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Pas de faute ? quelles études à long terme madame la ministre de la santé?
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Il n’y a pas de faute ? quelles études à long terme madame la ministre de la santé ?
?
« A ce stade, il n’y a aucun effet indésirable dont la cause est liée au médicament. Les symptômes relatés sont classiques d’un dysfonctionnement thyroïdien, lié à une quantité de principe actif moins importante »

Changement de la composition du Levothyrox

La formule du Levothyrox a changé en mars 2017 à la demande de l'ANSM, l'Agence nationale de la sécurité du médicament. Jean-Michel Race, directeur des médicaments en endocrinologie, explique que "l'objectif était de garantir une teneur en lévothyroxine plus constante dans le médicament". Sylvie Chabac mentionne une autre modification dans la composition : "on a supprimé le lactose. On l'a remplacé par de l'acide citrique, un excipient qu'on retrouve partout dans l'alimentation, et par du mannitol, à toutes petites doses." Cette nouvelle formule était donc censée être plus stable et mieux tolérée.

La nouvelle formule du Levothyrox a donc été introduite progressivement et parfois sans information, puisque les médecins et pharmaciens n’avaient pas tous lu attentivement la lettre du laboratoire. Mais des milliers de témoignages de patients sont apparus progressivement sur des forums et dans la presse, évoquant des effets secondaires « épouvantables » : crampes, vertiges, pertes de mémoire, fatigue extrême, insomnies, désordres digestifs…
Dès fin juin, une pétition pour revenir à l’ancienne formule du Levothyrox a été mise en ligne. Elle recueille désormais plus de 200 000 signatures. Plus de 5 000 déclarations d’effets secondaires liés à ce médicament ont été remontées aux autorités sanitaires grâce à la plate-forme signalement-sante.gouv.fr, qui a même enregistré un pic de 1 200 déclarations le 23 août, contre 20 à 50 en temps normal.

Fin août, une avocate de 58 ans a déposé une plainte contre le laboratoire Merck pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Le 4 septembre, la comédienne Anny Duperey, elle-même traitée pour hypothyroïdie, a lancé un « cri d’alarme » dans Le Parisien et adressé une lettre ouverte à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, décrivant les symptômes qu’elle ressentait (maux de tête, crampes, fatigue…) et demandant le retrait de la nouvelle formule.

L’Association française des malades de la thyroïde a organisé une manifestation le 8 septembre, avec le soutien de personnalités impliquées dans les questions de santé publique, comme le toxicologue André Cicolella, l’avocate Marie-Odile Bertella-Geffroy, l’eurodéputée EELV Michèle Rivasi ou Philippe Even, président de l’Institut Necker.

Parallèlement à la mobilisation médiatique, de nombreux patients ont demandé à changer de traitement, en se faisant prescrire la lévothyroxine sous forme de gouttes buvables. Les pharmaciens constatent une explosion de prescriptions de L-Thyroxine, qui ne représentait jusqu’à présent que 1 à 2 % des ventes. Or il est très compliqué au laboratoire qui le fabrique, Serb, d’augmenter la production rapidement. Pour éviter des risques de rupture de stock, l’ANSM a demandé le 31 août aux médecins et pharmaciens de réserver « en priorité » ces produits aux enfants et aux patients ayant des problèmes de déglutition, qui n’ont pas d’alternative. D’autres patients ont fait le choix d’interrompre totalement le traitement – ce que déconseillent formellement toutes les associations de patients et autorités médicales.

Pour la ministre de la santé, « ce n’est pas un scandale sanitaire, c’est une crise. Il n’y a pas de faute, il n’y a pas de fraude (…). L’enjeu, c’est l’information. » Un paramètre qui n’a sans doute pas suffisamment été pris en compte dès le départ.


source:lemonde


L’Agence nationale de sécurité du médicament?
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L’Agence nationale de sécurité du médicament pointée du doigt

« Qu’est-ce qui est passé par la tête de l’Agence nationale de sécurité du médicament ? » demande Philippe Even, ancien doyen de la faculté de médecine de Paris et président de l’Institut Necker. Car c’est bien cette autorité – et non le laboratoire Merck – qui a exigé le changement de formule. Avec les résultats que l’on connaît. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, va forcément devoir apporter des éclaircissements. Tout comme son avis sur le monopole de conception du médicament laissé au laboratoire allemand sur le sol français. « Désormais, tout dépend d’une décision de la ministre de la Santé. Elle va devoir agir », souligne toujours Philippe Even, lui aussi partisan de faire venir des stocks de médicaments allemands.

