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L'idéologie du gilet jaune
ZeM


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(Mes excuses s'il y a des fautes; je ne me suis pas relu et j'ai saisi ça à la volée, sans brouillon)


Que sont les gilets jaunes exactement ?


On pourrait tomber dans les mêmes facilités que la presse qui n'a pas intérêt à ce que ce mouvement s'arrête vu le beurre qu'ils font dessus (ce qui explique qu'ils tendent les micros aux gilets jaunes et les invitent en boucle sur les plateaux) ou dire comme les gilets jaunes qu'ils sont "le Peuple".


Mais tenter une réponse en prenant du recul et voir ce mouvement pour ce qu'il est réellement, en se basant uniquement sur des faits, ce qu'il revendique, sur son bilan, sur ses rhétoriques et ses méthodes ?


Ce mouvement est, comme l'indiquent leurs revendications depuis le début, anti-républicain.
Leur seul objectif n'est pas les taxes ou dieu sait quelle demande qui pourrait être formulée via les voies institutionnelles prévues à cet effet, mais bien de démolir la Démocratie en tentant d'instaurer un régime :
- Démocratie participative -> en faisant croire aux demeurés qu'on peut voter des lois sur Facebook
- Totalitaire -> Voir les alliés politiques de ce mouvement qui soufflent sur les braises et entretiennent la haine dans ces esprits faibles et manipulables.


L’extrémisme :
Les revendications sont exactement celles des extrêmes, autant gauche que droite.
Mélenchon <-> Lepen (en principal) -> Communisme & socialisme++ <-> Front National (étatiste aussi).
Idéologiquement, c'est de l'étatisme autoritaire et du socialisme mâtiné de nationalisme (et inversement).


Cette alliance entre ces deux extrêmes n'est ni nouvelle ni surprenante, car l’extrême gauche et l’extrême droite ne sont pas fondamentalement opposées idéologiquement (il n'y a en fait qu'un seul point qui diffère).
En temps normal, et plus encore lors des dernières élections, la porosité entre les extrêmes est plus que visible. Si vraiment ils étaient opposés, quelqu'un avec une idéologie communiste ne passerait pas directement au Front National et inversement. Et c'est pourtant à ça qu'on assiste depuis les années 2000.


Lors des dernières manifestations des gilets jaunes, n'a-t-on pas assisté à l'alliance objective de groupes comme Black-blocks, anarchistes, identitaires et nationalistes ?
N'ont-ils pas eu (gilets jaunes) le soutien explicite des Mélenchon, Lepen, Ruffin, Collard, Dupont-Aignan, etc. qui soufflent sans relâche pour entretenir cette flamme ?


Est-ce la première fois dans l'Histoire que l'on assiste à une alliance objective des extrêmes ? Non.
Et ce qu'on peut tirer comme conclusion est qu'il faut moins d'un siècle pour que l'humanité oublie les leçons de l'Histoire, même quand tous les indices sont parfaitement visibles.
Le rapprochement le plus connu des extrêmes a eu lieu en août 1939, connu sous le nom de Pacte de Ribbentrop-Molotov… -> le pacte germano-soviétique.


On pourrait certes trouver ce parallèle un peu extravagant, mais le but de ce billet est, je le rappelle, d'amener à réfléchir en voyant les faits, la réalité sans les lunettes roses.


L'idéologie radicale a toujours été présente avec les partis dits extrêmes en plus ou moins bonne position. Les partis républicains ayant toujours, depuis la seconde Guerre Mondiale, obtenus le plus de voix lors d’élections majeures (pour résumer).
Parfois, il arrive que certains habitués de la politique qui dirigent ces partis disent à qui veut l'entendre qu'ils sont républicains. Ça peut tromper facilement en temps normal puisqu'ils n'ont pas de levier pour aller sur un autre terrain, mais ne voit-on pas les appels de leur part aujourd'hui à ne plus passer par les institutions républicaines, à ne plus respecter le vote Démocratique ?
Maintenant, même si on ne suit pas la politique et qu'on ne perçoit pas bien l'échiquier politique/idéologique, on ne peut plus l'ignorer. Les masques sont tombés avec ce mouvement des gilets jaunes.


Alors regardons les revendications et slogans des gilets jaunes, et de fait, ceux qui les soutiennent :
"- Dissolution de l'Assemblée -> Macron Démission (n'est-il pas élu lors d'une Vraie élection ? avec de Vrais électeurs ?)
"- On veut moins d'impôts/taxes mais plus(+) de services publics" -> Poujadisme
"- Chaque loi soumise à un vote populaire" -> Populisme (en plus d'être inapplicable).


