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MACRON le président menteur
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Non, il ne faudra pas nécessairement «investir dans l’économie française» pour ne plus être soumis à l’ISF

INTOX.L’impôt sur la fortune (ISF) nouvelle mouture vise surtout à privilégier l’économie française. C’est du moins ce que le gouvernement affirme à longueur d’interviews, et Macron n’y a pas échappé dimanche soir. «La condition pour ne plus être à l’ISF, c’est d’investir dans l’économie française», a-t-il expliqué aux trois journalistes présents. C’est un peu rapide, et pour plusieurs raisons.

DÉSINTOX. L’impôt sur la fortune immobilière, adopté jeudi en commission des finances, prévoit comme son nom l’indique de ne taxer que les valeurs immobilières. Tous les placements en action et en assurance-vie (jusqu’à une certaine somme) en seront donc exonérés. Les signes extérieurs de richesse (yachts, voitures de luxe et objets précieux) qui sont des biens mobiliers, seront soumis à une nouvelle taxe afin de gommer les effets indésirables de ce nouvel ISF. Mais cela ne signifie pas pour autant que seuls les investissements dans l’économie française seront exonérés d’ISF. Une partie de capital «non-productif» sera, contrairement à ce que tente de faire croire la majorité, exonérée d’impôt sur la fortune.

C’est le cas des assurances-vies. Celles-ci ne sont plus prises en compte dans l’ISF. Or, un placement en assurance-vie ne garantit absolument pas que l’investissement se fasse dans l’économie française puisqu’elles ne reposent pas uniquement sur des portefeuilles d’action mais aussi sur des obligations françaises ou étrangères ou des valeurs immobilières. Pas forcément de l’économie française donc.

Deuxième problème, les actions. En plaçant son argent dans des actions en Bourse, on ne privilégie pas forcément l’économie française, et encore moins les petites entreprises. Premièrement, il est possible de détenir des actions étrangères non-cotées à Paris, dans des fonds de pensions américains par exemple (qui n’ont aucun lien avec l’économie française). Deuxièmement, si les grandes entreprises sont cotées au CAC 40, ce ne sont pas des PME. Placer son argent en actions ne signifie pas nécessairement investir dans les PME.

Bref, l’exonération des valeurs mobilières du calcul de l’ISF ne sera conditionné à aucun fléchage vers un investissement dans l’économie française… A la différence de ce qui existait jusqu’alors. Dans l’ISF actuel, les investissements dans les PME pouvaient justement être exonérés d’impôt sur la fortune. L’ISF-PME permettait de déduire de son impôt l’équivalent de 50% des sommes investies dans les PME. Ce dispositif encourageait donc déjà à investir dans l’économie française, et surtout dans les petites entreprises, alors que l’investissement en actions ne privilégie absolument pas les petites entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse par rapport aux groupes du CAC 40. Et ceux qui bénéficiaient de ce dispositif pourraient finalement préférer des investissements plus rentables et moins risqués que les PME.

Non, l’allégement de la taxe d’habitation ne va pas compenser, dès la première année, la hausse de la CSG pour «une grande partie des retraités»

INTOX. Emmanuel Macron en a convenu : 60% des retraités (entre 7 et 8 millions), seront bien touchés par la hausse de la CSG (qui passera de 6,6% à 8,3%). Mais à l’en croire, la suppression progressive de la taxe d’habitation (30% en 2018, 65% en 2019 et la totalité en 2020) pour 80% des Français compensera dès l’année prochaine cette hausse pour une majorité d’entre eux. «Je vous fiche mon billet que dès l’année prochaine, à la fin de l’année, dans une grande partie des cas, votre taxe d’habitation diminuée d’un tiers, compensera ce 1,7 point de CSG. Dans la plupart des cas, les calculs ont été faits, à la fin de l’année prochaine, hormis pour les plus aisés d’entre eux, les 20%-30% les plus riches, ce sera déjà compensé.»

DÉSINTOX. Si des calculs ont bien été faits, ils donnent des résultats bien différents de ceux qu’évoque Emmanuel Macron. Dans un rapport, le député et rapporteur général de la commission des finances Joël Giraud (LREM) rapporte que sur les 7 millions de retraités concernés par la hausse de la CSG, 4,5 millions verront au finale la hausse compensée intégralement ou partiellement par la mesure portant sur la taxe d’habitation, alors que 2,5 millions ne connaîtront aucune compensation (il s’agit des ménages dont le revenu fiscal de référence se situe au-dessus du seuil d’exonération de taxe d’habitation). Mais le gouvernement ayant décidé une suppression progressive de la taxe d’habitation, l’effet de cette compensation sera nettement moins rapide que ne le dit Macron.

Ainsi, en 2018, avec un allégement de 30% de la taxe d’habitation, ce sont seulement 600 000 retraités qui verront la hausse de la CSG compensée totalement. Très loin d’une «grande partie» comme l’affirme Emmanuel Macron. Pour 3,9 millions de retraités touchés par la hausse de la CSG, la compensation ne sera que partielle. Pour 2,5 millions, elle sera nulle.

En 2019, 2,4 millions de retraités touchés par la hausse de la CSG verront cette hausse compensée par l’allégement de deux tiers de leur taxe d’habitation. Pour 2 millions de retraités, la compensation ne sera encore que partielle. Et pour 2,5 millions, elle sera nulle.

Enfin, en 2020, quand la taxe d’habitation aura été entièrement supprimée (et ne sera donc plus payée par environ 80% des Français), 3,8 millions de retraités verront la hausse de la CSG entièrement compensée, alors que la compensation ne sera que partielle pour 700 000 autres. Et 2,5 millions de retraités n’auront aucune compensation.

Ce qui signifie que même en 2020, seulement une petite majorité (3,8 millions sur 7 millions) des retraités touchés par la hausse de la CSG verront cette hausse totalement compensée par la suppression de la taxe d’habitation.

80% des retraités gagneront en pouvoir d’achat avec la réforme ? Vraiment ?

INTOX. Soucieux de vendre sa réforme, Emmanuel Macron s’est à nouveau un peu emballé dans la phrase suivante : «Quand la réforme sera conduite, 80% des retraités gagneront du pouvoir d’achat. Et les retraités qui perdront du pouvoir d’achat, ce sera moins de 1% de pouvoir d’achat qu’ils perdront…»

DÉSINTOX. Quatre cinquièmes des retraités verront leur pouvoir d’achat augmenter du fait de la réforme ? On peut en douter, en lisant le rapport précité de Joël Giraud. Si on additionne les 2,5 millions de retraités pour qui la hausse de la CSG ne sera pas du tout compensée et les 700 000 pour qui la compensation ne sera que partielle, on arrive à 3,2 millions, soit 20% des 16 millions de retraités français.

Mais cela ne signifie pas que les 80% restants seront gagnants. Dans cet ensemble, on retrouve des retraités qui ne seront certes pas touchés par la hausse de la CSG (40% des retraités ne sont pas concernés par la hausse), mais ne devraient pas bénéficier non plus de la suppression de la taxe d’habitation, soit parce qu’ils en sont déjà exonérés, soit parce qu’ils ne la payent pas (vivant en maisons de retraite par exemple).

D’ailleurs, dans un document récent, Bercy chiffrait à deux tiers – et non 80% – le nombre de gagnants parmi les retraités : «Au total, compte tenu des effets combinés de la hausse de CSG et de la baisse de la taxe d’habitation, deux tiers des retraités seront gagnants nets à la politique fiscale du gouvernement d’ici à 2020.»

Enfin, on peut également pointer l’affirmation d’Emmanuel Macron selon laquelle la perte de pouvoir d’achat, pour les retraités perdants, sera inférieure à «1% de pouvoir d’achat». Difficile de savoir si le Président évoque une moyenne. Mais sa généralisation n’a pas de sens. Il est aisé de trouver des cas de figure où la baisse sera supérieure : un retraité gagnant 3 000 euros verra la CSG augmenter de 1,7% (et s’appliquer à tous ses revenus) sans bénéficier d’une baisse de la taxe d’habitation. Il lui en coûtera 600 euros par an. Pour une perte de pouvoir d’achat supérieure à 1%. Et pour peu qu’il n’ait de patrimoine qu’immobilier, il ne bénéficiera pas non plus de la réforme de l’ISF.

Non, la taxe à 75% de Hollande n’a pas fait fuir les riches : elle n’a jamais été mise en place

INTOX. Emmanuel Macron l’a répété, il ne croit pas que le matraquage fiscal des riches fasse la richesse de la France. Et s’en est expliqué, en rappelant un raté du dernier quinquennat : «Il y a cinq ans, mon prédécesseur a augmenté massivement l’ISF, il a créé une taxe à 75% pour celles et ceux qui gagnaient plus d’un million. Est-ce que ça a rapporté beaucoup d’argent ? On disait des chiffres mirifiques. Non ! Pourquoi ? Parce que les gens qui réussissaient, ils sont partis !»

