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COMMENT nos têtes de citron préparent des révolutions
GUERIN


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Bientôt une tempête sur les taux ?

Publié le 29 septembre 2016 dans Bourse et investissements



Les Allemands n’entendent pas se faire “japoniser” ni par les taux négatifs ni par une inflation provoquée par le décollage des helicopters money.
Les rendements obligataires remontent un peu partout dans le monde depuis deux semaines. Si ce mouvement s’intensifie, les intérêts des dettes deviendraient vite insupportables. Les Allemands se préparent au pire et préparent un Gold-euro.

La marée ne monte plus

La quantité d’obligations à rendement négatif diminue. En juin 40% des obligations émises par les pays étaient dans ce cas. Aujourd’hui ce n’est que 34% selon le Financial Times. Mais ce niveau est encore le double de celui du début de l’année. La marée ne monte plus (elle avait atteint 12 600 milliards de dollars) mais va-t-elle maintenant descendre vite ?

Sur ce graphe du Financial Times, en rouge les obligations à rendement négatif. En rose celles qui ne rapporte rien et en vert celles qui offrent un rendement positif.

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/09/wepler.png

Comme vous le voyez, la proportion du marché obligataire souverain en rendement négatif reste encore importante.

Et comme vous le savez, dans le créditisme, les obligations souveraines sont le pivot du système monétaire. Les titres en dollar, yen, euro, livre et franc suisse sont les « monnaies » les plus sûres, le dollar étant le maître.

Pour expliquer ce mystère moderne, que des investisseurs puissent vouloir payer pour prêter, deux explications sont habituellement avancées : le pessimisme quant à l’avenir et la réglementation. Cette dernière pousse les institutionnels à investir leurs fonds propres (l’argent qui leur sert de garantie) dans les actifs sûrs que sont supposés être les emprunts d’État.

Ajoutons aussi qu’acheter une obligation souveraine est un moyen de spéculer sur les variations monétaires. Par exemple, un investisseur admet de parquer son argent en euros en payant 1% par an s’il pense que sa monnaie d’origine peut se déprécier par rapport à l’euro de plus de 1%.

Mais depuis juin, donc, la gangrène des taux négatifs semble vouloir reculer et les rendements remontent à nouveau.

La normalisation se ferait-elle sans que Janet Yellen de la Fed, Shinzo Abe au Japon ou Mario Draghi aient leur mot à dire ? Le marché serait-il toujours vivant ?

Le monde ne peut supporter une tempête sur les taux

Pour Jens Weidmann, le président de la Bundesbank allemande, « si les taux remontent, les dettes ne seront plus supportables ».

Les contribuables ne pourront pas payer les intérêts dus sur la dette publique. Les banques qui se sont lestées d’emprunts de leurs propres pays seront à nouveau en difficulté.

Que vont faire nos banquiers centraux ? Vont-ils tout racheter ? Mais dans ce cas, les peuples conserveraient-ils leur confiance dans la monnaie qu’on leur impose ?

Un Euro-Or allemand ?

Est-ce pour cela que l’Allemagne prépare un « euro-or » comme le révélait le journal Handesblatt la semaine dernière ? Les Allemands n’entendent pas se faire “japoniser” ni par les taux négatifs ni par une inflation provoquée par le décollage des helicopters money.

Leur plan A consiste donc à créer une monnaie, pour l’instant privée, utilisable en paiement et unité de compte. Cet euro-or aurait pour objectif de protéger les épargnants allemands contre l’inflation ou les taux négatifs. Ils pourraient ouvrir des comptes Gold-euro adossé à de l’or physique.

En cas d’explosion de l’inflation ou d’implosion de l’euro : basculement vers le Gold-euro qui deviendrait une monnaie officielle, contenant 1 gramme d’or et frappée du sceau allemand. C’est le plan B.

Oui, il semble bien que les Allemands se préparent à une tempête sur les taux.

Simone Wapler
Le site de l'auteur
Simone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l'éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd'hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers. Elle a publié "Pourquoi la France va faire faillite" (2012), "Comment l'État va faire main basse sur votre argent" (2013), "Pouvez-vous faire confiance à votre banque ?" (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles


Les Allemands ont compris que la baisse des impôts était une condition de la croissance. Moins d’impôts, moins de dépenses publiques, plus de réformes, Turgot tenait déjà le même langage en 1774 !
L’Allemagne n’est pas un paradis économique, mais quelques comparaisons simples montrent qu’elle se porte mieux que la France. C’est d’abord vrai dans un domaine, essentiel pour l’opinion, celui de l’emploi.
http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2016/09/boche.png

Les résultats sont clairs : depuis 2005, le chômage a reculé très fortement en Allemagne (le taux est presque trois fois plus faible aujourd’hui), alors qu’il a augmenté en France avant de se stabiliser au-dessus des 10%, et qu’il recule sensiblement depuis quelques années dans l’ensemble de l’OCDE, comme dans l’Union Européenne.

Plus de croissance et un commerce extérieur florissant

Du côté de la croissance du PIB, les résultats annuels sont clairs : 1,6% de croissance en Allemagne en 2014 contre 0,2% en France, 1,5% en 2015 chez notre voisin contre 1,2% chez nous. Pour 2016, la croissance trimestrielle est identique au premier trimestre (0,7%), mais elle est de 0,4% au second en Allemagne contre – 0,1 % en France. Les prévisions de l’OCDE, publiées le 21 septembre, vont dans le même sens : les projections de croissance pour 2016 sont de 1,8% en Allemagne contre 1,3% chez nous.

Il n’est pas besoin d’insister sur un autre indicateur, celui du commerce extérieur : l’Allemagne accumule les excédents (248 milliards d’euros en 2015) et la France les déficits : 45,7 en 2015. Il n’y a pas photo. Sans aller jusqu’à parler de miracle allemand, il faut constater que la situation est meilleure qu’en France. Faut-il s’en étonner ?

Equilibre budgétaire versus déficits

On pourrait chercher une explication du côté des politiques conjoncturelles. Pas du côté de la politique monétaire, puisque la monnaie est commune aux deux pays et qu’il n’y a qu’une politique monétaire de la BCE pour l’ensemble de la zone euro. Qu’en est-il de la politique budgétaire ? Si l’on en croit les keynésiens, le déficit budgétaire et les dépenses publiques boostent la croissance et l’emploi.

De ce point de vue, la France devrait avoir des résultats bien meilleurs que l’Allemagne, puisque les finances publiques sont en déficit et que les dépenses publiques explosent. Or c’est l’inverse qui se produit, preuve que les relances par les déficits et les dépenses publiques sont sans effet, ou plutôt n’ont que des effets négatifs.

En effet, l’Allemagne a annoncé en juillet que le projet de budget pour 2017 serait à l’équilibre, voire en excédent, de même que ceux des trois années suivantes, alors que c’était déjà le cas en 2015 comme en 2016. Résultat : la dette publique allemande ne cesse de reculer ; elle était de 81% du PIB en 2009, la voilà un peu en dessous des 69% cette année et elle devrait être ramenée à 60% en 2020.

