-Unis qui entrera en fonction le 20 janvier 2017.

Le président élu entrera en fonction approximativement deux mois plus tard, soit le 20 janvier 2017 (l'Inauguration Day).

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/14/CollegeElectoral2012.png/310px-CollegeElectoral2012.png



https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/44/ElectoralCollege2012.svg/310px-ElectoralCollege2012.svg.png

L'élection 2016 revêt un caractère inédit à plus d'un titre. Malgré une embellie économique aux États-Unis et la forte popularité du président sortant, la campagne pour la présidentielle se passe dans un climat extrêmement peu serein sur fond, notamment, de précarité pour les classes populaires, de tensions raciales et de guerre contre le terrorisme.

Elections 2012,USA

http://www.lemonde.fr/elections-americaines/resultats/

Barack Obama remporte ce scrutin malgré une perte de trois millions et demi de voix en quatre ans, fait rarissime pour un sortant réélu ; l'étiquette républicaine recueille à peu près autant de voix qu'en 2008. Cette campagne est par ailleurs la plus coûteuse de tous les temps, conséquence d'une décision du pouvoir judiciaire d'interdire toute limitation de la participation des personnes physiques et morales aux frais de campagne ; une association favorable à leur limitation a estimé à 2,5 milliards le coût final de la seule élection présidentielle1.

L'élection présidentielle se déroule en même temps que les élections au Sénat et à la Chambre des Représentants. Les trois élections aboutissent à un statu quo au niveau des rapports de force. Cependant, le Parti républicain, à nouveau défait mais partageant toujours le pouvoir législatif, laisse entendre qu'il est prêt à certains compromis sur les mesures avancées par le Président.

Barack Obama est réinvesti dans ses fonctions le 20 janvier 2013 en prêtant serment à la Maison-Blanche et en recommençant l'opération le lendemain, en public, devant plusieurs centaines de milliers d'Américains, au pied du Capitole.

Obama a profité de l'amélioration de la situation économique, caractérisée par le retour de la croissance et une baisse sensible du chômage et d'une très nette majorité obtenue chez les jeunes, les femmes, et les minorités, pour être facilement réélu avec près de 5 millions de voix d'avance sur son rival.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_am%C3%A9ricaine_de_2012

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USA 2012...vers 2016
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Le scrutin est souvent plus serré qu'on ne le croit: si, en 2008, Barack Obama avait devancé John McCain de près de 10 millions de voix, un déplacement de 450.000 voix du candidat démocrate vers le républicain aurait pu suffire à faire basculer l'élection.




Bud Johnson vit au Nouveau-Mexique avec sa fille Molly. Il doit la retrouver pour voter aux présidentielles mais, alcoolique et irresponsable, il lui pose un lapin. Exaspérée, Molly entre dans le bureau de vote où l’assesseur s’est endormi, prend le bulletin de son père et l’insère dans la machine, mais une panne de courant empêche le vote d'être comptabilisé. L’élection est tellement serrée qu’elle se joue à une voix près, celle-ci.



Cette histoire, c’est celle de Swing Vote, un film de 2008 avec Kevin Costner. Et si, dans la vraie vie, jamais une élection présidentielle américaine ne s’est jouée à une voix près, le combat Bush-Gore en 2000 s’est bien achevée sur un écart de 537 voix, après recompte, en Floride.

La fiction permet ici de souligner une réalité: aux Etats-Unis, les voix ne se valent pas toutes. Comme nous l'avons déjà expliqué, ce n'est pas le total national des suffrages qui compte mais les grands électeurs remportés dans le cadre de chaque Etat (le candidat arrivé en tête rafle tous ces grands électeurs), certains étant plus serrés que d'autres: la Californie étant traditionnellement acquise aux Démocrates, la voix d'un électeur californien a moins de poids pour les deux camps que celle d'un électeur de Caroline du Nord ou de l'Ohio, par exemple, qui peuvent basculer d'un camp à l'autre.

Toujours plus serré qu'en France



Le 6 mai dernier, près de 1,2 million de voix séparaient François Hollande de Nicolas Sarkozy: il aurait fallu au candidat UMP «renverser» au moins 600.000 électeurs de son adversaire socialiste pour l'emporter. Aux Etats-Unis, en 2008, Barack Obama avait devancé John McCain de 10 millions de voix, mais pour que le Républicain gagne, il n'aurait pas eu besoin de renverser 5 millions d'électeurs, mais seulement 450.000.


