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Quand MACRON fait passer l'UE avant nos soldats
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Une rencontre tendue avec le Président

Prolongé de ses fonctions pour une année supplémentaire, Pierre de Villiers a assuré « qu’il ne pouvait se battre sans moyens et qu’il pourrait de nouveau mettre en balance sa démission, même à la veille du défilé militaire du 14 juillet », ajoutant qu’il venait de faire rapatrier en France trois nouveaux soldats blessés.

Emmanuel Macron doit rendre son arbitrage dans la soirée, au cours de la cérémonie traditionnelle qui se tiendra au ministère de la Défense. Reste à savoir si la menace de démission fera basculer les choses.

la croix


Budget : Bercy met les armées sous tension
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Auditionné ce matin en commission de la défense de l’Assemblée nationale, le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers n’a pas caché sa colère suite aux 850 millions d’euros de coupes imposées au ministère.

"Je ne vais pas me faire b***** comme ça". C’est, de sources concordantes, le rugueux cri du cœur poussé ce matin par le chef d’état-major des armées Pierre de Villiers aux députés de la commission de la défense, au lendemain de l’annonce par Bercy d’une réduction des crédits de 850 millions d’euros en 2017. "Le grand écart entre les objectifs assignés à nos forces et les moyens alloués n’est plus tenable", a assuré le général de Villiers lors d’une audition à huis clos. "On a déjà tout donné", a-t-il martelé, répétant que l’armée est déjà à l’os, avec des effectifs militaires passés de 241.000 à 203.000 personnes de 2008 à 2015. "Il a tapé du poing sur la table, et pas seulement au sens figuré', relate un témoin. De mêmes sources, le chef d’état-major des armées, très applaudi à l’issue de sa présentation, a prôné un budget défense de 34,8 milliards d’euros dès 2018, soit une hausse de plus de 2 milliards, dans la droite ligne de ses préconisations des derniers mois.

La grosse colère du plus haut gradé français n’a rien d’étonnant. Pierre de Villiers avait fait de l’obtention de moyens suffisants pour les armées la condition de sa prolongation d’un an comme CEMA. Les 850 millions de coupes, auxquels s’ajoutent 40 millions d’annulations de crédits selon la Tribune, ressemblent bien à un coup de canif dans le contrat, alors qu’Emmanuel Macron et Édouard Philippe ne cessent de répéter l’objectif d’un budget de défense à 50 milliards d’euros en 2025, contre 32,7 milliards actuellement. Soit les fameux 2% de PIB promis par le candidat Macron durant sa campagne présidentielle.


Timing étrange

Le timing des annonces a aussi de quoi laisser songeur : les coupes, qui représentent 20% de l’effort total demandé aux ministères, ont été annoncées à quelques jours du défilé du 14 juillet, et la veille de la publication au journal officiel de l’arrêté officialisant la prolongation du mandat du chef d’état-major des armées jusqu’au 31 juillet 2018. Un étrange cadeau du 14 juillet pour des armées mises à rude épreuve par les opérations extérieures (Sahel, Levant) et intérieures (Sentinelle). Reporter l’objectif le rend encore plus difficile à atteindre : tenir les 50 milliards d’euros de budget défense en 2025 nécessitait déjà 17,3 milliards supplémentaires en huit ans. Avec les coupes, il faudra trouver 18,2 milliards en sept ans. Soit une hausse de l’ordre de 2,6 milliards par an !

Certes, le Premier ministre Édouard Philippe assure que la défense pourra compter sur une hausse de son budget dès 2018. "Il faut faire crédit au gouvernement de son intention d'augmenter les moyens de l'armée dès l'année prochaine", assure le député du Tarn Philippe Folliot (LRM). D'autres parlementaires assurent que le compte n'y est pas. "Alors qu’une remontée en puissance des moyens de nos armées est absolument indispensable pour faire face aux menaces extérieures et intérieures, on assiste au contraire à une mise en danger du ministère des Armées", a dénoncé Christian Cambon, nouveau président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, dans un communiqué publié le 12 juillet.


Macron en pacificateur ?

