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La Démocratie Virtuelle de notre Constitution de1958 face à l'argent
GUERIN


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Egalité- Justice-banques-Pour quelle Démocratie ?

Les documents internationaux découvre 13 000 Mds$ de dette hors bilan et avoue buter sur l’énigme de l’inflation.

13 000 Milliards de dollars, ce n’est pas une paille. Presque six fois la taille de l’économie de la France, plus que celle de la Zone euro. Comment se fait-il que cela soit passé inaperçu, vous demandez-vous peut-être ?

Vous le savez, nous vivons dans un monde étrange où la monnaie est du crédit qui peut être accordé à l’infini et dont les intérêts sont actuellement très faibles. La masse des crédits existants échappe à tout contrôle et dépasse largement nos capacités de remboursement.

Devinez quoi ? La dette mondiale serait peut-être sous évaluée de 13 000 à 14 000 milliards $.



Mais comment peut-on être assez bête pour prêter trop d’argent ? Si quelqu’un prête 1 Md€ à mon voisin, tout le monde sait dans le département qu’il ne pourra jamais rembourser.

Aujourd’hui, c’est différent pour deux raisons.

En premier lieu, le prêteur prête de l’argent qui n’existe pas. C’est le privilège des banques d’aujourd’hui qui avec 1 € de fonds propres font surgir 10 à 30 € de crédit.

En deuxième lieu, prêteur et emprunteur n’ont bien souvent plus aucun lien de relation humaine, ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et ne se verront jamais.

En l’occurrence, il s’agit de dettes d’institutions non financières, en dehors des Etats-Unis et qui échappent à toute comptabilité officielle, du « hors bilan ».

Quand quelqu’un achète à terme un actif à l’étranger, pour se prémunir du risque de change, il peut :
◾prendre un contrat à terme sur la devise,
◾prendre un swap (un échange de devises pour une durée déterminée),
◾effectuer une « mise en pension » de titres. Dans ce cas, il vend quelque chose, encaisse le prix correspondant, mais s’engage à racheter à sa contrepartie ce qu’il a vendu à un prix convenu. On appelle cela « mise en pension », repository, ou

Les deux premiers cas apparaissent au bilan mais pas le troisième. La BRI vient de faire les comptes concernant ces repo et est arrivée à ce montant de 13 000 Mds$. Ceci augmente considérablement le poids de la dette dans le monde, qui est probablement de l’ordre de 225 000 Mds$.

Reuters indique :

« La vulnérabilité des bilans à des taux d’intérêt plus élevés est une question décisive pour l’économie mondiale. […]

Le pourcentage croissant d’entreprises incapables de couvrir le paiement des intérêts avec leurs résultats – les entreprises zombies – ne présage rien de bon ».

Egon Von Greyerz: « L’hyperinflation est à nos portes ! »



Avec tout ce crédit surabondant, comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu d’inflation, ce qui aurait poussé les taux à la hausse et régulé la grande chaudière de l’économie mondiale, se demande également la BRI ? « C’est inquiétant, personne ne connaît la réponse », indique-t-elle.

On peut cependant hasarder une hypothèse.

Il y a en réalité une gigantesque inflation de tous les actifs financiers (actions, obligations, immobilier). Cette inflation ne se traduit pas par une hausse des prix de la vie courante car les salaires n’augmentent pas.

« L’effet richesse » des néo-keynésiens est aussi bidon que la théorie keynésienne de l’enrichissement par la consommation.


Source: simone-waplerSimone Wapler est directrice éditoriale des publications Agora, spécialisées dans les analyses et conseils financiers. Ingénieur de formation, elle a quitté les laboratoires pour les marchés financiers et vécu l’éclatement de la bulle internet. Grâce à son expertise, elle sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.

Elle a publié “Pourquoi la France va faire faillite” (2012), “Comment l’État va faire main basse sur votre argent” (2013), “Pouvez-vous faire confiance à votre banque ?” (2014) et “La fabrique de pauvres” (2015) aux Éditions Ixelles.

De plus ou encore en plus………..
10 000 milliards : l’autre dette



10 000 milliards d’euros, c’est le montant de l’impôt perdu par les Etats européens ces dix dernières années. Un assèchement public conséquence de l’évasion fiscale, convoquée en règle depuis belle lurette. On peut facilement évaluer cette somme si l’on se base sur la déclaration d’Herman Von Rumpuy en 2013, alors qu’il était président du Conseil Européen, celui-ci estimant que chaque année, l’Europe perd 1000 milliards d’impôts. En admettant que ce vol du bien public soit resté du même tonneau sur les dix dernières années, on en arrive à des montants faramineux.

Bref. A l’heure où la Troïka s’excite pour serrer la corde autour du cou grec, personne ne rappelle la responsabilité des dirigeants européens dans cette énorme évasion fiscale depuis des dizaines d’années.

Et l’on a assisté à des scènes cocasses témoignant d’une curieuse inversion des culpabilités… Ainsi n’a t-on pas vu Jean-Claude Juncker faire la leçon à Alexis Tsipras alors que le premier a été longtemps le Premier ministre de l’un des principaux centres européens de l’évasion fiscale : le Luxembourg ! Que donc, l’actuel président de la Commission européenne a été l’un des pousse-au-crime fiscal qui a contribué à l’évasion fiscale en Grèce. Un pays qui est sans doute l’un des plus durement affectés par ce phénomène, perdant environ 40 milliards d’euros d’impôts chaque année – environ 15% de son PIB -, naturellement pas seulement le fait des armateurs, mais aussi des multinationales qui y sont implantées.

A quand un grand redressement fiscal sur les grandes entreprises à l’échelle européenne ? Il semble que cette seule évocation soit reléguée toujours après les élections nationales et Européennes. ?
"L'évasion fiscale est une injustice pour les citoyens qui travaillent dur et paient leur part d'impôts pour contribuer au fonctionnement de la société", dit-il. "C'est une injustice pour les entreprises qui paient leurs impôts mais ont du mal à être compétitives parce que d'autres ne le font pas."

Et pourtant, il s’agit juste de condamner un crime de grande échelle. Un crime contre ceux qui croient encore à la démocratie
.
L’OBS-


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