C'est en tout cas la conclusion d'un modèle élaboré par Michael R. Sheppard, de l'université du Michigan, lors de ses études en statistiques, pour trouver le plus petit nombre de votes nécessaire pour changer le vainqueur de chaque élection.

Il a calculé pour tous les scrutins le nombre et l’origine géographique des voix nécessaires pour faire gagner le candidat perdant. En 2008, donc, Obama a remporté 365 grands électeurs contre 173 pour McCain: pour l’emporter, ce dernier aurait dû obtenir 270 grands électeurs et, pour cela, remporter avec au moins une voix d’avance la Caroline du Nord, l’Indiana, le New Hampshire, l’Iowa, la Floride, l’Ohio et la Virginie.

Soit, donc, renverser 450.000 voix au total. Et les années précédentes, c'était parfois beaucoup moins: un peu plus de 9.000 voix pour Ford face à Carter en 1976, un peu moins de 12.000 en 1960 pour Nixon face à Kennedy... Et donc 269 voix seulement (la moitié de 537) en 2000 pour Gore face à Bush.

Combien de voix à faire basculer pour Romney?

En 2008, ces 450.000 voix calculées par Sheppard représentaient moins de 2% du total des votants dans ces Etats. Un chiffre qui semble symboliser une élection très serrée, mais sept Etats sur cinquante à renverser, ça l’est déjà moins.

Si ce modèle est intéressant, il ne faut en effet pas oublier qu’il cherche à répondre à la question «Quel est le plus petit nombre de voix nécessaires à changer pour renverser les résultats de l’élection?» —pas à savoir si ces voix sont les plus probables ou les plus faciles à obtenir.

Par exemple, en 2004, John Kerry aurait gagné l’élection s’il avait remporté les 20 grands électeurs de l’Ohio, un Etat particulièrement serré (il y a perdu de 120.000 voix, environ deux points d'écart). Mais le modèle de Sheppard préfère à ce scénario celui –moins réaliste– d’une victoire de Kerry dans le Colorado, le Nouveau-Mexique et l’Iowa, parce qu’il aurait nécessité un plus petit nombre de voix changées, alors que l'écart en pourcentage frôlait les cinq points dans ce dernier Etat.

S’il ne peut se réaliser sérieusement qu’après l’élection, l’exercice reste néanmoins intéressant pour chercher où pourrait basculer celle de 2012. Au 27 septembre, la moyenne des sondages donnait 206 grands électeurs acquis ou penchant vers Romney: le gain du Colorado, de la Floride, de l'Iowa, du Nevada, du New Hampshire et de la Virginie lui permettrait de passer la barre des 270. En tenant compte des sondages dans ces Etats, et d'un nombre de votants comparable à celui de 2008, cela donne autour de 250.000 voix à faire basculer.

L'électeur décisif habite le Nevada

L'étude de Sheppard permet aussi de voir quels Etats sont historiquement cruciaux. Le Wall Street Journal notait ainsi en 2008 qu'elle permettait de voir que, sur les 24 élections auxquelles ils avaient participé, les électeurs du Nouveau-Mexique (l'Etat de Swing Vote!) avaient fait partie 17 fois de la «combinaison gagnante» d'Etats que le perdant aurait dû gagner pour faire basculer l'élection.

Suivaient deux autres Etats peu médiatisés, le Delaware et le Nevada…………………………

Elections-US-2012-USA 2012-le Monde- 28.09.2012 –


Pourquoi la campagne des présidentielles américaines n'a lieu que dans 15 Etats ?
50 Etats vont voter le 6 novembre, mais la plupart n’auront pas droit à une visite des candidats, qui privilégient les «swing states», ceux qui balancent entre les deux camps.




Le Kansas, son Magicien d'Oz, sa rivière éponyme et ses presque 3 millions d'habitants ne verront sans doute pas le bout du nez de Mitt Romney ou de Barack Obama d’ici au 6 novembre. Cinquante Etats –et Washington D.C.– ont beau participer à la désignation du président, les campagnes ne font pas le tour des Etats-Unis.

Comme on vous le rappelait à propos des sondages nationaux, ce qui compte dans les présidentielles américaines, ce sont avant tous les Etats. Pour gagner l’élection, il faut gagner autant d’Etats que possible, et les grands électeurs qui vont avec.

