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Macron le président magouilleur sans programme
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AFP, publié le vendredi 19 mai 2017 à 18h37


A l'heure de la clôture des candidatures pour les législatives, Emmanuel Macron a fait un choix pragmatique pour bâtir sa majorité présidentielle: ménager quelques ténors de droite et de gauche et des alliés centristes, auxquels La République en Marche n'opposera aucun adversaire.

Pendant plusieurs mois, M. Macron et sa garde rapprochée ont clamé que La République en marche serait en mesure de présenter des candidats dans chacune des 577 circonscriptions, à peine un an après la formation du mouvement du nouveau chef de l'Etat.

Cette posture à priori inflexible s'est finalement heurtée à la réalité: 51 circonscriptions ont été laissées libres, dont une trentaine afin d'accomplir un "geste politique", dixit une source du parti, en direction d'élus qui pourraient être coopératifs à l'Assemblée nationale.

Est-ce un aveu d'impuissance du nouveau chef de l'Etat, conscient qu'il lui faudra transiger avec des députés de droite et de gauche pour obtenir une majorité à l'Assemblée nationale ? Ou un simple principe de précaution ?

"Sans le dire, il a intégré ce qui allait se passer", à savoir la formation d'une coalition, regroupant un bataillon de députés La République en marche, et des groupes d'appui venant de la gauche et de la droite, prédit un ténor du PS.

Emmanuel Macron "se constitue une forme de majorité plastique", renchérit le sénateur socialiste Luc Carvounas, qui interprète "les trous dans la raquette" comme "une forme de gage ou de remerciement invisible à ceux qui ont été incolores pendant la campagne de Benoît Hamon".

Plusieurs membres du gouvernement sortant n'auront ainsi aucun candidat de La République en marche à affronter, dans le sillage du traitement de faveur accordé à l'ancien Premier ministre Manuel Valls (Essonne). C'est le cas de Marisol Touraine (Indre-et-Loire), Stéphane Le Foll (Sarthe), Myriam El Khomri (Paris), George Pau-Langevin (Paris) ou encore Ericka Bareigts (La Réunion).

"Le modèle allemand, cette culture du compromis démocrate socialiste, cette culture de coalition, c'est dans cela que je m'inscris", glisse à l'AFP Mme El Khomri, dont l'affiche de campagne portera le slogan "avec Emmanuel Macron construisons une majorité de progrès", et le logo du PS.

En tout, avec les radicaux de gauche Sylvia Pinel (Tarn-et-Garonne) et Joël Giraud (Hautes-Alpes), et l'écologiste Eric Alauzet (Doubs), M. Macron a tendu la main à une douzaine de candidats de gauche.

- "Supplétifs" -

Même attitude envers une petite vingtaine de candidats Les Républicains et UDI qui "serviront de supplétifs" à l'Assemblée pour voter les lois, selon un parlementaire LR.

"Macron s'aperçoit qu'il a un allié très encombrant, Bayrou. Donc il entend se prémunir de quelques aléas. S'il n'a pas de majorité absolue, un complément MoDem serait incontrôlable", estime cet élu LR, en soulignant ainsi la nécessité pour le chef de l'Etat de s'assurer d'autres alliés.

"Macron envoie un soutien aux députés qui ont montré qu'ils seraient dans une opposition constructive, ne feraient pas d'obstruction systématique à l'Assemblée et auraient la capacité de voter certains projets", commente un autre élu LR qui ne veut "pas empêcher la réussite du quinquennat Macron".

Parmi les circonscriptions où la droite a donc le champ libre, on retrouve logiquement celle de Bruno Le Maire (Eure), le nouveau ministre de l'Economie, désinvesti par LR après sa nomination au gouvernement. Plusieurs de ses proches sont protégés dans l'Eure-et-Loir, le Bas-Rhin ou le Morbihan.

Candidats, Thierry Solère (Hauts-de-Seine) et Franck Riester (Seine-et-Marne) auront les coudées franches. Et si le Premier ministre Edouard Philippe (Seine-Maritime) mais aussi Xavier Bertrand (Aisne), Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Hervé Mariton (Drôme), Hervé Gaymard (Savoie), Benoist Apparu (Marne) ou Arnaud Robinet (Marne) ne se présentent pas directement, leurs successeurs dans leurs circonscriptions n'auront pas d'adversaire La République en marche.

A l'UDI, Yves Jégo (Seine-et-Marne) et Philippe Folliot (Tarn) ont aussi été ménagés. Ce dernier s'est même inscrit en préfecture sous l'étiquette La République en marche sans en avoir eu l'investiture, a-t-il indiqué à l'AFP.

Enfin, un autre appoint précieux pourrait venir des Outre-mer, où 17 circonscriptions n'ont pas été pourvues. Le parti de M. Macron espère nouer des accords avec des formations locales mieux implantées pour glaner quelques voix supplémentaires à l'Assemblée.

ORANGE


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SANS PROGRAMME POUR LA FRANCE ..mais bien adapté pour duper ceux qui ont voté pour lui

Je me suis longuement entretenu avec nos amis russes au sujet de l’élection du nouveau président français et sur ce que cela risquait de changer pour nous autres pauvres petits « gens » d’en bas.

Voici comment la Pravda a résumé mes propos !

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre »

« Selon notre interlocuteur, Macron se voue corps et âme à l’œuvre de l’assujettissement de la France au grand capital mondial. Et il ne s’agit pas d’un complot parce que si complot il y a, il y a également un secret à garder. Or, ici, tout s’opère au vu et au su de tout un chacun sans que l’on s’en soucie ou prête attention. »

Pour ce qui est de l’ensemble européen, selon C. Sannat, il engendrerait un autoritarisme sans pareil à l’échelle de la feue Union soviétique.

Au départ, je me suis dit : « Ho ben zut alors, dans cette France béat d’amour pour notre jeune monarque, pardon président, je vais encore passer pour un esprit chagrin, auprès de qui rien ne trouve grâce ! »

Ils y sont sans doute allés un peu fort, je vais être fiché comme opposant et obtenir ainsi une fiche non pas « S » pour radicalisation, mais « O » pour opposant, ou même une fiche « I » pour impertinent…

Et à tout bien y réfléchir, finalement, les Russes de la Pravda ont raison : le plan de Macron conduira la France au désastre, mais sans doute pas de la façon que vous croyez.