Regardons maintenant le bilan même de façon non-exhaustive du mouvement des gilets jaunes, n'oublions pas que ce mouvement ne date pas de samedi, mais de plusieurs jours.


Au plus fort du mouvement le 17 novembre, les gilets jaunes étaient 300 000. Sur une population de 65+ millions d'habitants, ça doit faire à la louche du 0.4 ou 0.5% ? Très minoritaire en tout cas.
Évidemment, certains seraient prêts à arguer que "les sondages disent…" ; j'ai bien dit regarder les faits et la réalité sans complaisance; donc je reviendrai plus tard sur cette donnée des sondages.


Dans les faits, empêcher quelqu'un l'accès à ses Libertés et Droits, en présentant une exigence à une tierce partie; ça s'appelle du chantage et de la prise d'otage. C'est une violence.
"-gnagna c'est une manifestation" diront certains…
Non, une manifestation sur la place publique est un droit, donc soumis à des règles et lois comme des autorisations qui vont donner dérogation (aux libertés et droits justement).
Si, dans un état de droit, le monopole de l'entrave à la Liberté est laissé à la Police/Justice; c'est qu'il y a une raison !
Les gilets jaunes sont par conséquent hors-la-loi et se considèrent eux-mêmes au dessus des lois, contrairement à chacun de nous; citoyens que nous sommes.


Aux ronds-points, lors de blocage, il n'est pas rare de voir de la violence (les citoyens sur la voie publique ont le droit de circuler, entraver cette Liberté peut les excéder).
On peut voir aussi de l'intimidation. Par exemple, est-ce bien "démocrate" de bloquer un véhicule en exigeant de porter le gilet jaune ? Ou d'obliger à dire comme mot de passe "macron démission" ?
Ce n'est pas "bon enfant" comme le disent ces pros de la langue joyeuse; les médias et politiciens. C'est la négation de la liberté d'opinion et d'expression.


Le bilan humain. Là ce ne sera pas très long, on doit avoir dépassé les 700 blessés et je crois 4 morts ! Les groupuscules les plus extrémistes doivent crever de jalousie devant un tel bilan… Ah non, j'oubliais ils font partie des gilets jaunes.
En tout cas, 700 blessés, c'est un mouvement criminel (ouais, ma langue n'est pas en bois et je ne suis pas dans l'optique de faire de la lèche aux gilets jaunes).


Le bilan financier. Important puisque ces "manifestants jaunes" prétendent défendre le pouvoir d'achat.
Les prolos (non, ce n'est pas péjoratif puisque c'est le diminutif de prolétaire; la classe inférieure à la classe moyenne) sont pour l'essentiel au SMIC, à mi-temps ou carrément en recherche d'emploi. Ils n'ont donc pas les moyens de ne pas aller bosser et perdre des heures de salaire (à moins d'être mauvais gestionnaires, mais là ils ne s'en prennent qu'à eux-mêmes).
L'essentiel des gilets jaunes est la classe moyenne, au revenu médian de 1600€ (certes, l'impôt est fort et la vie difficile, mais quand on fait une prise d'otage, il n'y a pas de discussion ni débat possible). Ceux-là ont donc un revenu supérieur au SMIC et perçoivent surement pour beaucoup des allocations familiales et autres.
Bref, pas les plus malheureux; juste qu'ils ont la bourgeoisie mal assumée.


Le bilan comportemental. L'homophobie et le racisme ont été remarqué à de nombreuses reprises sur les points de blocages. Avec comme point d'orgue de la délation à seul motif de racisme !
Ça ne rappelle rien cette façon de faire ? Moins d'un siècle tout ça…


Les manifestations les samedis. Besoin de faire un dessin ou d'expliquer que, non, ce ne sont pas des infiltrés "mouarf, l'histoire de James Bond et son Tshirt -je suis un espion-" mais bien des gilets jaunes ?
Alors oui, les factions extrémistes sont de la partie comme toujours, mais là, elles sont autorisées et invitées en connaissance par les gilets jaunes.
Quand on sait que le regroupement prévu va virer à la violence, qu'il n'est pas déclaré ni autorisé, qu'il n'est par conséquent pas sécurisé et qu'on y va quand même; c'est qu'on fournit consciemment les moyens à la violence. C'est donc une complicité, une collaboration.
Il y a d'ailleurs eu la semaine dernière, un procès en cours sur une affaire dont le principe est le même (affaire très médiatique puisqu'elle a marqué douloureusement la France).