La France connait la situation inverse : le déficit persiste, (3,4% du PIB en 2016, un peu moins en 2017 « grâce » à quelques tours de passe-passe budgétaires) aggravé par les promesses de dépenses publiques tous azimuts et la dette publique continue à augmenter (96,4% en 2016). Les dépenses publiques atteignent 57% du PIB contre 44 % en Allemagne. Les illusions keynésiennes s’évanouissent : le laxisme budgétaire est contreproductif. Et les impôts n’ont cessé d’augmenter chez nous, comme l’IREF l’a encore montré la semaine dernière.

Réformes versus immobilisme

La leçon est claire : les politiques conjoncturelles de relance ne font qu’aggraver la situation ; seules les réformes structurelles peuvent améliorer les choses. Le marché du travail se porte bien en Allemagne depuis les réformes le libéralisant (réformes Schröder, lois Hartz).

Alors que le marché du travail allemand était l’un des plus réglementés, le voilà libéralisé et la flexibilité devient la règle, surtout pour les TPE, comme l’IREF l’a montré. Les Allemands sont également beaucoup plus favorables à la libéralisation du commerce international, leurs exportations tirant la croissance et l’emploi, face à une France aux réflexes protectionnistes.

Mais il y a bien d’autres éléments : le poids de la fonction publique (50 fonctionnaires pour 1000 habitants en Allemagne, 90 chez nous) ; une conception non marxiste du syndicalisme, le consensus étant recherché avant le conflit ; une protection sociale moins monopolistique ; un droit du travail moins pesant ; et une fiscalité moins spoliatrice et moins complexe.

Dans ce domaine, les Allemands ont compris que la baisse des impôts était une condition de la croissance, pour stimuler l’offre, alors que le gouvernement français attend que la croissance revienne pour baisser les impôts ! Les 15 milliards de baisse d’impôts annoncés pour la prochaine législature par Wolfgang Schäuble, ministre des finances, accompagnés d’une volonté de libéralisation les échanges mondiaux, vont dans la bonne direction et contrastent avec la persistance du gouvernement français dans l’erreur. Moins d’impôts, moins de dépenses publiques, plus de réformes, Turgot tenait déjà le même langage en 1774 ; faute de l’avoir écouté, quinze ans plus tard, la Révolution était là.

L’IREF (Institut de Recherches économiques et Fiscales) est un « think tank » européen fondé en 2002 dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux.


Depuis 1973 ils vous roulent dans la farine ..encore 1€ ?
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Publié le 3 octobre 2016 dans Monnaie et finan

A-Si la Deustche Bank devait s’effondrer, tout le système économique s’effondrerait aussi. Raison pour laquelle elle risque bien d’être sauvée. Mais si ce n’était pas le cas…

Comme la Deutsche Bank est d’une taille largement systémique, si elle tombe, le monde entier tombe. Donc elle sera sauvée. Conclusion : plus c’est grave, moins c’est pire !

Oui mais on n’a pas les moyens de la sauver…

Bien sûr que si. Il suffit d’imprimer les billets nécessaires. Mario Draghi fait d’ailleurs déjà chauffer les machines en sous-sol.

Oui mais l’inflation…

Pas de crainte ! Sur le court terme, ce n’est pas de l’argent qui « circule » en fait. Vous devez comprendre que pour que l’inflation existe, il faut que l’argent circule de plus en plus vite, qu’il y ait de plus en plus d’échanges et de transactions ; bref, d’activités économiques ! Tant que l’argent créé sert à financer ou à combler des trous qui ont déjà été faits, cela n’aura aucun impact ou très mineur sur l’inflation. C’est ce que l’on appelle une « trappe à liquidité ». Plus clairement, la quantité de nouvelle monnaie créée sert à équilibrer des bilans mais rien de plus. À ce compte-là, la création monétaire peut être bien plus importante que ce que l’on pense.

Pire, il n’y a aucune raison pour que des banques centrales, qui n’ont pas hésité à mettre en place des taux négatifs, impriment les billets qui viendraient à manquer… et ne pas le faire équivaudrait à un suicide économique collectif.

La Deutsche Bank : un vrai problème politique pour l’Allemagne

Angela Merkel serait obligée de quémander, à Mario Draghi, l’Italien laxiste, et à François Hollande, 1 000 milliards d’euros pour sauver sa Deutsche Bank. Il n’est pas sûr qu’elle y survive politiquement parlant.

Impossible, et c’est là que le sauvetage inéluctable de la Deutsche Bank devient complexe. Il est économiquement très simple. Politiquement beaucoup plus ardu.

Pour s’en sortir la tête haute, le plus probable est de faire ressortir les difficultés de banques étrangères comme les espagnoles, les italiennes et évidemment une ou deux portugaises.

Face à la crise bancaire européenne et non pas uniquement « allemande », la BCE, appuyée par la grande mansuétude allemande et grâce à la bienveillance de la chancelière, viendra sauver les banques européennes de la déroute à quelques semaines de l’élection présidentielle en France : François Hollande pourra proclamer : « J’ai sauvé l’Europe… c’est important l’Europe… »

Alors faut-il paniquer ?

Pas plus que d’habitude, mais pas moins. Ce nouvel épisode montre à quel point rien n’est réglé, et à quel point vous devez vous « débancariser » et migrer au maximum vers des actifs tangibles. Or, terre, un peu de cash mais point trop, et éventuellement vos biens professionnels sont les seules choses valables dans lesquelles investir. Enfin, n’oubliez pas quelques sacs de riz et boîtes de conserve. Cela ne vaut rien aujourd’hui ou presque rien.

Car si la Deutsche Bank devait s’effondrer, et tout le système avec… alors nous ne parlerions plus que de survie dans un chaos indescriptible. C’est la raison pour laquelle je pense qu’ils sauveront encore une fois les banques, à minima, et tout recommencera dans deux ans.

Charles Sannat

Charles Sannat est diplômé de l’École Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information (secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Économique d'AuCoffre.com en 2011. Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.

B-Mais où sont passés les 600 milliards d’euros distribués à l’Europe ?

Publié le 3 octobre 2016 dans Économie générale

La Banque Centrale Européenne distribue généreusement de l’argent aux pays européens… qui n’en voient pas la couleur. Mais où passent donc ces milliards d’euros ?
Un article de L’Or et l’Argent.com


Mais où sont passés les 600 milliards d'euros distribués à l'Europe ?

Décidément, nos autorités financières ne savent pas ranger leurs affaires. Tandis que la Banque centrale européenne injecte désormais 80 milliards d’euros supplémentaires tous les mois dans les économies des pays membres, le PIB de la zone euro, quant à lui, ne progresse que de 2,5 milliards sur la même période. Et chacun de se demander où est passé le reste…

Depuis 2015, la BCE a décidé de systématiser sa politique d’assouplissement quantitatif, ou quantitative easing (QE), une procédure normalement provisoire qui consiste en gros à augmenter la quantité d’argent disponible pour faciliter le fonctionnement de l’économie dans la zone euro.