Le désastre de la France c’est le succès de l’Europe !

On peut aimer ou pas Macron, adhérer à son projet ou pas, force est de constater que Macron n’a en aucun cas menti sur sa vision et son projet européen et mondialiste. Il n’y a rien de caché là-dedans. Tout a été dit ou presque !

Le peuple ne pourra pas plaider la surprise.

Pourtant, nos europathes béats, ceux qui pensent parce que TF1 et Pujadas leur ont dit que « l’Europe c’est paix » blablablabla, n’ont pas compris du tout que plus d’Europe cela, par nature, signifie moins d’États nationaux.

Moins d’Espagne, moins de Portugal, de Grèce… d’Italie, et parce que nous sommes Français, évidemment moins de France.


Notre pays s’est construit dans le sang et les larmes des potentats locaux, des baronnies, de nos régions. Pour que la France émerge comme nation, il a fallu éradiquer – oui relisez bien ce mot, éradiquer –… les identités locales !

Vous avez le même phénomène à l’œuvre aujourd’hui sous vos yeux pour l’Europe.

Pour avoir plus d’Europe, il faut éradiquer les identités nationales !

Cela veut dire d’ailleurs que l’Europe ne supporte pas la diversité, la vraie, elle ne peut pas accepter le contre-pouvoir que peut présenter un pays, son droit, sa justice, et aussi son peuple.

L’Europe est donc un projet profondément, complètement et totalement fasciste en ce sens où il implique l’annihilation des pays qui composent l’Europe pour que l’Europe puisse émerger comme une véritable entité.

La question que l’on doit se poser est la suivante : peut-il y avoir respect de la démocratie, des peuples, dans un tel ensemble ?

La réponse est évidemment non.

Macron porte haut et sans s’en cacher l’étendard de l’européisme. C’est pour lui l’alpha et l’oméga.

Son projet économique, social, ou autre est en réalité profondément secondaire.

Ce que nous devons bien voir, bien comprendre, c’est que l’objectif de Macron est de faire plus d’Europe.

Pour faire plus d’Europe, il faudra brader les intérêts de la France et des Français.

Tout cela sera masqué comme il se doit par les écrans de fumée nécessaires, relayé et appuyé par une presse bien-pensante, sans que jamais on ne demande aux Français ce qu’ils pensent, sans que jamais on ne leur pose la véritable, la vraie question : voulez-vous, oui ou non, la disparition de la France ?

C’est cela l’objectif, car il ne peut pas y avoir d’Europe avec de grands pays.

Je refuse de nous voir disparaître sans nous battre car je considère qu’il n’y a de protection pour les peuples qu’à travers les nations. Il n’y a dans ce constat ni racisme, car un pays peut accueillir, aimer et intégrer, ni nationalisme, car une nation peut être ouverte et pacifiste.

Il y a là la volonté de préserver une certaine idée non pas de la France uniquement, mais d’une civilisation, d’une culture millénaire, dont la richesse et la diversité sans pareil permettent à ce minuscule pays de 65 millions d’âmes à peine de maîtriser toutes les technologies de pointe actuelles.

En ce sens uniquement, Macron pourrait effectivement mener la France au désastre pas tant économique qu’à travers une forme de dissolution pure et simple de notre pays.

https://youtu.be/OFZW3_iNbVg

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Jacques de Larosière est une éminence grise française. Il est notamment un ancien directeur général du FMI mais également un ancien gouverneur de la Banque de France à une époque ou l’euro n’était pas encore là et ou la banque de France avait vraiment du travail.

Il a donc de façon générale une réelle expérience et également une grande discrétion de celle des grands commis de l’État.

Or Monsieur de Larosière est tout sauf fondamentalement optimiste sur notre avenir économique. Ses constats sont les mêmes que ceux que l’on peut dresser de notre côté.

Disons qu’il amène de l’eau à notre moulin dans ce sens, où même des sommités, lorsqu’elles veulent bien dire la vérité, ont une analyse qui aboutit aux mêmes inquiétudes que celles que je soulève à longueur d’article dans les colonnes d’Insolentiae.

Il résume tout cela sous le concept fort intéressant de lames de fond. Des lames de fond qui vont nous déferler dessus, et tout bon marin sait quel danger elles peuvent représenter.



Un vieillissement sans précédent de la population mondiale

La première grosse lame de fond, c’est le vieillissement de la population.

Pour lui, les retraites ne sont pas financées, pas plus qu’elles ne sont finançables dans l’état actuel des choses, et le recul de l’âge de départ à la retraite est inéluctable.

De même, il faudra finir par lier la valeur du point d’indice aux sommes réellement disponibles dans les caisses de l’État.

Autant dire que de vous à moi, cela va couiner dans certaines chaumières.

Dans tous les cas, quand les caisses sont vides, on peut se tortiller dans tous les sens, mais elles sont vides !!



La deuxième grosse lame c’est évidemment la dette

Nous bénéficions de taux très faibles, ce qui permet de réduire à pas grand-chose les charges du service de la dette tout de même de 45 milliards, soit le 2e budget après l’Éducation nationale, ce qui n’est pas négligeable du tout.

Ce service de la dette plombe littéralement notre économie et la plombera d’autant plus que les taux monteront.

Pour sortir d’un endettement fort, soit on se sert la ceinture et c’est dur, soit on fait faillite et c’est dur. Soit on attend le retour de la croissance… et on peut toujours rêver…



Cette situation de taux bas n’est pas destinée à durer

La France dépense presque 58 % en dépenses publiques, ce qui est énorme (la moyenne européenne est à 48 %). Comment c’est financé ? Par l’impôt et la dette.

Mais presque tout est payé par le travail et repose sur le travail à travers des cotisations sociales très lourdes avec 7 points de PIB en surcharge pour les entreprises qui sont donc par nature non compétitives.

Il faut donc permettre aux entreprises de recruter et d’investir. Si vous voulez réduire le chômage, alors il va falloir baisser de façon drastique la fiscalité sur les entreprises.

