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Je pense que nous aurons une finale PS contre FN
GUERIN


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Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance du Appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du CNR du 15 mars 1944 : extrait
(…)
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au
profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais
pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes
et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne
s’éteigne jamais :
• Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités
publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble
l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans
la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des
” féodalités économiques ” , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée
de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il
manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,
alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération,
période où l’Europe était ruinée ?


La course au gros PIB est avant tout une course à l'infini dans un monde fini!
D’une part il entraîne un recours massif à l’endettement, par nature impossible à rembourser du fait des mécanismes monétaires.
D’autre part il nécessite d’être toujours plus productif et sous pression, d’où la consommation record d’anti-dépresseurs et de sédatifs dans nos pays “développés”.
Enfin, et ça a déjà été rappelé dans d’autres commentaires, les effets de cette course au PIB sur l’environnement sont catastrophiques.

Ainsi, ce qu’on présente comme un objectif de société vertueux n’est, dans les faits, qu’un instrument d’aliénation des masses. Belle manipulation, ce PIB…

Le PIB n’est pas le bonheur, loin de là.


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ces pour en revenir au titre final ps ,fn
cela ne pas aussi sur avec un ps brise cela ma semble impossible


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Shlama


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registe 1 a écrit:
ces pour en revenir au titre final ps ,fn
cela ne pas aussi sur avec un ps brise cela ma semble impossible



Coucou régiste , En effet une final PS FN  rien de sur ,   on est mal là!!! Sad



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M.GANDHI
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bonjours shalama oui on est mal partie Rolling Eyes


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ZeM


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Je ne réponds qu'au titre :

Je pense pour ma part que c'est quand même difficile de faire un pari sur cette élection vu ce qui s'est passé dernièrement.

- Fillon qui gagne la primaire de droite qui peut ramener des voix qui étaient au FN, ainsi que les traditionalistes. Siphonant en même temps des voix d'extrême-droite ce qui ne se serait pas passé si Juppé l'avait emporté.

- Hollande ne se présente pas (en principe, on ne sait jamais). Lui, vu sa popularité même au sein de la gauche aurait fait perdre le PS. Les voix des frondeurs se seraient portées sur les extrêmes, sachant qu'il y a porosité entre extr. gauche et droite (quand même Kif kif)

- Mais toujours à gauche, Macron pourrait emporter des voix, voire des centristes (Modem et certains UDI vu la position Filloniste). Valls se présentant à la primaire de gauche siphonnera peut-être des voix à Macron.

- Mais c'est sans compter la dispersion des frondeurs à la primaire avec les possibilités multiples. On devrait y voir plus clair après les primaires de gauche. Peut-être que certains rentreront plus dans le moule suivant ce que feront les électeurs… de droite. Car c'est assez mal passé que des élécteurs de gauche se soient déplacés en nombre à la primaire de droite pour sortir Sarkozy... Et les Sarkozystes revendiquent toujours ce courant même acceptant la victoire de Fillon.

- Le centre droit (UDI), bah… il n'existe plus. Hormis peut-être par des partis "citoyens" comme "La France qui ose".
- Le centre gauche (Modem) est toujours inaudible. La position de Bayrou sera liée je pense au résultat de la primaire de gauche (et Macron).

- L'extrême gauche est dispersée.L'extrême droite subit des dissensions entre deux courants représentés par M. Lepen et Philippot et la présidente du parti.

- Et ça c'est sans compter le fait que l'élément central d'une élection -les électeurs- ne fait plus confiance dans les partis politiques traditionnels, et entendent peut-être mieux les partis citoyens (Nous Citoyens, La France qui ose, etc.) même s'ils sont moins médiatisés.

- Seul point que je pense sera identique aux élections précédentes : l'abstention -> donc des politiques mal élus et des difficultés à réformer.

Pour moi, le résultat même du 1er tour dépend vraiment de beaucoup de paramètres. Je fais pas de pari aujourd'hui.



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Shlama


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ZeM a écrit:
Je ne réponds qu'au titre :

Je pense pour ma part que c'est quand même difficile de faire un pari sur cette élection vu ce qui s'est passé dernièrement.

- Fillon qui gagne la primaire de droite qui peut ramener des voix qui étaient au FN, ainsi que les traditionalistes. Siphonant en même temps des voix d'extrême-droite ce qui ne se serait pas passé si Juppé l'avait emporté.

- Hollande ne se présente pas (en principe, on ne sait jamais). Lui, vu sa popularité même au sein de la gauche aurait fait perdre le PS. Les voix des frondeurs se seraient portées sur les extrêmes, sachant qu'il y a porosité entre extr. gauche et droite (quand même Kif kif)

- Mais toujours à gauche, Macron pourrait emporter des voix, voire des centristes (Modem et certains UDI vu la position Filloniste). Valls se présentant à la primaire de gauche siphonnera peut-être des voix à Macron.

- Mais c'est sans compter la dispersion des frondeurs à la primaire avec les possibilités multiples. On devrait y voir plus clair après les primaires de gauche. Peut-être que certains rentreront plus dans le moule suivant ce que feront les électeurs… de droite. Car c'est assez mal passé que des élécteurs de gauche se soient déplacés en nombre à la primaire de droite pour sortir Sarkozy... Et les Sarkozystes revendiquent toujours ce courant même acceptant la victoire de Fillon.

- Le centre droit (UDI), bah… il n'existe plus. Hormis peut-être par des partis "citoyens" comme "La France qui ose".
- Le centre gauche (Modem) est toujours inaudible. La position de Bayrou sera liée je pense au résultat de la primaire de gauche (et Macron).

- L'extrême gauche est dispersée.L'extrême droite subit des dissensions entre deux courants représentés par M. Lepen et Philippot et la présidente du parti.

- Et ça c'est sans compter le fait que l'élément central d'une élection -les électeurs- ne fait plus confiance dans les partis politiques traditionnels, et entendent peut-être mieux les partis citoyens (Nous Citoyens, La France qui ose, etc.) même s'ils sont moins médiatisés.

- Seul point que je pense sera identique aux élections précédentes : l'abstention -> donc des politiques mal élus et des difficultés à réformer.

Pour moi, le résultat même du 1er tour dépend vraiment de beaucoup de paramètres. Je fais pas de pari aujourd'hui.