Aujourd'hui, malgré tout ça, le gouvernement fait des propositions en direction des gilets jaunes pour apaiser et réfléchir (note : je ne suis pas macroniste, mais les faits…). Réponse des gilets jaunes :
"- Nan, c'est pas ce qu'on veut"… comme si ils avaient la moindre idée politique de ce qu'ils veulent (on parle quand même de brèles qui réclament à la fois moins d'impôts et +d'état)
À qui ça profite ? le Front National en 1er lieu.
Est-ce isolé ? Les extrêmes et populismes ne sont-ils pas en train de monter partout en Europe ?


Et les gilets jaunes "modérés" ? Simple, s'il y en a eu, c'est au début du mouvement jusqu'à peu-près le 20 ou 21 novembre. Des gilets jaunes (deviner lesquels) parlaient de forcer le mouvement (le radicaliser en fait). Ceux qui ont compris, les modérés, ont décidé alors de quitter le mouvement avec des explications de ce genre "Là on bloque les gens, ça n'a aucun sens".
Depuis cette date, les gilets jaunes et leurs soutiens sont radicalisés, clairement.
Et si on réfléchit bien; les politiciens qui les soutiennent; "l'axe du chaos" (Melenchon, Lepen, etc.) étaient en phase 3 quand les gilets jaunes parlaient de passer en phase 2 -les termes qui étaient utilisés par les furoncles des ronds-points.


Quoi comme bénéfice du mouvement des gilets jaunes ? On pourrait se poser la question, parfois du fumier peut sortir une plante noble. Mais là il ne faut pas rêver; il n'y a qu'à perdre.
Niveau des libertés ? Les partis extrêmes et radicaux qui favoriseraient les libertés, ça se saurait. Ils en sont même les plus fervents opposés.
Pouvoir d'achat ? Dit plusieurs fois. L'équation "moins de taxes/impôts et plus de services publics" ça n'existe pas. On ne peut pas "payer moins en dépensant plus".
Et pour le pouvoir d'achat, c'est aussi loupé vu la casse, les pertes financières des entreprises et des particuliers… et le chômage technique qui a été causé -là encore, ce n'est pas les gilets jaunes qui subissent de plein fouet, mais bien la classe prolétaire.


Les prix vont augmenter, les contribuables vont payer les réparations des biens publics. Qu'on se rassure, l'état va absorber en faisant de la dette…
Ce sera donc à payer par la génération qui a dans la vingtaine aujourd'hui et les suivantes. Les gilets jaunes & soutiens irresponsables plus âgés peuvent continuer à casser pour maintenir leur confort et rêves immatures de révolutionnaires en carton (alors qu'ils ne sont tout au plus que les idiots utiles d'une alliance, éphémère surement, qui a d'autres visées).


Les risques ? Ceux qui croient en une révolution se gourent; ils se font des rêves romantiques.
Déjà parce qu'une révolution/soulèvement n'est jamais tranquille. C'est toujours de la violence et de l'arbitraire puisque c'est l'instinct de foule qui prédomine. Doit-on rappeler certains épisodes de la Révolution Française ?
Tout ce qui peut émaner de ce mouvement est un soulèvement par la colère et la haine (qui sont attisées par les idéologies dites plus haut). Une autre partie de la population pourrait alors fort bien ne pas accepter de se faire voler la Démocratie.
Une partie d'une population qui se bat contre une autre partie, ce n'est pas une révolution… c'est pire.


Est-il aussi besoin de rappeler des leçons de l'Histoire même récente. Que vouloir renverser une Démocratie n'amène jamais à une autre Démocratie, seulement à de la tyrannie et de l'autoritarisme (voire les groupes dits plus hauts).


Il serait possible de pousser dans le détail, mais le but, je le rappelle, n'est pas que je donne ce qu'il faut penser, mais de vérifier ce que je dis avec l'actualité, de croiser les sources -ne pas voir seulement celles qui nous intéresse- et de se poser soi-même les questions et tenter de se faire soi-même sa propre pensée.
Ne pas réciter un tract politique (que justement les réciteurs ne comprennent pas le plus souvent) !


Bref, si on adhère, directement ou indirectement, à une idéologie même extrême; c'est qu'on porte adhésion aussi aux propos et actes qui en découlent.


