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Colombie : le « non » du peuple souverain -le fossé du peuple et des élus
GUERIN


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Dimanche 2 octobre, les électeurs colombiens (34.899.945) devaient ratifier l’accord de paix signé entre le président Juan Manuel Santos et le commandant en chef des FARC et répondre « oui » à l’unique question qui leur était posée : « Soutenez-vous l’accord qui met fin au conflit et ouvre la construction d’une paix stable et durable ? »

La volonté profonde de paix au sein de la population colombienne (plus de 240.000 morts, des milliers de disparus, des attentats et des prises d’otages à répétition, 5 millions de personnes déplacées en 52 années de combats), l’accord conclu à La Havane, la signature en grande pompe de cet accord à Carthagène des Indes avec présence de dignitaires du monde entier, le relais médiatique des stars dont la plupart vivent à l’étranger pour « la paix et le oui », le poids et le rôle de l’Église catholique, les vidéos de YouTube à la gloire de la réconciliation (« La Colombie se prend dans les bras »), tout concourait, malgré les nombreuses zones d’ombre, à une seule possibilité : la victoire du « oui » !

Le vote du peuple souverain (malgré une abstention record – 63 % – encore plus importante dans les régions les plus affectées par la guérilla) est sans appel : 6.377.482 de voix pour le « oui » et 6.431.376 de voix pour le « non » !

Un résultat inimaginable il y a quelques jours, malgré la campagne d’un des rares opposants à cet accord, l’ancien président Álvaro Uribe.

Cette victoire du « non » est avant tout celle du peuple et la défaite du « système médiatico-politique » à toujours vouloir imposer des solutions artificielles, car beaucoup de Colombiens ont considéré que cet accord était une récompense pour « les criminels narco-assassins des FARC », que l’ONU serait incapable de contrôler réellement le démantèlement de la guérilla, que donner « plus d’un million de pesos par mois à un guérillero pour qu’il retrouve la vie civile alors qu’il a tué, trafiqué pendant des années » est une insulte à tous ceux dont le salaire est de 600.000 pesos par mois (190 euros) ! Que, depuis plusieurs semaines, des informations faisaient état de la migration de certains fronts vers les frontières du Venezuela ou de l’Équateur pour continuer leurs narcotrafics…

Et ce ne sont pas les dernières déclarations depuis La Havane du commandant en chef des FARC, l’ancien commandant de l’impitoyable Front 35, qui vont faire regretter leur choix à ceux qui ont voté « non » lorsqu’il ose dénoncer « le pouvoir destructeur de ceux qui sèment la haine et la rancœur […] ».

Cette défaite du « oui » est, bien entendu, celle du président Santos (il faut, cependant, lui reconnaître d’avoir consulté son peuple), qui n’a jamais tenu compte des avis de son opposition, en particulier celle du Centre démocratique d’Álvaro Uribe.


Celui-ci, fort de cette victoire, a appelé depuis sa finca de Rionegro « à une grande alliance nationale […] afin d’ouvrir des espaces de dialogue et décider du chemin à suivre ».

Cette défaite est aussi celle des stratèges de La Havane qui avait mis toute leur influence dans la conclusion de cet accord, et même obtenu de Pablo Beltrán, le chef de l’ELN (guérilla castriste), une trêve unilatérale « pour faciliter la participation de la population au scrutin ».

Que va-t-il se passer, maintenant ?

Même si le président colombien a annoncé « qu’il continuait à rechercher la paix », les cartes sont redistribuées sur le plan politique. Quant à l’accord, il est devenu caduc depuis cette nuit… et avec lui le montage financier « de la construction de la paix » prévu par la communauté internationale. Le principe de réalité aura donc eu raison des certitudes réitérées par les cercles médiatiques…

Jean-Marie Beuzelin -Écrivain


C'est NON dit le peuple
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Le référendum hongrois pose le problème de la démocratie en Europe…


La Commission européenne a affiché son mépris de la démocratie en annonçant que, quel que soit le résultat, il n’aurait aucune valeur.


