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LREM=des députées[és]sous influence!
GUERIN


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Des applaudissements à tort et à travers

Première maladresse pour les élus LREM lors du discours de politique générale du Premier ministre. Ils ont applaudi le chef du gouvernement à 55 reprises, y compris quand il ne le fallait pas: salve d'applaudissements pour Édouard Philippe au moment où il évoquait le taux d'échec important des étudiants en licence. Difficile de trouver le bon dosage: leurs encouragements avaient été jugés trop discrets lors du discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, les avait donc invités à "s'exprimer". Nouvelle bourde quelques jours plus tard: le député LREM Jean-Michel Fauvergue s'est lui-même étonné d'avoir été applaudi alors qu'il n'avait "encore rien dit".

Ils n'ont pas eu le temps d'appuyer sur le bouton

Autre couac lors du vote sur la prolongation de l'état d'urgence début juillet. Une trentaine de députés novices LREM (ainsi que deux de La France insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon) ont été pris de cours au moment de se prononcer, n'ont pas eu le temps de regagner leurs places et n'ont donc pas voté. "Nous allons donc procéder au scrutin puisqu'il a été annoncé largement depuis plus de cinq minutes. Je vous prie de bien vouloir regagner vos places si ce n'est déjà fait... Le scrutin est ouvert... Le scrutin est clos... Vous n'avez pas eu le temps d'appuyer sur le bouton?" s'est amusé au perchoir François de Rugy, un brin moqueur, face à la réaction de certains députés.

"Putain, il est chiant lui"

Ce dernier a pourtant lui aussi commis une maladresse. Alors que François de Rugy s'apprêtait à donner la parole au communiste Jean-Paul Dufrègne, il a glissé, soupirant: "Putain, il est chiant lui". Le président de l'Assemblée nationale s'est défendu d'avoir insulté l'élu.

"Je tiens à vous dire avec la plus grande solennité que ça ne s'adressait aucunement à un député ni de votre groupe, ni d'un autre groupe, que j'ai informé, d'ailleurs, votre président de groupe, André Chassaigne dès que j'ai eu connaissance de ces commentaires sur Twitter, qui sont une mauvaise interprétation. En effet, je pensais que mon micro était coupé et je réagissais à un message que j'avais reçu par SMS. Voilà."

"Un groupe qui dort"

Mercredi, c'est même la présidente LREM de la commission des lois à l'Assemblée nationale qui s'est plainte, micro ouvert, de l'attitude du groupe de la majorité. "On a un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré", a-t-elle déclaré. Croyant ne s'adresser qu'à Stéphane Mazars, autre député LREM et vice-président de la commission, Yaël Braun-Pivet a également glissé: "On a une responsable de texte (Paula Forteza, ndlr) qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue. Naïma, elle fait ce qu'elle peut", faisant ainsi référence à Naïma Moutchou, cheffe de file des députés LREM pour la commission.

Des députés au pas?

Des critiques qui font écho à des accusations en docilité envers le groupe majoritaire. Comme l'a dévoilé la semaine dernière Le Canard enchaîné, le règlement intérieur du groupe parlementaire LREM laisse peu de marge de manœuvre aux élus. Ils ont une obligation de "bonne conduite" et doivent passer par le président du groupe en cas de question écrite ou de question d'actualité au gouvernement. Il leur est défendu de cosigner une proposition ou un amendement "issus d'un autre groupe parlementaire", sous peine d'être convoqué par le président du groupe, déferré devant le bureau de LREM et possiblement exclu.

Des députés au pas, cela a aussi été le cas lorsque la commission des Affaires sociales a adopté début juillet le projet de loi permettant au gouvernement de légiférer par ordonnances afin de réformer le code du travail. Sur les 120 amendements déposés, aucun n'a été accepté. "Un taux d'acceptation de 0%. C'est bien ça?" a demandé Adrien Quatennens, député de La France Insoumise. "Bah évidemment. Vous l'imaginez", a répondu avec ironie la présidente LREM de la commission, Brigitte Bourguignon.

Peut-être faut-il encore un temps d'apprentissage aux députés de la majorité, dont plus de la moitié, comme l'a comptabilisé Libération, sont novices en politique et n'avaient jamais été élus.


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