Évidemment, cette mesure tendrait à faire croire que les problèmes économiques actuels seraient dus uniquement (ou en tout cas majoritairement) à un manque de liquidités, alors que l’instabilité des marchés et l’effondrement progressif de nos systèmes financiers et industriels sont liés à un grand nombre d’autres facteurs bien plus importants.

Une création monétaire massive qui crée l’illusion

En effet, parmi les causes de notre situation actuelle, qui pourrait occulter la désindustrialisation mortifère des pays de l’Europe occidentale durant ces 30 dernières années, au profit de l’Asie notamment, mais aussi du Maghreb et de tous les autres endroits du monde ayant choisi de sacrifier leur main d’œuvre pour mieux séduire nos décideurs ?

De la même façon, comment ne pas relier la baisse constante de compétitivité des entreprises européennes à la pression des politiques sociales et fiscales qu’elles subissent depuis de nombreuses années, là encore pour compenser les errements d’une finance qui ne peut plus assurer son rôle premier de soutien à l’économie ?

En clair, la BCE semble nier (ou ignorer, ce qui est presque pire !) les vraies raisons du marasme économique européen, et considère qu’il suffit d’ajouter beaucoup plus d’eau dans un seau sans fond pour voir monter le niveau du liquide. Alors, certes, l’afflux massif de liquidités va donner l’illusion de combler les besoins des marchés. Mais l’endettement systémique de ces derniers, ainsi que les pratiques abusives (avérées ou masquées) des institutions bancaires, vont absorber l’essentiel de cette manne pour finalement n’en laisser filtrer que la partie congrue au profit de l’économie réelle.

Résultat quasi nul pour le quantitative easing

C’est pourquoi, malgré les 650 milliards d’euros supplémentaires généreusement octroyés aux pays de l’Union européenne en 2015 par la BCE (sous couvert de racheter des obligations d’État auprès des banques notamment), le PIB de ces mêmes pays membres n’a progressé que de … 31 milliards d’euros. En termes clairs, cela signifie que pour obtenir 1 euro de gain de production supplémentaire, il aura fallu injecter plus de 18 euros dans la machine ! On a connu des rendements bien meilleurs…

Pour cette seule année 2016, la BCE a déjà quasiment distribué 600 milliards d’euros de plus au titre du quantitative easing (elle est passée de 60 milliards par mois en 2015 à 80 milliards en 2016). Pour autant, la croissance économique continue à flirter avec la nullité absolue. Plus rien ne bouge, tous les efforts des pays européens paraissant surtout se concentrer sur le maintien de la situation catastrophique actuelle… afin d’éviter qu’elle empire davantage ! Un peu comme si, pour reprendre notre image du seau sans fond de tout à l’heure, on cherchait à garder l’eau à l’intérieur en mettant ses mains en-dessous. Il est évident qu’on ne peut pas faire autre chose en même temps.

Une redistribution invisible

On a dit récemment que la BCE était devenue le plus gros redistributeur de richesses de l’histoire. L’ennui, c’est que ni les entreprises ni les particuliers n’ont vu la couleur de cette redistribution. À la fin de l’année, la BCE aura peut-être distribué plus de 1300 milliards d’euros supplémentaires en 2 ans, dont seuls 5 % environ se retrouveront dans l’économie réelle.

Mais personne ne se demande où passe le reste. Personne ne semble s’émouvoir du fait que, désormais, l’essentiel des fluctuations des grands indices européens, comme le CAC40 par exemple, sont presque exclusivement liées aux performances des valeurs bancaires.

Personne ne semble non plus comprendre qu’en augmentant ainsi la masse monétaire plus vite que la croissance du produit national brut, on ne va pas créer de l’inflation, n’en déplaise aux économistes monétaristes, dont le cerveau et les réflexes de pensée sont restés bloqués aux années 1980. En réalité, on est simplement en train de détruire la valeur de la devise européenne, tout en engraissant ceux qui sont devenus les intermédiaires incontournables entre l’économie politique et l’économie réelle, à savoir les banquiers.

Et quand le FMI dit que 40% des banques européennes ne sont plus viables (et qu’elles seront sans doute 80% en 2019), on peut légitimement s’étonner. 650 milliards d’euros par an, ça ne s’évapore quand même pas aussi facilement.

Mais le pire, c’est que si les estimations du FMI devaient se vérifier (et pour une fois, on peut supposer qu’on n’est pas loin de la vérité, voire en-deça), et sachant que l’Union européenne a décidé de ne plus cracher au bassinet pour sauver les banques comme en 2008, alors on peut craindre une série de faillites bancaires dans lesquelles on ne trouvera plus aucune trace de ces centaines de milliards d’euros.

L’ennui c’est que la seule solution que nos gouvernements trouveront pour éponger les dettes sera, une fois encore, de faire payer les épargnants. Ces mêmes épargnants qui, non contents de n’avoir rien vu de ces 80 milliards d’euros par mois, devront sans doute encore en payer autant pour éviter aux banquiers de casser leur tirelire panaméenne, caïmanienne ou nouméenne.


Anthony Alberti

Entrepreneur depuis vingt ans dans le domaine de la communication et l'information stratégique, il a été amené à travailler plusieurs fois en partenariat avec des banques et des assurances, dont la principale matière d'œuvre était constituée de l'argent des épargnants. Peu complaisant à l'égard de leurs pratiques dont il a entrevu les coulisses, il délivre aujourd'hui régulièrement son analyse sans concession sur les agissements des professionnels de la finance, et de tous ceux qui, de près ou de loin, se font les auteurs ou les complices des manipulations qui spolient chaque jour un peu plus les honnêtes citoyens.

C-Assurance-vie : êtes-vous prêts à être spoliés ?

Publié le 3 octobre 2016 dans Économie générale

Avec la Loi Sapin 2, vous ne pourrez pas récupérer vos avoirs d’assurance-vie si l’État décide de suspendre ces opérations, notamment en cas de coup de tabac sur les places boursières.
L’Assemblée Nationale vient de prendre une position claire sur l’assurance-vie dans le cadre de la loi Sapin 2 : les liquidations de contrat pourront être suspendues en cas de mauvais temps. Autrement dit, vous ne pourrez pas vendre votre contrat et récupérer vos avoirs si l’État décide de suspendre ces opérations, notamment en cas de coup de tabac sur les places boursières.

L’assurance-vie, victime collatérale de la loi Sapin 2

La loi Sapin 2 est un fourre-tout compliqué. On y trouve une série de dispositions à caractère financier.

