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MORT PROGRAMMée des ABEILLES par la folie des profits
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AFP, publié le mercredi 28 février 2018 à 15h16


L'Agence européenne pour la sécurité des aliments, l'Efsa, a confirmé mercredi le risque pour les abeilles posé par trois néonicotinoïdes actuellement soumis à des restrictions d'usage dans l'UE, dans un rapport attendu de longue date.

Cet avis a immédiatement déclenché chez les défenseurs de l'environnement des appels à une interdiction encore plus stricte, voire totale.

"Globalement le risque pour les trois types d'abeilles que nous avons étudiés est confirmé", a expliqué Jose Tarazona, à la tête du département Pesticides de l'Efsa, dans un communiqué de l'agence basée à Parme (Italie).

Dans tous les cas d'utilisation en extérieur de ces substances, au moins un des aspects évalués indique un "risque élevé" pour l'abeille, précise l'Efsa.

L'avenir de ces trois pesticides néonicotinoïdes (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxame), subtances neurotoxiques qui s'attaquent au système nerveux des insectes, est en suspens dans l'Union depuis 2013 après une première évaluation de l'agence scientifique.

Celle-ci s'est lancée en 2015 dans une évaluation encore plus poussée des effets des néonicotinoïdes sur les abeilles, visant à rassembler "toutes les preuves scientifiques" publiées depuis son premier avis, et dont la conclusion avait pris du retard face à la masse de données collectées.

En outre, l'évaluation couvre cette fois non seulement les abeilles à miel, mais aussi les abeilles sauvages (bourdons, abeilles solitaires).

Deux géants des pesticides dont des produits sont directement concernés par les restrictions d'usage, le suisse Syngenta et l'allemand Bayer, avaient attaqué devant le Tribunal de justice de l'UE la décision de restreindre l'usage de ces trois "néonics", interdits pour les cultures qui attirent les abeilles (comme le maïs, le colza oléagineux ou le tournesol) sauf quelques exceptions. La procédure est toujours en cours.

- 'Désaccord fondamental' -

Mercredi, Bayer a clamé son "désaccord fonndamental" avec l'analyse mise à jour de l'Efsa sur l'imidaclopride et la chlothianidine.

"Les résultats de l'Efsa la placent en dehors du courant scientifique dominant actuel sur la santé des abeilles, comme représenté par de récentes évaluations similaires" par les agences scientifiques environnementales aux Etats-Unis et au Canada, soutient Bayer dans un communiqué.

L'association européenne des producteurs de pesticides, l'ECPA, a également fait part de sa désapprobation.

"Nous ne contestons pas la possibilité d'un risque pour les abeilles, toutefois nous ne partageons pas l'avis de l'Efsa sur la nature de ce risque", explique l'ECPA dans un communiqué séparé. "Avec les bonnes mesures, tout risque posé aux abeilles par les néonicotinoïdes peut être géré", estime-t-elle.

Selon l'ECPA, non seulement il n'y a "pas de preuve" que le moratoire sur les "néonics" a eu un impact positif sur la population des abeilles en Europe, mais il a eu un coût très élevé pour les cultivateurs.

La Commission, qui a déjà commencé à sonder les Etats membres sur la possibilité de restreindre encore plus l'utilisation de ces trois insecticides controversés, a rappelé mercredi que la protection des abeilles restait une "priorité".

La nouvelle évaluation de l'Efsa "renforce la base scientifique de la proposition de la Commission d'interdire toute utilisation extérieure de ces trois néonicotinoïdes", a réagi l'exécutif européen.

Cette proposition n'a pas encore été soumise au vote des Etats membres, décisionnaires au sein d'un comité technique chargé de réguler les pesticides, dans l'attente du nouveau rapport de l'Efsa.

La prochaine réunion de ce comité se tiendra les 22 et 23 mars.

"Il n'y a plus aucune raison de retarder le vote", a estimé l'eurodéputée Verts Michèle Rivasi.