Bien évidemment, la baisse des charges n’est pas l’alpha et l’oméga, vous savez ce que j’en pense. Pour aller plus loin, je pense même que les grandes entreprises délocalisent massivement, robotisent et informatisent, bref, elles ne créent plus vraiment d’emplois, elles en détruisent, ce qui n’est pas le cas des TPE et PME.

L’effort de baisse de charges doit être concentré de manière considérable sur les entreprises de moins de 500 salariés. Cela devrait être une priorité absolue économiquement parlant.

N’oubliez pas que notre pays compte plus de 3 millions de sociétés dont seulement 40 dans le CAC 40 !!



Des banques centrales pyromanes

Les banques centrales ont beaucoup facilité l’endettement de l’économie aussi bien des agents privés qu’économiques.

En achetant les titres qui ne trouvaient pas preneurs, les banques ont sauvé le système lors de la crise des subprimes mais elles ont prolongé cette aisance monétaire après la crise, et à son sens, les banquiers centraux ont voulu trop bien faire en monétisant le système d’une manière excessive, et cette facilité d’endettement avec des taux 0 pose problème et l’on ne peut presque plus en sortir. C’est un peu le problème de l’addiction et il faut normaliser cela petit à petit, en travaillant beaucoup du point de vue de la communication pour ne pas déclencher de panique.

L’objectif des banques centrales est d’assurer la stabilité monétaire et celle du système financier. S’il y a trop de crédit, alors il y a création de bulles financières boursières ou obligataires. C’est le cas actuellement.

Avec le retour à une croissance plus normale, il faut revenir à des concepts plus classiques en termes de politiques monétaires et surtout ne pas le faire brutalement.

Il pense que la recette américaine de normalisation actuelle ne peut en aucun cas fonctionner en Europe parce que le mode de financement de l’économie dans ces deux zones est profondément différent.



La financiarisation de l’économie mondiale et le regret… de l’étalon-or !!

J’en finirai avec ce point qui est fondamental et qui ne peut que ravir le « goldeux » que je suis.

Depuis le milieu des années 70, le système financier mondial s’est déréglé, en pensant que l’on peut se sortir de tous les problèmes avec de l’argent, avec encore plus d’argent… basé évidemment sur la dette.

Or à partir d’un certain pourcentage (environ 70 %), l’endettement devient porteur de menaces plus grandes que les avantages retirés de cet endettement.

Il souhaite un système monétaire international de plus grande discipline, il indique même que la chute du système de Bretton Woods a donné naissance à ce système fou.

Sous Bretton Woods, les taux d’endettement des pays étaient en moyenne de 17 à 20 %. Aujourd’hui, c’est plus de 100 % en termes réels ! Une augmentation colossale donc.

Cela est donc de la folie. Et les effets cumulés de ces facilités d’endettement sont considérables.

Il faut donc réparer le dégât avec une cohérence de la vue d’ensemble.



Fabrique-t-on la prochaine crise ?

Jacques de Larosière va conclure son intervention sur ces paroles que certains trouveront inquiétantes et qui pour nous, les impertinents, semblent frappées au coin du bon sens paysan qu’est le nôtre.

« Si on continue la politique d’endettement actuelle, ça ne pourra pas bien se passer et ça finira mal, et nous devons commencer à remettre les pendules à l’heure. Le fait d’augmenter tous les ans la dépense publique n’est plus tenable, il faut être sérieux et il faut attaquer ce problème. »
NB :173 milliards d’emprunt par France Trésor en 2017 !!

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »


Macron le président magouilleur sans programme
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GUERIN a écrit:
SANS PROGRAMME POUR LA FRANCE ..mais bien adapté pour duper ceux qui ont voté pour lui

Je me suis longuement entretenu avec nos amis russes au sujet de l’élection du nouveau président français et sur ce que cela risquait de changer pour nous autres pauvres petits « gens » d’en bas.

Voici comment la Pravda a résumé mes propos !

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre »

« Selon notre interlocuteur, Macron se voue corps et âme à l’œuvre de l’assujettissement de la France au grand capital mondial. Et il ne s’agit pas d’un complot parce que si complot il y a, il y a également un secret à garder. Or, ici, tout s’opère au vu et au su de tout un chacun sans que l’on s’en soucie ou prête attention. »

Pour ce qui est de l’ensemble européen, selon C. Sannat, il engendrerait un autoritarisme sans pareil à l’échelle de la feue Union soviétique.

Au départ, je me suis dit : « Ho ben zut alors, dans cette France béat d’amour pour notre jeune monarque, pardon président, je vais encore passer pour un esprit chagrin, auprès de qui rien ne trouve grâce ! »

Ils y sont sans doute allés un peu fort, je vais être fiché comme opposant et obtenir ainsi une fiche non pas « S » pour radicalisation, mais « O » pour opposant, ou même une fiche « I » pour impertinent…

Et à tout bien y réfléchir, finalement, les Russes de la Pravda ont raison : le plan de Macron conduira la France au désastre, mais sans doute pas de la façon que vous croyez.

Le désastre de la France c’est le succès de l’Europe !

On peut aimer ou pas Macron, adhérer à son projet ou pas, force est de constater que Macron n’a en aucun cas menti sur sa vision et son projet européen et mondialiste. Il n’y a rien de caché là-dedans. Tout a été dit ou presque !

Le peuple ne pourra pas plaider la surprise.

Pourtant, nos europathes béats, ceux qui pensent parce que TF1 et Pujadas leur ont dit que « l’Europe c’est paix » blablablabla, n’ont pas compris du tout que plus d’Europe cela, par nature, signifie moins d’États nationaux.

Moins d’Espagne, moins de Portugal, de Grèce… d’Italie, et parce que nous sommes Français, évidemment moins de France.


Notre pays s’est construit dans le sang et les larmes des potentats locaux, des baronnies, de nos régions. Pour que la France émerge comme nation, il a fallu éradiquer – oui relisez bien ce mot, éradiquer –… les identités locales !

Vous avez le même phénomène à l’œuvre aujourd’hui sous vos yeux pour l’Europe.

Pour avoir plus d’Europe, il faut éradiquer les identités nationales !

Cela veut dire d’ailleurs que l’Europe ne supporte pas la diversité, la vraie, elle ne peut pas accepter le contre-pouvoir que peut présenter un pays, son droit, sa justice, et aussi son peuple.