L’une retient particulièrement l’attention : en cas de crise financière, elle autorise les assureurs à refuser la liquidation ou le rachat d’un contrat d’assurance-vie par un épargnant. Concrètement, ceux qui ont placé leurs liquidités sur un contrat d’assurance-vie en attendant leurs vieux jours et en prévision de moments difficiles (ce qui est le propre de l’assurance-vie) risquent bien d’être bloqués en cas de crise financière, pour une durée de trois mois qui pourrait tout à fait être prolongée si la situation le justifie.

Un hold-up qui ne dit pas son nom

La logique de ce dispositif est aisément compréhensible : elle constitue une sorte de porte coupe-feu destinée à limiter la contagion des crises financières. En cas de coup de tabac sur les marchés, les épargnants ont en effet le réflexe de transformer leurs avoirs en liquidités, parfois pour de bonnes raisons d’ailleurs : ils peuvent tout simplement avoir besoin de leur argent pour faire face à des dépenses imprévues (comme leur licenciement…).

Ce réflexe ne sera donc plus possible : l’argent devra rester sur le compte d’assurance-vie dès que le gouvernement actionnera le dispositif. Votre argent ne sera donc plus totalement votre argent.

La question des participations aux bénéfices

Autre disposition prévue par le texte : l’assureur pourra, si le gouvernement y consent, « truquer » les résultats du compte et minorer la participation de l’assuré aux bénéfices. Autrement dit, l’État pourra permettre à l’assureur de garder dans ces comptes tout ou partie du rendement du contrat d’assurance-vie qu’il doit à l’assuré.

Pour être clair, cette mesure est le vrai scandale de la loi Sapin 2 : elle affranchit l’assureur d’appliquer le principe selon lequel les bénéfices du contrat appartiennent à l’assuré.

La spoliation d’État

Les assureurs peuvent dire merci à Michel Sapin, qui leur rend un fier service. Dans un contexte de taux bas, les assureurs traversent un moment difficile : les rendements sont faibles, mais, même faibles, il est compliqué de les servir. En cas de risque de mort de la compagnie, l’assureur peut donc décider autoritairement d’exercer une retenue sur les avoirs d’assurance-vie que l’épargnant lui a confiés. Cette mesure est vraiment très spectaculaire… Elle en dit long sur l’état de détresse qui accable le monde financier après plusieurs mois d’assouplissement monétaire de la BCE.

Le spectre Deutsche Bank

Ces décisions tombent au moment opportun. Les rumeurs de faillite de la Deutsche Bank s’amplifient. Elles courent depuis plusieurs mois. Selon toute vraisemblance, le gouvernement allemand procèdera à la nationalisation au moins partielle de la banque pour éviter le pire. Les gouvernements européens préparent déjà leur riposte.

La loi Sapin 2 en fait partie.

Éric Verhaeghe
Le site de l'auteur
Éric Verhaeghe est président de Triapalio. Ancien élève de l'ENA, il est diplômé en philosophie et en histoire. Écrivain, il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Il anime le site "Jusqu'ici tout va bien" http://www.eric-verhaeghe.fr/

D-Ca tiendra bien jusqu'en 2017-de Sophie Coignard et Romain Gubert
Avec un titre pareil, on peut s’attendre à lire une charge en règle contre François Hollande, son immobilisme, sa manière de faire le dos rond en attendant une embellie conjoncturelle susceptible d’assurer sa réélection. Si c’est ce que vous cherchez, vous ne serez pas déçu. Mais l’ouvrage de Sophie Coignard et Romain Gubert, journalistes au Point, va bien au-delà…

Même si les dirigeants en place en prennent pour leur grade, les auteurs n’épargnent personne et dénoncent un système à bout de souffle fait de postures et de « com’ », de faux-semblants et de connivences malsaines, d’enflure rhétorique et d’annonces audacieuses jamais suivies d’effets. Le mal est profond et ancien. Certes, le quinquennat qui s’achève illustre à merveille – si l’on ose dire – la faillite de ce système mais, en amont, les mauvaises habitudes étaient déjà solidement installées. Ce livre propose un concentré de scoops et révélations tels que les publient régulièrement Le Canard enchaîné et la Cour des comptes, et il s’appuie en outre sur des propos, des anecdotes recueillis méthodiquement par ce binôme de fins observateurs de notre vie politique.




En deux parties (« ils font semblant de gouverner » ; « quand ils gouvernent, c’est encore pire »), il serait amusant s’il s’agissait d’une caricature. Malheureusement, les faits parlent d’eux-mêmes et il s’agit de la France…

Vous découvrirez – si vous ne le savez déjà – la manière dont les Américains, y compris au plus haut niveau, se sont payé la tête de notre Président et de la délégation française lors de leur visite d’État aux États-Unis ; les coups de téléphone intempestifs et pannes d’oreiller de Jean-Paul Huchon ; les copinages qui sont de formidables accélérateurs de carrière ; les apparatchiks qui passent une vie dans les coulisses du pouvoir sans jamais être confrontés au monde réel ; l’autocensure et la flagornerie des journalistes de cour ; les parlementaires qui préfèrent cajoler leur électorat local plutôt que de légiférer ; les potentats de micro-forteresses syndicales qui font reculer les ministres ; et, par-dessus tout, l’art et la manière de dilapider l’argent public… un vrai savoir-faire !

Parmi les rares rescapés de ce naufrage sont brièvement cités les noms de Bernard Cazeneuve et Emmanuel Macron ; un hommage plus appuyé est rendu à Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly-sur-Seine, qui ne s’est pas laissé intimider par Nicolas Sarkozy, et à René Dosière, qui traque inlassablement les turpitudes de notre petit monde politique.

Alors que d’autres épisodes tout aussi désolants et révélateurs ne manqueront pas de survenir en cette fin de règne, fallait-il, pour ce livre, un ultime chapitre en guise de conclusion ? Elle est expédiée en trois pages et demie et se contente de nous rappeler que, dans des pays comparables, des hommes d’État ont eu le courage de faire de vraies réformes : le Québécois Paul Martin, le Suédois Göran Persson, l’Allemand Gerhard Schröder, l’Italien Matteo Renzi…

En France, on a eu Jacques Chirac. À son sujet, voici ce qu’on peut lire dans cet ouvrage : en 2002, Francis Mer, son nouveau ministre de l’Économie et des Finances issu de la société civile, industriel courageux capable d’assumer des décisions difficiles, demanda audience à l’Élysée. Il voulait attirer son attention sur un problème dont il venait de découvrir la gravité : l’endettement de la France, lourd de menaces pour l’avenir. Cette démarche eut le don d’assombrir l’humeur du Président, qui interrompit rapidement l’importun : « Écoutez, Mer, cela fait trente ans qu’on se démerde comme ça. Alors, ça peut bien durer encore un peu. » Une réplique peut-être symptomatique d’un certain état d’esprit corrézien, puisque le titre de cet ouvrage lui fait écho ; elle est, aux dires des auteurs, volontiers prononcée, en privé, par l’actuel président de la République.
Fabrice Le Quintrec -Journaliste -Journaliste, ancien attaché culturel au Japon.