Les ONG de défense de l'environnement ont également abondé en ce sens. Le collectif Avaaz a recueilli plus de 4,4 millions de signatures pour une pétition réclamant une interdiction définitive.

Pour Greenpeace, les preuves sont désormais "écrasantes" que non seulement les abeilles, mais aussi les cultures et les plantes qu'elles pollinisent sont menacées.

AFP, publié le mercredi 11 avril 2018 à 17h12


La Commission européenne, tirant les leçons de la polémique autour du renouvellement de la licence du glyphosate dans l'UE, a dévoilé mercredi des propositions visant à rendre plus transparent le processus d'évaluation scientifique sur lequel se basent les autorisations en matière de sécurité alimentaire.

Bruxelles, sous pression d'une pétition (Initiative citoyenne européenne, ICE) signée par plus d'un million de personnes, avait promis en décembre de revoir sa législation, au moment où elle adoptait officiellement la nouvelle licence du glyphosate qui clôturait plus de deux ans de bataille autour de cet herbicide controversé.

"Avec cette réforme, les citoyens auront un accès immédiat aux études scientifiques étayant les demandes d'autorisation", a assuré mercredi le commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis.

Les opposants et partisans du glyphosate s'étaient déchirés autour des études scientifiques portant sur le caractère cancérogène ou non de l'herbicide le plus utilisé au monde.

L'Agence européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) l'avait classé "probablement non cancérogène", ouvrant la voie à sa réautorisation dans l'Union européenne, quelques mois après l'avis contraire rendu par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), un organisme de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Ses détracteurs avaient argué que l'Efsa s'appuyait sur des études fournies par l'industrie phytosanitaire, et en particulier le géant américain Monsanto, qui produit le glyphosate.

La réforme proposée par la Commission vise à rendre publiques et accessibles les études d'évaluation des risques "à un stade précoce de la procédure". Un registre serait créé, visant à compiler toutes les études commandées par des entreprises requérant une autorisation, afin de "garantir qu'elles ne cachent pas des études défavorables".

Elle donnerait aussi le pouvoir à la Commission de demander à l'Efsa de commander des études supplémentaires "dans le cas de circonstances exceptionnelles, comme un haut degré de controverse autour d'une substance", souligne l'exécutif européen dans un document explicatif.

La Commission veut également renforcer la responsabilité des Etats membres au sein de l'Efsa, en leur demandant de présenter un ensemble de candidats parmi lesquels seraient choisis les experts des comités scientifiques de l'agence.

"Il est nécessaire de s'assurer que les citoyens continuent de penser que le système garantissant la sécurité de nos aliments fonctionne bien", a souligné le vice-président de la Commission Frans Timmermans lors d'un point presse. Se référant à l'ICE, il s'est félicité que l'action des citoyens européens "peut avoir un impact direct sur l'agenda politique" de l'UE.

Mais pour Greenpeace, les changements proposés par la Commission sont cosmétiques.

"La publication des résultats des tests venant en soutien des demandes d'autorisation pour les pesticides est le strict minimum", a déploré Mark Breddy, porte-parole de Greenpeace UE.

"Les fabricants de pesticides ne devraient pas être autorisés à contrôler les tests faits sur leurs propres produits. En règle générale, cela devrait être le travail de l'UE - pas seulement pour les cas controversés - et cela ne devrait pas être financé par les contribuables mais pas les sociétés qui veulent que leurs produits soient approuvés", a poursuivi M. Breddy.

Une inquiétude dont s'est fait écho le Bureau des consommateurs européens (BEUC), qui demande "plus d'études subventionnées par le secteur public".

En outre, l'UE devrait, selon le BEUC, mieux prendre en compte les "aspects socio-économiques et éthiques et les attentes des consommateurs".

"Actuellement, nous ne savons pas du tout comment, si c'est le cas, ceux-ci pèsent dans les décisions finales d'évaluation des risques", a observé Camille Perrin, du BEUC, dans un communiqué séparé.