DÉSINTOX. Il est vrai que François Hollande s’est fait élire en promettant de taxer à 75% les revenus au-delà d’un million d’euros Mais si cette taxe, qu’Emmanuel Macron présente comme une augmentation massive de l’ISF, n’a pas rapporté beaucoup, ce n’est pas parce qu’elle a fait fuir les riches, c’est parce qu’elle n’a jamais été mise en place.

C’est lors d’un meeting en février 2012 que Hollande fait cette promesse. Une fois élu, il tente de tenir son engagement, mais ne réussit qu’à braquer le monde du foot professionnel, quelques stars, et surtout le Conseil constitutionnel, qui invalide la taxe en décembre 2012, jugée confiscatoire.

En mars 2013, une nouvelle mouture est présentée. Il s’agit désormais de faire payer, pour les salaires supérieurs à 1 million d’euros, une «contribution exceptionnelle de solidarité», mais par les entreprises. Ce qui n’a plus grand-chose à voir avec le dispositif initial.

Dès octobre 2014, Manuel Valls annonce que la taxe disparaîtra début 2015. Elle n’a rapporté finalement que quelque 200 millions d’euros en moyenne les deux années où elle a été perçue (2014 et 2015). Mais on peut douter, comme le dit Macron, qu’elle ait fait fuir beaucoup de contribuables, puisque pendant sa courte vie, c’est uniquement les entreprises qu’elle a ponctionnées.

msn


MACRON ne pourra pas sauver l'industrie en FRANCE
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Mais d’où vient cet amour soudain pour l’industrie? La classe politique toute entière, de Le Pen à Mélenchon, se dresse poitrine en avant contre la perte des chantiers navals STX et celle des constructions ferroviaires Alstom. Est-ce en souvenir du goût enfantin des petits bateaux et des petits trains? On se le demande.

Contre les Italiens, contre les Allemands, nos voisins, nos amis, il n’est pas de mots assez durs pour dénoncer «un bradage d’intérêts stratégiques». Et tous de regretter le décrochage industriel de la France.

Voilà pourtant un bon demi-siècle que la France industrielle «décroche». La part de l’industrie est tombée à 12%, pire qu’en Grande-Bretagne, la moitié de l’Allemagne. Les effectifs ont été réduits de 1,5 million depuis vingt-cinq ans.

La France toute entière complice du meurtre

Et la France a été en vérité toute entière complice du meurtre. En dehors des périodes électorales où les candidats foncent au chevet d’Arcelor ou de Whirlpool toutes télévisions devant, ou bien encore les cris des élus locaux quand une de «leurs» usines ferment, l’industrie n’attire personne.

Travailler sur les chaines de Renault, ça tente qui? L’industrie, vous iriez? Sérieux... Trop dur comme boulot, le salaire est trop petiot, les horaires pas rigolos, l'industrie trop polluante pour l’esprit écolo, trop rétro pour l’esprit bobo.

L’industrie était rangée avec l’agriculture au rang des vieilleries avilissantes et salissantes. L’avenir cool, c’est le tertiaire, les bureaux, les services et le quaternaire, labos et R&D. Les usines sont faites pour fermer. Et les jeunes refusent d’y entrer.

Dans l’administration, depuis le rattachement du ministère de l’Industrie à Bercy et du ministère de l’Énergie à l’Environnement, plus personne ne défend l’industrie. Parce que pour créer de l’emploi, et faire baisser les statistiques du chômage, l’industrie est nulle. Mieux vaut les services forts employeurs de non-qualifiés que l’Éducation nationale s’évertue à produire par centaines de milliers.

Parce qu’elle pollue ensuite, parce qu'elle présente des risques. Horreur les explosions de la chimie, horreur les «effets secondaires» de la pharmacie, horreur la bouffe «industrielle».

L’amour tout neuf auquel on assiste par intermittence depuis… disons depuis Sarkozy, est bien suspect. Il sonne creux et, surtout, il fait planer trois illusions.


Première illusion: «sauver l'emploi»

Nationaliser STX «pour préserver les emplois», négocier pied à pied avec Siemens pour «sauvegarder les salariés» est une comédie triste.

On sait depuis Mitterrand et 1983 que la nationalisation n’empêche nullement les licenciements. Ce fut le drame de la sidérurgie lorraine, et ce fut la cause de la rupture avec les communistes.

Non, on ne peut pas «sauver les emplois». Si le marché se replie, si les commandes se rétractent, il faut adapter les effectifs. Sinon, c’est créer des gouffres financiers à la charge des contribuables. Si la technologie évolue, c’est tout comme. On ne peut pas rouvrir les mines, le charbon est une horreur en CO2.


Bref, propriété publique ou propriété privée ne fait rien à l’affaire. L’emploi industriel ira comme peau de chagrin. Et toute promesse de garder les emplois à Saint-Nazaire ou Belfort est une utopie à laquelle les employés ne devraient surtout pas croire.

Une fusion avec un concurrent est utile pour mettre le groupe dans une meilleure compétitivité face aux Américains ou aux Chinois. C’est la raison pour laquelle il faut soutenir les opérations concernant STX et Alstom. L’emploi global dans ces joint-ventures sera plus solide. Mais ne jamais espérer que cela se décline au niveau de toutes les usines et de tous les ateliers.


Deuxième illusion: «réindustrialiser»

La deuxième illusion est de penser qu’on pourra remonter la pente: «réindustrialiser». Non. D’abord parce que le calcul des effectifs évolue: des emplois comme la comptabilité ou la livraison, faites hier en interne, sont externalisées. En amont, les fournisseurs ont de plus en plus de choses à faire (les sièges de voitures par exemple). Les groupes ne conservent que le cœur de plus en plus serré de leur métier.

L’industrie doit être redéfinie dans son périmètre.

Ensuite et surtout parce que la concurrence mondiale ne peut que se renforcer. Espérer garder isolé Alstom face à l’ambition des Chinois est mal connaître la férocité du monde qui vient. Et penser qu’on va le «protéger» par des tarifs aux frontières ou des normes est autant illusoire.



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La lutte sera frontale et l’industrie française qui reste a certes beaucoup d’atouts dont il faut être fier, mais aussi beaucoup de faiblesses qu’il faut admettre: pas assez de robots, un parc de machines vieilli (âge moyen: 19 ans), un positionnement «milieu de gamme» qui est très fragile. Il y aura encore des fermetures et des drames, les «sauver» sera un mauvais combat.


Troisième illusion: se reposer sur le volontarisme politique

La troisième illusion est de croire qu’il suffit d’un volontarisme au sommet. Il suffit que l’État intervienne. C’est du Montebourgisme sans effet autre que médiatique. Nicolas Sarkozy n’a pas «sauvé» Alstom. François Hollande a forcé la SNCF à commander des locomotives, cela n’est pas de la bonne politique.

À une politique industrielle est à redéfinir non pas au cas par cas, mais globalement. Il faut inverser tous les comportements français depuis trente ans: le désintérêt politique, le détournement de l’administration, l’aveuglement de l’Éducation nationale, le principe de précaution et, in fine, le dédain des Français eux-mêmes.

Peut-on retrouver le goût de venir chez Renault et PSA? Après tout, nos constructeurs, après avoir frôlé l’abîme, ont effectué un rétablissement spectaculaire sous la direction de deux PDG étrangers, les Carlos –Ghosn et Tavares–, et affrontent des défis passionnants: les nouveaux outils de la mobilité.

«Il n’y a pas d’avenir sans industrie», disent nos politiques. C’est court. Y parvenir impose en vérité un complet retournement culturel: regarder devant plutôt que derrière, découvrir les vertus du risque, voir international, aimer les groupes italiens et allemands autant que français et se prendre d’amour pour l’avenir. Pas gagné.

msn


Méthode Macron=5-millions-francais-qui-verront-revenus-baisser
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Les réformes prévues dans le cadre du projet de loi de finances "bénéficieront à tous les Français sans exception", avait promis Bruno Le Maire, en présentant les principales mesures fiscales et budgétaires prévues par le gouvernement, il y a trois semaines. Finalement, ce ne sera pas si simple : près de 5 millions de Français vont voir leur niveau de vie baisser, a calculé le Figaro.

Ce recul "concernera précisément, selon une annexe de la loi de finances, le neuvième décile de la population", indique le journal. Pour rappel, le concept de décile est utilisé par les statisticiens pour découper la population française en tranches égales de 10 %, chaque groupe comprenant donc 2,8 millions de ménages.






Pour être dans le neuvième décile, il faut, selon les statistiques de l'Insee, des revenus net des impôts directs entre 49.350 et 63.210 euros annuels tous types de ménages confondus, entre 27.000 et 34.000 euros par an pour un célibataire, ou entre 67.000 et 86.000 euros par an pour une famille d'un couple avec deux enfants.