NOTA:la FRANCE est le premier pays où ce "nouveau médicament "est mis sur un marché


MACRON et minstre de la Santé ,double zéro
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Quand il s'en est pris aux "fainéants et aux cyniques", Emmanuel Macron aurait pu placer dans la liste la ministre de la Santé et les responsables de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM), qui opposent une vertigineuse indifférence aux malades de la thyroïde, victimes d'effets secondaires depuis le changement de formule du Levothyrox.

La nouvelle formule à l'origine du scandale

En dehors des appréciations creuses du genre "nous avons entendu la souffrance des malades", rien n'est dit par ces responsables dédaigneux politiques ou administratifs, si ce n'est qu'il est hors de question de revenir en arrière. Au départ, la nouvelle formule de l'excipient réclamée par les autorités sanitaires françaises devait renforcer l'efficacité du médicament en le rendant plus stable.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, est formelle puisqu'elle affirme que "la vie des malades n'est absolument pas en danger". Il n'y aurait donc pas de raisons d'intervenir tant qu'un médicament ne conduit pas à la mort. Quant aux effets secondaires - vertiges, désordres intestinaux, crampes -, ils empêchent de mener une vie sociale normale, mais ce n'est que "transitoire" affirme le secrétaire général de l'Autorité du médicament.

Ce dernier devrait au moins concevoir que le passé de son institution - et notamment le scandale du Médiator - ne donne pas envie de lui accorder une confiance aveugle. Le fait est que, jusqu'à fin mars, personne ne se plaignait du Levothyrox, maintenant ce n'est plus le cas.

Les malades de la thyroïde transformés en cobayes


Comme le dit Anny Duperey, il y a 3 millions de Français, qui prennent ce médicament, qui sont transformés en cobayes. Contrairement à d'autres pays, il n'y a pas en France d'alternative au Levothyrox. Et arrêter le traitement peut-être extrêmement dangereux. Donc il n'y a pas le choix, sauf à aller se procurer l'ancienne formule encore en vente dans les pays frontaliers de la France.

Il serait donc sans doute plus judicieux de remettre en circulation l'ancienne formule en attendant que des essais menés en laboratoire trouvent le moyen de mettre fin aux effets secondaires testés sur des citoyens captifs.

En attendant, la France est le seul pays développé au monde qui incite des administrés à se rendre à l'étranger pour se procurer le bon médicament. Au lieu de la grande transformation promise par Emmanuel Macron, la ministre de la Santé et ses fonctionnaires pratiquent la politique du mépris.


Il dit quoi Macron?
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Des patients prenant du Levothyrox, ce médicament pour la thyroïde, montent au créneau. Une plainte contre X va être déposée pour "non-assistance à personne en danger", "tromperie sur les qualités substantielles du produit", "mise en danger de la vie d'autrui" et "atteinte à l'intégrité de la personne", jeudi 14 septembre. Elle va être déposée par une cinquantaine de personnes en lien avec l'Association française des malades de la thyroïde (AFMT), a confirmé à franceinfo Marie-Odile Bertella-Geffroy, qui défend des plaignants.

"Certains continuent de prendre le médicament, certains arrêtent. Il faut qu'on clarifie cette situation en urgence", a précisé l'avocate. D'autres plaintes doivent suivre. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a fait état de 9 000 signalements d'effets indésirables par les patients prenant du Levothyrox.

Les conclusions de l'enquête rendues en octobre

Les derniers chiffres de l'Agence du médicament (ANSM) évaluaient à 5 000 le nombre de déclarations d'effets indésirables dus à la nouvelle formule du Levothyrox (crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux...). Les conclusions de l'enquête de pharmacovigilance seront publiées en octobre.

La nouvelle formule a été mise sur le marché à la fin mars. L'Agence du médicament l'avait réclamée au laboratoire dès 2012 afin, selon elle, de rendre le produit plus stable.