L’Europe est donc un projet profondément, complètement et totalement fasciste en ce sens où il implique l’annihilation des pays qui composent l’Europe pour que l’Europe puisse émerger comme une véritable entité.

La question que l’on doit se poser est la suivante : peut-il y avoir respect de la démocratie, des peuples, dans un tel ensemble ?

La réponse est évidemment non.

Macron porte haut et sans s’en cacher l’étendard de l’européisme. C’est pour lui l’alpha et l’oméga.

Son projet économique, social, ou autre est en réalité profondément secondaire.

Ce que nous devons bien voir, bien comprendre, c’est que l’objectif de Macron est de faire plus d’Europe.

Pour faire plus d’Europe, il faudra brader les intérêts de la France et des Français.

Tout cela sera masqué comme il se doit par les écrans de fumée nécessaires, relayé et appuyé par une presse bien-pensante, sans que jamais on ne demande aux Français ce qu’ils pensent, sans que jamais on ne leur pose la véritable, la vraie question : voulez-vous, oui ou non, la disparition de la France ?

C’est cela l’objectif, car il ne peut pas y avoir d’Europe avec de grands pays.

Je refuse de nous voir disparaître sans nous battre car je considère qu’il n’y a de protection pour les peuples qu’à travers les nations. Il n’y a dans ce constat ni racisme, car un pays peut accueillir, aimer et intégrer, ni nationalisme, car une nation peut être ouverte et pacifiste.

Il y a là la volonté de préserver une certaine idée non pas de la France uniquement, mais d’une civilisation, d’une culture millénaire, dont la richesse et la diversité sans pareil permettent à ce minuscule pays de 65 millions d’âmes à peine de maîtriser toutes les technologies de pointe actuelles.

En ce sens uniquement, Macron pourrait effectivement mener la France au désastre pas tant économique qu’à travers une forme de dissolution pure et simple de notre pays.

https://youtu.be/OFZW3_iNbVg

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Jacques de Larosière est une éminence grise française. Il est notamment un ancien directeur général du FMI mais également un ancien gouverneur de la Banque de France à une époque ou l’euro n’était pas encore là et ou la banque de France avait vraiment du travail.

Il a donc de façon générale une réelle expérience et également une grande discrétion de celle des grands commis de l’État.

Or Monsieur de Larosière est tout sauf fondamentalement optimiste sur notre avenir économique. Ses constats sont les mêmes que ceux que l’on peut dresser de notre côté.

Disons qu’il amène de l’eau à notre moulin dans ce sens, où même des sommités, lorsqu’elles veulent bien dire la vérité, ont une analyse qui aboutit aux mêmes inquiétudes que celles que je soulève à longueur d’article dans les colonnes d’Insolentiae.

Il résume tout cela sous le concept fort intéressant de lames de fond. Des lames de fond qui vont nous déferler dessus, et tout bon marin sait quel danger elles peuvent représenter.



Un vieillissement sans précédent de la population mondiale

La première grosse lame de fond, c’est le vieillissement de la population.

Pour lui, les retraites ne sont pas financées, pas plus qu’elles ne sont finançables dans l’état actuel des choses, et le recul de l’âge de départ à la retraite est inéluctable.

De même, il faudra finir par lier la valeur du point d’indice aux sommes réellement disponibles dans les caisses de l’État.

Autant dire que de vous à moi, cela va couiner dans certaines chaumières.

Dans tous les cas, quand les caisses sont vides, on peut se tortiller dans tous les sens, mais elles sont vides !!



La deuxième grosse lame c’est évidemment la dette

Nous bénéficions de taux très faibles, ce qui permet de réduire à pas grand-chose les charges du service de la dette tout de même de 45 milliards, soit le 2e budget après l’Éducation nationale, ce qui n’est pas négligeable du tout.

Ce service de la dette plombe littéralement notre économie et la plombera d’autant plus que les taux monteront.

Pour sortir d’un endettement fort, soit on se sert la ceinture et c’est dur, soit on fait faillite et c’est dur. Soit on attend le retour de la croissance… et on peut toujours rêver…



Cette situation de taux bas n’est pas destinée à durer

La France dépense presque 58 % en dépenses publiques, ce qui est énorme (la moyenne européenne est à 48 %). Comment c’est financé ? Par l’impôt et la dette.

Mais presque tout est payé par le travail et repose sur le travail à travers des cotisations sociales très lourdes avec 7 points de PIB en surcharge pour les entreprises qui sont donc par nature non compétitives.

Il faut donc permettre aux entreprises de recruter et d’investir. Si vous voulez réduire le chômage, alors il va falloir baisser de façon drastique la fiscalité sur les entreprises.

Bien évidemment, la baisse des charges n’est pas l’alpha et l’oméga, vous savez ce que j’en pense. Pour aller plus loin, je pense même que les grandes entreprises délocalisent massivement, robotisent et informatisent, bref, elles ne créent plus vraiment d’emplois, elles en détruisent, ce qui n’est pas le cas des TPE et PME.

L’effort de baisse de charges doit être concentré de manière considérable sur les entreprises de moins de 500 salariés. Cela devrait être une priorité absolue économiquement parlant.

N’oubliez pas que notre pays compte plus de 3 millions de sociétés dont seulement 40 dans le CAC 40 !!



Des banques centrales pyromanes

Les banques centrales ont beaucoup facilité l’endettement de l’économie aussi bien des agents privés qu’économiques.

En achetant les titres qui ne trouvaient pas preneurs, les banques ont sauvé le système lors de la crise des subprimes mais elles ont prolongé cette aisance monétaire après la crise, et à son sens, les banquiers centraux ont voulu trop bien faire en monétisant le système d’une manière excessive, et cette facilité d’endettement avec des taux 0 pose problème et l’on ne peut presque plus en sortir. C’est un peu le problème de l’addiction et il faut normaliser cela petit à petit, en travaillant beaucoup du point de vue de la communication pour ne pas déclencher de panique.

L’objectif des banques centrales est d’assurer la stabilité monétaire et celle du système financier. S’il y a trop de crédit, alors il y a création de bulles financières boursières ou obligataires. C’est le cas actuellement.