ET pour …..vous………..finir !
" De toute façon, ça tiendra bien jusqu'en 2017... " C'est ainsi que François Hollande s'exprime parfois devant des proches. A quoi se réfère-t-il ? A lui ? A notre pays ? Ou plus simplement à ce système de gouvernement qui dissimule l'inertie sous une incroyable mise en scène pratiquée d'ailleurs avec le même cynisme par ses prédécesseurs ? Réformes en trompe-l'oeil, choc de simplification qui n'a jamais eu lieu, concours de pauvreté entre présidentiables, affectations ministérielles délirantes, lutte acharnée des réseaux au sommet de l'Etat... l'action des gouvernements depuis une décennie est une mascarade. Des voyages calibrés pour endormir la presse aux déplacements destinés à neutraliser les mécontents à coups de subventions en passant par ces ministres qui tremblent devant d'obscurs syndicalistes : nos dirigeants font semblant de moderniser la France. Alors que les menaces s'accumulent sur le pays, l'essentiel de leur temps est en fait consacré... à leur propre survie.

Un réquisitoire implacable, terrifiant et jubilatoire., 24 janvier 2016

Par D. Cohen


Ce commentaire fait référence à cette édition : "Ca tiendra bien jusqu'en 2017" (Broché) =19,50€

Sophie Coignard est une véritable journaliste et une femme courageuse, une des rares à n'avoir pas hésité à s'attaquer à des sujets aussi centraux que le pouvoir exorbitant d’une société secrète nommée Franc-maçonnerie en France. Quand on connaît le pouvoir de nuisance des Vénérables en tablier en France, on ne peut qu’être impressionné par sa détermination.

Dans ce livre dont le titre reprend une phrase de François Hollande qui résume toute la stratégie d'attente et d'inaction du président, elle démontre avec son co-auteur Romain Guber que le théâtre d’ombres de l’Elysée se résume à jouer la montre, tenir, faire semblant de réformer sans rien changer, ne prendre aucun risque, ne heurter personne. Hollande attendant la reprise comme on attend Godot. Cette reprise qui malgré le fameux alignement des planètes (taux bas, pétrole bon marché , QE) boude une France écrasée d’impôts et de réglementation.

On pense à la fameuse phrase du père Henri Queuille :

« Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Sauf que cet aphorisme ne semble plus fonctionner : les problèmes s’aggravent, la France est devenue l’homme malade de l’Europe.

Au-delà de la charge contre une politique dont les résultats se révèlent chaque jour un peu plus désastreux, les auteurs mettent en cause plus profondément un système politique où la communication a remplacé l'action comme dans ce terrible documentaire « Le temps d’un président » où l'on voit un ludion nommé Gaspard Gantzer en chef d'orchestre de la chorégraphie présidentielle. C’est ce jeune homme la véritable star du film, penché en permanence sur son IPhone, marionnettiste en chef dictant ses phrases aux journalistes de la presse.

La communication s’impose comme l’axe dominant chaque décision, une grande mascarade de déclarations en voyages en province destinée à convaincre le public que le pouvoir agit alors que rien ne bouge. Hollande mais aussi Ségolène Royal et ses déclarations qui ne débouchent sur rien : ministère de la parole encore. Valls, Cazeneuve qui saute dans un train dès qu’un fait divers médiatique a lieu.

Les réformes en trompe-l’oeil, le fameux choc de simplification qui n’a jamais eu lieu, les jeux de pouvoir pour les postes, la lutte acharnée des réseaux au sommet de l’État… (courants du PS, franc-maques, diversité, parité). Tout est bon pour accéder au fromage des prébendes.

La France apparaît comme un grand cadavre à la renverse, un bateau ivre qui n’est plus barré alors que la tempête approche. Le plus inquiétant c’est que le poids de la communication ne semble pas lié à un homme Hollande mais à un système politico-médiatique : on pense forcément au mandat de Sarkozy, à celui qui vient avec le vague sentiment que ce sera la même chose.

Et que la France est mal partie.

Un livre salutaire et terrifiant.

2017 …élections à venir
Métropole
Dates et périodicité des élections politiques
Élection
Date (ou année)
Durée du mandat
Dernières élections



Présidentielle

1er tour : 23 avril 2017

2nd tour : 7 mai 2017

5 ans

22 avril et 6 mai 2012


Législatives

1er tour : 11 juin 2017

2nd tour : 18 juin 2017

5 ans

10 et 17 juin 2012


Européennes

2019

5 ans

25 mai 2014


Municipales

2020

6 ans

23 et 30 mars 2014


Départementales

2021

6 ans

22 et 29 mars 2015


Régionales

2021

6 ans

6 et 13 décembre 2015



 À noter :

Les sénateurs ne sont pas élus directement par les électeurs, mais par un collège distinct formé de députés et d'élus locaux. Les prochaines élections sénatoriales auront lieu le 24 septembre 2017.


Vous comptez remettre en place vos députés(ées) ?
GUERIN


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1000 milliards de perte ce sont les prévisions

Ma fille m'a demandé: "C'est quoi les impôts papa?"
J'ai mangé la moitié de son pain au lait... elle a compris


Ceux qui ont souscrit une assurance-vie pourraient bien ne jamais pouvoir récupérer leur placement : le gouvernement vient d’autoriser les assureurs à bloquer les demandes de rachat et d’avance sur les contrats d’assurance-vie.



Un petit rappel s’impose au sujet de cet article 21 bis de la loi Sapin 2. D’après les informations concordantes reprises en particulier lors des derniers débats à l’Assemblée Nationale le jeudi 29 septembre, 15 millions de contrats d’assurance-vie en euros ont été souscrits en France pour un total supérieur à 1 500 milliards d’euros, soit en moyenne 100 000 euros par contrat, par l’intermédiaire d’établissements financiers (banques, compagnies d’assurances et autres) qui investissent cet argent en bonne partie en bons du Trésor.

Les bons du Trésors au plus bas menacent l’assurance-vie

Ces bons du Trésor étaient des placements réputés sûrs, sans risques, dits de pères de famille, mais leurs rendements atteignent maintenant des plus bas historiques, en territoire négatif même pour des échéances allant jusqu’à 9 ans pour la France, ce qui correspond à des plus hauts historiques pour leur prix d’acquisition.

Or, si les rendements de ces bons du Trésor augmentent dans un avenir prévisible, les prix des contrats vont plonger.

En pareilles circonstances, des fonds de couverture (hedge funds) les reprennent habituellement à 20 % de leur valeur faciale, ce qui fait une perte potentielle de l’ordre de… 1 000 milliards d’euros pour les établissements financiers si leurs clients ayant souscrit ces contrats d’assurances-vie en demandent le remboursement, ce qui est leur droit, en particulier pour bénéficier de la hausse de ces rendements.

Une perte de l’ordre de 1000 milliards d’euros

Les établissements financiers ayant acquis ces bons du Trésor ne pourraient alors pas pouvoir supporter de telles pertes potentielles de l’ordre de 1 000 milliards d’euros.