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appliquent l'adage "moins on en dit, mieux ça vaut
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Mise en service fin mars 2017 en France, la nouvelle formule du Levothyrox, médicament utilisé dans le traitement de la thyroïde, est à l'origine d'une crise sanitaire. De nombreux patients se plaignent de divers symptômes (crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux... ) et réclament le retour à l'ancienne formule. Le 11 septembre 2017, la ministre de la santé Agnès Buzyn faisait état de 9.000 signalements d'effets indésirables liés à ce médicament. Mais le laboratoire Merck, qui commercialise le Levothyrox et qui a changé la formule à la demande de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), ne compte pas revenir en arrière. Et l'ANSM l'assure : les changements effectués - à savoir la stabilisation de la concentration de la lévothyroxine (principe actif) et le remplacement de l'excipient lactose par le mannitol - ne modifient pas le traitement en lui-même : "la nouvelle formule a été démontrée bioéquivalente à l'ancienne". Une affirmation qui repose sur "la base de deux études de pharmacocinétique". Mais pour le médecin et blogueur Dominique Dupagne, qui est parvenu à se procurer les études en question et les a longuement analysées avec l'aide d'un pharmacologue, la bioéquivalence n'est en rien démontrée.

Des moyennes qui ne reflètent pas les variations chez un seul patient

Les études, dites de "bioéquivalence", servent à vérifier que l'effet biologique de la nouvelle formule n'est pas significativement différente de l'original. "Ce nom est un peu trompeur, car ce qui est vérifié, ce sont les caractéristiques de l'absorption du principe actif et non son effet sur l'organisme, explique Dominique Dupagne. L'affirmation d'une bioéquivalence repose donc sur un postulat : si la diffusion dans le sang du principe actif est à peu près identique à celle de l'original, l'effet biologique sur l'individu le sera lui aussi." Concrètement, 200 volontaires en bonne santé sont recrutés : la moitié avale une dose unique de l'ancienne formule de Levothyrox, le reste la nouvelle formule. La concentration sanguine en lévothyroxine de chaque groupe est suivie pendant les 72 heures après la prise. Une fois le produit éliminé, ce qui prend plusieurs semaines, on recommence en inversant les groupes. Chaque sujet reçoit donc alternativement les deux médicaments, l'ancien et le nouveau.

Résultat mis en avant dans l'étude : "la moyenne de l'absorption du nouveau Levothyrox chez les 200 sujets ne diffère que de 0,7% d'avec l'ancien médicament", ce qui convient aux exigences de l'ANSM. Mais le problème des moyennes, c'est qu'elles ne reflètent pas les variations intra-individuelles, c'est-à-dire celles que subit un seul individu quand il passe d'une formule de Levothyrox à une autre. Des variations que l'on retrouve pour tous les médicaments. "Nous sommes tous biologiquement différents, les effets positifs ou négatifs peuvent varier de façon importante d'une personne à l'autre", résume Dominique Dupagne. Or selon l'étude, plus d'un tiers des sujets soumis au nouveau Levothyrox ont vu la quantité de lévothyroxine absorbée utilement par leur organisme varier de 23,7% en plus ou en moins ! "Nous sommes loin d'une variation de 0,7% mise en avant par l'Agence et qui ne concerne que la moyenne des mesures", tranche le médecin.

Un suivi de 72 heures pour évaluer 5 semaines de traitement

Mais est-ce élevé ? "La variation intra-individuelle n'est jamais nulle même si l'on prend le même médicament tous les jours à la même heure. Cela dépend de multiples facteurs : ce que nous avons mangé, si nous avons bien dormi..., nous explique le médecin. Mais cette variation n'a pas été étudiée pour le Levothyrox, donc il est impossible de répondre à cette question." Malheureusement, tout laisse croire que ce chiffre si important n'a pas été assez considéré : "il est absent du résumé, il n'est pas expliqué dans le texte et il n'est discuté nulle part, déplore Dominique Dupagne.