En plus de ces 2,8 millions de personnes qui seront trop aisés pour bénéficier de la suppression de la taxe d'habitation, il faut rajoute les membres du dernier décile, qui dans leur grande majorité ne sont pas assez riches pour être concernés par la transformation de l'ISF, qui était payé en 2017 par 350.000 foyers, en impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Si ces cinq millions de personnes seront bien concernées, comme tout les Français, par la suppression des cotisations salariales, ce coup de pouce sera en moyenne pour le 9e décile annulé par les hausses de taxes l'énergie et le tabac.




Lu dans Le Figaro


MACRON le président menteur
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La pression est montée de plusieurs crans contre Emmanuel Macron et le gouvernement d'Edouard Philippe. Déjà, tout l'été, une petite musique jouait sa mélodie : Macron, "président des riches". Alors que l'Assemblée nationale débat sur le projet de loi de finances pour 2018, la mélodie est devenue une symphonie majeure. Au centre des attentions, le projet de réforme de l'ISF, défendu bec et ongles par le chef de l'Etat.



Cela passe d'autant plus mal à gauche que ce budget transforme l'ISF en impôt sur la seule "fortune immobilière" qui, conjugué à l'introduction d'une "flat tax" de 30% sur les revenus du capital, va priver l'Etat de 4,5 milliards d'euros.

Pour pallier cela, LREM compte surtaxer des "signes extérieurs de richesse" (yachts, voitures de sport, métaux précieux) pour éviter "des effets d'aubaine", avec un rendement inférieur à 50 millions d'euros. Une mesure qui est raillée à gauche comme un "cache sexe".

Même une partie de la majorité exprime des doutes. Le MoDem de François Bayrou souhaite ainsi maintenir "un impôt sur la fortune des particuliers", sortant du périmètre de l'ISF la seule détention de titres (parts ou actions) dans les entreprises.




"Les 100 Français les plus riches"

Mais la pression ne vient pas seulement des débats au sein de l'Hémicycle. Une centaine de parlementaires de gauche ont signé un appel, lancé par "Libération" et diffusé ce mardi 18 octobre, au gouvernement pour qu'il publie l'impact de ses mesures réformant la fiscalité du capital, dont l'ISF, "sur les 100 Français les plus riches".

"Pour y voir plus clair, Libération a lancé un appel ouvert à tous les parlementaires et citoyens pour que le gouvernement ouvre enfin son livre de compte et fasse la lumière sur ce secret bien gardé", justifie notamment le quotidien, en préambule de cet appel publié sur son site mardi, après le démarrage des débats sur le projet de budget 2018 à l'Assemblée.


"Parce qu'avant de voter, le Parlement doit être en mesure d'évaluer les conséquences d'un budget sur le niveau de vie de tous les citoyens. Parce que c'est la condition de l'acceptation des Français vis-à-vis de l'impôt. Nous, députés et sénateurs, demandons au gouvernement de rendre public l'impact de ses mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés et sur les 100 Français les plus riches".


Cette pétition, ouverte aux signatures sur la plateforme change.org, a été paraphée par les 31 députés socialistes du groupe Nouvelle Gauche, dont Olivier Faure, les ex-ministres Delphine Batho et Stéphane Le Foll, ou l'ancienne rapporteure générale du Budget Valérie Rabault.


Egalement signataires, les 17 députés Insoumis, dont Jean-Luc Mélenchon et Eric Coquerel, leur chef de file sur le budget, les 16 députés du groupe à dominante communiste, comme André Chassaigne.

35 sénateurs socialistes, sans leur président Didier Guillaume mais avec plusieurs anciens ministres comme Laurence Rossignol ou Patrick Kanner, ont aussi signé. Même démarche pour 15 sénateurs communistes ou apparentés, tel le numéro un du parti Pierre Laurent.

Un seul parlementaire centriste a également signé : le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde.


"Un facteur de cohésion nationale et sociale"

Quand la socialiste Valérie Rabault évoque cet appel dans l'hémicycle, le ministre des Finances Bruno Le Maire a rétorqué : "tous ceux qui voudront des chiffres, vous les aurez", sans cependant violer "le principe du secret fiscal".

Bruno Le Maire, ancien LR devenu LREM, n'a pas hésité cependant à appeler la députée à "beaucoup d'humilité". "Vous nous laissez le plus grand scandale fiscal de ces quinze dernières années avec neuf milliards à rembourser" après l'annulation par le Conseil constitutionnel de la taxe sur les dividendes instaurée sous le quinquennat Hollande.

"La théorie du ruissellement est une fable, pas le modèle scandinave !"

Les 100 parlementaires ne sont pas les seuls à apostropher le gouvernement et Emmanuel Macron. L'ancien ministre socialiste des Finances Michel Sapin avait demandé jeudi au gouvernement de publier "la somme dont vont bénéficier les 100 premières fortunes" du fait des "5 milliards de bouclier fiscal de cette nouvelle majorité".

Et puis, il y a le prédécesseur. De Séoul, où il tenait sa première conférence depuis son départ de l'Elysée, François Hollande a chargé Emmanuel Macron et son projet de suppression de l'ISF :


"Si dans un pays, l'idée s'installe qu'il y a finalement une fiscalité allégée pour les riches et alourdie pour les plus modestes ou pour les classes moyennes, alors c'est la productivité globale du pays, c'est la capacité qu'il a à se mobiliser pour son avenir, qui se trouve mis en cause."


Et l'ex-président d'ajouter : "La fiscalité, c'est un facteur de cohésion nationale et sociale".

Il y a enfin ces deux "notes explosives" qu'auraient reçu Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, selon "le Canard enchaîné". Elles détaillent les effets de la réforme de l'ISF et l'instauration de la flat tax à 30% sur les 100 premières fortunes de France. Au "Canard enchaîné", un haut fonctionnaire fait valoir : "Si elles étaient publiées, elles auraient un effet déflagratoire sur l'opinion." Mais, "secret fiscal" oblige, elles restent... secrètes.


Chère taxe d'habitation et très chère UE
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[size=24]Macron n'a pas d'autre solution puisqu'il a fait voter par son parti un budget annuel déficitaire et dont le chapitre "Dépenses" est en augmentation par rapport au dernier budget de l'ère Hollande.
La mission pour laquelle Macron a été placé à l'Elysée est de piller la France par tous les moyens et comme on le verra dans les quatre prochaines années il va s'évertuer à endetter la France comme jamais personne ne l'a encore fait.[/size]


La taxe d'habitation passe le conseil constitutionnel sous condition
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Le candidat au poste de premier secrétaire du PS a prédit sur franceinfo vendredi la création d'un nouvel impôt pour compenser la suppression complète à venir de la taxe d'habitation.

La taxe d'habitation, qui devrait être supprimée pour tous à l'horizon 2020, ne sera pas remplacée par un nouvel impôt, a tweeté Jacqueline Gourault après avoir affirmé le contraire jeudi 11 janvier dans l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP.



Une décision réitérée le lendemain, vendredi sur BFMTV par le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire : "Il n'y aura pas de nouvel impôt en France dans le quinquennat."

Une déclaration à laquelle ne croit pas Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, candidat à la direction du PS qui s'appuie sur la décision du Conseil constitutionnel qui impose selon lui "qu'en 2020 tous les contribuables ne paient plus la taxe d'habitation


MACRON est un illusionniste
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Débat français à propos du pouvoir d’achat

Partage des richesses, la question taboue


Afin de « défendre le pouvoir d’achat », le gouvernement français envisage une série de mesures – monétisation des congés non pris, travail le dimanche, implantation plus facile des hypermarchés. Une donnée du problème est presque toujours occultée : en vingt ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3 %, ce qui correspond à plus de 100 milliards d’euros en partie transférés vers le capital. Cet élément central du débat en est devenu le point aveugle.

par François Ruffin

Le Monde diplomatique

Partage des richesses, la question taboue


«La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années. » D’où sont tirées ces lignes ? D’un texte de la Confédération générale du travail (CGT) ? Nullement : elles viennent d’un article de la Banque des règlements internationaux (BRI), une institution qui réunit chaque mois, à Bâle (Suisse), les banquiers centraux afin de « coordonner les politiques monétaires » et d’« édicter des règles prudentielles ». Ce n’est pas vraiment un repaire de marxistes ; pourtant, leur exposé sur cette « marge [de profit] d’une importance sans précédent » se poursuit sur vingt-trois pages (1).

Et qui redoute le pire ? « J’ai attendu et j’attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer ». Or « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (...) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ». Là, il s’agit de M. Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui livre ses inquiétudes au Financial Times (2).

Ce constat, chiffré, est unanimement partagé. D’après le Fonds monétaire international (FMI), dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, cette part a chuté de 8,6 %. Et, en France, de 9,3 % (3).