La logique et la morale auraient dû conduire à condamner les personnes qui étaient au courant de ces risques et qui auraient dû ne pas proposer de tels produits, à savoir les dirigeants de ces intermédiaires financiers, ainsi que les membres des autorités financières qui n’ont pas effectué correctement leur travail de surveillance et de prévention.

Or, il n’en est rien : pour éviter la faillite à ces établissements financiers, les socialistes au pouvoir ont eu l’idée de donner au gouvernement (via le Haut Conseil de Stabilité Financière, HCSF) la possibilité d’interdire de rembourser les personnes qui ont souscrit ces contrats d’assurance-vie en euros. Et cela pendant une période de 3 mois… renouvelable, ce qui équivaut à ne pas les rembourser, faisant ainsi supporter les pertes aux épargnants (a priori non professionnels en matière financière) qui ignoraient l’existence de ces risques.

Article 21 bis de la loi Sapin 2 sur l’assurance-vie

C’est là l’objet de cet article 21 bis de la loi Sapin 2. Une solution totalement inadmissible et injuste, car les dirigeants de ces établissements financiers savaient très bien qu’ils vendaient (et qu’ils continuent à vendre) des produits financiers dits toxiques, c’est-à-dire qui risquent de générer des pertes considérables qu’ils ne pourraient pas supporter et pire, qui risqueraient de créer une crise systémique, c’est-à-dire un effondrement de tout le système financier français et de l’économie française, avec des répercussions considérables ailleurs dans le monde. Cela serait pire que la crise dite des « subprimes ».

Dans une telle situation, les titulaires de ces 15 millions de contrats d’assurance-vie auraient dû défendre énergiquement leurs intérêts selon les bonnes méthodes françaises : en manifestant, par exemple. Cela aurait dû faire une trentaine de millions de protestataires dans les rues exigeant l’adoption de lois condamnant les banksters et leurs homologues en assurances-vie pour qu’ils puissent être condamnés à de longues peines de prison, en faisant supporter les pertes potentielles par les établissements financiers coupables, et en interdisant la promotion de tels produits financiers.

Silence radio sur le scandale

Tous les médias auraient dû traiter abondamment ce sujet. Les hommes politiques auraient dû sauter sur ce thème pour défendre les intérêts de leurs électeurs. Or il n’en est rien. Silence radio de toutes parts.

Tous les parlementaires défendent les intérêts des banquiers et de leurs acolytes. Sauf un : Pierre Lellouche, qui s’est vivement opposé à l’adoption de cet article 21 bis de la loi Sapin 2. Il a déclaré, entre autres, en s’adressant aux socialistes et en particulier à Sapin :

« Ce que vous voulez faire est immoral. C’est immoral particulièrement venant de personnes qui ont été élues en indiquant au monde entier que leur ennemi c’était la finance. […]

Or, aujourd’hui, cet ennemi, vous le défendez au détriment des petits épargnants. Voilà le résultat de votre politique ! Je connais sûrement aussi bien que vous, monsieur le ministre, les risques systémiques que vous évoquez sur le plan international. Mais je connais aussi les fautes et les turpitudes de certains établissements financiers qui ont procédé à une titrisation excessive. Il n’y a aucune raison que Main Street paie pour Wall Street, que les grands établissements financiers qui ont fait des erreurs soient financés par les épargnants. […]

Monsieur le ministre, je suis extrêmement gêné par cette proposition. Je lui trouve en effet, surtout émanant d’une majorité de gauche, un caractère vraiment immoral. Il s’agit en effet de faire porter sur les clients des compagnies d’assurance des mécanismes chargés de gérer éventuellement les turpitudes ou les erreurs de celles-ci.

Que la France veuille se doter d’un mécanisme de résolution dans le domaine de l’assurance, fort bien ; que ce mécanisme prévoie des contraintes de gestion pour des compagnies d’assurance, fort bien ; mais qu’au final, ce soit aux clients de payer pour ces turpitudes sans pouvoir récupérer leur argent, je trouve cela très choquant.

Lors de l’affaire des subprimes aux États-Unis, on entendait, rappelez-vous, cette fameuse phrase : « C’est Main Street qui paye pour Wall Street. » Et à la fin de la journée, c’est toujours le petit épargnant, le petit assuré, qui paye pour toutes les erreurs de gestion des grandes entreprises financières qui ont spéculé, titrisé, constitué leur portefeuille de façon souvent aléatoire.

Je trouve pour le moins curieux qu’un gouvernement de gauche vienne aujourd’hui nous expliquer que, pour sauver si nécessaire les compagnies d’assurance, il faudrait bloquer l’épargne des particuliers parce que, comme le disait Charles de Courson, il s’agit d’une épargne liquide. […] »

Réponse de Michel Sapin :

« Et vous, dans le genre de la démagogie absolue et de l’irresponsabilité, vous êtes un champion ! »

Une petite couche pour Michel Sapin ?
Il n’est qu’à lire la récente rédaction du petit Michel sur format A5 marge rouge grands carreaux, taches comprises, pour saisir l’ampleur des dégâts que permet cette légèreté avec les deniers publics : prévisions de croissance parfaitement fantaisistes foutaisistes à 1,5% (alors que la plupart des organes internationaux table sur un petit 1,2% à peine), déficit public prévu à 2,7% alors qu’en cinq années, il n’aura jamais frôlé les 3% que par excès, et que le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) juge gentiment « improbable », accélération de la masse salariale des collectivités territoriales, recapitalisation d’EDF et d’Areva, une résorption du trou de la sécu complètement irréaliste, … Bref : une enfilade d’approximations, de vœux pieux, de dépenses continues, et, toujours, cette fraîche désinvolture que seuls les individus totalement détachés de toutes contraintes matérielles peuvent afficher sans broncher.

Tous les jours, la presse nous apporte, souvent sans même le vouloir vraiment, sursubventionnée qu’elle est, la preuve que nos élus n’ont jamais eu pour mission de tenir les cordons de la bourse publique, de gérer l’État en bon père de famille et d’assurer un avenir sain à nos générations futures. Tous les jours, la presse nous montre, à son corps défendant, que ces élus font tout ce qu’ils peuvent pour, au contraire, claquer le plus d’argent public dans les démonstrations les plus visibles possible de leur pouvoir de nuisance, quand, de leur côté, ils ne font jamais l’économie des efforts nécessaires pour se ménager un avenir personnel financièrement solide.

Alors qu’il serait si facile d’économiser 600 millions d’euros par an, et de faire instantanément 65 millions d’heureux !


Les Français sont des veaux disait le Général de Gaulle. Ils vont à l’abattoir sans réagir. Désespérant. Désespéré.