Et pour le médecin, l'ANSM a commis une erreur : "la demi-vie des médicaments se compte habituellement en heures, mais celle de la lévothyroxine est d'une semaine ! Cela signifie que deux semaines après avoir pris ce médicament, il en reste encore un quart dans le sang, et encore un huitième trois semaines après." Entre l'apport quotidien du médicament et son élimination par l'organisme, il faut 5 semaines pour que la lévothyroxine arrive à un équilibre. "Vous comprenez qu'il est donc illusoire de prétendre estimer l'état d'équilibre après 5 semaines de traitement à partir d'une prise unique et d'un suivi sur 72 heures, surtout lorsque l'on teste les médicaments sur des volontaires indemnes de toute maladie thyroïdienne", déplore le médecin. "Les études de bioéquivalence sont en fait très superficielles", nous confie ce dernier, qui rejoint l'avis de l'association française des malades de la thyroïde (AFMT), à savoir que les études de bioéquivalence ne permettent malheureusement pas "d'évaluer les effets secondaires ni la bonne acceptation du Levothyrox sur le long terme".

"Il était prématuré d'imposer une substitution directe de l'ancien par le nouveau médicament", poursuit le médecin, qui regrette le manque d'information aux patients et aux prescripteurs, à commencer par la mise à disposition des études de bioéquivalence. Quand nous lui demandons comment il explique cette rétention d'informations de la part de l'ANSM, il nous répond : "Il faut leur demander. Dans une réunion de l'ANSM, il y a quelques années, j'avais posé la question. La responsable m'avait répondu "ça prendrait trop de place sur le site". Je vous laisse imaginer la tête du webmaster qui était assis à côté d'elle... En fait, comme pour beaucoup d'affaires récentes (Dépakine, vaccins...), les autorités sanitaires appliquent l'adage "moins on leur en dit, mieux ça vaut, sinon ils vont s'inquiéter."

Plus d'informations sur le blog du Dr Dominique Dupagne.


2013:y'a comme un problème sérieux?
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Pour remplacer les dosages de Levothyrox, temporairement indisponibles dans certaines pharmacies, le laboratoire Merck met à la disposition des pharmaciens, l'Eutirox, une spécialité équivalente, commercialisée en Italie" explique dans un communiqué le Ministre des Affaires sociales et de la Santé. En cas de délivrance de l'Eutirox, le pharmacien remettra au patient la notice en français, précise le communiqué.

"En effet, compte tenu des tensions persistantes dans l'approvisionnement de Levothyrox, dès le mois de juillet, un stock d'Eutirox avait été constitué en France, à la demande de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)" précise le cabinet de Marisol Touraine.

Un traitement qui ne peut être interrompu

Ce médicament à base de lévothyroxine sodique est prescrit aux malades dont la thyroïde est défaillante (hypothyroïdie), ou lorsqu'elle le patient a subi une ablation chirurgicale de la thyroïde suite à un cancer par exemple.. Cette molécule mime l'action d'une hormone appelée thyroxine, que produit naturellement la glande thyroïdienne, située sur la face antérieure du cou. Cette dernière joue un rôle important dans le métabolisme énergétique de l'organisme.


En France, 3 millions de personnes ont recours à ce médicament chiffre l'ANSM. Mais ce traitement qui doit faire l'objet d'un suivi médical ne doit pas être interrompu rappelle le Ministère de la Santé. Pourtant, depuis quelques semaines, le laboratoire Merck Serono qui détient le quasi monopole sur ce médicament, peine à approvisionner les pharmacies
.


Une demande croissante et une production qui diminue


Pour expliquer cette pénurie, le laboratoire invoque deux raisons. "La rupture de stock est due à un accroissement général de la demande dans le monde, et le fait que les laboratoires concurrents (Téva et Biogaran) aient interrompu la production de génériques.

Marisol Touraine a donc demandé au laboratoire Merck de "tout mettre en œuvre pour un retour à une situation normale le plus rapidement possible et dans les meilleures conditions". La ministre a rappelé au laboratoire Merck qu'en tant que fabricant du Levothyrox, il est également de sa responsabilité d'assurer l'information des patients. Elle lui a demandé de mettre en place un numéro vert dédié, disponible 24h/24 et 7 jours/7. Il s'agit du 0800 00 86 22.

Erwan Lecomte, Sciences et Avenir, 14/08/2013

A LIRE AUSSI : Thyroïde : le Lévothyrox est en rupture de stock


le ministère de la santé me semble léger sur ce problème,
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Globalement, la thyroïde :
•fournit à l'organisme l'énergie lui permettant de fonctionner au mieux ;
•régule le fonctionnement des organes pour qu'ils « tournent » à la vitesse adaptée.