Mais tous les Etats ne sont pas égaux pour les candidats: la grande majorité d’entre eux sont déjà acquis à la cause de l’un ou de l’autre. La Californie votera forcément en majorité pour les Démocrates, comme elle le fait depuis 1992, et l’Alabama et l’Alaska pour les Républicains, comme depuis 1980 et 1968 respectivement. Et le Montana, donc, est Républicain depuis 1968 –avec une petite infidélité en 1992– et compte à 52% revoter républicain cette année, contre 40% pour les Démocrates.

Les Etats qui ne sont pas garantis pour un camp ou l'autre, dont l’électorat oscille à chaque élection présidentielle et où le résultat est souvent relativement serré, sont surnommés swing states ou battleground states. Cette année encore, ces 10 à 15 Etats, selon les observateurs, sont ceux sur lesquels les candidats concentrent leurs efforts.

Faire campagne intelligemment

Pourquoi, en effet, Barack Obama irait-il s’embêter à faire campagne dans un Etat perdu d’avance? Et pourquoi Mitt Romney perdrait-il du temps à soulever des foules déjà soulevées?



D’autant que cela ne lui rapportera rien de plus de remporter le Montana par 90% plutôt que 52%: tous les grands électeurs de cet Etat lui reviendront de toute façon. Un candidat qui gagnerait les 50 Etats avec seulement 51% des voix dans chacun d’entre eux obtiendrait la quasi-totalité ou la totalité du collège électoral (deux Etats, le Maine et le Nebraska, font bande à part car ils peuvent «panacher» leurs grands électeurs), et avec, l’élection.

Les candidats ont un budget de campagne limité (même si beaucoup moins limité que celui des nôtres), rappelle Marc Hetherington, professeur de sciences politiques à l'université de Vanderbilt, dans le Tennessee:


«Si vous avez 500 millions de dollars à dépenser en publicités et que vous êtes un Démocrate, vous savez que la dernière fois, même avec l’état horrible de l’économie, McCain a gagné le Tennessee sans problème. Vous savez qu’il n’y a aucune chance pour que cet Etat passe de votre côté, alors pourquoi dépenser votre argent là si vous pouvez le dépenser et changer le résultat de l’élection avec le Colorado ou l’Arizona?»

De plus, un grand nombre de ces Etats qui peuvent basculer sont petits (le Texas, New York ou la Californie, et leurs dizaines de grands électeurs, ne changeront pas de bord), «et vous pouvez donc acheter beaucoup plus de publicités que dans les gros Etats, où ça coûte plus cher», ajoute Marc Hetherington.

Suivez l’argent et le candidat

Il suffit de jeter un œil aux différentes cartes traquant les déplacements des candidats pour se rendre compte des Etats-clés de cette campagne: la Floride (15 déplacements entre le 1er juin et le 1er septembre), la Caroline du Nord (7 déplacements), la Virginie (9), le New Hampshire (6), l’Iowa (14), le Colorado (7), le Nevada (5), l’Ohio (15)…



Certains Etats, même s’ils sont acquis d’avance à la cause d’un candidat, ont quand même le droit à des visites. La Californie par exemple, où Obama va lever des fonds auprès d’Hollywood et de la Silicon Valley. Ou Washington D.C., qui votera démocrate, mais où Obama habite et qui accueille des leaders d’opinion.

Une autre façon de déceler quels Etats sont les swing states de cette élection est de se concentrer sur les dépenses des partis ou de leurs soutiens en publicités télévisées. Début août, le blog Constitution Daily constatait ainsi que les deux partis dépensaient le plus en Floride (29 grands électeurs) et dans l’Ohio (18 grands électeurs) et soulignait que, si au niveau national, Romney écrase Obama en fonds alloués à la campagne, au niveau de ces Etats clés les deux candidats sont très proches.

Vie et mort du swing state

Mais pourquoi certains Etats oscillent et pas d’autres? «Principalement parce qu’ils sont un peu plus hétérogènes que les autres Etats», explique Marc Hetherington. La Caroline du Nord et la Virginie étaient solidement républicains, «puis ils sont devenus plus high-tech dans leur production», et plus démocrates dans le même temps. Le Sud-Ouest américain est une région en pleine transition, avec une grosse augmentation de sa population immigrée, faisant lentement passer le Colorado, le Nevada, ou le Nouveau-Mexique (et peut-être, un jour, le Texas?) de la colonne républicaine à la colonne démocrate.