D’après mes analyses, la seule possibilité pour qu’il n’y ait pas de Krach obligataire serait que les taux restent très bas, aux alentours de zéro pendant une vingtaine d’années, comme c’est le cas au Japon, ce qui signifie que la croissance du PIB réel devrait être elle aussi de zéro pendant les 20 prochaines années ! C’est pas de bol, la courbe du chômage ne va pas s’inverser.

Publié le 4 octobre 2016 dans Bourse et investissements,


Jean-Pierre Chevallier
Le site de l'auteur
Jean-Pierre Chevallier est business économiste et analyste financier indépendant. Il tient un blog d'analyse régulièrement mis à jour : http://chevallier.biz/


Les dégâts mondialistes de 1969… 1973 à 2017……
GUERIN


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Les dégâts mondialistes de 1969… 1973 à 2017……


NB :Bossuet aimait à dire que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » et la mondialisation en est un parfait exemple.
1% de la population mondiale possède plus que les 99% restants
Et vous les croyez encore ? alors bonne route !COP21 n’est qu’une rustine pour faire passer la pillule.
(regardez donc du côté de la banque mondiale…………………)


Les mondialistes ont peur… et c’est en soi une excellente nouvelle. Ils ont peur. Enfin !

Je vais donc vous livrer quelques réflexions autour de l’idée de frontière qui est devenue, au fil du temps, un gros mot que l’on n’a pas le droit de prononcer sans être immédiatement taxé de facho-nazi-mangeur-d’enfants ou de rappeler tout aussi vite à la bien-pensance « lézeuresléplusombredenotrehistoire ».

Le FMI sonne l’alarme contre la « menace » protectionniste

Voilà ce que vient de déclarer presque en panique notre Christine nationale qui représente les intérêts des grandes multinationales et du totalitarisme marchand le plus abject :

« De l’ascension de Donald Trump en passant par le Brexit, le protectionnisme a la cote sur le globe et donne des sueurs froides au FMI, qui y voit un péril majeur pour une économie planétaire en berne.

« Les pressions croissantes vers des mesures de repli constituent une menace exceptionnelle pour la croissance mondiale », résume le Fonds monétaire international dans ses nouvelles projections économiques publiées mardi. »

« Cette croissance morose, qui s’accompagne d’un chômage persistant, de salaires stagnants et d’inégalités croissantes, a désormais un coût, selon le FMI : elle nourrit un discours « accusant la mondialisation de tous les maux » et prônant le repli sur soi économique. »

La mondialisation est déflationniste… par nature !

Bossuet aimait à dire que « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » et la mondialisation en est un parfait exemple.

Nos faux naïfs de dirigeants déplorent la déflation actuelle et nous expliquent qu’il faut lutter contre elle, tout en sachant qu’elle est l’effet de cette mondialisation bâtie et construite sur un dumping social et fiscal sans précédent qui est déflationniste par définition.

La mondialisation actuelle ne vise pas la concurrence libre et non faussée mais vise bien à faire produire le plus possible par les moins-disants et les moins chers, tout en revendant de plus en plus cher aux consommateurs.

La mondialisation c’est le dumping fiscal, social, mais aussi environnemental. Nous transférons vers d’autres pays aux normes inexistantes nos industries polluantes plutôt que de payer le prix de la protection de notre environnement et de nos ressources.

Alors oui, cette mondialisation n’est ni heureuse, ni vertueuse, et rien ne nous oblige à l’accepter, à la supporter et encore moins à la soutenir sans pour autant plaider pour un retour au Moyen Âge !

La mondialisation est encore une fois comme bien souvent une idée protéiforme. La mondialisation a déjà existé à de multiples reprises dans l’histoire humaine avec ou sans frontière, avec ou sans mur entre les peuples !

Avant la Première Guerre mondiale, vous aviez l’Union latine, qui était une union monétaire avant l’heure ! Un euro d’avant l’euro, où de nombreux pays européens utilisaient les mêmes pièces d’or ayant la même taille et le même poids afin de faciliter les échanges ! À cette époque, il n’y avait strictement aucun problème de change car nous avions tous la même monnaie en or avec le même étalon et le même poids.

Cette union monétaire n’a pas empêché la guerre de 14-18 tout comme l’euro n’empêchera pas la probabilité de plus en plus forte de « guerres civiles » européennes.

Le monde entre les deux guerres est totalement mondialisé ; avec les colonies, les échanges sont nombreux, les barrières douanières faibles ou inexistantes, et la libre circulation des individus est une réalité.

L’Empire romain est un exemple de mondialisation… certes un peu forcé. Bref, il n’existe pas une forme unique et indiscutable de mondialisation, mais une multitude de choix possibles.

Refuser cette mondialisation-là, n’implique pas de devenir la Corée du Nord ! Rien n’est plus faux. Rien n’est plus réducteur et il s’agit, encore une fois, d’empêcher les gens de penser pour éviter d’avoir à aborder les véritables solutions alternatives. Oui un autre monde est possible, une autre mondialisation est envisageable et non les droits de douane, fussent-ils évoqués par un Trump, ne sont pas une sottise mais des outils de simple bon sens destinés justement à pallier des situations de dumping.

Or c’est le dumping qui est déflationniste puisqu’il vise à produire de moins en moins cher donc à faire baisser les salaires ! Des salaires qui baissent c’est moins de consommateurs solvables donc moins de croissance.

Logiquement, pour lutter contre la déflation, il faut lutter… contre la mondialisation. CQFD.

L’éloge des frontières !

Ce titre n’est pas de moi, c’est un ouvrage de Régis Debray, qui n’est pas à proprement parler un « lézeuresléplussombriste » ni un « fasciste ». Voici ce qu’il dit :

« La frontière n’est pas du tout la fermeture angoissante. La frontière est une marque de modestie. Je ne suis pas partout chez moi. Il y a une ligne au-delà de laquelle il y a d’autres personnes que je reconnais comme autres. »

Pour se définir soi-même, il faut accepter d’être différent dans le sens de ne pas être pareil ni identique aux autres. La frontière marque une limite, une souveraineté, un territoire, une histoire, et aussi… une protection.

Il n’y a rien de plus important pour un pays que ses frontières qui sont aussi ses limites géographiques. Un pays se définit par son espace.

Presque tout est frontière dans la vie. L’éducation d’un enfant vise à lui faire entendre et comprendre les frontières entre le bien et le mal, le possible et l’impossible. Toutes les limites posées, pensées ou réfléchies sont des frontières à franchir ou à ne pas franchir, jusqu’à votre porte d’entrée qui elle aussi est une frontière.

On dit même que la « frontière est ténue ». Bref. Rejeter l’idée de frontière est une absurdité de la « novlangue » et du politiquement correct qui ne vise qu’à l’abrutissement des masses.

Je remarque d’ailleurs que cela ne pense plus beaucoup dans ce pays, et que dès que quelqu’un pense, il est excommunié par ce système qui n’est au service, comme Madame Lagarde, que de ce totalitarisme marchand que nous devons combattre sans relâche et sans merci.