Re-bonjour ZEM  il ne faudrait pas sous estimer  Mélanchon dont la côte monte régulièrement   et dont le programme n'est pas mauvais  surtout si la parole au peuple  est donnée ,  et son programme écologique  ne me laisse pas indifférente
Une nouvelle constitution ne me dérange pas et c'est le cas de beaucoup de français  

Je suis déçue  évidemment du PS , mais encore plus des frontistes , qui n'apportent pas grands chose ,  et franchement Mr Macron
n'a rien du socialisme , il a pris la grosse tête !!!  c'est un illuminé , et je me demande ou on va chercher les sondages , car  lui comme Mr Fillon sur  les forums sociaux ne sont pas appréciés , j'ai même honte du  vocabulaire  à leur encontre ! On peut ne pas aimer et rester corrects     ceci dit , si c'est une finale FN. PS  ce dont je doute ?  cela dépendra du candidat  pour me décider aller  voter !

j'aime les petits pois  et flageolets  mais je ne  suis ni pigeon ni mouton   si les  candidats à leurs privilèges me plaisent pas!
il n'y aura pas pour moi d'à  peu prés  , y en à marre!!!!

j'écrirai  jésus  sur mon PUTIN de vote   c'était un vrai socialiste et humaniste disait mon grand  père :!: :cry:    un vrai  fan de Jaurès

Jaurès terai  socialiste  que s'il  garde le cœur à gauche  ,  mais  il vient faire une Transposition des Gros Vaisseaux à la vitesse TGV

C'est grave docteur !!! il faut vite opérer!



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Je  demande à la personne qui m'a envoyé un mail , pour me reprocher d'être très conciliante avec le FN de me relire ,

je  suis responsable de ce que j'écris et non de ce que vous lisez ou comprenez !

J'ECRIS CECI !!!

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j'ai même honte du  vocabulaire  à leur encontre ! On peut ne pas aimer et rester corrects  
   ceci dit , si c'est une finale FN. PS  ce dont je doute ? 
                                                     -------------------

<<cela dépendra du candidat >> pour me décider aller  voter !
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Il va de sois que je parle du candidat PS et non FN  pour qui je ne voterai jamais , 
Mais je ne voterai pas non plus , pour un candidats du PS  avec des idées prises au FN 
peuvent 'elles être  plus acceptables   parce qu'elles sont  clamées par un autre parti ?  quelle hypocrisie ! Mort de Rire Okay



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13 Jan 2017


Vengeance et pétrole : « La guerre en Irak était la solution pour éviter d’instaurer une démocratie », par Subhi Toma




Subhi Toma est spécialiste du Moyen-Orient. Ancien opposant au régime baasiste, il a milité au sein de nombreux comités anti-guerre en Irak, en France et en Europe.

Source : Subhi Toma, 30-12-2016



Dix ans après l’exécution de Saddam Hussein, l’expert en géopolitique et ancien opposant au régime baas, Subhi Toma, revient sur l’invasion américaine motivée par le pétrole et le désir de revanche et dont les conséquences semblent interminables.

Vous étiez militant irakien de gauche et un opposant à Saddam Hussein. Vous avez été emprisonné à ce titre. Plus tard, après votre arrivée en France, vous vous êtes néanmoins mis à militer contre les embargos et contre l’intervention américaine en Irak. Que représentait Saddam Hussein pour vous?

Subhi Toma (S. T.) : Je me suis engagé contre l’arrivée au pouvoir de Saddam Hussein et du parti Baas dès le premier jour. Je m’y opposais car Saddam Hussein s’appuyait sur les forces armées pour régler les problèmes politiques. Saddam Hussein était d’ailleurs assez connu en Irak pour être quelqu’un de violent qui n’hésitait pas à recourir à la force. Nous étions dans les années 1968 et ma génération avait d’autres aspirations pour l’Irak. On souhaitait sortir de l’infernal cycle de coups d’Etat qui propageait une violence aveugle dans le pays. Nous avons alors organisé des grèves dans le milieu universitaire et syndical pour nous opposer à lui. C’est dans ce contexte que j’ai été emprisonné un an dans la prison célèbre à l’époque qu’on appelait le «palais de la fin» et où beaucoup de militants sont morts. Après ma libération, j’ai quitté l’Irak où je ne pouvais plus étudier ou avoir d’activité professionnelle. Je suis alors arrivé à Paris et je me suis occupé de l’association des étudiants irakiens de l’opposition en France. J’ai failli être arrêté dans l’ambassade irakienne en France. Ils ont fini par m’enlever mon passeport. Je n’avais plus la possibilité d’aller en Irak. En 1991, lorsque l’Irak a envahi le Koweït, j’ai commencé à militer contre l’embargo total décidé par la résolution de l’ONU. Je me suis senti concerné car je savais que cette décision allait surtout toucher les catégories d’Irakiens les plus fragiles : les pauvres, les enfants, les vieillards… J’ai voulu essayer de sensibiliser le monde au sort de cette population avec l’association «La coordination pour la levée de l’embargo imposé à l’Irak».


Je considérais que ce choix de renverser Saddam Hussein ou non devait revenir aux Irakiens eux-mêmes.

Durant plusieurs années, cette association a joué un rôle important auprès de la communauté internationale et m’a permis de me rendre en Irak dans le cadre d’une délégation européenne pour l’évaluation des besoins de populations souffrant de l’embargo. Lors de cette visite, les autorités irakiennes se sont montrées plutôt intéressées par notre action, même s’il s’agissait de personnes de l’opposition comme moi. Mais, à mes yeux, tout cela n’avait rien à voir avec le destin de Saddam Hussein, ni avec sa survie ou sa chute. Ce qui comptait pour moi, c’était le peuple irakien. Or, il n’a plus eu de pouvoir sur le sort de Saddam Hussein à la seconde où la communauté internationale et les pays les plus puissants du monde ont déclenché la guerre. Saddam Hussein ne pouvait plus être renversé par quelqu’un d’autre que ces grandes puissances. En tant qu’Irakien, je considérais que ce choix devait revenir aux citoyens eux-mêmes.


Georges W. Bush avait une haine viscérale contre Saddam Hussein car il considérait qu’il était la raison qui avait empêché la réélection de son père

Etait-ce aussi pour vous une erreur que de renverser le régime de Saddam Hussein ? Quelle solution aurait-été préférable ?

