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Ce que le banquier MACRON ne vous dit pas
GUERIN


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Grèce : Les banques sont à l’origine de la crise


La MONDIALISATION à la mode Macron
GUERIN


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La MONDIALISATION à la mode Macron

« La toute-puissance des entreprises, un immense danger pour chacun de nous ! » L’édito de Charles SANNAT
Charles Sannat/
12 avril 2017


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous avez sans doute croisé cette information concernant l’évacuation musclée d’un passager United Airlines qui, précisons-le, a eu pour seul tort non pas d’agresser le personnel, ou encore d’être saoul, ou d’une manière ou d’une autre d’importuner ou d’empêcher le vol. Non, le seul tort de cet homme disais-je a été de monter dans un avion avec un billet, après avoir été enregistré et donc dûment autorisé à entrer dans ledit avion.

Le seul tort donc parce qu’on le cherche encore, c’est de se retrouver dans un avion où il y a 4 passagers en trop…

Vu que même les terroristes ne peuvent plus monter dans les avions, surtout aux États-Unis, la question qui se pose est de savoir comment diantre une entreprise comme l’United Airlines, qui n’est pas la première venue dans le monde de l’aviation commerciale, a pu commettre une telle bourde.

Mais en plus, ils ont tiré à la courte paille c’est-à-dire au sort, les 4 passagers qui devaient sortir.

À son nom ledit gus n’a pas voulu sortir, police, vigile, tutti quanti et à la fin, un pauvre type se retrouve tiré inconscient et sanguinolent d’un avion juste parce qu’il a été tiré au sort pour compenser les bourdes d’une entreprise, et pire… pour compenser les failles d’un système commercial visant le profit à tout prix et le mépris le plus total des clients et de leur humanité.

Les excuses pathétiques, et très révélatrices d’un système, du « pédégé » de la compagnie

« Les vidéos mises en ligne par des passagers montrent le moment où trois policiers s’approchent d’un homme d’origine chinoise déjà installé sur son siège. Ce dernier commence à hurler lorsque l’un des agents le saisit de force. Il se cogne ensuite violemment sur l’un des accoudoirs avant d’être traîné au sol jusqu’à la sortie. Une fois au sol, l’homme, semblant inconscient, est tiré sur toute la longueur du couloir sous les yeux des passagers indignés.

Après plusieurs heures de controverse, le PDG de United Airlines, Oscar Muñoz, a affirmé qu’il s’agit d’«un événement qui nous bouleverse tous ici chez United». «Je m’excuse d’avoir dû replacer ces clients ailleurs», poursuit-il dans un communiqué publié sur le site de la compagnie lundi. «Nous tentons également de contacter ce passager pour lui parler directement et pouvoir résoudre ce problème». »

Le problème fondamental, ici, n’est pas le cas isolé de ce gus, dont on a « que faire » de manière générale, le problème c’est que le cas de ce type révèle un système devenu totalement fou et hors de contrôle.

Le patron de la compagnie ne s’excuse qu’à peine, son seul problème étant non pas ce qu’il s’est passé et la façon dont cela a été géré, mais bien de s’être fait attraper et filmer. C’est le seul véritable problème de cette compagnie aérienne, et… de toutes les autres !

Des compagnies devenues juste totalement arbitraires et totalitaires vis-à-vis de leur propre clientèle. Des clients d’ailleurs que les industries n’hésitent plus à tuer au sens propre du terme avec leurs produits sans que cela ne leur pose aucun problème de moralité.

Vous êtes en plein totalitarisme marchand.

Il va vraiment falloir encadrer les vidéos comme on le fait pour les « fake news ».

Évidemment, Internet, les réseaux sociaux, les vidéos que chaque citoyen peut faire avec son téléphone, tout cela rend visible aux yeux de tous les dérives évidentes de certains.

C’est d’ailleurs le cas avec l’information et tous les débats autour de ce que l’on appelle les « fake news », ou les « fausses nouvelles » comme on pourrait le traduire en français.

Bien souvent, les grands médias servent de moyen d’intoxication des masses et de propagande. Pourtant, ceux qui tentent de dire autre chose, ou de faire valoir un point de vue différent, ce qui est tout de même la base de la démocratie, finiront par être tout simplement interdits.