Pour cela, la thyroïde va synthétiser ses hormones avant de les sécréter dans la circulation sanguine.





Synthèse hormonale de la thyroïde

Pour synthétiser ses hormones, la thyroïde utilise :
•un acide aminé : la tyrosine ;
•l'iode.

Bien que présent en infimes quantités, l'iode est capté et concentré par la thyroïde. Couplé à la tyrosine il devient de la thyroxine.

Sécrétion de la thyroxine

La sécrétion d'hormones thyroïdiennes est placée sous le contrôle de l'hypophyse et d'une hormone en particulier : la TSH (thyroid-stimulating-hormone). L'hypophyse elle-même est stimulée par l'hypothalamus via une autre hormone : la TRH.


•Il faut souligner que l'hypophyse fonctionne avec un mécanisme de rétro-contrôle. Cela signifie qu'un contrôle constant du taux d'hormones dans le sang lui permet de lancer ou au contraire de stopper la production hormonale de la thyroïde (ou de toute autre glande endocrine, d'ailleurs).
•La plupart des hormones thyroïdiennes sont sécrétées dans le sang sous forme de thyroxine. Cette T4 représente environ 80 % des sécrétions thyroïdiennes.

Elles voyagent dans l'organisme en étant couplées à des protéines de transport :
•la TBG (pour thyroxin binding globulin) ;
•la TTR (pour transthyrétine) ou TBPA (pour thyroxin binding prealbumin) ;
•l'albumine.

Toutefois, une infime partie de ces hormones (0,3 % de T3 et 0,03 % de T4) circule dans le sang sous forme libre (sans protéine). C'est cette petite portion qui constitue la forme active de la thyroxine, directement exploitable au niveau cellulaire.
•Ce sera cette forme libre qui aura, seule, une importante valeur diagnostic dans les examens médicaux.
•D'action relativement faible, la T4 peut devenir beaucoup plus puissante en se convertissant dans les cellules en tri-iodo-thyronine (T3).


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Rôle des hormones thyroïdiennes

Sous leur forme libre, les hormones thyroïdiennes pénètrent dans le noyau des cellules et permettent la synthèse d'un nombre conséquent de protéines. Les hormones thyroïdiennes augmentent également le métabolisme cellulaire.

Ainsi, les hormones thyroïdiennes vont notamment :
•gérer la production énergétique au niveau cellulaire : •en stimulant les dépenses énergétiques,
•en produisant de la chaleur (régulation de la température du corps) ;

•contrôler les réflexes en rendant le corps plus sensible aux catécholamines (adrénaline par exemple) ;
•jouer un rôle crucial dans le développement et la croissance ;
•permettre la maturation : •du système nerveux central (synthèse de myéline),
•des cartilages de conjugaison (croissance osseuse) ;

•gérer la transformation de la nourriture en composés organiques ;
•réguler la calcémie (quantité de calcium présente dans le sang) en la limitant ;
•réguler le métabolisme des : •protéines,
•glucides,
•lipides en accélérant leur utilisation par les cellules de l'organisme ;

•augmenter : •le rythme cardiaque,
•la pression artérielle ;
•la sudation.


Les hormones T3 et T4 jouent de nombreux autres rôles au niveau :
•des phanères (cheveux, poils, ongles) ;
•des dents ;
•de la peau ;
•du tube digestif.



ooréka


Le ministre de la santé et l'ANSM bien trop sûr d"eux?
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MINISTRE. La ministre de la Santé Agnès Buzyn a donné un point presse mercredi 6 septembre 2017 à 17h15, qui était à suivre en direct sur le compte twitter de notre journaliste Lise Loumé. "Nous ne reviendrons pas à l'ancienne formule, elle va disparaitre peu à peu" a notamment affirmé la ministre qui assure que "c'est une crise liée à un manque d'informations. "Nous allons lancer un groupe de travail pour mieux communiquer avec les médecins et patients", a-t-elle ajouté. La ministre affirme ne pas sous-estimer la réaction des malades : "Nous avons largement entendu les souffrances des patients, mais je veux les rassurer, le Levothyrox ne met pas en danger". Quant aux signalements d'effets secondaires, la ministre les chiffre à 5000 : "Mais nous ne connaissons pas le nombre d'effets graves, il faut analyser les données", a précisé l'ANSM, qui envisage de réaliser une enquête de pharmacovigilance sur tous les patients.

