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GUERIN


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L'amende d'un million d'euros infligée à Pierre Ferracci ne satisfait nullement les défenseurs du littoral corse. L'homme d'affaires défend de son côté la légalité du permis de construire initial.

Le propriétaire de deux villas construites sur un site protégé de Corse-du-Sud et contestées par des associations dénonce une campagne à charge et souligne la "légalité du permis" de construire qu'il a obtenu, dans une lettre au Monde, dont l'AFP a obtenue une copie.

Les deux villas construites en plein maquis dans la commune de Bonifacio appartiennent à l'homme d'affaires Pierre Ferracci, membre d'une famille implantée depuis longtemps dans la région, et père de Marc Ferracci, un ami proche du président Emmanuel Macron.

Le 8 février 2016, en première instance, la chambre correctionnelle du TGI d'Ajaccio avait déclaré la SCI Tour de Sponsaglia, représentée par Pierre Ferracci, coupable d'avoir, entre 2010 et 2013, construit deux villas non autorisées par un permis de construire et l'avait condamné à un million d'euros d'amende, mais pas à la démolition des bâtiments. La cour d'appel avait confirmé ces sanctions il y a quelques semaines, au grand dam d'associations qui espéraient une décision ordonnant la destruction des bâtiments.

Après cette décision U Levante a dit craindre "une bétonisation illimitée de lieux, pour l'instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d'avoir à payer une amende".

Le propriétaire fustige "des bêtises" de ses contradicteurs

Des craintes balayées par Pierre Ferracci, qui rappelle dans son courrier que "trois décisions de justice ont reconnu la légalité du permis et l'intérêt des modifications" apportées au permis initial. "Le juge sanctionnait les modifications apportées au permis initial, mais constatait, par ailleurs, que le permis existait bien", a rappelé Pierre Ferracci, et que "les modifications apportées allaient dans le bon sens".

Alors que sa proximité avec le maire de Bonifacio Jean-Charles Orsucci, lui-même un proche soutien d'Emmanuel Macron, a été soulignée par l'association de défense de l'environnement et dans des articles de presse, Pierre Ferracci fustige des "bêtises". "Jean-Charles Orsucci n'était pas maire en 1996 (date de dépôt du permis de construire 5 maisons qu'il avait déposé, ndlr), pas plus qu'en 2006, date à laquelle la cour d'appel de Marseille me donne raison", précise-t-il.

Pierre Ferracci, qui avait déposé son permis de construire dès 1992 et n'a obtenu gain de cause que "plus de 15 ans après", juge qu'"on peut comprendre que certains changement puissent être opérés" entre la demande initiale et la construction in fine. "Compte tenu des changements programmés, un permis modificatif était voué à l'échec", plaide-t-il. "J'ai pris le risque et la responsabilité de procéder à ces modifications et je ne le regrette pas."

Sur les réseaux sociaux, des militants qui souhaitent la démolition de ces villas ont déjà appelé à manifester le 30 juillet sur l'île.

MSN


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