Interdit d’ailleurs aussi sans doute bientôt de partager des vidéos qui « mettront en cause l’image d’une entreprise » et hop ! voilà, le tour est joué, et croyez-moi, ce tour sera joué.

Vous croyez cela impossible ? Pourtant, il est déjà formellement interdit par la loi d’appeler à boycotter un pays ou une entreprise. Interdit. Personne n’a le droit d’appeler au boycott d’une compagnie comme United Airlines. Hein… Hein… 😉 Sinon, zou, procès !

Les grandes multinationales, qui ont les moyens non seulement d’assigner les États mais aussi de corrompre massivement les politiciens à force de plus ou moins grands arrangements, accompagnées d’une cohorte de lobbyistes capables de se charger de la gestion quotidienne des petits à-côtés, sauront faire passer une telle législation.

Vous pouvez avoir raison, faire valoir vos droits devient de plus en plus long, coûteux, et complexe !

Alors, ce pauvre gus avait payé son billet.

Il était dans le bon avion.

Il a bien été « enregistré ».

On lui a attribué sa place…

Il aurait pu se faire tuer.

Il pourra porter plainte.

Prendre un avocat.

Puis aller en appel.

Et en appel d’appel, (je ne sais pas exactement comment cela fonctionne aux USA mais vous voyez l’idée) et dans 15 ans, son histoire finira devant la Cour Suprême, qui rendra un jugement plus ou moins clair.

La justice sert désormais les puissants et les multinationales, et ce sera encore pire lorsque nous aurons accepté de privatiser notre justice et de la remettre à des tribunaux privés d’arbitrages !

Puis les armées et la police serviront de bras armés à ces corporations, et c’est déjà en grande partie le cas avec l’armée américaine qui protège à Bagdad le ministère de l’Énergie et laisse, en face, le plus grand musée irakien se faire piller.

Il a donc raison ce pauvre gus, comme tous les pauvres gus que nous sommes, mais pourtant, il aura tort quand même, et faire valoir ses droits sera un long et douloureux parcours du combattant.

Il gagnera sans doute à la fin, après y avoir laissé sa santé, sa famille, et quelque part, sa vie.

Le méchant, aujourd’hui, l’ennemi réel de tous les peuples de la planète est rarement le peuple voisin, même si ce dernier peut être instrumentalisé.

La réalité, c’est qu’aujourd’hui, l’ennemi terrible que nous affrontons, est celui que j’appelle le système totalitaire marchand et qui regroupe aussi bien les mondialistes que les grandes compagnies et qu’un nombre certain de politiques servant la soupe.

Ce système veut la disparition des nations, des différences, des droits, et des coutumes, ce système ne reculera devant rien pour annihiler tous ceux, et tout ce, qui pourront lui opposer une résistance.

Ce système ne supporte aucune contradiction, aucun contre-pouvoir.

Ce système est un totalitarisme aussi dangereux que tous ceux qui ont déjà ravagé la planète et il doit être dénoncé et combattu sans relâche.

Le bonheur et la grandeur n’ont jamais résidé dans le matérialisme, la consommation et « l’Hanounanisation » des esprits.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT


« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »


Macron .une valeur du CAC40 et des USA
GUERIN


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"La stratégie économique de Macron, c'est l'action diffuse",

Le début de l'entourloupe

En 1973, Georges Pompidou président de la république demande à Valéry Giscard d'Estaing de pondre une loi obligeant la banque de France à emprunter aux banques privées tout nouveau franc qu'elle voudrait mettre sur le marché. Il s'agit d'appliquer aux états le même principe que pour le commun des mortels. Quand on veut acheter une maison, on emprunte aux banques et on rembourse avec des intérêts. Avec cette loi si l'état veut imprimer plus de billets et les distribuer en faisant des investissements, il promet de les rembourser avec des intérêts. Comme pour nous les taux d'intérêts sont proposés par les banques. Pour nous, particuliers, à un moment donné de notre vie, on a fini de rembourser nos emprunts et on arrête d'emprunter. Au contraire un état, lui, est considéré comme éternel, et ne sera jamais totalement équipé, il faudra qu'il continue d'investir tant que la richesse augmente. Il va donc continuer à faire des emprunts, qui s'accumulent. La première année, en 1973, il va emprunter, disons sur 5 ans, pour investir. L'année suivante, en 1974, il va être obligé de réemprunter sur 5 ans, non seulement pour investir mais aussi pour rembourser l'emprunt de la première année. Il empruntera donc plus qu'en 1973. Idem pour 1975, 1976, 1977. En 1978, il aura fini de rembourser son premier prêt. Mais il doit quand même emprunter plus que l'année précédente car l'année précédente, il a remboursé quatre prêts et investi, cette année il rembourse encore quatre prêts mais qui portent sur une somme plus importante, puisque cette somme augmente tous les ans. Ainsi, la dette ne fait qu'augmenter, et l'état n'aura jamais fini de rembourser, même si chaque prêt aura bien été remboursé 5 ans plus tard.