Par le gigantisme des sommes en jeu, des dizaines de milliards d’euros, ces 9,3 % devraient s’installer au cœur du débat. Toute la contestation des « nécessaires réformes en cours » (« régimes spéciaux », retraites, sécurité sociale, mais aussi pouvoir d’achat) pourrait s’appuyer sur ce chiffre. Or c’est à l’inverse qu’on assiste : il est comme effacé de la sphère publique, éclipsé dans les médias, à peine mentionné par les responsables politiques. Un point central de l’économie en est devenu le point aveugle.

Qu’on évalue ce transfert de richesses : le PIB de la France s’élève à près de 1 800 milliards d’euros. « Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital », calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Soit, même avec des estimations basses, plus d’une dizaine de fois le déficit de la Sécurité sociale (12 milliards) et une vingtaine de fois celui des retraites (5 milliards). Ces derniers « trous » sont amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés... D’après Fayolle, de tels ordres de grandeur « traduisent des déformations structurelles, pas simplement de l’économie mais de la société ». Ces déformations résultent de « tout un ensemble de facteurs : le poids du chômage, les politiques économiques, les changements de la gouvernance des entreprises depuis une vingtaine d’années ».

Des médias entre mutisme et mensonges

C’est au début des années 1980 que le basculement intervient. Deux phénomènes se conjuguent : d’abord, le ralentissement de la croissance, qui passe de 4,8 % en moyenne durant les « trente glorieuses » (1945-1975) à environ 2 %. Ensuite, un bouleversement dans la répartition de cette croissance : « Tout se passe comme si ce changement de rythme avait été mis à profit pour modifier les règles du jeu au détriment des salariés (4) », notent des chercheurs de l’IRES.

D’abord par des « suppressions de postes » : des salaires ne sont plus versés, et leur part dans le PIB se réduit naturellement. Dans le secteur public, dernièrement, mais surtout dans le privé, avec des entreprises (Whirlpool, Michelin, European Aeronautic Defence and Space [EADS], Danone, etc.) qui surfent sur les bénéfices tandis qu’elles « restructurent » vers des « pays à bas coût de main-d’œuvre ». En outre, le chantage au chômage aidant, les salaires réels ont stagné : « Le revenu salarial net n’a pratiquement pas augmenté depuis ces vingt-cinq dernières années », précise le quotidien Les Echos (5). Les approximations optimistes concèdent 16 % d’augmentation seulement entre 1987 et aujourd’hui. C’est aussi en 1987 que naissait le CAC 40, avec un indice 1 000. Il cotait 5 697 points le 11 décembre dernier : + 470 %, donc.

La « flexibilité » aussi a fait plonger les salaires, en les rendant plus irréguliers. Depuis 1980, « la proportion des travailleurs à temps partiel est passée de 6 % à 18 % de l’effectif salarié total, et celle des autres formes d’emploi atypique (intermittence, intérim, etc.) de 17 % à 31 % du salariat (6) ». Devenu jetable, malléable, sur mesure, l’emploi s’est ajusté aux besoins variables des entreprises.

Enfin, on a rogné sur les à-côtés du salariat : il faut désormais cotiser plus et plus longtemps pour des retraites plus faibles, verser la contribution sociale généralisée (CSG) et des franchises médicales pour que les remboursements diminuent toujours, etc. « La masse salariale a deux composantes, nous explique Michel Husson, économiste à l’IRES : le salaire direct et les cotisations. Dans un premier temps, le salaire net a fait baisser la part salariale à un niveau qu’on ne peut plus faire trop descendre. Dans un second temps, la part des cotisations prend le relais. »

Le mutisme qui entoure ce détournement de richesses constitue un exploit permanent. Des heures de radio, des pages dans la presse : les journalistes ont glosé sur les miettes des régimes spéciaux, sur ces « bénéficiaires de lois obsolètes », sur ce « privilège intolérable », sur cette « inégalité inacceptable », sur la « nécessité économique et démographique » de cette « mesure d’équité » (7). Mais ils ont presque toujours oublié de mentionner le combien plus « inégal » partage des ressources nationales. Nos éditorialistes ont aussi omis de pester contre le « privilège intolérable » des actionnaires, ces « bénéficiaires » d’abattements fiscaux, sur la « nécessité économique et démocratique » de taxer leurs revenus financiers...

Mais, dans la foulée du conflit « catégoriel » des cheminots, le débat s’est fait plus « général », portant sur le pouvoir d’achat ! « Une surprenante stagnation », titra Le Monde (8). D’autant plus « surprenante » que ces 9,3 % n’étaient signalés à aucun endroit. Le terrain était ainsi préparé pour un président de la République qui se refusa à « distribuer les cadeaux de Père Noël car les Français savent bien qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses. (...) Je n’ai pas le pouvoir d’augmenter les salaires. (...) Pour donner du pouvoir d’achat, il faut réhabiliter le travail (9) ». Et de soigner le mal par le mal : en aggravant la « flexibilité » des salariés : horaires variables et dimanche ouvré...

Le lendemain, tandis que Le Figaro saluait la « fin du carcan des 35 heures », Les Echos félicitaient M. Nicolas Sarkozy : « Il a tracé le programme des réformes pour les prochains mois – assurance-maladie, marché du travail. » Quelques pages plus loin, dans les mêmes éditions, on découvrait un article intitulé « Grande plaisance : la course au luxe ». Celui-ci expliquait que « les millionnaires, toujours plus nombreux, sont lancés dans une course sans fin au plus grand, au plus beau, au plus luxueux yacht... Dans ces châteaux des temps modernes, le robinet à 8 000 euros plaît beaucoup (10) » ! Mais pas le moindre lien entre le pouvoir d’achat en berne à la « une » et cette autre actualité, plus réjouissante. Pourtant, voilà qui aurait pu donner chair aux 9,3 %...

Ce mensonge par omission d’une donnée centrale de l’économie, qui surprendra-t-il ? « La presse quotidienne, résumait déjà Jack London, c’est l’escamotage quotidien » qui « purge » les injustices « par le silence de l’oubli » (11). Mais un autre « silence » assourdit. Quand MM. François Hollande, Bernard Thibault ou Vincent Peillon se sont-ils saisis de cet argument et l’ont-ils opposé à un journaliste ? Peut-être l’ont-ils fait, à l’occasion, dans une parenthèse. Mais, à coup sûr, l’« opposition » n’a guère accordé à ces 9,3 % la place qu’ils méritent. Qu’ils citent ces 100 milliards d’euros (au moins), et le socle d’inégalité, invisible et fragile, sur lequel reposent toutes les « réformes » des deux dernières décennies, pourtant effectuées au nom de la « justice », s’effondre. La rhétorique d’une pseudo-« équité » – car, comme le recommande l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), « il ne faut pas avoir l’air de défendre des intérêts, seulement des idées et des principes (12) » – s’écroule d’un coup. Qu’entendit-on à la place le 29 novembre au matin, dans la « Revue de presse » de France Inter ? « La Croix est allé à la rencontre des politiques et leur demande leurs idées en matière de pouvoir d’achat. Côté socialiste, le député Michel Sapin préconise des allégements de charges pour les entreprises qui auront conclu des négociations salariales. » Du chipotage et de nouvelles aides publiques.

Une semaine plus tôt, sur la même antenne, le député et maire d’Evry Manuel Valls affichait son « courage » : « Il faut travailler sur un allongement progressif de la durée de la cotisation. Ça vaut évidemment pour les régimes spéciaux ; ça vaudra demain pour le régime général. » Désormais, le « courage » consiste, dans ce camp aussi, non plus à soutenir une lutte qui inverserait un rapport de forces, mais à se plier par avance aux exigences du capital et du pouvoir, sans jamais batailler.

Les discours de la dernière élection présidentielle corroborent cette dérive : Mme Ségolène Royal ne signala à aucun moment les 9,3 % et les milliards évaporés – tandis qu’elle dénonça volontiers les « 80 milliards de déficits cumulés » de la Sécurité sociale, l’« endettement public qui est passé de 900 à 1 200 milliards d’euros en moins de cinq ans », le « déséquilibre historique de la balance commerciale, 30 milliards d’euros », etc. Si elle s’engagea à « lutter », ce ne fut pas contre un « adversaire » identifié (« Je ne désignerai aucun ennemi », précisa-t-elle), mais plutôt contre des problèmes sans responsables ni coupables (la « lutte contre toutes les formes d’insécurité », « contre le décrochage scolaire », « contre la vie chère », etc.).