Les déclarations d'effets indésirables liés la nouvelle formule du Levothyrox, médicament indispensable pour traiter des pathologies thyroïdiennes, s'empileraient, selon nos confrères du Figaro : au moins 1.500 cas graves (comme des vertiges avec chute et des troubles du rythme cardiaque) ont été enregistrés par les agences sanitaires en deux mois, avancent-ils, selon leurs propres informations. Un chiffre que l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), jointe par téléphone, ne nous confirme pas. "Nous ne connaissons pas encore le nombre de cas graves liés au Levothyrox puisque l'analyse des signalements d'effets indésirables est en cours, et les données ne seront publiées qu'à l'automne", affirme l'Agence.

5.000 signalements d'effets indésirables (graves ou non) liés au Levothyrox

Depuis mars 2017, les effets indésirables doivent être enregistrés sur un site Internet dédié, soit par le patient, soit par un professionnel de santé (médecin, pharmacien, personnel d'un centre régional de pharmacovigilance...). "En temps normal, le nombre de signalements oscille entre 20 et 50 par jour tous médicaments confondus, mais depuis la polémique sur le Levothyrox mi-août 2017, le nombre de signalements a augmenté pour atteindre 1.200 le 23 août, puis l'on observe une baisse progressive", détaille l'ANSM.

Forcément, une part importante est imputable au Levothyrox, mais dans quelle proportion ? "Depuis mi-août, nous estimons qu'environ 5.000 signalements d'effets indésirables sont liés au Levothyrox, mais ce chiffre ne pourra être confirmé qu'après traitement et vérification des données." L'Agence doit notamment faire le tri entre vraies et fausses déclarations, les quelques informations demandées sur la plateforme (nom, prénom, adresse mail, nom du médicament suspecté, nature de l'événement indésirable), pouvant être facilement falsifiables. Les centres de pharmacovigilance "croulent sous les déclarations d'effets graves", écrit Le Figaro, mais là encore, l'ANSM affirme ne pas avoir connaissance de ces difficultés.

"Toute décision d’arrêt intempestif du traitement est dangereuse"

La déferlante d'appels au numéro vert, qu'elle a activé le 23 août 2017, semble désormais passée. En 48 heures, le 0800.97.16.53 avait enregistré plus de 70.000 coups de fil, puis le nombre d'appels a chuté progressivement pour osciller autour de 2.000 à 5.000 ces derniers jours. L'Agence prévoit de le désactiver lorsque la vague sera définitivement terminée. Elle n'est pas la seule à souhaiter la fin de la polémique : le Collège de la médecine générale, association regroupant des médecins généralistes, s'inquiète de ce "vent de panique" qu'elle juge "injustifié" et qui pourrait pousser les patients à arrêter leur traitement. "Toute décision d'arrêt intempestif du traitement est dangereuse. En aucun cas il ne faut remplacer le Lévothyrox pour de la L-Thyroxine en goutte. Cette forme est réservée aux enfants et aux adultes ayant de gros troubles de la déglutition et les stocks sont limités. Si un transfert de prescription s'opérait, ce sont les enfants qui seraient en danger par risque de rupture de disponibilité, avec de graves conséquences pour leur santé", alerte-t-il dans un communiqué.


Pas net la ministre de la santé,qui n"assume pas!
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Pas net la ministre de la santé
Source : RTL, publié le jeudi 14 septembre 2017 à 19h14