S. T. : Tous ceux qui ont participé à la guerre, en partant des responsables américains et britanniques, considèrent aujourd’hui qu’ils ont commis une erreur fatale en la déclenchant. Tony Blair a été contraint de présenter ses excuses au peuple irakien. Même s’il défend ce qu’il a fait, il a reconnu que cette guerre mal préparée a eu pour résultat de propager le terrorisme à l’échelle planétaire. L’ex-secrétaire de la Défense américain et l’ex-responsable de la CIA le reconnaissent aussi. De mon côté, je m’y suis opposé immédiatement par le biais de comités anti-guerre et du collectif d’intellectuels européens et américains «Pas en notre nom». Là aussi notre propos n’était pas de savoir s’il fallait faire avec ou sans Saddam Hussein, mais de dire que leur guerre entraînerait l’apparition d’un chaos généralisé. Pourquoi ont-ils été aussi pressés de faire cette guerre ? De renverser Saddam Hussein ? Ils étaient aveuglés par d’autres motivations. Georges W. Bush avait une haine viscérale contre Saddam Hussein car il considérait qu’il était la raison qui avait empêché la réélection de son père à la présidence. Il a donc tout fait pour aller punir l’Irak.


C’est une parfaite imbécillité que de s’imaginer qu’on peut par la violence, en tuant un peuple signer des contrats pétroliers

Il y avait aussi des considérations économiques et géostratégiques : la possibilité de maîtriser 80% de la production du pétrole du Moyen-Orient. Cette mainmise était vitale pour la communauté internationale. Le complexe militaro-industriel américain était intéressé par le résultat de la guerre et les perspectives de nouveaux contrats de construction et d’armement dans un pays totalement détruit. Cela s’est vu dès la première année de guerre lorsque le contrôle des concessions d’exploitation des gisements de pétrole a été placé sous la tutelle des grands groupes pétroliers américains, retirant au peuple irakien la maîtrise de cette richesse. Si la communauté internationale avait été sincère et fidèle à ses valeurs, elle aurait dû utiliser d’autres moyens. Elle aurait dû aider les véritables démocrates irakiens pour qu’ils soient eux-même capables de changer leur gouvernement. Mais ils ont choisi cette solution pour éviter d’instaurer une démocratie en Irak. Selon moi, le pétrole et la démocratie sont incompatibles. On ne peut pas gérer l’exploitation de pétrole de manière parfaitement démocratique et transparente. Leur objectif était motivé par de la pure vengeance contre Saddam Hussein et l’envie de s’accaparer la richesse du pays. Ils étaient convaincus que c’était la seule solution. Pour moi, c’est une parfaite imbécillité que de s’imaginer qu’on peut par la violence et en tuant un peuple signer des contrats pétroliers. En démantelant l’Etat irakien, ils ont menacé non seulement le peuple irakien, mais aussi le peuple européen, car de cette guerre a résulté une grande partie des tragédies que l’Europe a connues.


C’est donc un fonctionnaire de Georges W. Bush qui a décidé du sort des Irakiens

Treize ans après l’intervention américaine, dix ans après la mort de Saddam Hussein, l’Irak est toujours dans une situation chaotique. Vous qui êtes originaire de Mossoul, vous connaissez les dégâts de Daesh dans cette ville. Que faut-il faire pour sortir de cette crise à la fois politique et confessionnelle ?

S. T. : Personne n’avait préparé la suite. Personne ne la prépare aujourd’hui. Après la guerre, lorsqu’on était amené à réfléchir sur le destin de l’Irak, je pensais que pour trouver une issue plus pacifiée à l’Irak, la communauté internationale allait prendre ses responsabilités. Il incombait au Conseil de sécurité et à l’ONU, avec des intentions sincères, d’organiser les discussions et pourparlers autour du processus démocratique de sortie de crise. Il fallait mettre en place un projet de reconstruction du pays en compagnie de l’ensemble des factions et communautés du pays. Les Américains n’ont pas voulu de cette solution et ont choisi de nommer une sorte de «proconsul de l’empire» Paul Bremer. C’est donc un fonctionnaire de Georges W. Bush qui a décidé du sort des Irakiens. Le résultat a donné cette guerre confessionnelle que l’on connait encore aujourd’hui.


Les Américains ne semblent pas très pressés de chasser Daesh



Mossoul est symptomatique de ce choix de ne rien préparer. Aujourd’hui, les responsables américains déclarent que la lutte contre Daesh à Mossoul prendra six mois, voire peut-être 24, parce qu’ils n’étaient pas assez préparés, n’avaient pas pris en compte l’après libération de Mossoul. Ils n’ont toujours rien prévu pour le destin de cette ville à la fin de l’offensive. Tout cela nous indique quand même que les Américains ne semblent pas très pressés de chasser Daesh. Daesh est devenu un instrument supplémentaire de manipulation et de domination de la région. On peut utiliser Daesh contre ses voisins. Les terroristes étaient indispensables à leur arrivée à Mossoul car les Etats-Unis négociaient fermement avec l’Iran leur accord sur le nucléaire. Daesh pouvait être une menace éventuelle contre Téhéran. C’est devenu un instrument comme un autre dans la guerre politique américaine. Il faudra voir maintenant ce que fera Donald Trump. Il a promis lors de sa campagne qu’il mettrait en place un plan de libération de Mossoul et Raqqa dès le premier mois de son mandat. Attendons de voir cela.


Le temps est encore long avant que nous ne connaissions une véritable paix

Etes-vous optimiste pour l’avenir de votre pays ?

S. T. : Malheureusement non. Ce qui est certain c’est que la coalition internationale arrivera à chasser Daesh. Mais depuis treize ans, le tissu social a été tellement abimé et l’Etat totalement démantelé. Je ne vois pas dans leur plan comment les problèmes des différentes communautés et minorités vont être réglés. Ce que le peuple yézidi a subi, ce que les petites communautés ont vécu ne sera pas oublié. Tous les groupes religieux ne pourront pas être appelés à revivre ensemble en un instant à la seconde où Daesh sera chassé. Il reste des questions importantes à régler : quel sera l’avenir des Kurdes ? Que deviendront les communautés qui ont été chassées de leurs terres ? Je ne suis pas très optimiste. Si leur projet s’avère être celui de la partition de l’Irak en trois ou quatre états – un Etat kurde, un sunnite, un chiite – la situation s’aggravera. Cela pourrait déclencher des conflits supplémentaires avec les pays voisins. Je pense que le temps est encore long avant que nous ne connaissions une véritable paix.