Le « rentier » n’apparut à aucun endroit, la « finance » fut désignée deux fois (en quarante-deux discours), l’« actionnaire » ne surgit qu’à neuf reprises. En somme, presque rien qui aurait réclamé une répartition plus égalitaire des richesses produites. Pourtant, pendant cette campagne, le CAC 40 publia ses « profits records » – plus de 90 milliards d’euros – dont, autre record, 40 milliards avaient été reversés en « dividendes » (mot utilisé une fois par Mme Royal) (13). Mais la candidate socialiste ne se saisit pas de cette aubaine, lui préférant une autre recette, consensuelle : « Nous relancerons la croissance économique parce que nous réconcilierons les intérêts des entreprises et les intérêts des salariés. Voilà la clé du développement économique. »

L’extravagante hypothèse conservatrice se trouvait ainsi confirmée : avec une croissance de 2 %, parfois déguisée en « crise », tout progrès social serait impossible, voire rendrait « inéluctables » des reculs en série. Cependant, cette croissance qualifiée de « molle », aux alentours de 2 %, correspond à la moyenne observée au cours du XXe siècle, hors « trente glorieuses ». Un siècle qui ne se priva ni de progrès technique ou humain, ni de bâtir des protections salariales. Désormais, la justice sociale devrait néanmoins patienter, espérer une improbable – et pas vraiment souhaitable – hypercroissance à 4 %, 5 %, 6 %, voire plus.

Au printemps dernier, en « une » de l’hebdomadaire Challenges et sur toutes les affichettes des bars-tabacs, la candidate socialiste posa sous le titre : « Ségolène Royal face aux patrons : “Faites des profits, augmentez vos revenus !” » Comme s’ils avaient attendu sa souriante permission...



François Ruffin

Auteur de Quartier nord, Fayard, 2006, et rédacteur du journal Fakir (Amiens).



(1) Luci Ellis et Kathryn Smith, « The global upward trend in the profit share », Banque des règlements internationaux, Working Papers, n° 231, Bâle, juillet 2007.


(2) Financial Times, Londres, 17 septembre 2007. Lire aussi La Tribune du même jour.


(3) Ou 8,4 %, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui adopte un mode de calcul différent, portant non sur le PIB du pays mais sur la valeur ajoutée des entreprises non financières. Données rassemblées par l’économiste Michel Husson dans son article « La baisse tendancielle de la part salariale », disponible sur http://hussonet.free.fr/parvabis.pdf


(4) Samia Benallah, Pierre Concialdi, Michel Husson et Antoine Math, « Retraites : les scénarios de la réforme » (PDF), Revue de l’IRES, n° 44, Noisy-le-Grand, 2004.


(5) Les Echos, Paris, 30 novembre 2007.


(6) Le Monde, 30 novembre 2007.


(7) Respectivement, Patrick Fluckiger dans L’Alsace, Mulhouse (1er novembre 2007), Jacques Marseille sur France 3 (18 novembre 2007), Etienne Mougeotte dans Le Figaro Magazine, Paris (15 septembre 2007), Claude Weill dans Le Nouvel Observateur, Paris (25 octobre 2007), Alain Duhamel sur RTL (6 novembre 2007). Un recensement effectué par Le Plan B, n° 11, Paris, décembre 2007 - janvier 2008.


(8) Le Monde, 30 novembre 2007.


(9) M. Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2, 29 novembre 2007.


(10) Les Echos, du vendredi 30 novembre, qui publiaient page suivante un papier intitulé : « Les hôtels particuliers ont la cote » (on y lit notamment : « la mondialisation crée de plus en plus de multimillionnaires »). Le Figaro consacrait également, le même jour, un supplément au « Meilleur du Salon nautique ». Et Le Monde présentait, lui, des chaises à « 9 397 euros » l’unité.


(11) Jack London, Le Talon de fer (1908), Phébus, coll. « Libretto », Paris, 2003.


(12) Marianne, Paris, 24 novembre 2007.


(13) Relevé effectué à partir du site Technologies du langage.


Quand les banquiers commandent aux gouvernants
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Le traité de Lisbonne reprend le traité de Maastricht qui reprend la loi de 1973, c’est-à-dire la loi Rotschild !



L’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 n’a plus cours. Il a été abrogé avec Maastricht en 1992, qui l’a remplacé par un truc (l’article 104 du Traité de Maastricht interdit aux États d’emprunter auprès de leurs banque centrales) qui est bien plus qu’une loi nationale, puisqu’il s’agit d’un traité au niveau international européen, et qui est donc plus contraignant encore puisqu’il est plus difficile d’en sortir. Et avec le traité de Lisbonne, cette loi (devenue l’article 123 du traité de Lisbonne) est passée carrément au niveau constitutionnel de l’Europe. Mais, bien qu’elle ait changé de nom ou de numéro, il s’agit toujours de la même loi Rothschild !


DE QUI MACRON est LE SYSTème?
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QUI est MACRON …….Ses objectifs


Voici la vidéo qui immortalise la rencontre de Macron avec LE grand patron du Système: le directeur de la banque Rothschild, François Henrot, bras droit de David Rothschild, parle ébloui de son prodige: « Je lui ai dit, écoutes, considères que tu es associé dans cette maison! » Et Macron n’a eu de cesse dés lors de donner toute satisfaction à ses associés qui le lui rendent bien.

Mais écoutons ce morceau d’anthologie de la bouche de son mentor:

https://youtu.be/j6JXHXmsdVU

C’est le Système qui parle le mieux d’Emmanuel Macron, tel qu’en témoigne le directeur de la banque Rothschild, François Henrot, bras droit de David Rothschild, à la tête de la banque d’affaire Rothschild & Cie:


« Et je dirai, cet entretien a été pour moi la révélation immédiate! Ce jeune trentenaire n’avait pas seulement des capacités intellectuelles extra-ordinaires! Je lui ai dit: Écoutes! ne cherches pas plus loin, euh! Considères que tu es fait associé dans cette maison! » » Ca, on apprend vraiment l’art de la négociation, on est amené aussi beaucoup, et ça c’est, j’allais dire… heureusement ou malheureusement, utile en politique: communiquer, c’est-à-dire à raconter des hist… une histoire! Donc on y apprend d’une certaine façon aussi des techniques de … Comment j’allais dire… pas de manipulation de l’opinion, mais de… un petit peu… »

Pour Macron l’élection est un système dépassé…

Mais celui qui jamais ne s’est frotté à l’élection prétend que ce système est dépassé, tel que le révèle la vidéo qui suit… En effet, quand on possède « les techniques de manipulation de l’opinion », et l’argent de la haute banque, l’élection n’est plus qu’une formalité, puisqu’elle dépend de l’adoubement du Système oligarchique mondialiste et non des électeurs.

Loi Travail = loi Macron = 49.3

Au printemps 2016 quand Emmanuel Macron n’était pas encore tout-à-fait le veau sacré du Système Drahi/Rothchild, François Asselineau lui avait consacré un document qui rappelle que la Loi Travail, plus que loi El-Komri est avant tout la loi Macron. Cette loi scandaleuse au seul profit du gros capital, passée à coups de 49.3 qui a fait descendre dans la rue tout le monde du travail… Et aujourd’hui les sondages voudraient nous faire croire que tous les protestataires qui ont tenu la rue nuit et jour sont prêts à voter Macron ?

Pour le choucou de l’Oligarchie, il n’existe pas de culture française

C’est ce qu’il a déclaré récemment… Évidemment quand on s’adresse en anglais devant un parterre d’affairistes allemands, adeptes de l’immigration de masse…

De Vafourakis à Macron en passant par Mélenchon

De divines révélations en divines révélations, de la banque Goldman Sachs aux commandes en Grèce à la banque Rothchild, et de Vafourakis à Macron… Et de Vafourakis à Mélenchon : “Il y a un point commun à Macron, à Varoufakis et à Mélenchon, c’est qu’avec eux il n’est jamais question, ni de sortir de l’UE, ni de l’Euro, ni de l’OTAN.”


par Emilie Defresne — 9 février 2017


MAIS pourquoi Macron veut-il plus d'UE?
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Éternel casse-pieds inclassable. Il aura démontré la faillite économique soviétique en décryptant le trucage de ses statistiques. Favorable à l’indépendance de l’Algérie, il se mobilise en faveur des harkis au point de risquer l’internement administratif. Privé de la chaire d’économie de Polytechnique car trop dirigiste, « je n’ai jamais été invité à l’ENA, j’ai affronté des haines incroyables ! » Après son Nobel, il continue en dénonçant « la chienlit laisser-fairiste » du néolibéralisme triomphant. Seul moyen d’expression : ses chroniques touffues publiées dans le Figaro, où le protège Alain Peyrefitte. À la mort de ce dernier, en 1999, il est congédié comme un malpropre.