D’autres Etats sont divisés entre des ruraux républicains et des urbains démocrates, ajoute le chercheur:


«En Pennsylvanie, Philadelphie et Pittsburgh sont très démocrates et cosmopolites, mais entre les deux, on se croirait en Alabama, c’est très rural.»

Parce que leur tendance à osciller dépend de leur évolution démographique et économique, ces Etats-clés changent au fil des élections. La Pennsylvanie, par exemple, qui était l’un des champs de bataille de 2008, ne semble plus intéresser les candidats.

L’Etat compte 18 grands électeurs, mais Mitt Romney n’y a diffusé aucune publicité télévisée entre mai et juillet tellement il est persuadé qu'ils reviendront à son adversaire (qui y a lui a dépensé 5 millions de dollars, contre 26 millions dans l’Ohio). Pourtant, Obama a beau l’avoir gagné avec dix points d’avance en 2008, toutes les victoires démocrates présidentielles précédentes se sont jouées à quelques points près, rappelle USA Today.

Tous les swing states ne se valent pas

Si cette douzaine d’Etats-clés valent plus pour un candidat que les autres, il existe une hiérarchie au sein même des swing states: un candidat qui gagnerait ses bastions et tous les swing states dépasserait en effet largement la barre des 270 grands électeurs nécessaires pour remporter la présidence.

En 2008, la Caroline du Nord était devenue un swing state puisque Barack Obama était, avec seulement 14.000 voix d'avance, devenu le premier candidat démocrate à la remporter depuis 1976. Mais les victoires plus larges remportées dans 27 autres Etats lui avaient déjà assuré 350 grands électeurs, et la Caroline du Nord lui importait finalement moins que l'Etat qui lui avait permis de franchir la barre des 270.

Selon le statisticien du New York Times Nate Silver, qui a classé tous les Etats de 2008 selon l'écart entre les deux candidats, l'Etat critique (tipping-point state) de l'élection cette année-là était donc le Colorado. Et l'actuel président l'aurait emporté même sans la Floride et l'Ohio, les deux swing states emblématiques de 2000 et 2004.

Dans la même optique, plusieurs médias tentent actuellement de trouver l’Etat qui permettra à Obama ou Romney de remporter l’élection, en s'appuyant sur les sondages au niveau des Etats. Pour The American Prospect par exemple, c’est la Virginie qui est l’Etat critique, amenant le nombre total de grands électeurs de 265 à 278 pour Obama, ou de 260 à 273 pour Romney. Pour Nate Silver, c'est l'Ohio qui a la plus grande probabilité de l'être. Pour l'instant, dans ces swingiest states, Obama est donné gagnant par les sondages avec deux ou trois points d'avance, comme au niveau national.

Cécile Dehesdin-le monde-2012


Élections américaines : les questions les plus souvent posées
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10 novembre 2011


DIFFÉRENTS TYPES D'ÉLECTIONS

Quels sont les différents types d'élections organisés aux États-Unis ?

Il y a deux grandes catégories d'élections : primaires et générales. En plus des élections primaires et générales qui ont lieu les années paires, notamment pour élire les membres du Congrès, certains États et circonscriptions locales procèdent également à des élections (primaires et générales) les années impaires.

Une élection primaire est une élection au cours de laquelle sont choisis les candidats qui se présenteront aux élections générales. Le candidat qui remporte une victoire à une primaire est souvent désigné ou approuvé par un parti politique dans la perspective des élections générales.

Une élection générale oppose des candidats nommés lors d'une primaire (ou dans une convention, par une assemblée électorale ou par pétition) qui briguent des fonctions fédérales, étatiques ou locales. L'objectif d'une élection générale est de faire un choix final parmi les différents candidats nommés par les partis politiques ou qui se présentent en indépendants (c'est-à-dire sans être affiliés à un grand parti politique). Certaines mesures, par exemple des projets de texte législatif (dans le cas de référendums), l'émission de bons du Trésor (l'approbation d'emprunts destinés à financer des projets publics) et d'autres projets des pouvoirs publics peuvent également être mis aux voix.

En outre, de nombreux États peuvent organiser des élections spéciales, à n'importe quel moment et à des fins précises, par exemple quand il s'agit de pourvoir à un poste d'élu local.