Les Hongrois étaient appelés aux urnes dimanche. Le gouvernement de Viktor Orbán leur demandait de rejeter le plan européen de septembre 2015 sur la répartition des réfugiés entre les pays de l’Union européenne.

La vision souvent péjorative de nos médias sur la personnalité de Viktor Orbán souligne la partialité de notre microcosme médiatique national. Faute de pouvoir espérer une approbation populaire du plan européen par les Hongrois, plusieurs de nos médias souhaitaient qu’un taux d’abstention élevé prive le scrutin de toute efficacité et affaiblisse un homme politique qu’ils détestent, allant jusqu’à le qualifier de sulfureux. À bien y réfléchir, si les démocrates doivent s’inquiéter, ce n’est pas du dirigeant hongrois, mais de la tendance de plus en plus évidente de nombreux journalistes français à imposer un politiquement correct qui fustige le populisme et tourne le dos à la démocratie.

Souhaiter l’abstention, c’est s’opposer à la démocratie. Affirmer que la décision prise à la majorité par le Conseil des ministres européens le 14 septembre 2015 doit s’imposer au choix des citoyens à l’appel d’un gouvernement qui, pour la seconde fois, a bénéficié en 2014 d’une grande majorité des suffrages, c’est encore s’opposer à la démocratie. Vouloir qu’une politique idéologique, favorable à la destruction de la famille ou à la négation des identités nationales ou religieuses façonnées par l’Histoire, s’impose contre la volonté populaire, c’est encore et toujours s’opposer à la démocratie.

Viktor Orbán a bénéficié de l’ineptie et des fraudes de ses adversaires socialistes et mène une politique libérale, patriote et conservatrice. Il a baissé les impôts et les charges, affirmé le droit pour son pays à viser d’abord le bien commun de sa population et sauvegardé les valeurs qui protègent une nation contre le risque de la décadence. Il est, aujourd’hui, l’un des dirigeants politiques qui promeuvent la liberté, la souveraineté et l’identité.


On comprend que cela en dérange plus d’un, mais c’est ce qui en fait un modèle à suivre.

Le référendum de dimanche pose une fois encore le problème de la démocratie en Europe. Il n’y a de démocratie que s’il y a un peuple qui a conscience de former une nation. Sans identité, celle-ci n’existe pas. Une mosaïque de communautés dotées de droits particuliers, animées par des valeurs opposées n’est pas une nation. Elle ne peut constituer un peuple souverain. Les Hongroi, qui ont tant souffert de ne pas être un peuple souverain alors qu’ils étaient une nation, souhaitent demeurer une nation pour continuer désormais à être un peuple souverain. Ils vont donc s’opposer à cette dérive suicidaire de l’Union européenne qui permet à des technocrates d’imposer l’apparence des chiffres froids de la démographie et de l’économie à la volonté beaucoup plus saine et spontanée des peuples de persévérer à vivre.

Le gouvernement hongrois peut se féliciter du score : 98,32 % des électeurs hongrois qui ont voté ont refusé le plan européen. La Commission européenne a déjà affiché son mépris de la démocratie en annonçant que, quel que soit le résultat, il n’aurait aucune valeur juridique. C’est connu : pour les technocrates de Bruxelles, le peuple est un gêneur et ceux qui lui donnent la parole, des populistes, des quasi-fascistes. Quant à ceux qui se félicitent du taux de participation trop faible pour valider le référendum, ils ajoutent de façon malhonnête à ceux qui ne vont jamais voter, ceux qui n’y sont pas allés intentionnellement ou parce que le résultat était déjà connu. Cette addition ne constitue pas une volonté populaire face aux plus de 3 millions d’électeurs qui ont exprimé clairement leur refus du plan européen de répartition des migrants.

Christian Vanneste -Homme politique-Ancien député UMP

NB :à force de creuser des fossés entre les peuples et les élus et non-élus……..il serait dommage que les fossés ne soient plus une image …


Colombie : le « non » du peuple souverain -le fossé du peuple et des élus
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