Source : Subhi Toma, 30-12-2016







En lisant ce texte humain et avisé, je me suis rappelé les propos d’un “opposant irakien de gauche, réfugié en Europe”, tels qu’ils ont été rapportés par Michel Collon en 1992 dans son livre Attention médias ! Les médiamensonges du Golfe (Bruxelles, EPO, p. 57) :

­« je dénonce l’hypocrisie des Occidentaux : s’ils attaquent Saddam Hussein, ce n’est pas parce que c’est un dictateur, c’est parce qu’il leur résiste. Aussi, depuis que l’Irak a été attaqué par l’Occident, j’ai soutenu sa résistance et considéré mes reproches au régime comme un aspect secondaire dans les circonstances présentes. »

Subhi Toma pourrait bien être cet opposant dont Collon avait tu le nom. Quant au pétrole irakien, il appartenait théoriquement au peuple irakien depuis que Hassan al-Bakr et Saddam Hussein avaient nationalisé son exploitation. Les agresseurs-envahisseurs-occupants l’ont privatisée.




end


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on apprend que le future candidat de droite au prsesidentiel; que sa femme aurait touche 500 000 euro en 8 ans comme attache parlementaire on parle d emploie fictif
haaa celui qui pronent l austerite dans son programme  Laughing


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registe 1 a écrit:
on apprend que le future candidat de droite au prsesidentiel; que sa femme aurait touche 500 000 euro en 8 ans comme attache parlementaire on parle d emploie fictif
haaa celui qui pronent l austerite dans son programme  Laughing







Coucou registe ,  d'ici le mois d'avril , on  a  encore le temps  d'apprendre  beaucoup de choses , au printemps les cerisiers

 sont roses  et les pommiers blancs ,  attention aux asticots et aux merles moqueurs , Laughing Laughing Laughing

et surtout aux corbeaux délateurs



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bonjour shlama oui d ici le primtemp on aura droit  a d autre revelation  a suivre aux prochain episode


Quand le peuple n'est pas représenté vous voulez appeler ça comment ?
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Je suis frappé par le contraste qui existe le discours de nos journalistes, de nos élus et de la finance.
(qui sont les 4éme ,5éme pouvoir –médias-internet et finance)

Définition de séparation des pouvoirs

La séparation des pouvoirs est un principe, une théorie, qui préconise que les trois grandes fonctions de l'Etat (le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire) soient chacune exercée par un organe ou une instance différente :
•le pouvoir législatif, dévolu aux assemblées représentatives, édicte les règles,

•le pouvoir exécutif, détenu par le gouvernement, exécute les règles,

•le pouvoir judiciaire, assuré par les juridictions, règle les litiges.

On dit parfois que « le poisson pourrit par la tête ». Je me demande si, dans les organisations sociales, ce n’est pas la tête qui est la dernière à changer.

Au fond, partout dans le monde le peuple cherche à faire comprendre à ses classes gouvernantes qu’elles doivent se transformer. Mais comment pourraient-elles l’entendre ? Qu’ont-elles à y gagner, que peuvent-elles espérer de mieux qu’une vie d’oligarque ? Alors, elles disent, comme François Hollande il y a peu : « le changement c’est moi » ?
Une dizaine de mesures pour que les choses changent :
La première qui dicte toutes les autres……
-Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.(« De l'esprit des lois », dans Œuvres, Montesquieu)
Car en effet le monarque (Président de la république n’a aucun contre-pouvoir) dans la pratique, le pouvoir exécutif va au-delà de son rôle en s'assurant la mainmise sur les autres pouvoirs (nomination des juges, possibilité de légiférer).
Quand 35% du peuple est représenté par 577 députés et 65 % par zéro ………..il ne faut pas s’étonner de toutes les dérives actuelles.
Quand le peuple n’est jamais consulté.(Ce n’est pas le Référendum qui est en cause …..mais la peur des élus de se remettre en cause et de consulter Régulièrement le peuple-Car en effet consulter le peuple tous les 10 ans joue dans ce cas un rôle de défouloir et alors il ne faut s’attendre à des miracles)
Nul n’est besoin de créer des usines à gaz par exemple changer de constitution ( 3 mesures de modification et c’est tout).
Mais à ce jour les 3 ON (HAMON,MACRON et FILLON) ne proposent RIEN ,sur ce que je pense être Le préambule de la constitution , de la démocratie et de notre souveraineté.
Rien ne pourra changer sans cette mesure et les 9 autres dans les élections à venir.
La vérité c'est que le système a été cadenassé par l'umps,(35 % des votants) on ne peut pas accéder au pouvoir ils ont fait en sorte que ce soit trop puissant, même si on a déverrouille le 1er cadenas un autre derrière (conseil constitutionel , conseil d'état, Cedh, cour de cassation et je cite même pas tout)
Via un septennat, y'a de fortes chances que les élections législatives tombent vers le milieu d'un mandat (entre la 2e année et la 5e année), augmentant les chances d'une cohabitation. En d'autres termes, ça sanctionne l'exécutif menant une mauvaise politique. Cela peut même conjuguer ça avec une réduction du mandat législatif de 1 année, afin de t'assurer que des élections législatives ne tombent pas après 5 ans de mandat, et donc grand maximum, à mi-mandat présidentiel.
Truc qui aujourd'hui n'arrive plus car le président a la main mise sur ses ministres ET sur l'Assemblée élue 2 mois après lui pour la même durée. Pour peu qu'un chef d'Etat fasse preuve d'autorité mais aussi de ruse, il peut sans problème concentrer de façon officieuse les deux pouvoirs. Et ce, sans avoir recours à l'Article 16.
Quant au problème de majorité que pourrait provoquer la proportionnelle intégrale, il peut être largement atténué par l'instauration d'une prime majoritaire au parti ayant eu le plus de voix
Après il faut faire un choix, soit la démocratie et la représentation du peuple dans toute ses sensibilités politique dans les institutions, soit une dictature ou les lois des lobbys cosmopolites et des élus incarnant « la gauche » et la « droite »peuvent être votés en toute tranquillité

Pour le moment c'est la 2ème solution qui a été privilégié, étonnant non venant de Républicains ?

Présidentielle-5 ans-
1er tour : 23 avril 2017
2nd tour : 7 mai 2017

Législatives-5 ans-
1er tour : 11 juin 2017
2nd tour : 18 juin 2017

Bien à vous et bon courage.