Que sont les élections à mi-mandat ?

Ce sont les élections au cours desquelles les Américains choisissent leurs représentants au Congrès mais non leur président. Tous les deux ans, ils élisent des membres de la Chambre des représentants pour deux ans et environ un tiers des sénateurs pour un mandat de six ans. Les électeurs choisissent également les personnes qui occupent des postes étatiques et locaux.

Qu'est-ce qu'une convention ?

Les conventions sont des congrès organisés par les partis politiques pour permettre à leurs adhérents de débattre de différents thèmes et stratégies de campagnes et choisir des candidats. Ces congrès peuvent durer plusieurs jours.

Lors des élections présidentielles, après la tenue de primaires à l'échelle des États, chaque parti organise une convention nationale pour désigner officiellement son candidat à la présidence - c'est généralement celui qui a obtenu le soutien du plus grand nombre de délégués à la convention, en fonction des victoires remportées aux primaires. Généralement, le candidat à la présidence choisit ensuite un colistier, qui sera le candidat du parti à la vice-présidence des États-Unis.

Les partis politiques n'organisent de conventions nationales que les années au cours desquelles ont lieu les élections présidentielles. De plus petites conventions ont généralement lieu les autres années à l'échelle des États. La Convention nationale du parti démocrate se tiendra à Charlotte (Caroline du Nord) du 3 au 6 septembre 2012, et la Convention nationale du parti républicain à Tampa (Floride) du 27 au 30 août 2012.

Qu'est-ce qu'une assemblée électorale (ou caucus) ?

Une assemblée électorale est une réunion organisée à l'échelle locale au cours de laquelle les adhérents d'un parti politique d'une ville, d'une municipalité ou d'un comté se réunissent pour prendre position en faveur d'un candidat. Dans le cas des fonctions d'élus étatiques ou nationales, le choix du candidat du parti à l'échelle d'un État se fait en fonction de ces recommandations. À la différence des conventions, les assemblées électorales font intervenir un grand nombre de réunions distinctes organisées simultanément en différents lieux. Le parti démocrate et le parti républicain ont tous deux leurs propres règles régissant les assemblées électorales. Ces règles diffèrent d'un État à l'autre.

Conditions à remplir pour voter ou se presenter à des élections

- Qui a le droit de vote ?

Les citoyens américains âgés de 18 ans au moins peuvent s'inscrire sur les listes électorales. Pour s'y inscrire, ils doivent remplir certaines conditions relatives à leur lieu de résidence, qui diffèrent d'un État à l'autre, et respecter certains délais.

- Quelles sont les conditions à satisfaire pour pouvoir se présenter à des élections aux États-Unis ?

Les fonctions d'élu fédéral sont soumises à différentes conditions, qui sont énoncées aux articles I et II de la Constitution américaine.

Tout candidat à la présidence des États-Unis doit être un citoyen né aux États-Unis, être âgé d'au moins 35 ans et avoir résidé aux États-Unis depuis au moins 14 ans. Le vice-président doit satisfaire aux mêmes conditions. Le 12e amendement de la Constitution stipule que le vice-président ne peut pas être originaire du même État que le président.

Les candidats à la Chambre des représentants doivent être âgés d'au moins 25 ans, être citoyens des États-Unis depuis au moins sept ans et avoir établi résidence dans l'État dans lequel ils cherchent à se faire élire.

Les candidats au Sénat doivent être âgés d'au moins 30 ans, être citoyens des États-Unis depuis au moins neuf ans et avoir établi résidence dans l'État dans lequel ils cherchent à se faire élire.

Les personnes briguant des fonctions d'élus étatiques ou locales doivent satisfaire aux conditions établies par ces circonscriptions.

DATES DES ÉLECTIONS

Quand ont lieu les élections générales ?

Elles ont lieu le premier mardi suivant le premier lundi de novembre. Les élections générales de 2012 auront lieu le 6 novembre.

Pourquoi les élections générales ont-elles lieu le mardi suivant le premier lundi de novembre ?

Pendant la plus grande partie de son histoire, l'Amérique était une société majoritairement agraire. Les législateurs ont tenu compte de considérations pratiques en choisissant une date en novembre (après les récoltes mais avant que l'hiver ne rende les déplacements difficiles), novembre étant le mois pendant lequel les fermiers et travailleurs agricoles pouvaient le plus facilement se rendre aux bureaux de vote.