Les copains d'abord

Rappelons que Georges Pompidou n'est autre que l'ancien directeur de la banque Rotschild. VGE, interrogé en 2008 sur les raisons de cette loi, appelé péjorativement loi Rotschild, répondit que c’était pour permettre aux banques privées de vendre et de racheter entre elles ces emprunts d’état en essayant de faire du bénéfice : c’est ce qu’on appelle la spéculation. Il est vrai que les banques et leurs créanciers ont pu et continuent de se faire de l’argent grâce à ce système.

Une hausse des prix pas si bien maîtrisée

L’autre justification de cette loi est que cela permettrait d’éviter de trop fortes hausses des prix. En effet si la banque de France émet plus de billets que la richesse n’augmente réellement, les prix montent. Dans notre exemple, si l'état donne 10 francs de plus à chaque agriculteur et au fabricant, alors qu'il n'a a pas eu d'avancée, le vendeur va se dire que l'agriculteur a plus d'argent, il va donc augmenter son prix puisque l'agriculteur sera capable de payer, l'agriculteur va faire le même raisonnement. Il aurait bien sûr été possible de limiter la fabrication de billets autrement, par des lois par exemple. On peut également voir l'inefficacité de cette loi car la France a connu après sa mise en vigueur les plus fortes hausses de prix depuis longtemps.
La propagation de loi


Il faut attendre 1992 pour que par l'article 104 du traité de Maastricht on impose ce principe au pays membres de l'union. Plus récemment dans le traité de Lisbonne c'est l'article 123 qui stipule que la BCE ne peut pas donner ni même prêter des euros aux états mais qu'il faut toujours passer par une banque privée qui au passage va coller un taux d'intérêt. Ces taux d'intérêt qui courent depuis 1973 sont tellement importants que la majorité de ce que l'on doit emprunter sert à les rembourser. Chaque année la paye des français est amputée en partie pour rembourser ces taux d'intérêt.

Bref

La propagande actuelle opère avec succès car elle se base sur des principes qui marchent pour des personnes mais pas pour des états. La dette contractée depuis 40 ans n’est pas dû au fait que l’état français dépense plus que ce qu’il ne gagne mais pour la plus grande partie aux remboursements des taux d’intérêts, taux qui enrichissent les banques privées et leurs créanciers sans aucune autre utilité. Deuxièmement on nous répète que l’on n’a pas le choix, or jusqu’en 1972 on n’avait pas besoin des banques privées pour gérer notre monnaie et le pays s’en sortait très bien. Enfin on nous rabâche qu’il faut limiter nos dépenses, soit finir de détruire notre service public ou notre sécurité sociale, pour être à l’équilibre. Un état n’a jamais besoin d’être à l’équilibre puisqu’il faut toujours qu’il mette en circulation plus d’argent au fur et à mesure que la richesse augmente.

Pourquoi est-on en crise?

Avec le système en place il faut toujours emprunter pour payer les anciens prêts. Que se passe-t-il si les banques décident de ne plus prêter aux états? Les prêts en cours ne pourront tout simplement pas être remboursés, les banques qui ont prêté perdraient de l'argent. Il n'y a pas de raison de ne pas pouvoir rembourser puisqu'il suffit que les prêts continuent. Or depuis quelques temps des banques pensent que les autres banques ne voudront plus prêter à certains états, elles pensent qui si elles prêtent, elles ne seront pas remboursées puisque les autres banques ne prêteront plus après elles. Elles arrêtent donc de prêter, et les anciens prêts ne peuvent plus être remboursés.