Emmanuel Macron va-t-il saisir l’occasion de son passage à la réception de l’hôtel de Brienne, offerte à l’occasion de la fête nationale le 13 juillet en soirée, pour remettre en cause l’arbitrage de son gouvernement, et apparaître comme le sauveur des armées ? François Hollande avait déjà utilisé la recette à plusieurs reprises, avec un certain succès. Le chef de l’État va en tout cas devoir jouer serré, entre l’objectif de contenir le déficit sous les 3% de PIB, et la colère grandissante au sein des armées. Leur chef suprême en tête.


MSN


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Quand MACRON fait passer l'UE avant nos soldats
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Comme tous les autres ministères, la Défense doit se serrer la ceinture en 2017 pour contenir le déficit public sous les 3 % du PIB. Sur les 4,5 milliards d’euros d’économies, le ministère des Armées en assume, à lui seul, 850 millions. Soit l’effort le plus important, devant le ministère de l’Intérieur (526 millions).

Le coût des « opex »

En réalité, les armées ne connaîtront pas de baisse à proprement parler de leur budget – qui reste inchangé à 32,7 milliards d’euros. Mais elles doivent, cette année, assumer seules le surcoût entraîné par les opérations extérieures (dites « opex »).



L’enveloppe budgétaire accordée à ces opérations s’élève à 450 millions d’euros pour 2017, mais leur coût réel devrait tourner autour de 1,3 milliard d’euros. Le ministère des Armées devra donc supporter seul une somme supplémentaire de 850 millions d’euros, alors que traditionnellement, cette charge était répartie entre différents ministères au nom de l’effort collectif de défense.

Annuler des commandes d’équipements

Pour rentrer dans ses frais, le ministère des Armées sera donc contraint de reporter ou d’annuler des commandes d’équipements tels que des avions, hélicoptères ou blindés, dont il a besoin pour renouveler un parc vieillissant
.

Une contrainte qui passe d’autant plus mal que le président de la République s’est toujours engagé à augmenter le budget de l’armée et que les forces françaises sont engagées sur de nombreux théâtres d’opérations, de Serval, au Mali, à Sentinelle, en France.


"NOS HOMMES RISQUENT LEUR VIE TOUS LES JOURS" -
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Budget des armées : le président LREM de la commission de la Défense "regrette" le montant des économies réclamées

La colère monte dans la majorité après l'annonce des 850 millions d'euros d'économies exigées du ministère des Armées en 2017.
orange avec AFP, publié le vendredi 14 juillet 2017 à 11h00


Jean-Jacques Bridey, député LREM du Val-de-Marne et président de la commission de la défense de l'Assemblée, a déploré la décision du gouvernement de réduire les dépenses des armées.

L'exécutif a annoncé jeudi un plan de 850 millions d'euros d'économies au ministère de la Défense en 2017.

Il s'agit de l'effort le plus conséquent demandé à un ministère. Visiblement, cette politique budgétaire ne plait pas du tout à Jean-Jacques Bridey, qui avait conseillé Emmanuel Macron sur les sujets de défense pendant la campagne présidentielle. "C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que, dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva", a fait savoir l'élu, vendredi 14 juillet, au micro de RFI.

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"NOS HOMMES RISQUENT LEUR VIE TOUS LES JOURS" -

"Je trouve un peu délicat de donner cette explication. Nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d'opération et on leur demande de faire des sacrifices budgétaires pour recapitaliser une société, qui est certes importante, mais pour qui on aurait pu trouver d'autres solutions", a poursuivi le député. "Il y a nécessité de tenir les 3% (de déficit public imposé par Bruxelles ndlr). Et donc il faut que tous les ministères, y compris celui de la Défense" fassent des économies, a-t-il concédé. "Est-ce que ce doit être à hauteur de 850 millions d'euros ? Il faut qu'on regarde quels seront les impacts, et j'espère qu'ils seront a minima pour les armées." L'élu du Val-de-Marne demande notamment que les équipements assurant la sécurité des soldats ne soient pas touchés.

Jeudi soir, Emmanuel Macron a fermement recadré le chef d'État-major Pierre de Villiers, qui avait dit s'être fait "baiser" par ce train d'économies, selon une citation du journal Les Échos. "Je regrette que ces propos soient parus dans la presse", a commenté Jean-Jacques Bridey. "C'était à huis clos, j'avais demandé à tous mes collègues de tenir la confidentialité de ces propos." Toutefois "je comprends le raisonnement du chef d'État-major, qui est un excellent officier général, un excellent chef d'Etat-major, apprécié des armées", a-t-il assuré.