Il vient de publier une tribune alarmiste dénonçant une finance de « casino» : « L’économie mondiale tout entière repose aujourd’hui sur de gigantesques pyramides de dettes, prenant appui les unes sur les autres dans un équilibre fragile, jamais dans le passé une pareille accumulation de promesses de payer ne s’était constatée. Jamais, sans doute, il est devenu plus difficile d’y faire face, jamais, sans doute, une telle instabilité potentielle n’était apparue avec une telle menace d’un effondrement général. » Propos développés l’année suivante dans un petit ouvrage très lisible* qui annonce l’effondrement financier dix ans à l’avance. Ses recommandations en faveur d’un protectionnisme européen, reprises par Chevènement et Le Pen, lui valurent d’être assimilé au diable par les gazettes bien-pensantes. En 2005, lors de la campagne sur le référendum européen, le prix Nobel veut publier une tribune expliquant comment Bruxelles, reniant le marché commun en abandonnant la préférence communautaire, a brisé sa croissance économique et détruit ses emplois, livrant l’Europe au dépeçage industriel : elle est refusée partout, seule l’Humanité accepte de la publier…

Aujourd’hui, à 98 ans, le vieux savant pensait que sa clairvoyance serait au moins reconnue. Non, silence total, à la notable exception du bel hommage que lui a rendu Pierre-Antoine Delhommais dans le Monde. Les autres continuent de tourner en rond, enfermés dans leur « cercle de la raison » •

Éric Conan

* La Crise mondiale aujourd’hui, éditions Clément Juglar, 1999.

Source : Marianne, n°659, décembre 2009.


de 2017 à 2022.....
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L'Etat est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves.(EINSTEIN Albert)


Il n’ y a deux moyens de prévenir toute "extorsion" d'intérêts par les banques
1- veiller à ce que le budget de l'Etat demeure équilibré.
2- d'autre part, comme l'a préconisé notamment Hayek, supprimer le monopole bancaire.
(expliquez-moi en quoi faire imprimer de la monnaie par une banque privée - qui le fait à partir de rien mais en exige des intérêts - serait plus sain que la souveraineté monétaire nationale... Même un gosse de 3 ans comprendrait où est l'escroquerie. Pas vous ?.)


La Banque des règlements internationaux découvre 13 000 Mds$ de dette hors bilan et avoue buter sur l’énigme de l’inflation.

13 000 Milliards de dollars, ce n’est pas une paille. Presque six fois la taille de l’économie de la France, plus que celle de la Zone euro. Comment se fait-il que cela soit passé inaperçu, vous demandez-vous peut-être ?

Vous le savez, nous vivons dans un monde étrange où la monnaie est du crédit qui peut être accordé à l’infini et dont les intérêts sont actuellement très faibles. La masse des crédits existants échappe à tout contrôle et dépasse largement nos capacités de remboursement.

Devinez quoi ? La dette mondiale serait peut-être sous évaluée de 13 000 à 14 000 milliards $.



Mais comment peut-on être assez bête pour prêter trop d’argent ? Si quelqu’un prête 1 Md€ à mon voisin, tout le monde sait dans le département qu’il ne pourra jamais rembourser.

Aujourd’hui, c’est différent pour deux raisons.

En premier lieu, le prêteur prête de l’argent qui n’existe pas. C’est le privilège des banques d’aujourd’hui qui avec 1 € de fonds propres font surgir 10 à 30 € de crédit.

En deuxième lieu, prêteur et emprunteur n’ont bien souvent plus aucun lien de relation humaine, ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et ne se verront jamais.

En l’occurrence, il s’agit de dettes d’institutions non financières, en dehors des Etats-Unis et qui échappent à toute comptabilité officielle, du « hors bilan ».

Quand quelqu’un achète à terme un actif à l’étranger, pour se prémunir du risque de change, il peut :
◾prendre un contrat à terme sur la devise,
◾prendre un swap (un échange de devises pour une durée déterminée),
◾effectuer une « mise en pension » de titres. Dans ce cas, il vend quelque chose, encaisse le prix correspondant, mais s’engage à racheter à sa contrepartie ce qu’il a vendu à un prix convenu. On appelle cela « mise en pension », repository, ou

Les deux premiers cas apparaissent au bilan mais pas le troisième. La BRI vient de faire les comptes concernant ces repo et est arrivée à ce montant de 13 000 Mds$. Ceci augmente considérablement le poids de la dette dans le monde, qui est probablement de l’ordre de 225 000 Mds$.

Reuters indique :

« La vulnérabilité des bilans à des taux d’intérêt plus élevés est une question décisive pour l’économie mondiale. […]

Le pourcentage croissant d’entreprises incapables de couvrir le paiement des intérêts avec leurs résultats – les entreprises zombies – ne présage rien de bon ».

Egon Von Greyerz: « L’hyperinflation est à nos portes ! »



Avec tout ce crédit surabondant, comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu d’inflation, ce qui aurait poussé les taux à la hausse et régulé la grande chaudière de l’économie mondiale, se demande également la BRI ? « C’est inquiétant, personne ne connaît la réponse », indique-t-elle.



Il y a en réalité une gigantesque inflation de tous les actifs financiers (actions, obligations, immobilier). Cette inflation ne se traduit pas par une hausse des prix de la vie courante car les salaires n’augmentent pas.

« L’effet richesse » des néo-keynésiens est aussi bidon que la théorie keynésienne de l’enrichissement par la consommation
.




Source: la-chronique-agora


simone-waplerSimone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l’éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.

Elle a publié « Pourquoi la France va faire faillite » (2012), « Comment l’État va faire main basse sur votre argent » (2013), « Pouvez-vous faire confiance à votre banque ? » (2014) et « La fabrique de pauvres » (2015) aux Éditions Ixelles.




"Si les retraités se mettaient en grève de la consommation, de la garde des petites enfants, du tissu associatif, vous verriez dans quel état serait la France !", pointe Serge Guérin, sociologue des questions liées au vieillissement
Des revenus modestes. "On a choisi en 1981 de faire passer la retraite de 65 à 60 ans, alors même que l'on voyait déjà les chiffres disant que l'on allait vivre plus longtemps. On a une espérance de vie qui augmente et une espérance de vie professionnelle qui se restreint. Au bout d'un moment, ça ne tient pas", explique Serge Guérin. "Les retraités, pour une grande part, vivent avec des retraites extrêmement modestes", souligne-t-il, tout en rappelant que la retraite moyenne en France est de 1.350 euros. Mais ce chercheur tient aussi à balayer le cliché selon lequel les retraités gagneraient plus d'argent que les actifs. "En global, on pourrait trouver une petite différence. Cela dit, je ne suis pas choqué que des personnes qui ont travaillé pendant 40 ans gagnent plus que des gens qui commencent à travailler".
Un choix de société. Concernant le manque de moyens dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées, Serge Guérin estime que les politiques sociales n'ont pas été assez prévoyantes, alors que les données démographiques laissaient déjà présager du vieillissement à venir de la population française, même s'il assure qu'il ne s'agit pas d'un "tsunami gériatrique", comme l'annoncent certains commentateurs. "Une partie d'entre eux aura besoin d'être bien accompagnée. Cet accompagnement n'est pas une perte économique, car ce sont des emplois et des services derrière", relève-t-il. "C'est d'abord un choix de société : est-ce que l'on veut, ou non, organiser une société qui prend en compte toutes les fragilités, et pas seulement celles des personnes âgées, ou alors est-ce que l'on estime que ces derniers de cordée, il faudrait les mettre au rebut ?",

En réalité, le nouveau système envisagé par Macron s’équilibrerait tout seul grâce au coefficient : si le taux de croissance baisse, le niveau des pensions baisse aussi." Mais le président avait façonné cette réforme en partant de l’hypothèse d’un système à l’équilibre, ce qui ne sera probablement pas le cas dans un avenir proche.
Jusqu'alors envisageable pour le milieu des années 2020, le retour à l'équilibre financier du système de retraites n'interviendrait qu'au début des années 2040, en supposant une croissance des revenus d'activité d'1,8% et un taux de chômage à 7%. Il serait repoussé au début des années 2050 en cas de croissance à 1,5%, taux en dessous duquel le système resterait "durablement en besoin de financement", note le rapport.

Pour évaluer ces besoins jusqu'à l'horizon 2070, le COR s'appuie sur quatre scénarios de croissance des revenus d'activité (1%, 1,3%, 1,5%, 1,8%) couplés à un taux de chômage de 7% à partir de 2032. La situation s'aggraverait même dans le scénario le plus optimiste, avec un déficit de 0,7 % du PIB entre 2026 et 2030 en cas de croissance à 1,8%. A moyen terme, le "solde financier du système resterait négatif" dans tous les cas "sous l'effet principalement de la baisse des ressources en pourcentage du PIB".
Refus du système par points. "Nous ne voulons pas d'un système par répartition à cotisations définies (dit système à point)", écrivent les neufs organisations signataires (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, Ensemble et Solidaires, LSR). "Particulièrement attachés à la retraite par répartition à prestation définie et à la solidarité intergénérationnelle", les signataires estiment que ces "propositions entraîneraient une baisse des pensions".

