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Alerte rouge pour les boursiers, la BCE devrait ralentir la planche à billets pour préparer un retour à la « normale »

Jeudi 6 octobre 2016 - par Jean-Marc Sylvestre

La BCE va changer de politique. La conviction des analystes anglo-saxons est que la banque centrale va diminuer le montant mensuel de ses rachats d’actions… Ça sonne comme un coup de tonnerre pour les marchés financiers qui ont passé un début de semaine un peu chahuté après que les agences financières américaines aient annoncé le probable changement de pied de Mario Draghi qui pourrait ralentir progressivement son QE-presse, c’est-à-dire qu’il projetterait de réduire progressivement la vitesse de fonctionnement de la planche à billets et donc de diminuer la mise en circulation de liquidités, en allégeant son programme de rachat d’actifs.


Techniquement, la BCE va sans doute ralentir progressivement ses rachats d’emprunts avant de mettre un terme à son assouplissement quantitatif et plus précisément encore, elle pourrait procéder à des coupes de 10 milliards d’euros par mois. C’est ce que rapporte l’agence Bloomberg, citant des responsables de banques centrales de la zone euro. L’agence américaine n’a pas été démentie.

L’objectif de cette stratégie serait de revenir progressivement à la normale avec un marché monétaire qui retrouverait une corrélation avec l’économie réelle, c’est-à-dire une création monétaire en phase avec la création de richesses et non pas comme c’est le cas actuellement, une création monétaire sur-abondante.

Pratiquement, le montant des liquidités en circulation devrait donc diminuer et, conséquences immédiates, les taux d’intérêt devraient augmenter progressivement.

C’est donc bien un changement de pied que prépare la Banque centrale européenne dans le sillage de la Banque fédérale américaine.

Depuis des années maintenant, les banques centrales sont venues au secours des systèmes bancaires et des Etats pour permettre aux économies de survivre et de redémarrer. Les banques centrales ont donc développé ce qu’on a appelé des politiques non conventionnelles de QE « quantitative easing« . Très concrètement, les banques centrales ont racheté massivement des actifs bancaires, des dettes, ce qui les autorisait à émettre des nouvelles liquidités en circulation.

En théorie, ces liquidités devaient permettre aux banques de faire de nouveaux crédits aux entreprises pour que le système puisse redémarrer. Le bilan est ambiguë.

1er point : Après la crise mondiale terrible en 2009-2010, certains pays ont redémarré ; les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Europe du nord, mais beaucoup d’autres pays, faute de réformes de structure, sont restés en panne, ce qui est le cas de la France.

2e point : Ces masses de liquidités ont surtout alimenté les marchés financiers et donné à la spéculation des moyens considérables. La hausse des cours boursiers n’était pas mauvaise en soi, cela dit, dans bien des cas, elle n’a pas toujours reflété le redressement des économies réelles. Plus grave, elle a donné l’illusion d’une prospérité retrouvée mais très volatile parce que dès que le robinet à liquidités se ferme, les valeurs boursières piquent du nez.

Parallèlement, la baisse des taux d’intérêt a été utilisée par certains Etats pour s’endetter encore davantage et s’exonérer des réformes qui pouvaient être douloureuses. La France est évidemment dans ce cas.

Maintenant si les marchés monétaires reviennent à un fonctionnement plus conventionnel, les taux d’intérêt vont forcément remonter. C’est bon pour les épargnants, pour les investisseurs qui ont besoin de rendement, ça n’est pas mauvais pour les entreprises qui savent qu’elles doivent rémunérer le risque.

Mais si les taux remontent, ça va être épouvantable pour les Etats endettés, les collectivités locales, les administrations et les entreprises publiques… Du coup, l’Etat français, les grandes villes, les conseils généraux, la SNCF, EDF et beaucoup d’administrations sociales vont être gênés aux entournures avec des frais financiers en augmentation rapide.

Actuellement avec de l’argent gratuit à taux zéro, tout est possible. Si demain cet argent a un coût normal, tout craque, ou alors il va falloir refaire les comptes dans les dépenses publiques.



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