Les banques au pouvoir

Nous sommes à un point où les banques refusent de prêter à moins que les états limitent leurs dépensent pour se concentrer sur les remboursements qu'ils ont à faire. En clair supprimer la fonction publiques, diminuer les retraites, les allocations chômages, les remboursements de soins pour donner aux banques. En échange elles ne proposent aucune contrepartie, pas de taxation, pas de loi de contrôle des marchés.

Allons voir chez les Grecs

La Grèce avec l'aide de la banque Goldman Sachs a falsifié ses comptes de façon à faire de plus gros emprunts que nécessaire. Cela a permis à quelques privilégiés de ne plus payer d'impôts, de mettre de l'argent de côté et de payer des pots de vin. Quand l'état réel de l'économie grecque a été dévoilée, les taux d'emprunts que lui ont proposé les banques se sont envolés à plus de 20%, puis l'ont menacée de refuser de lui accorder de nouveaux emprunts à moins qu'elle ne se plie aux obligations des banques : liquider sa fonction publique, brader ses installations publiques et ne plus aider ses citoyens. Le problème c'est qu'en ayant l'impression de faire des économie, ce pays a détruit sa richesse, les gens ne peuvent plus rien acheter, ils perdent tout leur argent et l'état ne peut plus prélever le moindre impôt, il n'y a plus rien à prélever. La Grèce continue de perdre de l'argent, sa dette a explosé de 30% depuis qu'elle a commencé ses mesures d'austérité. Le peuple grec a tout perdu grâce à ce système. Quant à la banque Goldman Sachs, pas d'inquiétude pour eux eux, ils avaient senti en 2010 que l'information allait tomber, ils ont donc vendu leurs actions grecques en avance, et acheté à la place celles qui allaient rapporter avec la crise se profilant. Ils sont sortis gagnants.

La grande ironie

A n'importe quel moment, la banque centrale européenne aurait pu dire STOP. On arrête ce système, je vais imprimer des euros les donner aux banques pour effacer les dettes, et après je donnerai aux pays ce qu'il faut en fonction de leur richesse. Elle ne l'a pas fait. Elle préfère voire la Grèce dans sa situation actuelle et garder le système en place. Rappelons que le directeur de la BCE est Mario Draghi ancien vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, celle à l'origine de la crise grecque.

Et les agences de notation dans tout ça?

Les agences de notations sont sensées évaluer la solvabilité des pays emprunteurs, autrement dit évaluer leur capacité à rembourser. Cela n'a aucun sens puisque pour pouvoir rembourser, les pays doivent emprunter plus. Les banques et les personnes ayant des actions suivent de près ces notes. Les actionnaires ont tendance à mettre leurs argents dans les banques qui ont prêtés aux états les mieux notés. Si un état voit sa note baisser, toutes les banques qui ont prêté à cet état risquent de perdre leurs créanciers, les gens vont changer de banque. Ces banques vont donc perdre de l'argent. Le problème actuel est que ces agences de notation sont cotées en bourses et possédées par des banques, notamment par Goldman Sachs. Cette banque a donc le pouvoir de décider de la note des états en faisant pression sur les agences et donc décider de qui va perdre ou gagner sur le marché des emprunts aux états.

LE POST


L'auto-glorification est un ingrédient incontournable dans ses discours. Dans un premier temps il flatte son auditoire, avec des phrases consensuelles telles que "notre histoire inquiète le système", ou encore "vous êtes exceptionnelles". Toutefois, quand nous écoutons attentivement ses discours, nous percevons très vite qu'il y a toujours l'idée d’un “retour sur investissement” chez le banquier Macron. Si au préalable, il est aussi généreux avec son public, c'est pour mieux se glorifier par la suite. En somme, dès que nous actionnons le décodeur, nous obtenons l’image suivante : "vous êtes supers parce que vous suivez un super leader". Alors bien sûr, on nous rétorquera que tout cela est le lot de nombreux hommes politiques. Certes, à ceci près que chez Emmanuel Macron, cette autoglorification voilée relève pratiquement du messianisme. D'ailleurs dernièrement sur RMC Gérard Filoche n’a-t-il pas comparé Emmanuel Macron à un prêcheur américain ? Et à y regarder de près, nous ne pouvons qu'adhérer à cette idée qui est corroborée par M. Macron lui-même lorsque, à ceux qui lui reprochent de ne pas avoir de programme, il répond "c'est une erreur de penser que le programme est le coeur d'une campagne électorale, car la politique c'est une magie mystique". Et il ajoute "La dimension christique, je ne la renie pas”.

