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Lutte contre le chômage ou politique de l'emploi ?
ZeM


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Sujet souvent présent dans les discussions et l'actualité, plus encore pendant les campagnes présidentielles; le chômage ou les politiques de l'emploi. Alors évidemment, tous ceux qui sont en charge de ces problèmes, à savoir les syndicats, les politiciens, certaines administrations, y vont de leur laïus. Si on les écoute, ils savent ce qu'il faut faire pour corriger, pour faire baisser les chiffres du chômage.


Et c'est là que le bât blesse, pour ceux là, le chômage n'est qu'une question de chiffres, de statistiques et de tableaux. Derrière, ce ne sont pas des individus qui vont se retrouver dans les difficultés au quotidien; emménager, payer les factures d'énergie, ou même simplement des choses aussi anodines que… manger. Très superficiel avouons-le !
Ajoutons qu'à ces problèmes financiers très rapides, le demandeur d'emploi se heurtera au problème administratif aussi rapidement. Les deux aspects peuvent conduire en se combinant à de la démotivation, puis à une période de chômage de plus en plus longue; pour finir en chômage longue durée et ses difficultés croissantes à retrouver l'emploi; ce qui alimente la démotivation.
Ci-dessus présenté un des rouages des plus courants du chômage. On pourrait ajouter aussi celui de la formation scolaire (de plus mauvaise qualité que le temps passe) et de la formation professionnelle.
Mais comme on peut le voir, c'est si on aborde le coté de l'humain, de l'individu qui n'est pas une statistique mais une personne avec ses forces et ses faiblesses.


Pour lutter contre le chômage, on entend alors par les "connaisseurs" du monde du travail (politique, syndicats, administrations) des idées comme "pouvoir refuser un emploi une seule fois", "mettre l'allocation chômage plus ou moins dégressive", "Voir avec Pole emploi", et autres lubies réglementaires. Car le chômage n'est surement pas un problème humain mais seulement d'allocation et d'administration ? D'où les saloperies qu'on entends sur les chômeurs qui seraient des profiteurs du système (800€ par mois, ça fait rêver !), des fainéants qui profitent des allocs "pour se payer des écrans plats et du matériel informatique ma bonne dame !". Car c'est bien connu, quand on est au chômage, on peut se payer des écrans à 1500€… Surement grâce à des prêts car, chose connue; la banque devient la meilleure amie quand on perd son emploi ! Non ?
Ou peut-être que si on ne généralise pas, les chômeurs préfèrent pour l'essentiel avoir un boulot et ce qui va avec; le salaire (mais en net, faut pas pousser), de meilleures interactions sociales, la reconnaissance et pourquoi pas un peu de dignité (qui n'a surement jamais été perdue, mais l'impression et le ressenti…).


On s'aperçoit alors que le chômage n'est qu'un symptôme. Comme un mal de tête et la fièvre pendant une grippe. Chercher à corriger le chômage revient à casser le thermomètre et à prendre un antalgique.
Le problème ne se situerait-il pas sur le manque d'emploi ? En corrigeant ce qui empêche de créer un terrain dynamique à l'emploi, on ne pourrait pas influer mécaniquement sur le chômage une fois le système devenu plus prospère, avec plus d'émulation et de spontanéité ?


Et là encore, le même trio de "connaisseurs" aborde ça de façon très légère. Comme beaucoup d'entre nous par facilité, quand on parle emploi; on pense pertes d'emplois qui font la une des médias TV et presse; les (très) grandes entreprises en fait. On compte aussi sur elles pour créer des postes/emplois lors des rachats, fusions et autres localisations (qui sont en fait des délocalisations pour d'autres). Bref, les connaisseurs pensent INDUSTRIES, l'emploi c'est de l'industriel ma bonne dame !
Sauf que… l'essentiel du marché du travail (et pas seulement de l'emploi, mais depuis le début tout est dans les nuances) en France, ce n'est plus et ne sera plus l'industrie, mais les PME/PMI et TPE.
L'industrie maousse, ce sont les pays émergents qui en ont hérités maintenant.