"Mêmes règles pour tous". Dans une lettre ouverte adressée aux organisations de retraités pendant la campagne présidentielle le 18 avril, Emmanuel Macron avait expliqué vouloir réformer le système de retraite en "créant les mêmes règles pour tous : que l'on soit salarié, fonctionnaire ou indépendant, un euro cotisé ouvrira les mêmes droits". "Cette réforme ne se traduira pas par une baisse des pensions", assurait-il.

Désaccord sur la hausse de la CSG. Les représentants des retraités rappellent également leur désaccord sur la hausse de 1,7 point du taux normal de la CSG (contribution sociale généralisée) utilisée pour financer la protection sociale (sécurité sociale, prestations familiales...), prévue au 1er janvier 2018 afin de compenser la baisse des cotisations salariales, qui toucherait "60% des retraités",
Augmenter les cotisations ou réduire le montant des pensions afin de résorber une partie du déficit, en espérant que la croissance remonte durablement. Inutile de dire qu’une telle mesure, ajoutée à une réforme des retraites qui demandera déjà beaucoup de pédagogie, susciterait forcément la colère des actifs et des retraités. D'autant plus que l'augmentation d'1,7 point du taux normal de la CSG (contribution sociale généralisée) ne fait rien pour rassurer des retraités échaudés par le gel de leurs pensions. Rogner ainsi le pouvoir d’achat d’une partie de la population déjà en difficulté reviendrait à faire descendre la France dans la rue.



Nota : notes du COR(Conseil d'Orientation des Retraites.)


Le Conseil d'Orientation des Retraites vient de revoir ses chiffres et affirme désormais que les déficits vont exploser dans les années à venir.


Les toutes dernières prévisions montrent que notre système reste totalement sous-financé et que les déficits vont exploser dans les années à venir.

C’est un coup dur parce qu'on pensait justement, avec toutes les réformes, que le régime allait enfin vers l'équilibre.
C'était d'ailleurs ce que disait le COR, le Conseil d'Orientation des Retraites.
Et c'est ce sur quoi tablait également Emmanuel Macron qui, en matière de retraite, disait envisager l'avenir avec une "sérénité raisonnable".
Mais le Conseil d'Orientation des Retraites vient de revoir ses chiffres.
Finalement, c'est 20 ans de malheur, à venir avec (ça dépend des scénarios), plus de 10 milliards de déficit, chaque année.

Que s'est-il passé pour que l'horizon s’obscurcisse de la sorte ?

Comme ce sont des projections à long terme, le moindre petit changement de paramètre a des effets très puissants.
Ainsi le Conseil a révisé à la baisse les chiffres de l'immigration et de la population active. Ça veut dire moins d'actif qui cotisent, donc moins de recettes.
À l'inverse, le Conseil a révisé à la hausse l'espérance de vie, ça veut dire plus de retraites à payer, d'où une explosion des déficits.

Et donc ? Il faut s'attendre à nouveau un nouveau tour de vis ?

Oui. Or, ce n'était pas prévu.
Dans son programme, Emmanuel Macron ne parle pas de relever l'âge de départ. Et pour cause, le système devait être à l'équilibre.
À la place, on le sait, Emmanuel Macron avait promis une grande réforme structurelle consistant à unifier les régimes public et privé en un seul régime pour tous.
On comprend bien que cela va etre compliqué de faire les deux, la réforme pour combler les déficits et la réforme structurelle public/privé.

On double le nombre de mécontents et donc, le risque de manifestation dans la rue.
Donc, Oui, c'est un coup dur pour Emmanuel Macron.



NOTA :augmentation CSG au 1 janvier 2018
Retraité, il saisit la cour européenne des Droits de l’Homme (voix du NORD)


La hausse de la CSG n’est qu’une mesure supplémentaire qui s’inscrit dans la continuité d’autres mesures prises depuis 25 ans. Mais pour Jean, il a saisi La Cour Européenne des Droits de l’Homme pour discrimination (CEDH).
Jean s’appuie sur l’article nº14 de la Convention européenne des Droits de l’Homme, qui prohibe la discrimination. Selon lui, agir de la sorte envers les retraités, « qui ont contribué à la richesse du pays au travers de leur travail, et dont bon nombre continuent à être acteurs de la vie du pays au travers de leurs engagements associatifs ou autre », constitue un acte de discrimination « indéniable ».

EUROPE 1 and CO

NOTA : dettes de la France 2017 sous MACRON suite à la loi Pompidou-Rothschild /Giscard de 1973 et 1992 de Mitterrand)
1-plus de 2000 milliards d’euros selon la BCE
problème des retraites, bidon le poids du social, bidon la culpabilisation de l'assuré social !)
2-plus de 5000 milliards avec les hors-bilans
3-plus de 10 000 milliards selon les calcul de la FED( organisme bancaires des USA)-
….


Ordres de grandeur




Millions, milliards, billions d'euro... On a l'habitude de jongler avec de tels montants dans les secteurs capitalistiques comme l'aéronautique ou l'énergie.

Voici enfin les valeurs typiques classés par ordre croissant, histoire de mieux distinguer les dépenses quasi-banales et les projets pharaoniques.

100 millions d'euro
Fusée Ariane 5 (sans satellite) prête à lancer : 100 millions d'euro
Dassault Rafale (coût moyen d'un exemplaire) : 110 millions d'euro
Intérêts de la dette publique française : 120 millions d'euro par jour
Le dernier James Bond (Quantum of Solace) : 180 millions d'euro
Super-méthanier : 200 millions d'euro
Centrale au gaz à cycle combiné (400 MW) : 300 millions d'euro
Airbus A380 : 300 millions de dollars prix catalogue (pour mémoire)
Ferme éolienne offshore (150 MW installés) : 200-800 millions de dollars
Terminal méthanier : 500 millions d'euro
Plateforme pétrolière off-shore (production de 50 Mbbl/an) : 500 millions de dollars


1 milliard d'euro
Centrale au charbon moderne (850 MW) : 1 milliard d'euro
Russia Tower (gratte-ciel de 600 mètres de haut) : 1,5 milliard d'euro
Investissements 2007 de Google dans ses infrastructures informatiques : 1,5 milliards d'euro (2 milliards de dollars)
Rémunération individuelle 2007 de grands gérants de hedge funds : 2 milliards d'euro (3 à 4 milliards de dollars pour des stars de Wall Street comme Paulson, Soros ou Simons, selon Les Echos)
Réacteur nucléaire EPR "tête de série" (1600 MW) : 4,5 milliards d'euro (montant officiel du projet OL3, réacteur EPR clé-en-main construit par Areva en Finlande) - "prix catalogue" : 3 milliards d'euro
Surgénérateur Superphénix (1200 MW) : 5 milliards d'euro 2008 (10 milliards de francs 1980). Son démantèlement est estimée à 3 milliards d'euro.
Revenus journaliers consolidés des pays producteurs de pétrole (2007) : 5 milliards d'euro (estimation)


10 milliards d'euro
Budget total du projet ITER : 10 milliards d'euro... étalé sur 30 ans !
Usine de retraitement de combustible nucléaire type la Hague (capacité de retraitement 1500 t/an) : 10 milliards d'euro
Développement de l'Airbus A380 : 11 milliards d'euro (pour mémoire)
Burj Dubaï (la tour la plus haute du monde - 818 mètres de haut) : 15 milliards d'euro (20 milliards de dollars)
Tunnel sous la Manche : 16 milliards d'euro - l'un des plus grands projets d'infrastructures financé par le secteur privé
Barrage des Trois-Gorges : 25 milliards d'euro (montant prévu - et sans doute largement dépassé - des dépenses au démarrage du projet)
Bénéfice net d'ExxonMobil en 2008 : 30 milliards d'euro (45 milliards de dollars)
Investissements mondiaux 2006 dans les énergies renouvelables : 56 milliards d'euro. Source : PNUE. On parle souvent de 100 milliards de dollars, mais 30% correspondent à des opérations financières (fusions/acquisitions)
Réseau HVDC Afrique-Europe (Réseau hypothétique permettant le transport massif d'électricité produite en Afrique (solaire concentré) vers les centres de consommation européens.) : 60 milliards d'euro
Chiffre d'affaires annuel d'IBM en 2008 : 70 milliards d'euro (100 milliards de dollars)


100 milliards d'euro
Programme Apollo : 100 milliards d'euro 2006. Selon wikipedia, 25 milliards de dollars 1969
Budget de l'Union Européenne : 116 milliards d'euro
Investissements en exploration-production pétrolière (2006) : 200 milliards d'euro (275 milliards de dollars 2006)
Capitalisation boursière d'ExxonMobil : environ 500 milliards de dollars. ExxonMobil est la plus importante capitalisation boursière mondiale... après PetroChina.
Dépenses militaires US (2007) : 400 milliards d'euro (550 milliards de dollars)
Investissements annuels à engager pour atténuer les effets du changement climatique : 500 milliards d'euro (1% du PIB mondial selon le rapport Stern)
Dépenses militaires mondiales (2005) : 900 milliards d'euro