Avec le retour à une croissance plus normale, il faut revenir à des concepts plus classiques en termes de politiques monétaires et surtout ne pas le faire brutalement.

Il pense que la recette américaine de normalisation actuelle ne peut en aucun cas fonctionner en Europe parce que le mode de financement de l’économie dans ces deux zones est profondément différent.



La financiarisation de l’économie mondiale et le regret… de l’étalon-or !!

J’en finirai avec ce point qui est fondamental et qui ne peut que ravir le « goldeux » que je suis.

Depuis le milieu des années 70, le système financier mondial s’est déréglé, en pensant que l’on peut se sortir de tous les problèmes avec de l’argent, avec encore plus d’argent… basé évidemment sur la dette.

Or à partir d’un certain pourcentage (environ 70 %), l’endettement devient porteur de menaces plus grandes que les avantages retirés de cet endettement.

Il souhaite un système monétaire international de plus grande discipline, il indique même que la chute du système de Bretton Woods a donné naissance à ce système fou.

Sous Bretton Woods, les taux d’endettement des pays étaient en moyenne de 17 à 20 %. Aujourd’hui, c’est plus de 100 % en termes réels ! Une augmentation colossale donc.

Cela est donc de la folie. Et les effets cumulés de ces facilités d’endettement sont considérables.

Il faut donc réparer le dégât avec une cohérence de la vue d’ensemble.



Fabrique-t-on la prochaine crise ?

Jacques de Larosière va conclure son intervention sur ces paroles que certains trouveront inquiétantes et qui pour nous, les impertinents, semblent frappées au coin du bon sens paysan qu’est le nôtre.

« Si on continue la politique d’endettement actuelle, ça ne pourra pas bien se passer et ça finira mal, et nous devons commencer à remettre les pendules à l’heure. Le fait d’augmenter tous les ans la dépense publique n’est plus tenable, il faut être sérieux et il faut attaquer ce problème. »
NB :173 milliards d’emprunt par France Trésor en 2017 !!

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »




Bravo messieurs , mais pourquoi ne dites vous pas aux gens que le programme de Macron c'est les GOPE c'est à dire le programme imposé par l'union européenne.


Macron le président magouilleur sans programme
GUERIN


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Moyenne de points: 0,30
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GUERIN a écrit:
GUERIN a écrit:
SANS PROGRAMME POUR LA FRANCE ..mais bien adapté pour duper ceux qui ont voté pour lui

Je me suis longuement entretenu avec nos amis russes au sujet de l’élection du nouveau président français et sur ce que cela risquait de changer pour nous autres pauvres petits « gens » d’en bas.

Voici comment la Pravda a résumé mes propos !

« Le plan économique de Macron conduira la France au désastre »

« Selon notre interlocuteur, Macron se voue corps et âme à l’œuvre de l’assujettissement de la France au grand capital mondial. Et il ne s’agit pas d’un complot parce que si complot il y a, il y a également un secret à garder. Or, ici, tout s’opère au vu et au su de tout un chacun sans que l’on s’en soucie ou prête attention. »

Pour ce qui est de l’ensemble européen, selon C. Sannat, il engendrerait un autoritarisme sans pareil à l’échelle de la feue Union soviétique.

Au départ, je me suis dit : « Ho ben zut alors, dans cette France béat d’amour pour notre jeune monarque, pardon président, je vais encore passer pour un esprit chagrin, auprès de qui rien ne trouve grâce ! »

Ils y sont sans doute allés un peu fort, je vais être fiché comme opposant et obtenir ainsi une fiche non pas « S » pour radicalisation, mais « O » pour opposant, ou même une fiche « I » pour impertinent…

Et à tout bien y réfléchir, finalement, les Russes de la Pravda ont raison : le plan de Macron conduira la France au désastre, mais sans doute pas de la façon que vous croyez.

Le désastre de la France c’est le succès de l’Europe !

On peut aimer ou pas Macron, adhérer à son projet ou pas, force est de constater que Macron n’a en aucun cas menti sur sa vision et son projet européen et mondialiste. Il n’y a rien de caché là-dedans. Tout a été dit ou presque !

Le peuple ne pourra pas plaider la surprise.

Pourtant, nos europathes béats, ceux qui pensent parce que TF1 et Pujadas leur ont dit que « l’Europe c’est paix » blablablabla, n’ont pas compris du tout que plus d’Europe cela, par nature, signifie moins d’États nationaux.

Moins d’Espagne, moins de Portugal, de Grèce… d’Italie, et parce que nous sommes Français, évidemment moins de France.


Notre pays s’est construit dans le sang et les larmes des potentats locaux, des baronnies, de nos régions. Pour que la France émerge comme nation, il a fallu éradiquer – oui relisez bien ce mot, éradiquer –… les identités locales !

Vous avez le même phénomène à l’œuvre aujourd’hui sous vos yeux pour l’Europe.

Pour avoir plus d’Europe, il faut éradiquer les identités nationales !

Cela veut dire d’ailleurs que l’Europe ne supporte pas la diversité, la vraie, elle ne peut pas accepter le contre-pouvoir que peut présenter un pays, son droit, sa justice, et aussi son peuple.

L’Europe est donc un projet profondément, complètement et totalement fasciste en ce sens où il implique l’annihilation des pays qui composent l’Europe pour que l’Europe puisse émerger comme une véritable entité.

La question que l’on doit se poser est la suivante : peut-il y avoir respect de la démocratie, des peuples, dans un tel ensemble ?

La réponse est évidemment non.

Macron porte haut et sans s’en cacher l’étendard de l’européisme. C’est pour lui l’alpha et l’oméga.

Son projet économique, social, ou autre est en réalité profondément secondaire.

Ce que nous devons bien voir, bien comprendre, c’est que l’objectif de Macron est de faire plus d’Europe.

Pour faire plus d’Europe, il faudra brader les intérêts de la France et des Français.

Tout cela sera masqué comme il se doit par les écrans de fumée nécessaires, relayé et appuyé par une presse bien-pensante, sans que jamais on ne demande aux Français ce qu’ils pensent, sans que jamais on ne leur pose la véritable, la vraie question : voulez-vous, oui ou non, la disparition de la France ?