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BONJOUR BONJOUR § VOICI MON PETIT  GRAIN DE SEL ...



via "Citoyen du Monde :
Cet article n'est pas une pub
Wink
C’est un mystère tellement ancien que la France ne le remarque plus. Dans sa famille et dans son parti, Marine Le Pen est un concentré de tout ce qu’on reproche aux politiques. Mais les dérives qui détruisent ses adversaires ne paraissent pas l’effleurer.
Il est dit que les Français vomissent le népotisme, or Marine Le Pen ne s’appelle pas Dupont, elle est la fille de son papa et la tante de sa nièce. Le pays n’a pas supporté que Nicolas Sarkozy essaie de placer son fils à l’Epad, les Français n’aiment pas que François Hollande prête La Lanterne à son fils, ils sont ulcérés que François Fillon avantage financièrement sa femme et ses enfants, mais ils admettent que le fondateur d’un parti protestataire refile son pouvoir à une héritière, et place sa petite-fille sur une circonscription. Le roi est mort, vive la reine, et vive la République !
Il est admis que les Français en ont marre des politiques qui accaparent tous les pouvoirs. Le cumul leur donne, paraît-il, de l’urticaire et le Front national gronde avec eux. En juillet 2013, les députés Gilbert Collard et Marion Le Pen publiaient un communiqué qui indiquait le droit chemin : « Voter la loi et contrôler l'action du gouvernement sont des tâches solennelles et lourdes qui ne sauraient se contenter d'élus à temps partiel accaparés par ailleurs par un mandat de maire ou la présidence d'un conseil général ou régional. » Il se trouve que David Rachline, maire FN de Fréjus, est aussi sénateur, que Stéphane Ravier, maire du 7e secteur à Marseille (150 000 habitants) est également sénateur et conseiller régional, que Florian Philippot est député européen et conseiller régional, comme Marine Le Pen, Nicolas Bay, Fabien Engelmann, etc.
Il crève les yeux que les Français sont scandalisés par l’absence de morale de trop d’élus, et que cette manière de se croire au-dessus des lois alimente un désastreux « tous pourris ». Or, comme chacun le sait, la fortune sur laquelle Jean-Marie Le Pen a fondé son envol politique provient d’un héritage obscur. Or, comme chacun le sait, le maire FN de Hayange, Fabien Engelmann, a été mis en examen cette semaine dans une affaire de marchés publics, et il dénonce la justice à la manière de Sarkozy.
Or, comme personne ne peut l’ignorer, Marine Le Pen est aux prises avec des soupçons d'emplois fictifs au profit, notamment, de son garde du corps (lire ici les articles de Marine Turchi), et elle se défend dans le style de François Fillon. La liste des condamnations est impressionnante, mais le FN dit que c’est la faute au complot du système, et roulez jeunesse.
Pas un jour ne se passe sans que les « magouilles » internes de l’UMPS et compagnie ne révulsent l’opinion désabusée, mais les guerres de famille entre Jean-Marie et Marine, entre Marine et Marion, entre Marion et Florian ne gênent pas la progression des Bleu marine. Et quand une vidéo publiée par Mediapart prouve une forme de sauvagerie entre membres de l'ultra-droite (voir ici), les coups, les menaces, le passage à tabac qui feraient scandale de droite à gauche se réduisent à des anecdotes.
L’incohérence des programmes, les changements de cap, les promesses lancées en l’air aboutissent au divorce entre l’opinion et les forces ayant exercé le pouvoir, mais quand Marine Le Pen annonce son intention de sortir de l’euro, puis d’y rester, puis d’en sortir, elle ne perd pas une plume ; quand le Front national première version ne jure que par Reagan, Thatcher et par la haine des fonctionnaires, puis que le programme de Marine Le Pen ne jure plus que par le protectionnisme et la défense du secteur public, aucune sanction électorale ne vient frapper ces improvisations.
Le FN dispose d’un statut à part. Il est doté du même gilet pare-balles que Donald Trump, qui déclarait pendant sa campagne victorieuse : « Si je tirais sur quelqu’un en pleine Cinquième Avenue, je ne perdrais aucun électeur, OK ? C’est franchement incroyable ! » Incroyable mais tellement vrai qu’il est devenu président des États-Unis et que Marine Le Pen, au minimum, pourrait sortir en tête du premier tour de l’élection présidentielle en France…
Cette apparente invulnérabilité paralyse ou fascine ceux qui voudraient la réduire. Réagir aux dérives de Marine Le Pen lui profiterait en la victimisant. Et ne pas les dénoncer reviendrait à favoriser la lepénisation des esprits. La combattre serait la servir, et se taire la laisser prospérer. Pile je gagne et face tu perds, la mécanique serait imparable.
À quoi tient ce succès garanti ? À des raisons mondiales, naturellement. Un phénomène secoue l’Europe, des Pays-Bas à l’Italie, de la Grande-Bretagne à la Pologne, de la Suède aux États-Unis. Il y a partout des partis extrémistes, qui voient midi à leur fenêtre même quand il est minuit passé. La scandaleuse concentration de la richesse, l’appauvrissement du plus grand nombre, le creusement des inégalités, la précarisation, nourrissent des rages et des rejets.
Mais la France a été la première, c’est chez elle que l’installation d’un parti d’extrême droite est la plus enracinée, et c’est dans ses frontières que l’extrémisme est le plus ancien. Il y a donc des raisons franco-françaises à un phénomène global.
C’est que Marine Le Pen a beau ne pas dire grand-chose, elle est devenue la référence, celle dont on parle en permanence. Elle bouge les lèvres, et les autres parlent à sa place. Plus le temps passe et plus ses adversaires déclarés s’expriment en adoptant son style. Ils chauffent les salles. Ils excitent les populations. Ils ne traitent pas des problèmes vécus par les Français, mais ils les hystérisent. Ils ne cherchent pas de solution, ils s’envoient les problèmes à la figure, si possible au lance-flammes.
La semaine qui vient de s’écouler témoigne de cette tendance. Guerre d’Algérie, affaire Théo, affaire Fillon, insécurité, la manière dont ont été posés les débats n’exprime pas la volonté de les nourrir, mais plutôt de les embraser.
Quand Emmanuel Macron fait scandale en parlant de « crime contre l’humanité » à propos de l'Algérie, la droite lui reproche-t-elle de forcer le trait ? Non ! Elle parle d’insultes à la Nation, comme si la colonisation était un bijou de famille… Et quand le même Macron parle d’éléments positifs, la gauche se sent offensée, comme si la cruauté du système colonial transformait en barbares tous ceux qui eurent le tort de naître et de vivre dans ce pays.
Autre exemple : quand François Fillon est confronté à ses actes, essaie-t-il de déminer l’accusation, ou de nuancer ses fautes ? Cherche-t-il à expliquer ? Non, il s’applique à pousser le thermostat. Il incendie la presse et la justice, comme un Le Pen ou un Sarkozy. Il dénonce un complot, comme les semeurs de rumeurs qui prospèrent sur Internet. Et quand survient l’affaire Théo, si caricaturale dans sa brutalité, cette violence qui renvoie à trente-cinq ans d’échecs dans les banlieues invite-t-elle les uns et les autres à un peu de modestie, en renonçant aux Kärcher et aux déclarations brutales ? Non ! Plutôt que de baisser d’un ton, on monte le potentiomètre. Revoilà la mêlée rituelle et ses mots-clés : « laxisme », « racailles », « défense de la police » et son contraire, la résurrection du bon vieux « CRS = SS »… En France, on ne débat pas de ce qui blesse la République, on se sert des événements pour brûler l’adversaire.
À ce jeu, la campagne présidentielle se réduit à une bataille de chiffonniers, qui aspirent à arriver deuxième en avril, derrière la cheffe de meute. Ils feraient bien de se méfier : « le jour où les ânes voleront, tu seras chef d’escadrille », dit un proverbe populaire. La prédiction pourrait se réaliser, non pas à leur profit mais en faveur de la plus capée d’entre eux en matière de dérives : la commandante Marine Le Pen