La France fait partie de ces pays où beaucoup de choses se situent dans le service, dans la personnalisation, le secteur tertiaire pour (beaucoup) simplifier. Ce que proposent justement ces petites et moyennes entreprises qui ne sont jamais représentées -certains diront par des syndicats patronaux, mais ils ne sont pas plus représentatifs dans les faits que les syndicats salariés pour cette catégorie d'entreprises, en particulier TPE.


Ces entreprises ne sont donc jamais interrogées pour savoir ce qui les empêche de créer de l'emploi, qu'est-ce qui bloque le dynamisme du marché du travail français. Pourtant, qui serait les mieux placés pour répondre et donner un diagnostic que ceux qui sont sont sur le terrain, en relation directe avec le client et le fournisseur… La proximité permet l'observation, qui permet une connaissance plus précise et factuelle.


Mais c'est vrai que ces entrepreneurs, on ne les calcule pas forcément comme tout ce qui est sous notre nez. Ces entrepreneurs sont les artisans, commerçants, professions libérales. En bref, ceux qui sont tous les jours à nos cotés pour nous vendre du pain, nous couper les cheveux ou nous faire les soins à domicile si besoin. Rarement des entreprises sans âmes, souvent des savoirs-faire qui vont se perdre pour certains.
Si on en revient à l'emploi, eux pourraient créer des emplois. Mais à condition de les écouter quand ils disent ce qui ne va pas pour eux. On pourrait entendre; manque de visibilité due à une fiscalité trop élevée, trop de régulations, trop d'administration chronophage, trop de risque, clients (carnets de commandes) qui souffrent aussi de visibilité et s'engage plus difficilement. Malheureusement, réformer seulement le RSI ne servirait pas plus que du sirop contre la toux pour un cancer des poumons. Le RSI hérite des défaillances systémiques (et grandissantes) du système de sécurité sociale qui n'est plus viable depuis des décennies, et ne pourra plus l'être (cotisants en baisse, cotisations/taxes et impôts au maximum, toujours plus de bénéficiaires -augmentation durée de vie).


Comment cette catégorie surement plus nombreuse qu'on ne pense pourrait participer à créer de l'emploi ? En leur laissant plus de libertés… ainsi qu'aux salariés. Fluidifier réellement le marché du travail non pas par énièmes régulations, mais au contraire en faisant en sorte que les entraves étatiques (citées plus haut) passent au moins aux salariés et aux individus. Consommateurs et fournisseurs plus libres, moins de contraintes, marché du travail plus fluide, meilleure visibilité, possibilité accrue de négocier des accords gagnants-gagnants (contrats, marchés, consommation).
Un tel système serait rendu plus dynamique, versatile, apte à s'adapter aux changements de consommations, aux évolutions de société, etc.


Ceux qui prospéreraient pourraient recruter et former, les jeunes sortis des écoles ou les salariés dans le cadre des formations professionnelles.
N'oublions pas aussi qu'un système plus libre est par définition moins contraint (pardon d'énoncer l'évidence), et quand les individus se sentent moins contraints, ils ont l'impression de payer des choses plus justes si ça découle de leur choix.


L'employeur de demain pourrait être ceux d'aujourd'hui + ceux qui hésitent à embaucher + ceux qui voudraient se lancer (visibilité tout ça) + et pourquoi pas, sur un modèle vraiment libre; un salarié qui voudrait avoir une petite activité d'appoint.
Les codes du travail du 18e siècle, les syndicats non représentatifs, l'état omniprésent par des réglementations sur tout et dans la vie à la fois du salarié, du client, du fournisseur, de l'entreprise, de l'employeur font que la France est sclérosée, enkystée.


Abroger ou au moins diminuer ces aspects feraient gagner de la visibilité. Y ajouter de la liberté, c'est de la confiance et de l'optimisme supplémentaire.
Car beaucoup de choses peuvent reposer sur la population, sur chaque individu si on lui laisse… de l'initiative.


Un politicien en France qui proposerai un programme sur la même idée -libération des carcans- changerait des conservateurs qu'on a de chaque coté de l'échiquier politique. Progressiste véritablement.


Encore une fois, pardon pour les fautes, mais je ne me relis pas et je tape à la volée, sans brouillon. (je sais, c'est mal)



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bjrs zem le chomage juste un probleme de communication Neutral


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