C’est cela l’objectif, car il ne peut pas y avoir d’Europe avec de grands pays.

Je refuse de nous voir disparaître sans nous battre car je considère qu’il n’y a de protection pour les peuples qu’à travers les nations. Il n’y a dans ce constat ni racisme, car un pays peut accueillir, aimer et intégrer, ni nationalisme, car une nation peut être ouverte et pacifiste.

Il y a là la volonté de préserver une certaine idée non pas de la France uniquement, mais d’une civilisation, d’une culture millénaire, dont la richesse et la diversité sans pareil permettent à ce minuscule pays de 65 millions d’âmes à peine de maîtriser toutes les technologies de pointe actuelles.

En ce sens uniquement, Macron pourrait effectivement mener la France au désastre pas tant économique qu’à travers une forme de dissolution pure et simple de notre pays.

https://youtu.be/OFZW3_iNbVg

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Jacques de Larosière est une éminence grise française. Il est notamment un ancien directeur général du FMI mais également un ancien gouverneur de la Banque de France à une époque ou l’euro n’était pas encore là et ou la banque de France avait vraiment du travail.

Il a donc de façon générale une réelle expérience et également une grande discrétion de celle des grands commis de l’État.

Or Monsieur de Larosière est tout sauf fondamentalement optimiste sur notre avenir économique. Ses constats sont les mêmes que ceux que l’on peut dresser de notre côté.

Disons qu’il amène de l’eau à notre moulin dans ce sens, où même des sommités, lorsqu’elles veulent bien dire la vérité, ont une analyse qui aboutit aux mêmes inquiétudes que celles que je soulève à longueur d’article dans les colonnes d’Insolentiae.

Il résume tout cela sous le concept fort intéressant de lames de fond. Des lames de fond qui vont nous déferler dessus, et tout bon marin sait quel danger elles peuvent représenter.



Un vieillissement sans précédent de la population mondiale

La première grosse lame de fond, c’est le vieillissement de la population.

Pour lui, les retraites ne sont pas financées, pas plus qu’elles ne sont finançables dans l’état actuel des choses, et le recul de l’âge de départ à la retraite est inéluctable.

De même, il faudra finir par lier la valeur du point d’indice aux sommes réellement disponibles dans les caisses de l’État.

Autant dire que de vous à moi, cela va couiner dans certaines chaumières.

Dans tous les cas, quand les caisses sont vides, on peut se tortiller dans tous les sens, mais elles sont vides !!



La deuxième grosse lame c’est évidemment la dette

Nous bénéficions de taux très faibles, ce qui permet de réduire à pas grand-chose les charges du service de la dette tout de même de 45 milliards, soit le 2e budget après l’Éducation nationale, ce qui n’est pas négligeable du tout.

Ce service de la dette plombe littéralement notre économie et la plombera d’autant plus que les taux monteront.

Pour sortir d’un endettement fort, soit on se sert la ceinture et c’est dur, soit on fait faillite et c’est dur. Soit on attend le retour de la croissance… et on peut toujours rêver…



Cette situation de taux bas n’est pas destinée à durer

La France dépense presque 58 % en dépenses publiques, ce qui est énorme (la moyenne européenne est à 48 %). Comment c’est financé ? Par l’impôt et la dette.

Mais presque tout est payé par le travail et repose sur le travail à travers des cotisations sociales très lourdes avec 7 points de PIB en surcharge pour les entreprises qui sont donc par nature non compétitives.

Il faut donc permettre aux entreprises de recruter et d’investir. Si vous voulez réduire le chômage, alors il va falloir baisser de façon drastique la fiscalité sur les entreprises.

Bien évidemment, la baisse des charges n’est pas l’alpha et l’oméga, vous savez ce que j’en pense. Pour aller plus loin, je pense même que les grandes entreprises délocalisent massivement, robotisent et informatisent, bref, elles ne créent plus vraiment d’emplois, elles en détruisent, ce qui n’est pas le cas des TPE et PME.

L’effort de baisse de charges doit être concentré de manière considérable sur les entreprises de moins de 500 salariés. Cela devrait être une priorité absolue économiquement parlant.

N’oubliez pas que notre pays compte plus de 3 millions de sociétés dont seulement 40 dans le CAC 40 !!



Des banques centrales pyromanes

Les banques centrales ont beaucoup facilité l’endettement de l’économie aussi bien des agents privés qu’économiques.

En achetant les titres qui ne trouvaient pas preneurs, les banques ont sauvé le système lors de la crise des subprimes mais elles ont prolongé cette aisance monétaire après la crise, et à son sens, les banquiers centraux ont voulu trop bien faire en monétisant le système d’une manière excessive, et cette facilité d’endettement avec des taux 0 pose problème et l’on ne peut presque plus en sortir. C’est un peu le problème de l’addiction et il faut normaliser cela petit à petit, en travaillant beaucoup du point de vue de la communication pour ne pas déclencher de panique.

L’objectif des banques centrales est d’assurer la stabilité monétaire et celle du système financier. S’il y a trop de crédit, alors il y a création de bulles financières boursières ou obligataires. C’est le cas actuellement.

Avec le retour à une croissance plus normale, il faut revenir à des concepts plus classiques en termes de politiques monétaires et surtout ne pas le faire brutalement.

Il pense que la recette américaine de normalisation actuelle ne peut en aucun cas fonctionner en Europe parce que le mode de financement de l’économie dans ces deux zones est profondément différent.



La financiarisation de l’économie mondiale et le regret… de l’étalon-or !!

J’en finirai avec ce point qui est fondamental et qui ne peut que ravir le « goldeux » que je suis.

Depuis le milieu des années 70, le système financier mondial s’est déréglé, en pensant que l’on peut se sortir de tous les problèmes avec de l’argent, avec encore plus d’argent… basé évidemment sur la dette.

Or à partir d’un certain pourcentage (environ 70 %), l’endettement devient porteur de menaces plus grandes que les avantages retirés de cet endettement.

Il souhaite un système monétaire international de plus grande discipline, il indique même que la chute du système de Bretton Woods a donné naissance à ce système fou.