La réforme législative vise huit secteurs différents en lien avec la sécurité alimentaire: outre les produits phytosanitaires, elle concerne notamment les OGM, additifs alimentaires (humains et animaux), matériaux en contact avec la nourriture ou encore les "nouveaux aliments".

La proposition de la Commission est désormais entre les mains des deux législateurs européens, le Parlement et le Conseil (les Etats membres).


BRUXELLES, 28 février (Reuters) - Le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer devrait obtenir le feu vert sous conditions des autorités européennes à l'acquisition de l'américain Monsanto, numéro un mondial des semences, pour 62,5 milliards de dollars (51,2 milliards d'euros), a-t-on appris mercredi de deux sources proches du dossier.

Cette fusion, l'une des trois grandes opérations de consolidation du secteur de l'agrochimie effectuées ces dernières années, donnerait naissance à un groupe contrôlant plus d'un quart du marché mondial des semences et des pesticides.

Cette concentration des acteurs, confrontés au changement climatique, à un marché concurrentiel et à l'évolution des pratiques agricoles, suscite des craintes chez les organisations de défense de l'environnement et chez les agriculteurs, qui redoutent de se retrouver impuissants face à ces géants.

Bayer a déjà accepté de céder pour 5,9 milliards d'euros d'actifs dans les semences et les herbicides à BASF pour répondre aux inquiétudes de la Commission européenne en termes de concurrence.

Le groupe allemand va aussi accorder à son compatriote un accès à ses données dans l'agriculture numérique et il semble que BASF disposera d'une exclusivité sur ce point, Bayer n'ayant pas imposé d'obligation juridique d'accorder des licences à d'autres concurrents, a dit à Reuters une source proche du dossier.

Bayer a annoncé mercredi que parmi ses autres concessions aux autorités de la concurrence figurait la cession de son segment de semences potagères, confirmant ainsi une information de Reuters publiée le 8 février.



VILMORIN POURRAIT S'INTÉRESSER À DES ACTIFS MIS EN VENTE

La Commission européenne a refusé de s'exprimer sur le sujet ce mercredi. Elle doit rendre sa décision d'ici le 5 avril.

Bayer a aussi refusé de commenter les informations de Reuters. Il a dit poursuivre un dialogue constructif avec les autorités européennes et ajouté que l'examen du dossier était plus avancé en Europe qu'aux Etats-Unis, où le rachat de Monsanto doit aussi être autorisé.

Le groupe français Vilmorin a dit qu'il pourrait être intéressé par certains actifs potagers mis en vente par Bayer même s'il pense ne pas pouvoir disposer de toute latitude en raison de son statut de numéro deux mondial des semences potagères.

"Cela dépendra du découpage qui sera fait de ces activités. On ne peut pas ne pas regarder", a dit à la presse Daniel Jacquemond, directeur général délégué de Vilmorin, après la publication des résultats semestriels du groupe. "S'il y a des choses intelligentes et ciblées à faire, pourquoi pas. Si c'est global, clairement, de toute façon on n'a pas le profil d'activité pour que ce soit acceptable par les autorités."

Certains opposants à cette fusion Bayer-Monsanto parmi les défenseurs de l'environnement et des organisations agricoles ont rencontré mardi Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la Concurrence, qui a reçu plus de 50.000 courriels de pétition et plus de 5.000 lettres hostiles à l'opération.

"Approuver cette fusion, cela créerait la plus grande entreprise mondiale de l'agrochimie, qui pourrait potentiellement écraser ses concurrents et établir un monopole sans précédent dans le domaine lucratif des données agricoles", affirme Adrian Bebb, de l'organisation écologiste Les Amis de la Terre.

"L'opinion publique est contre cette fusion et les agriculteurs et les consommateurs auraient tous les droits d'être scandalisés si la Commission donnait son feu vert." (
Avec Ludwig Burger à Francfort et Sybille de La Hamaide à Paris Juliette Rouillon et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

https://investir.lesechos.fr/actions/rumeurs/l-ue-va-approuver-sous-conditi…


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