Une soixantaine de personnes souffrant des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox ont déposé plainte pour mise en danger de la vie d'autrui ou tromperie. Invitée de RTL, Anny Duperey, porte-voix des victimes du médicament, a exprimé sa solidarité dans cette action.
"Il y a réellement un scandale sanitaire autour de ce médicament. Je ne sais pas quelle magouille il y a derrière, mais on veut fourguer ça aux Français, alors que c'est ni en Allemagne, ni en Espagne, ni en Italie", s'emporte-t-elle, attestant que le ministère serait complice des laboratoires pharmaceutiques.
Le ministère (de la Santé, ndlr) couvre quelque chose pour insister à ce point-là dans le déni. Il y a quelque chose et ça va devenir dramatique. Il va y avoir d'autres victimes." Anny Duperey a alors interpellé Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. "Il faut arrêter Madame, il faut arrêter de dénier la souffrance de milliers de personnes. Il y a 9.000 signalements. Ça devient ridicule et dramatique."
L'actrice a compris, "en lisant une pétition", pourquoi elle était sujette à des troubles du sommeil, des maux de tête ou encore des vertiges. "À partir de là, j'étais particulièrement révoltée par les propos qui étaient tenus par les responsables de santé". Malgré les critiques, ces derniers estiment à 9.000 personnes, sur les 3 millions d'utilisateurs, le nombre de personnes concernées par ces effets malheureux. "Beaucoup de ces effets secondaires sont liés à des difficultés à doser le Levothyrox", répondait encore la ministre Agnès Buzyn sur RTL. "C'est faux", martèle la comédienne
D’autres plaintes à venir

Elles viendront s’ajouter aux douze premières plaintes déjà lancées vendredi à Paris par l’avocat David-Olivier Kaminski, qui compte en déposer encore une dizaine ces jours-ci.

Trois millions de patients prennent ce traitement en France pour hypothyroïdie ou après une opération de cancer de la thyroïde. Crampes, maux de tête, des milliers de patients se plaignent ainsi d’effets secondaires "graves" de la nouvelle formule, d’après une pétition réclamant le retour à l’ancienne formule.

Le poids des lobbies

"Seule une enquête judiciaire pourra permettre de faire la vérité sur ce scandale", a déclaré Me Kaminski, dont les plaintes pointent du doigt la responsabilité de l’ex-ministre Marisol Touraine, de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et des laboratoires Merck Serono. "La France, qui se targue d’avoir le meilleur système de santé au monde, a pour le coup totalement méprisé près de trois millions d’usagers" de ce médicament, dont des centaines de milliers doivent le prendre à vie, s’indigne l’avocat.

Comission d’enquête parlementaire

Interrogé sur la justification de ces plaintes, Chantal L’Hoir, fondatrice de l’AFMT, a jugé "grave de voir en France des lobbies qui ont autant d’impact".

Parallèlement, le député LR Julien Dive a plaidé pour l’ouverture une commission d’enquête parlementaire sur ce qui s’apparente à ses yeux à "un nouveau scandale de santé publique", jugeant que "l’inaction du gouvernement reste incompréhensible". Dans une lettre à la ministre de la Santé, il a réclamé le retrait du médicament actuel.

Affirmant que le "changement de formule a été décidé de façon unilatérale, sans concertation avec les utilisateurs", il se demande "si les patients français sont des cobayes" et observe que "certains, en situation de souffrance et de détresse, ont même été redirigés par leur médecin traitant vers la Belgique afin de se procurer l’ancien Levothyrox".
Crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux… Depuis avril, la nouvelle formule a fait l’objet de 9 000 déclarations d’effets indésirables



La ministre de la Santé Agnès Buzyn a fait état de 9 000 signalements d’effets indésirables par les patients prenant du Levothyrox, un médicament pour la thyroïde, et a reconnu un problème d’information des malades.



Les résultats d’une enquête publiés en octobre

"Si l’on regarde les enquêtes de pharmacovigilance et ce qui remonte du terrain, nous sommes à 9 000 signalements sur les trois millions de personnes" qui prennent en France du Levothyrox, a-t-elle déclaré lundi sur RTL. Les derniers chiffres de l’Agence du médicament (ANSM) évaluait à 5 000 le nombre de déclarations d’effets indésirables dus à la nouvelle formule du Levothyrox (crampes, maux de tête, vertiges, perte de cheveux… ).

Les conclusions de l’enquête de pharmacovigilance seront publiées en octobre.

Source : RTL, publié le jeudi 14 septembre 2017 à 19h14

http://www.lci.fr/politique/levothyrox-tabac-cigarettes-vaccins-ouragan-irm…

Il suffit de revenir à l’ancienne formule comme les Etats d L’UE


Pas de faute ? quelles études à long terme madame la ministre de la santé?
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