De nombreux habitants des campagnes vivant loin des bureaux de vote, un mardi a été choisi plutôt qu'un lundi pour permettre aux électeurs qui assistaient à un office religieux le dimanche d'entreprendre leur voyage après cet office tout en parvenant à leur destination à temps pour voter.

Les législateurs voulaient empêcher que les élections aient lieu le 1er novembre pour deux raisons. D'abord, le 1er novembre est le jour de la Toussaint, jour où les Catholiques doivent aller à la messe. Ensuite, les commerçants équilibrent généralement le 1er de chaque mois leurs comptes du mois précédent.

Quand ont lieu les élections primaires ?

Les pouvoirs publics étatiques et locaux fixent les dates des élections primaires ou des assemblées électorales. Ces dates, ainsi que l'intervalle séparant les élections primaires et générales, déterminent en grande partie quand les candidats commencent leur campagne et comment et à quel moment ils décident d'utiliser leurs fonds.

Pendant la période qui précède la course à la présidence, les victoires à des primaires remportées tout au début d'une année électorale, par exemple dans le New Hampshire, peuvent influencer l'issue des primaires organisées par la suite dans d'autres États.

COLLÈGE ÉLECTORAL

Qu'est-ce que le Collège électoral ?

Le Collège électoral est un groupe de citoyens (les « grands électeurs ») choisis par les États pour élire le président et le vice-président au nom des citoyens des États. Le mode de sélection de ces grands électeurs diffère d'un État à l'autre. Ils sont en général nommés par les partis politiques lors des conventions organisées dans les États ou élus par le comité central d'un parti. Lorsqu'ils votent pour le président ou le vice-président de leur choix, les citoyens de chaque État choisissent en fait les grands électeurs qui se prononceront le jour de l'élection générale. Le président est donc élu par le Collège électoral, et non directement par les citoyens, mais ces deux scrutins sont étroitement liés.

Selon quel procédé le Collège électoral élit-il le président ?

Dans le cadre du Collège électoral, chaque État dispose d'autant de grands électeurs qu'il a de représentants au Congrès. Le District de Colombia (la capitale fédérale, Washington) en a trois. Le Collège électoral compte en tout 538 grands électeurs ; un candidat à la présidence doit, pour gagner, remporter les voix de 270 grands électeurs (la majorité absolue). Dans tous les États à l'exception de deux, le candidat qui recueille la majorité des suffrages des citoyens remporte les voix de tous les grands électeurs de cet État (c'est le système du « vainqueur qui emporte toutes les voix »).

Les grands électeurs se réunissent généralement dans la capitale de leur État en décembre pour voter. Ces bulletins de vote sont ensuite envoyés à Washington, où ils sont dépouillés lors d'une séance commune du Congrès en janvier.

Si aucun candidat à la présidence ne remporte la majorité absolue des voix des grands électeurs, le 12e amendement de la Constitution stipule que le président sera choisi par la Chambre des représentants. Dans ce cas, la Chambre élit le président à la majorité des voix, parmi les trois candidats qui ont remporté le plus grand nombre de suffrages des grands électeurs. Chaque État dispose alors d'une voix.

Si aucun candidat à la vice-présidence ne remporte la majorité des voix des grands électeurs, le Sénat élit le vice-président à la majorité des voix, chaque sénateur votant pour l'un des deux candidats ayant reçu le plus grand nombre de voix des grands électeurs.

Dans quelles élections le Collège électoral sert-il ?

Le Collège électoral ne sert que lors de l'élection du président et du vice-président.

Est-il arrivé qu'un président soit élu sans avoir obtenu la majorité des voix de la population ?

On compte 17 élections présidentielles au cours desquelles le candidat élu n'a pas obtenu la majorité des voix de la population, la première étant l'élection de John Quincy Adams en 1824, et la dernière en date celle de George W. Bush en 2000.

Les fondateurs des États-Unis ont adopté le système du Collège électoral en vue de répartir les pouvoirs entre les États et le gouvernement fédéral. Dans le cadre du système fédéral adopté par la Constitution des États-Unis, les suffrages des citoyens n'ont pas de valeur juridique à l'échelle nationale. Il est donc possible que les grands électeurs, qui sont choisis en fonction des résultats électoraux obtenus dans chaque État, élisent un autre candidat que celui ayant recueilli la majorité des voix de la population à l'échelle nationale. Le vote de chaque citoyen est cependant important dans chaque élection.