Dernière édition par Shlama le Mar 14 Mar - 18:06 (2017); édité 1 fois

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à résoudre

M.GANDHI
Je pense que nous aurons une finale PS contre FN
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BONJOUR BONJOUR § VOICI MON PETIT DE SEL ...



via "Citoyen du Monde :
Cet article n'est pas une pub
Wink
C’est un mystère tellement ancien que la France ne le remarque plus. Dans sa famille et dans son parti, Marine Le Pen est un concentré de tout ce qu’on reproche aux politiques. Mais les dérives qui détruisent ses adversaires ne paraissent pas l’effleurer.
Il est dit que les Français vomissent le népotisme, or Marine Le Pen ne s’appelle pas Dupont, elle est la fille de son papa et la tante de sa nièce. Le pays n’a pas supporté que Nicolas Sarkozy essaie de placer son fils à l’Epad, les Français n’aiment pas que François Hollande prête La Lanterne à son fils, ils sont ulcérés que François Fillon avantage financièrement sa femme et ses enfants, mais ils admettent que le fondateur d’un parti protestataire refile son pouvoir à une héritière, et place sa petite-fille sur une circonscription. Le roi est mort, vive la reine, et vive la République !
Il est admis que les Français en ont marre des politiques qui accaparent tous les pouvoirs. Le cumul leur donne, paraît-il, de l’urticaire et le Front national gronde avec eux. En juillet 2013, les députés Gilbert Collard et Marion Le Pen publiaient un communiqué qui indiquait le droit chemin : « Voter la loi et contrôler l'action du gouvernement sont des tâches solennelles et lourdes qui ne sauraient se contenter d'élus à temps partiel accaparés par ailleurs par un mandat de maire ou la présidence d'un conseil général ou régional. » Il se trouve que David Rachline, maire FN de Fréjus, est aussi sénateur, que Stéphane Ravier, maire du 7e secteur à Marseille (150 000 habitants) est également sénateur et conseiller régional, que Florian Philippot est député européen et conseiller régional, comme Marine Le Pen, Nicolas Bay, Fabien Engelmann, etc.
Il crève les yeux que les Français sont scandalisés par l’absence de morale de trop d’élus, et que cette manière de se croire au-dessus des lois alimente un désastreux « tous pourris ». Or, comme chacun le sait, la fortune sur laquelle Jean-Marie Le Pen a fondé son envol politique provient d’un héritage obscur. Or, comme chacun le sait, le maire FN de Hayange, Fabien Engelmann, a été mis en examen cette semaine dans une affaire de marchés publics, et il dénonce la justice à la manière de Sarkozy.
Or, comme personne ne peut l’ignorer, Marine Le Pen est aux prises avec des soupçons d'emplois fictifs au profit, notamment, de son garde du corps (lire ici les articles de Marine Turchi), et elle se défend dans le style de François Fillon. La liste des condamnations est impressionnante, mais le FN dit que c’est la faute au complot du système, et roulez jeunesse.
Pas un jour ne se passe sans que les « magouilles » internes de l’UMPS et compagnie ne révulsent l’opinion désabusée, mais les guerres de famille entre Jean-Marie et Marine, entre Marine et Marion, entre Marion et Florian ne gênent pas la progression des Bleu marine. Et quand une vidéo publiée par Mediapart prouve une forme de sauvagerie entre membres de l'ultra-droite (voir ici), les coups, les menaces, le passage à tabac qui feraient scandale de droite à gauche se réduisent à des anecdotes.
L’incohérence des programmes, les changements de cap, les promesses lancées en l’air aboutissent au divorce entre l’opinion et les forces ayant exercé le pouvoir, mais quand Marine Le Pen annonce son intention de sortir de l’euro, puis d’y rester, puis d’en sortir, elle ne perd pas une plume ; quand le Front national première version ne jure que par Reagan, Thatcher et par la haine des fonctionnaires, puis que le programme de Marine Le Pen ne jure plus que par le protectionnisme et la défense du secteur public, aucune sanction électorale ne vient frapper ces improvisations.
Le FN dispose d’un statut à part. Il est doté du même gilet pare-balles que Donald Trump, qui déclarait pendant sa campagne victorieuse : « Si je tirais sur quelqu’un en pleine Cinquième Avenue, je ne perdrais aucun électeur, OK ? C’est franchement incroyable ! » Incroyable mais tellement vrai qu’il est devenu président des États-Unis et que Marine Le Pen, au minimum, pourrait sortir en tête du premier tour de l’élection présidentielle en France…
Cette apparente invulnérabilité paralyse ou fascine ceux qui voudraient la réduire. Réagir aux dérives de Marine Le Pen lui profiterait en la victimisant. Et ne pas les dénoncer reviendrait à favoriser la lepénisation des esprits. La combattre serait la servir, et se taire la laisser prospérer. Pile je gagne et face tu perds, la mécanique serait imparable.
À quoi tient ce succès garanti ? À des raisons mondiales, naturellement. Un phénomène secoue l’Europe, des Pays-Bas à l’Italie, de la Grande-Bretagne à la Pologne, de la Suède aux États-Unis. Il y a partout des partis extrémistes, qui voient midi à leur fenêtre même quand il est minuit passé. La scandaleuse concentration de la richesse, l’appauvrissement du plus grand nombre, le creusement des inégalités, la précarisation, nourrissent des rages et des rejets.
Mais la France a été la première, c’est chez elle que l’installation d’un parti d’extrême droite est la plus enracinée, et c’est dans ses frontières que l’extrémisme est le plus ancien. Il y a donc des raisons franco-françaises à un phénomène global.
C’est que Marine Le Pen a beau ne pas dire grand-chose, elle est devenue la référence, celle dont on parle en permanence. Elle bouge les lèvres, et les autres parlent à sa place. Plus le temps passe et plus ses adversaires déclarés s’expriment en adoptant son style. Ils chauffent les salles. Ils excitent les populations. Ils ne traitent pas des problèmes vécus par les Français, mais ils les hystérisent. Ils ne cherchent pas de solution, ils s’envoient les problèmes à la figure, si possible au lance-flammes.
La semaine qui vient de s’écouler témoigne de cette tendance. Guerre d’Algérie, affaire Théo, affaire Fillon, insécurité, la manière dont ont été posés les débats n’exprime pas la volonté de les nourrir, mais plutôt de les embraser.
Quand Emmanuel Macron fait scandale en parlant de « crime contre l’humanité » à propos de l'Algérie, la droite lui reproche-t-elle de forcer le trait ? Non ! Elle parle d’insultes à la Nation, comme si la colonisation était un bijou de famille… Et quand le même Macron parle d’éléments positifs, la gauche se sent offensée, comme si la cruauté du système colonial transformait en barbares tous ceux qui eurent le tort de naître et de vivre dans ce pays.
Autre exemple : quand François Fillon est confronté à ses actes, essaie-t-il de déminer l’accusation, ou de nuancer ses fautes ? Cherche-t-il à expliquer ? Non, il s’applique à pousser le thermostat. Il incendie la presse et la justice, comme un Le Pen ou un Sarkozy. Il dénonce un complot, comme les semeurs de rumeurs qui prospèrent sur Internet. Et quand survient l’affaire Théo, si caricaturale dans sa brutalité, cette violence qui renvoie à trente-cinq ans d’échecs dans les banlieues invite-t-elle les uns et les autres à un peu de modestie, en renonçant aux Kärcher et aux déclarations brutales ? Non ! Plutôt que de baisser d’un ton, on monte le potentiomètre. Revoilà la mêlée rituelle et ses mots-clés : « laxisme », « racailles », « défense de la police » et son contraire, la résurrection du bon vieux « CRS = SS »… En France, on ne débat pas de ce qui blesse la République, on se sert des événements pour brûler l’adversaire.
À ce jeu, la campagne présidentielle se réduit à une bataille de chiffonniers, qui aspirent à arriver deuxième en avril, derrière la cheffe de meute. Ils feraient bien de se méfier : « le jour où les ânes voleront, tu seras chef d’escadrille », dit un proverbe populaire. La prédiction pourrait se réaliser, non pas à leur profit mais en faveur de la plus capée d’entre eux en matière de dérives : la commandante Marine Le Pen