... au point que son obsession du pouvoir tourne quelquefois au ridicule. Souvenez-vous ici, lors de son premier meeting parisien le 12 décembre dernier, de cet Emmanuel Macron surexcité, exubérant, soucieux de satisfaire ses ambitions. Voyez aussi son discours de Quimper du 16 janvier, où M. Macron sermonne Donald Trump… Pourquoi pas nous direz-vous, mais alors à vous de juger les mots qu'il emploie : "Monsieur Trump” ou « l’Américain », “N’oubliez jamais que si vous êtes une nation libre, c’est parce que des ambitieux sont partis de ces terres avec l’amour de la liberté, avec le même rêve, le rêve français, le rêve européen. Monsieur Trump, n’oubliez jamais ce que vous nous devez. La liberté, votre existence, c’est celle de Lafayette, c’est la nôtre". Bref, cela se passe de commentaire.


Bien qu’il soit présenté par ses soutiens comme un esprit brillant, il n'y a jamais de rigueur dans les démonstrations d'Emmanuel Macron, en aucune façon notre homme ne prend la peine de partir d’un point A pour aller vers un point B. Il faut donc oublier la précision et la notion de logique avec Emmanuel Macron. A ce jour, seule l'exaltation de la course au pouvoir semble le combler.


Conclusion

Face à cette tentative de synthèse, il est indéniable qu'Emmanuel Macron bénéficie du soutien sans faille de beaucoup de grands médias. D'une part, certains patrons de la presse nationale affichent clairement leur préférence, d'autre part un très grand nombre de chroniqueurs vedette prennent le relais de leurs patrons en louant les mérites du candidat Macron, ce qui oriente forcément l'opinion publique. Cette quasi-unanimité dans la presse n'est pas sans rappeler le rôle que joua cette même presse à l'occasion du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005. Nous avons écrit en introduction qu’Emmanuel Macron “est l'incarnation de ce traité libéral", un point de vue conforté ici qui n’annonce rien de nouveau sous le soleil. De facto, cette propagande est donc surtout conforme aux attentes d'une minorité de gens liés par la richesse. Et Emmanuel Macron n’y apparaît alors que pour ce qu’il est : le faire-valoir d'une ploutocratie qui a pour objectif d'assurer ses avantages en contrôlant autant que possible le débat politique.

Le problème pour notre oligarchie hexagonale au demeurant atlantiste, c'est que le monde est encore en train de changer, et vite. La politique sécuritaire et militaire qu'a menée l'Occident s’est avérée plutôt décevante. Elle affiche un passif meurtrier et dévastateur, et nous pouvons nous risquer à penser que l'OTAN pourrait bien vivre son crépuscule dans les années à venir.

A partir de ce constat, l'escroquerie Macron ne fonctionne que si elle s'appuie sur une autre escroquerie nommée “Front national”. Grâce à la magie du “rassemblement républicain” qui se profile face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron est ainsi pratiquement sûr de remporter l'élection présidentielle. Aussi comprenons bien que la grande force de notre système politique est de favoriser au préalable le monstre FN, de le nourrir afin qu'il soit le plus effrayant possible, et ainsi de nous offrir un chevalier blanc qui abattra la bête au printemps prochain. “Nous sommes en pleine mystique“ nous dit M. Macron. Il est donc décidément très compliqwallué de lutter efficacement contre Emmanuel Macron. Qui plus est, il est à cette heure difficile d’imaginer comment un candidat de gauche pourrait dépasser Emmanuel Macron sans le concours du Parti socialiste. Or sur le plan de notre politique étrangère, le Parti “socialiste” a toujours été colonialiste et américanisé, et sur le plan intérieur le pouvoir socialiste a favorisé l'émergence d'Emmanuel Macron, tandis qu'il faut bien reconnaître que les différents gouvernements de François Hollande ont sans vergogne trahi leur électorat. Un constat d'autant plus amer que malgré les résultats de la primaire, les apparatchiks Hollande, Valls, Ayrault ou encore Cambadélis, sont toujours les maîtres de la maison socialiste.



https://youtu.be/DYEsT_rbPUk

AGORA


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Macron de gauche représentant des banquiers de droite et gauche

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