Sous Bretton Woods, les taux d’endettement des pays étaient en moyenne de 17 à 20 %. Aujourd’hui, c’est plus de 100 % en termes réels ! Une augmentation colossale donc.

Cela est donc de la folie. Et les effets cumulés de ces facilités d’endettement sont considérables.

Il faut donc réparer le dégât avec une cohérence de la vue d’ensemble.



Fabrique-t-on la prochaine crise ?

Jacques de Larosière va conclure son intervention sur ces paroles que certains trouveront inquiétantes et qui pour nous, les impertinents, semblent frappées au coin du bon sens paysan qu’est le nôtre.

« Si on continue la politique d’endettement actuelle, ça ne pourra pas bien se passer et ça finira mal, et nous devons commencer à remettre les pendules à l’heure. Le fait d’augmenter tous les ans la dépense publique n’est plus tenable, il faut être sérieux et il faut attaquer ce problème. »
NB :173 milliards d’emprunt par France Trésor en 2017 !!

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !


Charles SANNAT

« Insolentiae » signifie « impertinence » en latin
Pour m’écrire charles@insolentiae.com
Pour écrire à ma femme helene@insolentiae.com

Vous pouvez également vous abonner à ma lettre mensuelle « STRATÉGIES » qui vous permettra d’aller plus loin et dans laquelle je partage avec vous les solutions concrètes à mettre en œuvre pour vous préparer au monde d’après. Ces solutions sont articulées autour de l’approche PEL – patrimoine, emploi, localisation. L’idée c’est de partager avec vous les moyens et les méthodes pour mettre en place votre résilience personnelle et familiale.

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur www.insolentiae.com. »




Bravo messieurs , mais pourquoi ne dites vous pas aux gens que le programme de Macron c'est les GOPE c'est à dire le programme imposé par l'union européenne.




1-Élection d'Emmanuel Macron - Législatives - Questions internationales - L' analyse de F.Asselineau

https://youtu.be/M5gK_qlbgY4


2-Que va t il se passer en France après Mai 2017 15min

https://youtu.be/WfDNHj72Tfo

3-François Asselineau INCROYABLE décryptages DE Gouvernement Macron

https://youtu.be/Kor-dQrzqww


Qu’est-ce qui pousse un ancien patron du Cac 40 à vouloir s’engager en politique ?

Je suis libre et c’est un privilège formidable. Je souhaite utiliser ma liberté de parole, car notre pays, l’Europe et le monde sont à un tournant. Notre génération assiste à un rééquilibrage, sinon à la fin du monde de l’Ouest, du moins à la fi n de sa prééminence. On oublie toujours la puissance fondamentale des mouvements climatiques et démographiques qui provoquent des migrations. Sur dix pays dont la population baisse dans le monde, huit se situent en Europe. Ce qui a fait la force de celle-ci depuis le début du XXe siècle, c’est sa capacité à faire prédominer la démocratie parlementaire. Cela repose sur deux piliers : la liberté individuelle et l’acceptation par tous du principe de majorité. Ce sont des racines judéo-chrétiennes et c’est ce qui nous distingue d’autres modèles. Notre génération a vécu sur le postulat que ce modèle était un acquis, nous réalisons que c’est un combat. Il n’est pas dû, il se mérite et il se défend. Si nous ne sommes pas capables de le faire, il disparaîtra.

Quelle analyse avez-vous de l’Europe ?

L’Europe est une place forte assiégée dont la muraille extérieure est en train de céder mais dont le donjon central, la zone euro, tient, car celui qui était aux commandes a utilisé avec intelligence les armes à sa disposition. Mais il a utilisé les réserves de poix bouillante ; il ne reste rien en cas de prochain assaut. Alors, comment réarmer le donjon et reconquérir la place ? En réformant structurellement les pays au sein de la zone euro qui ne l’ont pas encore fait, et en commençant par la France. La réforme française est une des clés de la réforme européenne.

En quoi le programme d’Emmanuel Macron est-il faussement réformiste ?

Il ne va jamais au bout des réformes, il se trompe sur les priorités, et les solutions qu’il propose ne tiennent pas entre elles. Comment peut-il réformer le droit du travail sans toucher aux 35 heures ? La proposition d’Emmanuel Macron concernant l’assurance chômage est un formidable tour de passe-passe. Après avoir prôné dans ses grands principes philosophiques la transversalité et la négociation paritaire, il explique qu’il nationalisera l’Unédic. Ensuite, il propose de ne pas diminuer les prestations, de ne pas durcir le mécanisme de constitution des droits et d’augmenter le nombre de bénéficiaires. Il compte sur une baisse du taux de chômage pour générer des milliards d’euros d’économies. Qui peut le croire ?

Qualifieriez-vous Emmanuel Macron de cynique ?

L’homme est sympathique, mais c’est un candidat masqué et ses électeurs ne savent pas, sur chacun des grands enjeux, s’il ira à gauche ou à droite et avec quelle majorité il gouvernera. Comme François Hollande : il fait des promesses en sachant qu’il ne pourra pas les tenir. Ce qui l’intéresse, c’est le job, ce n’est pas la mission ! Le bilan de François Hollande est calamiteux et Emmanuel Macron porte une large part de responsabilité, car il a été pendant quatre ans le copilote. Qui est venu défendre avec vigueur le programme fi scal de Hollande en 2012 à l’Institut Montaigne ? Jérôme Cahuzac et Emmanuel Macron.

À Pau, François Bayrou décrivait Emmanuel Macron comme le nouveau Kennedy, Matteo Renzi et Justin Trudeau…

J’ai mes réserves sur le jugement de François Bayrou, dont chacun sait qu’il a réussi à faire de l’UDF, qui était le plus grand parti de l’opposition quand Giscard l’a quitté, une cabine téléphonique ! Ces comparaisons sont faciles et non pertinentes. Renzi comme Kennedy et Trudeau s’appuient ou s’appuyaient sur une équipe et des partis. Si Emmanuel Macron est élu, connaissez-vous ses 577 candidats aux législatives ?

Vous parlez d’intégrité économique de la France et de l’Europe, mais l’enjeu de 2017 n’est-il pas l’intégrité culturelle ?