D'accord pour moraliser la vie ,le mode d'élection ....mais ce n'est PAS LA PRIORITé actuelle!

Le FN n'est pas le problème mais une partie de la solution à la crise systémique de 1929 et de 2007 via le système monétaire et de l'UE qui ne répond à aucun des problèmes actuelles.

exemple l'EURO .........oui mais en monnaie commune et non pas unique ce qui permet aux ETATS de s'adapter. L'UE actuel fonctionne sur le modèle de l'URSS.


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BONJOUR BONJOUR § VOICI MON PETIT DE SEL ...



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C’est un mystère tellement ancien que la France ne le remarque plus. Dans sa famille et dans son parti, Marine Le Pen est un concentré de tout ce qu’on reproche aux politiques. Mais les dérives qui détruisent ses adversaires ne paraissent pas l’effleurer.
Il est dit que les Français vomissent le népotisme, or Marine Le Pen ne s’appelle pas Dupont, elle est la fille de son papa et la tante de sa nièce. Le pays n’a pas supporté que Nicolas Sarkozy essaie de placer son fils à l’Epad, les Français n’aiment pas que François Hollande prête La Lanterne à son fils, ils sont ulcérés que François Fillon avantage financièrement sa femme et ses enfants, mais ils admettent que le fondateur d’un parti protestataire refile son pouvoir à une héritière, et place sa petite-fille sur une circonscription. Le roi est mort, vive la reine, et vive la République !
Il est admis que les Français en ont marre des politiques qui accaparent tous les pouvoirs. Le cumul leur donne, paraît-il, de l’urticaire et le Front national gronde avec eux. En juillet 2013, les députés Gilbert Collard et Marion Le Pen publiaient un communiqué qui indiquait le droit chemin : « Voter la loi et contrôler l'action du gouvernement sont des tâches solennelles et lourdes qui ne sauraient se contenter d'élus à temps partiel accaparés par ailleurs par un mandat de maire ou la présidence d'un conseil général ou régional. » Il se trouve que David Rachline, maire FN de Fréjus, est aussi sénateur, que Stéphane Ravier, maire du 7e secteur à Marseille (150 000 habitants) est également sénateur et conseiller régional, que Florian Philippot est député européen et conseiller régional, comme Marine Le Pen, Nicolas Bay, Fabien Engelmann, etc.
Il crève les yeux que les Français sont scandalisés par l’absence de morale de trop d’élus, et que cette manière de se croire au-dessus des lois alimente un désastreux « tous pourris ». Or, comme chacun le sait, la fortune sur laquelle Jean-Marie Le Pen a fondé son envol politique provient d’un héritage obscur. Or, comme chacun le sait, le maire FN de Hayange, Fabien Engelmann, a été mis en examen cette semaine dans une affaire de marchés publics, et il dénonce la justice à la manière de Sarkozy.
Or, comme personne ne peut l’ignorer, Marine Le Pen est aux prises avec des soupçons d'emplois fictifs au profit, notamment, de son garde du corps (lire ici les articles de Marine Turchi), et elle se défend dans le style de François Fillon. La liste des condamnations est impressionnante, mais le FN dit que c’est la faute au complot du système, et roulez jeunesse.
Pas un jour ne se passe sans que les « magouilles » internes de l’UMPS et compagnie ne révulsent l’opinion désabusée, mais les guerres de famille entre Jean-Marie et Marine, entre Marine et Marion, entre Marion et Florian ne gênent pas la progression des Bleu marine. Et quand une vidéo publiée par Mediapart prouve une forme de sauvagerie entre membres de l'ultra-droite (voir ici), les coups, les menaces, le passage à tabac qui feraient scandale de droite à gauche se réduisent à des anecdotes.
L’incohérence des programmes, les changements de cap, les promesses lancées en l’air aboutissent au divorce entre l’opinion et les forces ayant exercé le pouvoir, mais quand Marine Le Pen annonce son intention de sortir de l’euro, puis d’y rester, puis d’en sortir, elle ne perd pas une plume ; quand le Front national première version ne jure que par Reagan, Thatcher et par la haine des fonctionnaires, puis que le programme de Marine Le Pen ne jure plus que par le protectionnisme et la défense du secteur public, aucune sanction électorale ne vient frapper ces improvisations.
Le FN dispose d’un statut à part. Il est doté du même gilet pare-balles que Donald Trump, qui déclarait pendant sa campagne victorieuse : « Si je tirais sur quelqu’un en pleine Cinquième Avenue, je ne perdrais aucun électeur, OK ? C’est franchement incroyable ! » Incroyable mais tellement vrai qu’il est devenu président des États-Unis et que Marine Le Pen, au minimum, pourrait sortir en tête du premier tour de l’élection présidentielle en France…
Cette apparente invulnérabilité paralyse ou fascine ceux qui voudraient la réduire. Réagir aux dérives de Marine Le Pen lui profiterait en la victimisant. Et ne pas les dénoncer reviendrait à favoriser la lepénisation des esprits. La combattre serait la servir, et se taire la laisser prospérer. Pile je gagne et face tu perds, la mécanique serait imparable.