1 : Penser
2 : Réfléchir
3 : Douter et remettre en question de façon la plus impartiale possible.
4 : Recommencer



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80% de favorables selon… des sondages


Comme dit dans le post ci-dessus; il y a la question d'un vague sondage qui donnerait, selon les jours et selon qui le cite, parfois un taux de 64%, de 75 voire de 80% de la population qui soutiendrait les gilets jaunes.
Évidemment, on pense tout de suite que c'est l'immense majorité ! Sauf que c'est peut-être à prendre avec beaucoup de prudence et en gardant à l'esprit certaines données qui peuvent aider à relativiser ces taux…


On pourrait bien entendu utiliser la "méthode gilet jaune" et penser que tout n'est que conspiration ou manipulation. Mais non. Je vais partir du fait que c'est un vrai institut de sondage qui l'a fait, commandé par une chaîne d'info (il me semble) ou un organe de presse.
Ce sondage est donc vrai… Mais la vérité est relative !


Tout d'abord, est-ce 80% de la population ? Pas plutôt 80% des sondés ou le résultat d'une extrapolation du nombre de sondés ?
Sondés dont d'ailleurs on ignore tout. Il me semble alors important de vérifier les différentes possibilités et les confronter à la réalité.


Déjà, on ignore l'intitulé de la question et les réponses possibles. En effet, le sens des questions suivantes me semble bien différent :
"- Êtes-vous pour ou contre les gilets jaunes"
"- Êtes-vous pour ou contre les revendications des gilets jaunes"
"- Êtes-vous pour ou contre le mouvement des gilets jaunes"


Vient ensuite le problème de l'endroit où est posée la question. On ne peut s’ôter de l'esprit que sur les rond-points où il y a blocage, il y a eu de l'intimidation envers les automobilistes qui souhaitaient passer.
Si le sondage est fait sur un de ces ronds-point :
- il y a des chances accrues de tomber sur des gilets jaunes ou leur soutiens (qui seront favorables de fait)
- Les automobilistes peuvent avoir tendance à se dire favorables pour que les gilets jaunes leur foutent la paix.


Dans le même ordre d'idée, si on fait un même sondage là où des personnes ont perdu quelque chose, par exemple un emploi, de l'argent, des biens, ou reçu des blessures à cause des gilets jaunes. Les réponses seront autres.
Alors "combien", "où" et "qui" a été interrogé par le sondage est une donnée qui me semble manquante et pourtant d'importance.


Autre variable plus globale à prendre en compte, l'humain et son comportement.
L'humain possède l'instinct grégaire, qui le fait souvent agir en meute, un instinct qui le pousse à suivre la foule.


Dans les médias, on ne peut pas nier que le sujet des gilets jaunes est en boucle. Cependant, ce sont toujours les mêmes qui sont présents, qui vont de plateaux en studios plusieurs fois par jour. Il n'y a plus aucune autre info que les gilets jaunes !
Il y a aussi les réseaux sociaux. En principe, on suit ou met dans sa liste de contacts ceux qui nous intéressent pour une raison ou une autre. Par exemple, des proches, des collègues de travail, des regroupements par hobbies ou passions… et aussi le sujet politique. Et pour ce dernier point, à moins de se vouloir généraliste, on s'inscrit sur des news qui correspondent à nos idées -ce qui est assez logique.


Mais ce principe donne une perspective faussée. Si on adhère à la page "gilet jaune" sur facebook par exemple (le siège/trône de ce mouvement), on va recevoir un paquet d'infos sur et en faveur de ce mouvement. Mais en contrepartie, si on ne s'est pas inscrit sur les news qui puissent apporter de la contradiction; on ne reçoit que les gilets jaunes… ce qui peut donner l'impression qu'un paquet de monde adhère à ce mouvement et de suivre son instinct grégaire.
C'est aussi vrai sur tous les réseaux sociaux et dans la vie de tous les jours.
Voir l'ensemble des choses est impossible, en voir le plus possible est une démarche à faire à chaque fois.


L'instinct grégaire sur les gilets jaunes est d'ailleurs à la fois visible, comique et pathétique quand on voit des chroniqueurs/chroniqueuses TV et radios sur les réseaux sociaux en mode ostensible : "Regardez-moi comme je soutiens le mouvement !"


Avec ces quelques variables en plus dans une équation un peu plus complexe que "j'ai vu beaucoup de gens qui disent que… donc je dis que…"; rappelons et mettons un chiffre réel et non pas ressenti.
À l'apogée du mouvement le 17 novembre, ils n'étaient que 300 000. Soyons sympas, accordons leur les 500 000.
La classe moyenne doit surement comporter plus d'individus… Et des soutiens aussi peu actifs, un peu de mal à appeler ça une adhésion ou soutien factuel (des paroles, des paroles…).


Alors un sondage dit 80% de favorables au mouvement gilet jaune, soit. Je n'en doute pas… Du moins pas de l'institut qui l'a fait (jusqu'à preuve du contraire…). Mais je pense quand même à des perspectives sérieusement déformées…



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