L’Europe et la France ne pourront maintenir leur modèle culturel que s’il est possible d’avoir une Europe prospère. Trois choses sont importantes : la sécurité, la dignité dans l’emploi et l’égalité des chances à l’école, moteur de l’ascenseur social. En clair, la sécurité, la compétitivité et l’éducation. En France, les trois dysfonctionnent.

Quelles mesures François Fillon doit-il prendre d’urgence pour garantir cette prospérité économique ?

Il propose de ramener en cinq ans le niveau de dépenses publiques français à la moyenne européenne. Les ressorts de la compétitivité sont l’investissement et l’emploi. Il veut s’attaquer à la fiscalité de l’investissement et à la fluidité du marché du travail. Il faut laisser l’argent dans les mains de ceux qui le créent, car ils savent comment le réinvestir au lieu de l’engouffrer dans des dépenses publiques supplémentaires pour des emplâtres. Ensuite, concernant le marché du travail, il faut faire sauter les seuils et surtout les 35 heures…

Ce programme ne risque-t-il pas d’être perçu comme trop brutal ?

Ce qui est brutal, c’est ce qui se passera si le prochain gouvernement français ne fait rien. Dans cette élection, les programmes de Benoît Hamon, de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen sont des poisons violents. Celui d’Emmanuel Macron est de la tisane. Le programme de François Fillon est de la vitamine. Quant à Nicolas Dupont- Aignan, il constitue un grave péril en dispersant les voix de la droite.

C’est donc un danger ?

Un certain nombre d’électeurs de bonne foi pensent que voter pour lui, c’est voter pour une droite souverainiste raisonnable. Non, en réalité, c’est comme voter Macron, Mélenchon ou Le Pen. Regardez l’enjeu : nous pouvons nous retrouver avec un 2002 à l’envers, il peut être le Taubira de la droite et priver la France et les Français d’une alternance nécessaire. Je ne nie pas la légitimité de sa candidature à l’élection présidentielle, mais personne ne peut penser qu’il a une capacité à gouverner. Et pour une élection de cet ordre, on ne peut pas chercher à se faire plaisir pour ensuite avoir des regrets au soir du premier tour.

Vous êtes officier, fils d’officier, petit-fils d’officier. Le programme militaire de Fillon vous paraît-il à la hauteur des enjeux ?

Le seul sujet sur lequel la France est encore respectée à l’international, c’est le sujet militaire : nous avons l’arme nucléaire et une belle capacité d’intervention des forces françaises sur des théâtres extérieurs. Pour les armées, François Fillon à la tête de l’État, c’est la certitude de ne pas avoir un novice. Quand on accepte de faire le don de sa vie, ce qu’on vous doit en échange, c’est d’avoir aux commandes quelqu’un qui comprend les enjeux stratégiques. Le fait d’acter l’engagement d’une remontée progressive du budget de la défense à 2 % du PIB est un élément fondamental. Que propose Macron ? Un nouveau service militaire, des summer camps à 15 milliards d’investissement, 3 milliards de dépenses annuelles, en mobilisant 15 000 gradés dans une armée sursollicitée. Quant à Mélenchon, ce serait un désarmement unilatéral dans un monde de plus en plus dangereux.

Il y a eu beaucoup de polémiques sur le projet de François Fillon, notamment sur la suppression de postes de fonctionnaire.

Cinq cent mille agents publics en moins sur les 6 millions actuels, cela représente 8 % de suppressions de poste en cinq ans, c’est-à-dire 1,6 % par an. C’est beaucoup moins que pour les entreprises compétitives. La fonction publique doit participer aux efforts collectifs, sinon ce n’est pas tenable. Un endroit dans le monde a largement résisté au tsunami du digital et de l’informatique et aux gains massifs de productivité qui en ont résulté : l’administration française. La différence est là : le digital rend aujourd’hui possibles des services de bien meilleure qualité avec des effectifs réduits.

Avez-vous l’impression que les problèmes de François Fillon l’ont renforcé dans ses convictions ?

Je le connais bien, il recule rarement : c’est lui qui a imposé la réforme des télécoms contre Jacques Chirac, lui qui a fait la réforme des retraites sans flancher devant les millions de manifestants, lui encore qui était Premier ministre pendant la réforme des universités. Je n’avais pas de doute sur sa détermination. Mais jamais je n’aurais pensé qu’il prendrait dans la figure un tsunami de ce type avec une telle violence. Aujourd’hui, c’est de l’acier trempé.

La maturité des électeurs français est suffisante pour qu’ils ne soient pas sensibles à une tentative d’achat de vote par une mesure démagogique symbolique. Je reproche beaucoup à Emmanuel Macron ce qu’il dit sur la taxe d’habitation, c’est le dernier impôt que presque tous nos concitoyens paient. Et on souhaite en exonérer 80 % des Français ? Imaginez une copropriété dans laquelle seuls 20 % des propriétaires paient 100 % des charges : si vous faites partie des 80 %, vous allez sans arrêt demander des travaux supplémentaires puisque vous ne les payez pas. Et si vous êtes dans les 20 %, vous allez partir. À la fin, il restera 95 % de gens qui ne paieront rien dans un immeuble dégradé ! La démocratie, pour durer, cela suppose une participation équitable de tous aux charges publiques.

Source: Valeurs Actuelles



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Assez agile et discrèt pour dérober à quelqu'un sans se faire remarquer, Individu qui fait des boniments.

46% des Français estiment qu’ils font partie des perdants et des victimes de la mondialisation (contre 21% qui pensent qu’ils font partie des gagnants et des bénéficiaires)
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/sondage-qui-pourrait-bien-faconner-quinq…

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.


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Assez agile et discrèt pour dérober à quelqu'un sans se faire remarquer, Individu qui fait des boniments.

46% des Français estiment qu’ils font partie des perdants et des victimes de la mondialisation (contre 21% qui pensent qu’ils font partie des gagnants et des bénéficiaires)
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Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.




Lors de la présentation du programme des conservateurs, qui s'est tenue ce jeudi, la Première ministre britannique Theresa May a promis de réduire l'immigration nette vers la Grande-Bretagne de 100.000 personnes par an. Une décision vivement critiquée par Angela Merkel, qui promet que l'Union Européenne entreprendra tout pour défendre ses intérêts.


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