1000 milliards d'euro (ou un billion d'euro, en bon français)
Montant total moyen des investissements annuels nécessaires en infrastructures pour répondre à la demande en énergie sur la période 2005-2030 : 1 000 milliards d'euro 2005 - Source : ''World Energy Outlook'', AIE
Capitaux gérés par les fonds d'arbitrage (hedge funds) en 2007 : 1 250 milliards d'euro (selon le Monde)
Dette publique française : 1500 milliards d'euro
PIB France : 2 000 milliards d'euro
Revenus annuels consolidés des pays producteurs de pétrole : 2 000 milliards d'euro
Budget fédéral US (2007) : 2000 milliards d'euro (2700 milliards de dollars)
Pertes dûes à la crise financière de 2007-2008 : 2 200 milliards d'euro (2800 milliards de dollars, estimation d'octobre 2008 émanant de la Banque d'Angleterre)
Création monétaire mondiale annuelle : 5 000 milliards d'euro
Stock d'or mondial (estimation 2011) : 5 000 milliards d'euro. Cette estimation coprend tous les types d'or, des lingots des banques centrales jusqu'aux dents en or des particuliers morts et enterrés.


10 000 milliards d'euro
Capitalisation boursière consolidée du New York Stock Exchange : environ 15 000 milliards d'euro
Dette privée mondiale : 20 000 milliards d'euro
PIB G8 : 20 000 milliards d'euro (30 milliards de dollars 2004 - source wikipédia)
PIB Monde : 45 000 milliards d'euro
Dette mondiale des Etats et entreprises cotées : 72 000 milliars d'euro (2014)

100 000 milliards d'euro
Richesse mondiale (2010) : 140 000 milliards d'euro (195 000 milliards de dollars), selon une étude de Crédit Suisse.


En résumé : ne sont surpris que ceux qui limitaient leur compréhension du projet Trump aux facéties destinées à son électorat populaire, qu’il rassure ainsi. Il est au contraire extrêmement facile de le comprendre (voire d’être admiratif) : encore une fois, tout ce qu’il fait avait été annoncé. Encore fallait-il observer et réfléchir. Quant à Emmanuel Macron, c’est l’anti-Trump. Il dit et n’agit pas au fond. Et rien de ce qu’il fait n’avait été annoncé. Grand Chambellan du système, il n’en changera rien, le conduisant inévitablement ainsi à sa perte. La France perd une occasion unique (après le Brexit) de suivre le brise-glace Trump et de promouvoir la reconstruction d’une vraie, libre et forte Europe des nations, à la place de feu celle de Bruxelles.

Et nous nous retrouvons pris dans un petit jeu de la barbichette avec d’un côté, une élite mondialiste qui refuse de voir les frontières se fermer contre un peuple qui refuse de se faire spolier de ses acquis sociaux.

Vous ne connaissez pas l'histoire du handicapé d'un bras et qui, à Lourdes, demande de trouver ses deux bras à égalité. Le miracle a lieu et l'homme se retrouve avec deux bras handicapés. C'est cela que vous voulez, l'égalisation par le bas. La jalousie ne fait pas avancer le progrès


Après les élections de l'UE 2019, on verra le vrai visage de Macron ! Pour l'instant on nous fait croire qu'il faut serrer au début pour être bien après pour permettre mieux à Macron la démolition de la France et l’augmentation de la dette
!


Ne compensera pas l'abandon de la taxe d'habitation donc dette en plus
GUERIN


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Boursier.com, publié le vendredi 09 mars 2018 à 11h05


Il n'y aura pas de nouvel impôt durant le quinquennat, a promis le ministre de l'Economie. Mais le gouvernement ne s'interdit pas de faire évoluer certains impôts existants. C'est ce qui ressort des propos tenus mercredi par Gérald Darmanin devant la commission des finances du Sénat.

Appelé à apporter des précisions sur la réforme de la fiscalité locale, avec notamment l'abandon programmé de la taxe d'habitation en 2020, le ministre de l'Action et des Comptes publics a en effet soulevé l'idée de moduler la taxe foncière en fonction des revenus. Selon Gérald Darmanin, « une des raisons pour lesquelles l'impôt local est injuste, c'est que c'est le même impôt » quels que soient les revenus, rapporte la Gazette des communes.

Une alternative à la révision des valeurs locatives

Lier la taxe d'habitation au revenu fiscal de référence serait aussi et surtout pour le gouvernement un moyen de contourner la réforme envisagée des valeurs locatives. Ces dernières sont régulièrement pointées du doigt car déconnectées de la réalité du marché.

Une modification des bases de calcul a donc été envisagée, avec de surcroît une expérimentation menée dans cinq départements. Mais de l'aveu du ministre, une telle réforme est « simple à dire, mais pas simple à faire ». Le chantier pourrait durer plusieurs années.

Une réforme à recettes constantes ?

Déterminer la taxe d'habitation selon la situation financière du foyer serait donc pour le gouvernement une solution de repli, pour ne pas dire de facilité. Reste tout de même un point à éclaircir. L'exécutif envisage-t-il une réforme à budget constant, c'est-à-dire avec des hausses d'imposition ne faisant que couvrir les allègements accordés par ailleurs ? Si tel est le cas, cela ne permettra en rien de compenser l'abandon de la taxe d'habitation.


coquille dans le texte
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Déterminer la taxe d'habitation selon la situation financière du foyer serait donc pour le gouvernement une solution de repli


lire ,je pense , taxe foncière


Quand le monde pense pareil plus personne ne pense
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Quand l’ETAT anesthésie les françaises et les français

ROUTES

Il s’agit d'un problème de cinématique qui fait partie des sciences physiques . Elle n'est donc ni enseignée en faculté de médecine ( pour monsieur Got) ni à sciences po (pour Monsieur Philippe) . Dans ce genre de comparaison , il faut bien identifier ce qui reste constant. Pour un automobiliste qui va d'une ville A à une ville B distante de 90 km (cette distance est une constante ) Le temps de présence sur la route est de une heure ,pour faire simple . A 80 à l'heure son temps de présence augmente de 12,5 pour cent.Le trafic routier augmente donc mécaniquement de 12,5 pour cent . Le nombre d'accidents ne peut donc qu'augmenter.

DONS aux privés

"Le rôle de l'Etat, c'est quoi? C'est les services publics, la SNCF, la Poste, voilà pourquoi nous les réformons. C'est en deuxième lieu, certains actifs stratégiques, les actifs militaires, l'énergie nucléaire, des choses qui sont très sensibles, et puis c'est la capacité à intervenir pour réguler quand c'est nécessaire (...) pour tenir l'ordre public économique", a lancé Bruno Le Maire.

msn


L’HIVER démocratique et économique
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"Pour qu'on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut
que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir."
L'Esprit des lois – 1748-Montesquieu-

il n'y a plus de respiration démocratique en FRANCE!

18 millions de votants ,exprimés,sur 47 millions d’inscrits ?(sans compter les non-inscrits)@
LA MAJORITé élue ,le 18 juin 2017 ,par les votants représentent 18,88% des inscrits ?
11% des votants pour MACRON l’ont fait pour son projet de programmes…… !

Ce ne sont pas les modifications annoncées des modifications de la constitution (par paquet ;c’est-à-dire sans possibilités de voter pour chaque modifications de la constitution de 1958) .
Ce n’est pas en contrôlant l’information que la confiance reviendra.


@France-info:


Combien y a-t-il de non-inscrits ou de mal-inscrits ?

D'après un récent rapport parlementaire sur les modalités d'inscription sur les listes électorales, la somme des non-inscrits et des mal-inscrits est de 9,5 millions de personnes..

Dans le détail, on compterait en France 3 millions de non-inscrits sur les listes et 6,5 millions de personnes mal-inscrites. Des chiffres valables pour 2012, "dernière année pour laquelle il est possible de confronter les études électorales conduites par l’INSEE et plusieurs chercheurs en science politique avec les résultats définitifs établis par le ministère de l’Intérieur", précise le rapport des parlementaires.

Qui sont ces 9,5 millions de Français ?

Chez les 3 millions non-inscrits, les chercheurs ont noté une sur-représentation de non-diplômés et de Français nés à l'étranger. "Au total, un tiers des Français par naturalisation serait absent des listes électorales", détaille le rapport.

Du côté des mal-inscrits, c'est-à-dire chez les 6,5 millions de personnes qui n'habitent plus près de leur bureau de vote, ce sont plutôt des diplômés et des actifs. Une population qui, normalement, vote plus que les autres.



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