Nous ne risquons rien que du mieux et du bien avec des frontières. Ceux qui les redoutent sont ceux qui, aujourd’hui, se gavent sur des cadavres. Les mondialistes, les grandes multinationales, celles qui font de l’évasion fiscale à grande échelle, polluent en Inde, en Chine ou en Afrique, relâchent les produits polluants au large de la Somalie (d’où les piratages massifs, représailles de pêcheurs qui ne peuvent plus exploiter leurs réserves halieutiques), celles qui exploitent femmes et enfants au Bangladesh dans des usines cadenassées où par centaines les ouvriers meurent chaque année dans l’indifférence la plus totale.

Oui tous ces mondialistes sans foi ni loi, sans morale, ont tout à redouter du retour des frontières et de la chute de leurs bénéfices.

Enfin, à tous les idiots utiles d’extrême gauche qui, pétris de bons sentiments humanistes, pensent faire le bien, ils font en réalité le jeu des grandes multinationales en faisant là encore pression à la baisse sur les salaires d’ici sans que cela fasse augmenter les salaires de là-bas !

L’immigration est un outil aux mains d’une élite mondialisée et apatride qui se fiche comme d’une guigne du bonheur des peuples ou des gens, n’ayant d’autres ambitions que d’accumuler argent et pouvoir sur le dos des pauvres bougres.

Cette immigration incontrôlée ne peut qu’à terme faire le malheur des « déjà-là » et des « tout-juste-arrivés » et ce en dehors de toute considération de religion ou de couleur, car en économie tout est aussi question d’équilibres, toujours précaires.

Personne ne tire de bénéfices de tout cela, sauf encore une fois le « patronat » comme en Allemagne, qui peut désormais faire travailler les migrants pour… 80 euros par mois ! Oui, vous avez bien lu, 80 euros par mois. Voici de la belle exploitation, car derrière tous les sentiments humanistes dégoulinant utilisés uniquement pour fabriquer le consentement des populations, la réalité, c’est la mise en exploitation. C’est la raison pour laquelle jamais, jamais un grand communiste comme Georges Marchais n’a été favorable à l’immigration ou à la disparition des frontières, ce qui ferait aujourd’hui que Georges Marchais serait taxé de fascisme… ce qui ne manque pas de sel !



Mais ce qui est mauvais pour le totalitarisme marchand est excellent pour les peuples.

Comme Régis Debray, il est temps de proclamer haut et fort, cet « éloge aux frontières ».

Vive la France.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
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Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »

Pour commander l’ouvrage « éloge des frontières


https://www.amazon.fr/%C3%89loge-fronti%C3%A8res-R%C3%A9gis-Debray/dp/2070131580

Les derniers propos de la mondialiste Lagarde ici AFP via Boursorama

http://www.boursorama.com/actualites/le-fmi-sonne-l-alarme-contre-la-menace-protectionniste-906a68148143323d543b1e4b5787120c

« Éloge des frontières !! » L’édito de Charles SANNAT-Charles Sannat/- 5 octobre 2016
@C'était jusqu'ici une projection. C'est désormais une réalité : 1% de la population mondiale est plus riche que les 99% restants, révèle un rapport accablant de l'Oxfam.


Inégalités : 1% de la population mondiale possède plus que les 99% restants


C'était jusqu'ici une projection. C'est désormais une réalité : 1% de la population mondiale est plus riche que les 99% restants, révèle un rapport accablant de l'Oxfam.

L'an dernier, c'était une projection. Cette fois, c'est une réalité. Selon un rapport publié par l'ONG Oxfam, le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépasse désormais celui des 99% restants.

A deux jours de l'ouverture du forum de Davos, l'organisation espère pousser les participants au sommet à mettre fin aux paradis fiscaux, lesquels "alimentent les inégalités économiques et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté", martèle Oxfam.

62 personnes plus riches... que 3,5 milliards d'individus

Le rapport - intitulé "Une économie au service des 1%" - est accablant : Oxfam note que, depuis 2010, le patrimoine de la moitié la plus pauvre de la population mondiale s’est réduit de 1.000 milliards de dollars (baisse de 41%) , à l'inverse des "super-riches" dont les fortunes ont augmenté de 44%, soit quelque 500 milliards de dollars.

Dans son rapport précédent, Oxfam avait prédit que ce phénomène serait observé dès 2016 :

http://referentiel.nouvelobs.com/file/14761121.JPG

Les 62 plus grandes fortunes possèdent désormais autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale - 3,5 milliards de personnes. Preuve que les choses ne vont pas en s'améliorant, ce chiffre était encore de 388 en 2010.

http://twitter.com/Oxfam/status/688961546240786432/photo/1

Quatre Français dans le classement

Ils sont 62 à être aussi riches que 3,5 milliards d'individus, dont une écrasante majorité d'hommes (53). Parmi eux, une moitié d'Américains et 17 européens. Les autres "super-riches" viennent de Chine, du Brésil ou d'Arabie saoudite.



De France également : Liliane Bettencourt (40,1 milliards de dollars, 10e position), Bernard Arnault (37,2 milliards de dollars, 13e position), Patrick Drahi (16 milliards de dollars, 57e), Serge Dassault (15,3 milliards de dollars, 62e position) apparaissent dans ce classement établi par le magazine "Forbes" en mars 2015.


Dans le cas de l'héritière de l'Oréal, l'année 2014 a été un bon cru et lui a permis de réaliser un joli gain de 5,6 milliards de dollars. Une tendance générale selon Oxfam :

Depuis le début du XXIe siècle, la moitié la plus pauvre de l'humanité a bénéficié de moins d' 1% de l'augmentation totale des richesses mondiales, alors que les 1% les plus riches se sont partagés la moitié de cette hausse."

Mettre la pression sur Davos
Rappel : Chaque année depuis 1971, une petite commune suisse accueille les plus hauts dirigeants d’Etats, de gouvernements et d’entreprises pour le Forum économique mondial.

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/01/20/qu-est-ce-que-le-forum-de-davos_4850472_4355770.html#rD1IQQkrhfrPhvme.99

Publié à l'avant-veille de l'ouverture du forum de Davos, le rapport d'Oxfam entend faire pression sur les élites économiques pour mettre un terme à "l'ère des paradis fiscaux", soulignant que 9 entreprises sur 10 figurant "parmi les partenaires stratégiques" du forum économique "sont présentes dans au moins un paradis fiscal".

Winnie Byanyima, la directrice générale d'Oxfam International, alerte :

Nous devons interpeller les gouvernements, entreprises et élites économiques présents à Davos pour qu'ils s'engagent à mettre fin à l'ère des paradis fiscaux qui alimentent les inégalités mondiales et empêchent des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté."

L.B. L'Obs·Publié le 18 janvier 2016 à 17h05


A CONSERVER POUR VOS VOTES à VENIR en 2017 ..et à suivre



Au revoir. Rendez-vous en 2017 pour :
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@Législatives 5 ans
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2nd tour : 18 juin 2017


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