AUTRES QUESTIONS

Pourquoi le taux de participation aux élections est-il parfois faible aux États-Unis ?

Plusieurs facteurs semblent influencer le taux de participation des électeurs. De nombreux observateurs pensent que les lois régissant l'inscription sur les listes électorales nuisent à la participation. La composition démographique de l'électorat, de longues périodes de stabilité politique ou économique, l'issue prévisible de nombreuses élections et le peu d'attrait qu'exercent certains candidats auprès du public sont d'autres facteurs jouant un rôle à cet égard. Le taux de participation est généralement plus élevé pendant les élections générales que pendant les primaires. Il est aussi plus élevé lors des élections présidentielles que pendant les élections à mi-mandat.

Quels sont les symboles des partis politiques américains ?

L'éléphant représente le parti républicain et l'âne le parti démocrate. Le caricaturiste Thomas Nast a imaginé ces deux symboles pour la revue Harper's Weekly en 1874. Il a dessiné un éléphant maraudeur pour représenter le « vote républicain ». Les Républicains se sont vite approprié ce symbole.

Dans un autre dessin, Nast a reproché aux démocrates de critiquer un Républicain à titre posthume en représentant le parti démocrate sous les traits d'un âne ou d'une mule (animaux considérés comme têtus et stupides) donnant des coups de pied à un lion (le républicain décédé). Le parti démocrate a, non sans humour, fait de cet animal sa mascotte, en observant qu'il avait également de nombreuses qualités, dont la persévérance.

Arrive-t-il que des organisations conseillent à la population pour qui voter ? Qu'est-ce que cela veut dire concrètement quand un syndicat ou un journal « approuve » un candidat ?



Lors des élections présidentielles, le vote s'effectue par bulletin secret et est donc confidentiel. Le soutien apporté par une organisation à un candidat signifie que cette organisation se prononce publiquement en faveur d'un candidat et approuve la position de ce dernier sur différentes questions. Les organisations ont le droit d'encourager leurs membres à se rallier à leur soutien mais il leur est interdit d'exercer des pressions sur un membre pour l'amener à voter contrairement à ses opinions


http://iipdigital.usembassy.gov/st/french/article/2011/11/20111110113850x0.5705487.html#ixzz4LazQV6xq


USA 2016=élections l’équilibre des pouvoirs ?
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Les élections 4/11/2014 de mi-mandat aux Etats-Unis


Ce désaveu pour Barack Obama était attendu. Le parti républicain a remporté la majorité dans les deux chambres du Congrès américain à l'issue des élections de mi-mandat, mardi 4 novembre. Les conservateurs se sont emparés du Sénat, en détenant désormais au moins 52 des 100 sièges. Dans le même temps, selon certaines projections, ils doivent asseoir leur majorité à la Chambre des représentants (l'équivalent de l'Assemblée nationale) qu'ils détenaient déjà.

Le Sénat tombe aux mains des républicains

Pour ces élections, 36 des 100 sièges du Sénat ont été renouvelés. Le camp de Barack Obama contrôlait cette assemblée depuis 2006, mais ne bénéficiait que d'une courte majorité depuis 2012. Les républicains ont réussi à arracher les 6 sièges qu'il leur manquait pour obtenir la majorité. Ils sont ainsi passés de 45 à au moins 52 sièges. Les démocrates détiennent désormais 43 sièges, auxquels s'ajoutent ceux de deux indépendants qui siègent à leur côté.


http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/etats-unis-le-parti-republicain-controle-entierement-le-congres_736785.html


Le Congrès US2014 aux 2/3 ?
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Le président américain dispose d'un droit de veto pour retoquer un projet de loi voté par la Chambre des représentants et le Sénat. S'il l'utilise, le texte retourne alors devant le Congrès pour être voté à nouveau. Et si le projet récolte la majorité des deux tiers, alors le président est obligé de le promulguer.

Mais un tel scénario a peu de chance de se produire. Aucune projection provisoire n'envisage, en effet, des résultats suffisamment favorables aux républicains pour qu'ils bénéficient de la majorité des deux tiers.


Hillary reprend le flambeau des néo-con républicains.
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