À quoi tient ce succès garanti ? À des raisons mondiales, naturellement. Un phénomène secoue l’Europe, des Pays-Bas à l’Italie, de la Grande-Bretagne à la Pologne, de la Suède aux États-Unis. Il y a partout des partis extrémistes, qui voient midi à leur fenêtre même quand il est minuit passé. La scandaleuse concentration de la richesse, l’appauvrissement du plus grand nombre, le creusement des inégalités, la précarisation, nourrissent des rages et des rejets.
Mais la France a été la première, c’est chez elle que l’installation d’un parti d’extrême droite est la plus enracinée, et c’est dans ses frontières que l’extrémisme est le plus ancien. Il y a donc des raisons franco-françaises à un phénomène global.
C’est que Marine Le Pen a beau ne pas dire grand-chose, elle est devenue la référence, celle dont on parle en permanence. Elle bouge les lèvres, et les autres parlent à sa place. Plus le temps passe et plus ses adversaires déclarés s’expriment en adoptant son style. Ils chauffent les salles. Ils excitent les populations. Ils ne traitent pas des problèmes vécus par les Français, mais ils les hystérisent. Ils ne cherchent pas de solution, ils s’envoient les problèmes à la figure, si possible au lance-flammes.
La semaine qui vient de s’écouler témoigne de cette tendance. Guerre d’Algérie, affaire Théo, affaire Fillon, insécurité, la manière dont ont été posés les débats n’exprime pas la volonté de les nourrir, mais plutôt de les embraser.
Quand Emmanuel Macron fait scandale en parlant de « crime contre l’humanité » à propos de l'Algérie, la droite lui reproche-t-elle de forcer le trait ? Non ! Elle parle d’insultes à la Nation, comme si la colonisation était un bijou de famille… Et quand le même Macron parle d’éléments positifs, la gauche se sent offensée, comme si la cruauté du système colonial transformait en barbares tous ceux qui eurent le tort de naître et de vivre dans ce pays.
Autre exemple : quand François Fillon est confronté à ses actes, essaie-t-il de déminer l’accusation, ou de nuancer ses fautes ? Cherche-t-il à expliquer ? Non, il s’applique à pousser le thermostat. Il incendie la presse et la justice, comme un Le Pen ou un Sarkozy. Il dénonce un complot, comme les semeurs de rumeurs qui prospèrent sur Internet. Et quand survient l’affaire Théo, si caricaturale dans sa brutalité, cette violence qui renvoie à trente-cinq ans d’échecs dans les banlieues invite-t-elle les uns et les autres à un peu de modestie, en renonçant aux Kärcher et aux déclarations brutales ? Non ! Plutôt que de baisser d’un ton, on monte le potentiomètre. Revoilà la mêlée rituelle et ses mots-clés : « laxisme », « racailles », « défense de la police » et son contraire, la résurrection du bon vieux « CRS = SS »… En France, on ne débat pas de ce qui blesse la République, on se sert des événements pour brûler l’adversaire.
À ce jeu, la campagne présidentielle se réduit à une bataille de chiffonniers, qui aspirent à arriver deuxième en avril, derrière la cheffe de meute. Ils feraient bien de se méfier : « le jour où les ânes voleront, tu seras chef d’escadrille », dit un proverbe populaire. La prédiction pourrait se réaliser, non pas à leur profit mais en faveur de la plus capée d’entre eux en matière de dérives : la commandante Marine Le Pen




D'accord pour moraliser la vie ,le mode d'élection ....mais ce n'est PAS LA PRIORITé actuelle!

Le FN n'est pas le problème mais une partie de la solution à la crise systémique de 1929 et de 2007 via le système monétaire et de l'UE qui ne répond à aucun des problèmes actuelles.

exemple l'EURO .........oui mais en monnaie commune et non pas unique ce qui permet aux ETATS de s'adapter. L'UE actuel fonctionne sur le modèle de l'URSS.


Tout doit être fait pour éviter, en France, la guerre civile que l'Islam radical aimerait semer pour imposer le califat, ce nouveau communisme. L'erreur serait néanmoins de se soustraire à l'épreuve en s'accommodant de ce nouveau totalitarisme et de ses collaborateurs. Le danger n'est pas le Front national, qui n'est que l'expression de la colère d'un peuple abandonné et qui n'est pas représenté à l'Assemblée Nationale C'est le déchainement d'une idéologie apocalyptique qu'il s'agit de stopper pendant qu'il est encore temps. Cruellement frappée en 2005, la République doit en préalable vaincre son défaitisme. La société civile, musulmans républicains en tête, peuvent l'y aider.
Quant aux élections que de promesses impossibles à tenir (2200...5000.....10 000 milliards de dette pur la FRANCE ..et 200 milliards empruntés tous les ans sur le marché ....65% extérieur à la FRANCE et 35% en FRANCE (pour la grande part par les assurances-vie.....qui souvent servent pour le décès)


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