France-infos

Les économies imposées aux armées commencent à faire des remous dans la majorité présidentielle. Jean-Jacques Bridey, président (La République en marche) de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale et conseiller défense d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, "regrette" le "choix" d'imposer 850 millions d'euros d'économies au ministère des Armées en 2017.

"C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire quatre et quelques milliards d'économies mais que, dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédits pour la capitalisation d'Areva", a déclaré Jean-Jacques Bridey sur RFI. "Je trouve un peu délicat de donner cette explication, et je comprends que les armées se [le] disent, alors que nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d'opération", a-t-il détaillé.

Cette déclaration intervient après le sévère recadrage du chef d'état-major Pierre de Villiers par Emmanuel Macron. Le général avait vivement critiqué, mercredi devant des députés, le train d'économies imposé à la défense, jugeant la trajectoire budgétaire "non tenable". Jeudi soir, au ministère des Armées, Emmanuel Macron a sévèrement recadré Pierre de Villiers, qu'il vient pourtant de reconduire pour un an, considérant "qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique".


"Personne ne mérite d’être aveuglément suivi"
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Confiance, confiance encore, confiance toujours!". Dans son article intitulé "Pensées du Terrain. Lettres à un jeune engagé”, le général Pierre de Villiers prodigue ses conseils à un jeune venant de s’engager dans l’armée. Le chef d'Etat major des armées a pris l'habitude de publier régulièrement ce genre de lettres sous une forme épistolaire destiné aux jeunes recrues de l'armée. Ecrit sous forme épistolaire, le chef d’état-major des armées livre ses recommandations, fort de toute une carrière dans l’armée française. Ce message Facebook qui vient ponctuer une semaine de dissensions.

Evoquant d’abord la figure du général Charles Delestraint, héros de la Résistance, premier chef de l’armée secrète, De Villiers enjoint dans son message à "refuser toute mentalité de chien battu ou d’esclave." Il poursuit ensuite, exhortant son lecteur à ne pas endosser de responsabilités seul : "Choisissons donc d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas." Difficile de ne pas y percevoir une critique voilée à l’encontre d’Emmanuel Macron, qui, lors de son recadrage jeudi soir, avait rappelé son statut de chef des armées.





De Villiers semble justement se faire l’écho du "Je suis votre chef", prononcé jeudi soir par le président de la République. Il insiste sur la nécessité de "la vraie confiance en soi" qui "réconcilie en soi et en l’autre." Une confiance qu’il estime capitale au bon fonctionnement des armées, réclamant une action conjointe entre chef et subordonnés : "La confiance dans le subordonné, est, particulièrement, féconde (...) Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible!" Le Général De Villiers conclut enfin sa lettre par une recommandation : "Méfiez-vous de la confiance aveugle. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi (...) Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contraire."

Jeudi soir, au ministère de la Défense, le chef de l’Etat avait sèchement recadré sans le citer le général De Villiers, jugeant qu’il n’était pas bon de mettre une polémique budgétaire "sur la place publique" et le rappelant à son "devoir de réserve". La veille, Pierre de Villiers avait critiqué à huis-clos devant la Commission du budget de l’Assemblée nationale les 850 millions d’euros d’économies imposées au ministère des Armées en 2017.

Après la contestation du Général de Villiers, le rappel à l’ordre ferme d’Emmanuel Macron a jeté un doute sur son maintien en poste, alors même qu’il venait d’être reconduit pour un an à partir du 1er juillet à la demande d'Emmanuel Macron, et qu’il a passé en revue les troupes avec le président de la République pendant le défilé du 14 juillet. Le Premier Ministre Edouard Philippe a assuré qu’il pouvait “bien entendu” demeurer chef d’état-major des armées. Le général sera reçu vendredi prochain à l’Elysée.


Alexandra Saviana


Un général aux ordres dans l'intérêt de ses hommes?
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comment faire un petit plus avec un gros moins.c q f d


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